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Le Trône de Fer

par ninheve 21 Juin 2012 21:20 84

Lorsque le studio Cyanide annonça le développement d’un RPG basé sur l’univers de la saga littéraire 'Le Trône de Fer', les réactions ne se firent pas attendre de la part des fans des romans, de la série TV et des amateurs de RPG occidentaux. Cyanide serait-il à la hauteur pour retranscrire fidèlement l’univers ? Car lorsqu’il s’agit de l’exploitation d’une licence aussi connue, la fan-base attend le studio qui s’y est engagé au tournant, prête à bondir et à réagir au moindre écart à cet univers et aux personnages solidement établis par les romans. En dehors de cette fan-base, il y avait aussi les amateurs de RPG occidentaux qui attendaient avec impatience ce jeu. Alors qu’en est-il à présent ? Cyanide a-t-il réussi à plaire à la fois aux afficionados du Trône de Fer et aux joueurs exigeants ? Ont-ils sacrifié le gameplay aux dépends d’une narration rigoureuse, peut-être trop dirigiste?

   

Le trône du flair

 

En 1996, paraissait le premier volume de ce qui s'avérera être une longue saga, 'Un chant de feu et de glace' par l'auteur/scénariste George R.R. Martin. Il divisa sa saga en sous-chapitres dont le Trône de Fer est la première partie. Ces romans rencontrèrent un succès foudroyant, conduisant à la réalisation pour la télévision d'une série basée sur cette première partie. Cette longue épopée se déroule sur le continent imaginaire de Westeros et verra s'affronter de nombreuses familles pour le très convoité Trône de Fer, symbole de la royauté. Pendant ce temps là, au nord, dans la région frontalière bordée par Le Mur, un groupe d'hommes, ' la garde de nuit'  veille sans relâche à la sécurité du royaume.

"Quand vous jouez au jeu du trône, soit vous gagnez ou vous mourrez, il n’y a pas de juste milieu."  Telle est la règle du Trône de Fer, comme le dit si bien la reine régente Cersei, un des personnages clé des romans, de la série et de ce jeu. Cette règle-ci, Mors Westford et Alester Sarwyck, les deux protagonistes qu'on incarnera  alternativement tout au long du jeu, l’apprendront à leurs dépends. Dans leur quête de vérité et de justice, ils nous entraîneront dans les méandres d’un royaume où la pourriture fleure sous de beaux oripeaux, et nous aurons à les accompagner.

 

                  

Au pied Chien!

Mors à l'arrivée

 

Tout comme dans la majorité des RPG, vous commencez bien entendu avec la création de votre personnage. Dans le cas du Trône de Fer, vous aurez à créer deux personnages ou plutôt à faire des choix pour les deux personnages pré-établis que vous incarnerez. Vous serez alternativement dans la peau d’un garde de nuit, Mors et celle d’Alester, un prêtre rouge, tout deux au passé troublé. Mors sera accompagné de Chien, un molosse au flair infaillible et aux crocs très acérés, qu’il pourra contrôler de façon presque télépathique et Alester sera accompagné de R'hllor, le dieu du feu et de la lumière, lui conférant quelques capacités spéciales utilisables pendant ou hors des combats. A la création du personnage, il vous sera proposé trois styles de combat par personnage qui feront office de classe. Rien de très original, le combat étant principalement martial avec en addition les pouvoirs de Chien ou de R'hllor. Vous pourrez attribuer quelques points de caractéristiques et choisir quelques compétences liées au style de combat que vous aurez choisi.

Là où la création de personnage devient intéressante, c'est que vous devrez y associer aussi des traits qui apporteront des bonus de caractéristiques. Attention toutefois à chaque bonus choisi, car vous devrez l’équilibrer avec un ou plusieurs malus de même puissance. Ces choix ne sont pas anodins, même si vous avez aussi la possibilité de ne choisir aucun trait. En revanche, quel que soit vos traits de départ, ceux-ci s’étofferont en cours de partie avec des bonus ou malus assignés automatiquement en fonction de vos actions. Et les conséquences ne sont pas moindres. C’est un côté très intéressant de l’évolution de votre personnage, qui se verra octroyer divers traits en fonction de vos actions, alors agissez sagement.

