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Metalheart

par Killpower 24 Aoû 2011 12:47 0

Quoi !! M’écriai-je en voyant le message d'un internaute annonçant qu'il avait acheté Metalheart dans une grande surface. Le jeu est donc sorti !!! Et pour vérifier la véracité des faits, je fonçai le lendemain matin dans la grande surface en question. Sur l'étalage des jeux vidéo je trouvai bien le jeu Metalheart. De plus, une nouvelle surprise m'attendait. Moins de 15 euros : au même tarif que Morrowind ou encore Icewind dale et tous ses addons. Autant vous dire que lorsque l'on trouve un jeu neuf à ce prix là, il faut tout de suite se méfier, surtout lorsqu'il n'y a eu aucun battage publicitaire. Et ce n'est pas le silence des magazines spécialisés qui va me contredire. Allez, c'est le premier de l'année 2006 et comme je n'ai rien d'autre à me mettre sous la dent que Gothic 2 qui est génial, j'achète Metalheart et je cours l'installer sur ma machine. Voix et manuel en français qu'ils annoncent sur la boîte. Super, me dis-je, mais ma joie est quelque peu atténuée par mes appréhensions : que vaut ce jeu ?

 

Première approche

 Du coup je rentre chez moi, j’ouvre la boîte, trouve 2 beaux CD et j'installe le jeu. La boîte contient un livret de 4 pages et si réellement vous voulez le manuel, il est au format PDF sur l’une des galettes. Je le patche immédiatement en 1.3 car une mise à jour ne peut avoir que du bon, puis je le lance. Le son de la vidéo fonctionne mais je n'ai pas l'image. Pas grave,me dis-je, si le jeu est bien, on peut supporter qu'un fichier avi ne passe pas en introduction (je l'ai regardé en dehors depuis). L'histoire est toute simple : rescapé d’un accident spatial, vous atterrissez accidentellement avec votre co-pilote féminin sur une planète dominée par un empire dictatorial. Votre but ultime sera de repartir chez vous en trouvant un moyen de locomotion. Simple, mais efficace, ce scénario qui prête à la découverte de terres inconnues.

On arrive alors sur l'écran de jeu et là, tout d'un coup, nostalgie : tiens, mais c’est Fallout !!! Non, mais un jeu clone avec des couleurs et des graphismes très proches de l’original. On dirige nos deux personnages qui viennent de se crasher sur la planète en plein désert, dans une vue en 2D isométrique. Le jeu n'est pas moche mais fait vieillot. Il est possible de jouer en 1024x768, en 1200x1024 ou en 1600x1200. De plus, le changement de résolution est simple : il suffit d'appuyer sur F2, F3, ou F4. Et là on se dit que ce n'est pas adapté. Parce qu’en 1600x1200, nos deux personnages apparaissent si petits qu'on est bien loin du feu de l'action. De plus, il faudrait pouvoir jouer dans cette résolution tout le temps car en 1200x1024 il arrive que le jeu se mette en phase de combat et que vous ne sachiez pas du tout où se trouve l’ennemi car il est hors écran donc invisible. Il faudra alors attendre un tour, le déplacement des ennemis pour les apercevoir dans un décor riche et touffu. Du coup, vous devrez jongler entre les différentes résolutions pour une meilleure jouabilité.

Pire, il y a de gros problèmes de sons qui font que l'on entend bien la musique mais absolument pas les bruitages. Ma grosse mitrailleuse est aussi silencieuse qu'un passereau mort et pourtant je plombe le scorpion qui se dirige vers mes personnages.

On a beau couper la musique, dans ce cas