 

               

Choisissez sagement vos traits, ce ne sera jamais sans conséquences

 

Mors moi si tu peux

 

Vous avez à présent vos deux héros, mais sont-ils les foudres de guerre dont vous aviez rêvé lors de leur création? En mode de difficulté normale, j’ai vite compris qu’il s’agissait d’être plus malin que l’adversaire d'en face : un combat de perdu sera gagné lorsque vous re-essayerez, pour peu que vous ayez fait attention lors du précédent round. Vous pourrez alors utiliser  en plein combat vos compétences spéciales facilement accessibles via la barre d'espace ou via les touches de raccourcis. Ceci vous mettra en une sorte de "bullet time" en guise de pause active, permettant alors d'enchaîner les actions et de donner des ordres à votre chien si vous êtes dans la peau de Mors ou d'utiliser les compétences de prêtre rouge si vous jouez Alester. En revanche, l'attention est de mise, car chacune de ces compétences vous coûtera cher en points d’énergie et la vitesse de récupération de ces points dépendra en grande partie de votre équipement. Réfléchissez donc sagement avant de vous mettre sur le dos cette armure blindée qui vous transformera en tank, mais qui vous épuisera très rapidement dans les combats.

Bref, vous m’avez comprise, les combats sont stratégiques et vous demanderont de faire très attention aux actions de votre/vos adversaires. Là où le bât blesse c'est que vous verrez apparaître des petites icônes de condition ou d’action au dessus et à côté de la barre de vie de l’adversaire, ces icônes-ci pourraient contenir des informations vitales pour la suite du combat mais nul part vous n’aurez d’explications sur ce qu’elles signifient. Une simple bulle d’information lors du passage de la souris sur ces icônes aurait été formidable. Surtout que vos compétences spéciales doivent être choisies à un moment donné du combat en fonction de la condition affectant l’adversaire.

La réflexion et la stratégie sont bien là, mais la finition reste un peu brouillonne. Dans la durée, ces phases de combat peuvent sembler longues et répétitives malgré la variété des ennemis (dans leur style de combat), mais au moins Cyanide  a tenté une approche très complète de ce côté et on peut leur en être gré. Il n’y a pas de rencontre aléatoire avec des ennemis, chaque combat est scripté et est placé précisément sur la carte. Seuls certains choix au cours de l’histoire peuvent influencer la présence ou non d’ennemis. Vous pouvez donc vous promener tranquillement dans un bois que vous venez de dépeupler, mais en aurez-vous vraiment envie ?

 

                

Action                                                                                       Réaction

 

La foire du trône

 

En effet, c’est au niveau des cartes que le jeu se montre le moins convaincant, à mon humble avis : que ce soient les villes, les villages ou la pleine nature, il n’y a pas grand-chose à y faire, et surtout nous ne sommes pas motivés pour vaquer à l'exploration. De plus, ces cartes sont relativement petites et restreintes. Tous les événements y sont ‘scriptés’ mais finalement en dehors de ceux prévus par la quête principale et les quelques quêtes secondaires, il ne s’y passe pas grand-chose. Les interactions avec les PNJ sont quasi inexistantes. Dans les villes comme Port-Réal par exemple, ils sont bien présents mais ils se contentent d’être là, souvent les bras ballants, certains répétant la même réplique ad nauseam. Il n’y a pas de cycle jour/nuit mais tous les habitants que vous croiserez feront encore et toujours la même chose. En dehors de ceux des maisons closes qui offrent quelques activités différentes, vos concitoyens sont ennuyeux !

En revanche, dans les villes et les habitations, les développeurs ont su créer un monde qui semble vivant . Lorsque vous franchissez l’une des rares portes accessibles en ville et que vous en visitez l’intérieur, vous y trouverez des tonnes de détails et une mise en scène des objets vous indiquant, par exemple, quel type d’activité professionnelle pratique le propriétaire. C’est comme si on visitait une ville dont tous les habitants auraient fuit soudainement ou se seraient transformés en statues. En outre, les développeurs ont su créer une ambiance visuelle relativement sombre surtout dans les régions avoisinant le Mur, mais jamais vous n’aurez l’impression de découvrir quelque chose de nouveau, vu que ces zones se ressemblent et ne présentent pas d’originalité permettant de les distinguer. Il en est de même pour Port–Réal et les autres villes du sud qui n’ont pas d’identité propre, mais au final ce n’est qu’un détail mineur. Tout cela pour dire que ce jeu ne se prête pas trop au plaisir de faire du tourisme. Malgré tout, pour être honnête, ce n’est pas vraiment le but du jeu et de toute façon cela ne changera rien au gameplay. Vous êtes sensé aller du point A au point B, accomplir vos quêtes, puis passer au chapitre suivant.

 

                     

Quelques rencontres intéressantes

 

Alester rien de nouveau

 

A moins d’être resté sur une île déserte au cours de ce dernier mois, vous n’avez pas pu passer à côté de la polémique autour des graphismes du jeu. Certains y allant de leur longue plainte sur leur côté dépassé. Mais qu’en est il vraiment ? Et surtout est-ce que cela affecte vraiment le plaisir de jouer ? Je répondrais négativement. Car il y a du bon et du moins bon. En poussant les options graphiques à fond, je n’ai eu aucun ralentissement ou problème de framerate. Mais alors est-ce laid ? Est ce beau ? Ce n’est pas laid…C’est juste que finalement on sent qu’il y a des lacunes graphiquement, surtout au niveau de certaines textures plutôt ratées, mais à côté il y a de beaux effets de lumières réussis. Au niveau de la modélisation des personnages, on a droit à quelques belles surprises, en particulier pour des personnages apparaissant dans la série télévisée que vous reconnaîtrez au premier coup d’œil. En dehors de ces quelques belles réussites, les PNJ sont principalement des clones. D'un autre côté, je suis agréablement surprise de voir de superbes textures pour les armures. Donc, même si nous avons un univers sans grande originalité visuelle, ils ont su créer une belle ambiance.

Bref, comme je vous le disais, nous ne sommes pas là pour faire du tourisme à travers Westeros mais le peu que nous verrons sera agréable sans plus, mise à part peut-être les bois autour du Mur que je ne trouve pas particulièrement réussis. L’autre problème qui, lui, m’a beaucoup plus gênée est l’angle de vue et l’absence de zoom de la caméra. En gros, vous allez faire tout le jeu collé au dos de votre personnage avec une vision très réduite. D'ailleurs, je me suis surprise un nombre incalculable de fois à avoir le réflexe d’essayer de reculer la caméra afin de profiter de la vue et incidemment cette absence de dézoom peut s’avérer gênante dans les combats à huis clos. Si vous êtes trop proche d’un mur vous ne verrez rien ! Ou alors le mur. Un mot sur les contrôles et l'interface que je ne trouve pas optimisés: il est fort dommage de ne pas pouvoir fermer un menu d'un simple clic sur une touche du clavier mais de devoir utiliser la souris pour sélectionner sur l'écran la commande de fermeture. Et enfin, juste une petite note sur la musique proposée : à part les thèmes de la série télévisée qui ont été repris, le reste se fera très discret, trop peut-être ? Elle ne m’aura pas marquée de toute manière.

 

                   

Home sweet home : le foyer d'Alester

 

La Cersei sur le gâteau

 

Les petits gars de Cyanide auraient très bien pu reprendre la trame des romans, y rester cantonné et simplement adapter un ou plusieurs volumes en RPG. Mais ils ont décidé de créer un nouvel arc d’histoires s’intégrant parfaitement à l’univers décrit dans la première partie de la saga. En effet, vous allez évoluer avec vos deux personnages inédits, créés spécialement pour l’occasion, au sein d’un univers connu, mais avec leur propre histoire s’intégrant parfaitement et en corrélation avec les événements décrits dans les romans. L’avantage est que si vous ne connaissez ni les romans, ni la série, vous n’aurez aucun souci à entrer dans cette trame. De plus, le jeu proposera un codex rassemblant divers documents que l’on pourra accumuler tout au long de l'aventure, vous présentant les principales familles, lieux et personnages peuplant la terre de Westeros  et vous replaçant le contexte.

Pour renforcer l’origine littéraire de l’histoire, Cyanide a eu l’excellente idée de présenter et de découper le jeu en chapitres alternant les deux histoires se déroulant en parallèle, à l’identique de ce que G.R.R. Martin a fait dans les romans. Ainsi, à chaque nouveau chapitre, tout comme dans les romans, vous aller suivre un protagoniste différent avec à chaque démarrage de chapitre un écran vous résumant la situation de façon très littéraire. De même, lorsque vous chargez une sauvegarde du jeu, vous aurez un écran résumant la situation, comme c'est le cas avec un chapitre du roman. Ce découpage très strict est l’un des aspects du jeu où l’on sent que les développeurs ont tenu à respecter le style littéraire de Martin et ils ont bien réussi. Même si certains pourraient trouver cette démarche, pourtant assumée, un peu trop marquée...
                  

                     

Le choc des titans!

   

Enfin, et j’attaque à présent le point le plus positif du jeu, s’il y a quelque chose que les gars de Cyanide ont particulièrement réussi c’est bien l’histoire et sa narration. Malgré le fait qu'au début du jeu l’histoire racontée soit des plus linéaire, au fur et à mesure que vous progresserez, son évolution et les choix auxquels vos deux protagonistes vont être exposés, démontreront l’intérêt que les développeurs ont mis en sa faveur. Vous vous attacherez aux personnages et à ce qu’ils vivront. Aussi, certains renversements de situation vous prendront peut-être par surprise mais ne vous laisseront pas indifférents. Mais malgré ces choix à faire, à différents moments clés, on sent que nos deux héros sont pris dans l’engrenage d’une machinerie s’emballant et contre laquelle ils ne peuvent lutter. Ils ne sont que deux pions, victimes ou acteurs d’événements qui les dépasseront, et leurs maigres moyens les pousseront à essayer de freiner la machine déjà en marche. Pourtant l’histoire qui se déroule en arrière plan ne pourra être changée car elle est le coeur même des romans de la saga. C’est là définitivement le point fort de ce jeu et rien que pour cela il vaut la peine d’être joué. Après plus de 30 heures de jeu, il est fort probable que je reviendrai un jour sur les terres de Westeros.


 

                    

Quelques visages sembleront familiers aux amateurs de la série télévisée

 

 

La grande force de ce jeu, et je ne le répéterai jamais assez, n’est autre que son histoire et c’est là  son principal atout mais, pour conclure, disons que le jeu souffre de ses qualités. Par ce paradoxe, je dirais qu’en restant fidèle à la narration de G.R.R Martin, les développeurs se sont trouvés contraints de suivre une ligne directrice, menant nos deux protagonistes d’aventures en combats, de découvertes en révélations, mais il y a peu à faire en dehors de ce chemin tout tracé . Personnellement, j’ai pris plaisir à mener mes deux héros et à les accompagner. L’émotion est suscitée dans ce jeu, on s’attache aux personnages et c’est là toute la force de ce jeu. Oui, il n’est pas le plus beau, oui, nous sommes dirigés tout au long de cette histoire mais les combats stratégiques, la narration et l’émotion ont suffit pour que j’y prenne plaisir.

LES PLUS
  • L'histoire et sa narration
  • Le système de combat
  • La fidélité à l'univers des romans
  • Le système de bonus-malus
LES MOINS
  • Le champ de vision réduit
  • La lenteur de certains combats
  • Les contrôles
  • La linéarité

7/10

L'AVIS DE ANDARIEL

Énième exploitation vidéoludique surfant sur le succès d'un média qui a la cote, le pire était à craindre venant de la part du Trône de Fer. On était d'autant plus en droit de couver des réserves quand il s'est avéré que c'était Cyanide qui s'attelait à la tâche. En effet, non content de traîner une réputation plutôt douteuse, le petit frenchy nous avait quand même servi un Game of Thrones : Genesis mi-figue mi-raisin. Et bien, force est de constater qu'une partie de nos craintes s'est vue effectivement confirmée.

Le jeu souffre des moyens limités de ses créateurs et arbore, du coup, une finition discutable et une technique à la traîne. Même si son design artistique tient la route, on peut dire qu'il fait pâle figure graphiquement vis-à-vis des standards techniques actuels, et se permet même quelques errances niveau optimisation de surcroît. Les temps de chargement sont aussi nombreux que les cartes étriquées que propose l'aventure, et leur longueur ne s'est vue devenue décente qu'avec le dernier patch. De plus, la gestion de la caméra est inégale et les animations des personnages sont répréhensibles... En l’apparence, tout porte alors à croire que Le Trône de Fer est encore un de ces vilains petits canards boiteux et enchaîné qu'on aura tôt fait de condamner. Pourtant, pour peu qu'on fasse preuve d'une certaine indulgence et qu'on s'y investisse, il déchaîne le cygne qui était enfoui.

Le Trône de Fer nous entraîne dés lors à travers une palpitante histoire d'une allégeance éminente à l'oeuvre originelle, sombre, complexe et poignante. Les personnages principaux, à première vue stéréotypés, se révèlent être aussi attachants que travaillés. L'univers, même si assez hermétique et confiné ici, n'a rien perdu de son authenticité et de son non-manichéisme tant appréciés. Pour couronner le tout, l'aspect RPG du titre n'est vraiment pas en reste: Entre des combats stratégiques à la Dragon Age Origins et Drakensang, une gestion des choix/conséquences plutôt respectable et une feuille de personnage bien garnie. On regrettera juste l'orientation assez bourrine du titre et l'absence d'une gestion des approches sociales et pacifiques, surtout que l'univers s'y prête bien plus que la force brute.

Finalement, Le Trône de Fer rappelle un peu les jeux d'Obsidian : Pas franchement attrayant techniquement comme peuvent l'être les blockbusters des familles, mais qui brille quand même par ses qualités d'écriture et son immersion. Bon, il n'en a peut-être pas la richesse et la profondeur vu les capacités et l'expérience de son créateur, mais ce n'est tout de même pas ça qui va le tuer. Oui, il boite méchamment, mais il n'est pas aux portes de la mort pour autant. Parce qu'à la Mors il a dit "Pas aujourd'hui" !

7/10

Commentaires (84)

#76

redd
Seigneur

J'ai trouvé plusieurs références sympas dans le Trone de Fer RPG, dont voici deux directement liées à d'autres RPGs :

(j'ai rogné les images pour éviter d'éventuels spoils) :







A part ça, le jeu me plait vraiment beaucoup. Les défauts restent là, les combats sont brouillons, certaines voix VF sont nulles, mais le scénario et l'ambiance sont vraiment dignes de Game of Throne. Avec des trahisons et des complots dans tous les sens, j'adore !

Et les dialogues sont plutôt bien fichus. Parfois, il faut vraiment faire attention à ce qu'on dit et certains enchaînements de répliques permettent d'obtenir des bonus, ou de débloquer des situations autrement que par le combat, et ça, j'aime bien. Certaines "énigmes" obligent aussi le joueur à se souvenir de ce qu'il a appris (exemple dans la capture d'écran ci-dessus, d'ailleurs).

Je viens de finir la fin du chapitre 11, et je suis sur le cul de ce qui vient d'arriver !

Message édité pour la dernière fois le : 05/11/2012 à 19:56

#77

Reno
Chevalier

Eheh :) Ca fait plaisir à voir, un tel enthousiasme. J'avais bien aimé aussi. Mais ai préféré y jouer en vo.
#78

Raven
Villageois

Eh bien et bien, je viens de le finir, une histoire qui commençait pas trop mal, mais des défauts techniques assez agaçant (tps chargement trés long, caméra trop proche et horrible à manier) qui entache directement le gameplay et le plaisir de jeu.

Mors est vraiment bien intégré au roman, Alester moins... ce personnage porte trop de casquettes (seigneur de puysaigues, prêtre rouge, héritier en quêtes de ses terres, amis de Mors,...) Bref on se disperse dans trop de directions quand a ses motivations et à sa personnalité.

Le scénarios quand a lui m'a transcendé jusqu'au chap 11 après ça va de mal en pis, je ne suis plus maitre de mes choix juste spectateur d'un scénario qui se veut trop sombre et la phrase de fin => "tout ces efforts pour ça"
Il n'en reste pas moins excellent par rapport au fade et prévisible pitch qu'on nous sert habituellement.




#79

redd
Seigneur

J'ai quand même trouvé Alester sympa à jouer, bien qu'antipathique. Surtout le fait qu'il soit seigneur de Puysaigues en fait, avec tout ce côté politique et lourdes responsabilités qui en font un héros pas toujours évident à cerner.

Alors que Mors, en gros bourrin (mais tellement attachant) peut agir librement en suivant uniquement son coeur, ce que Alester ne peut pas se permettre.

Cette opposition dans la manière de jouer les 2 protagonistes du jeu rend le titre encore plus intéressant.

Mais c'est vrai que le fait qu'il soit prêtre rouge m'intéresse moins. Finalement, c'est pas tant cet aspect qui est intéressant que les raisons qui l'ont amené à le devenir.

Il est vrai aussi qu'on a + l'impression d'être spectateur vers la fin, mais je pense que c'est voulu. Le jeu veut raconter une histoire, celle d'Alester et de Mors. Elle est, à peu de choses près, figée dans le marbre. Cela dit, on nous laisse quand même quelques choix intéressants qui conduit vers 4 fins différentes. Pour ma part, j'ai aimé cela et j'ai beaucoup beaucoup aimé ces 4 fins.

Message édité pour la dernière fois le : 07/01/2013 à 16:56

#80

Novabis
Villageois

La linéarité du jeux n'est pas un problème par contre je déteste ce système de combat!
Le champ de vision réduit :o vous chipotez la!
#81

redd
Seigneur

J'ai bien aimé le système de combat, moi.
Par contre, j'aurais préféré que la caméra s'éloigne plus des personnages pour rendre la situation plus claire.
#82

Raven
Villageois

Le système de combat est pas nouveau, mass effect et dragon age utilisent le même et ça marche plutôt bien aprés ça coupe l'action et on peux ne pas aimé cela.

La caméra en milieu confiné c'est vraiment mal foutu, je ne peux qu'acquiescé.

Les fins bonnet noir, noir bonnet

Aucunes de m'a satisfait, trop l'habitude des happy end sans doute. Mais bon l'a j'ai l'impression de m'être farcie l'Everest pour récolter des coups de fouets.
#83

redd
Seigneur

C'est ça qui est bon !
#84

Megamat
Gobelin

Je suis en train de jouer car je n'avais pas eu le temps de le faire auparavant et c'est un superbe jeu, tant au niveau de l'histoire que du reste. Je le recommande vivement aux amateurs de RPG et de la série. Même si il y a de violentes critiques vis à vis du gameplay, c'est une façon de jouer un peu spéciale et pourrait paraitre mou du genoux aux amateurs d'action, mais ça permet de bien garder la tête dans l'histoire. Puis de passer d'un perso à l'autre, c'est vraiment bien, ça permet de ne pas s'ennuyer avec un seul perso.

Pour moi, il mérite bien 8/10 sans aucun soucis
#85

darth traya
Seigneur

Game of thrones fait partie de ces jeux un peu à part, pétris de défauts qui ne pèsent rien par rapport au plaisir procuré par la narration et le scénario, surtout game of thrones qui profite d'un des meilleurs conçus depuis bien longtemps.

C'est simple si cela avait été Obsidian qui avait fait le jeu, cela ne m'aurait déjà pas étonné tant il est laid, mais en plus absolument pas au vue du travail d'écriture opéré derrière, Cyanide a pondu un jeu extrêmement fort, dommage que Of Orcs and Men ne profite pas de la même force que GOT.

l'histoire est extrêmement poignante, surtout vers le final (qui est grandiose, n'allons pas me dire "tout ça pour ça") c'est couru d'avance, tout le jeu nous prépare à un tel final, c'est une lutte contre des forces qui dépassent totalement les protagonistes, et pour autant ils ne peuvent rester les bras croisés, les fins ont le bon goût justement d'avoir leur ton noir, pas dépourvu de lumière pour autant, mais parfaitement en accord avec le scénario, c'est une lutte intestine, et elle se réfère à la règle même de l'univers "au jeu des trônes, soit on gagne..."




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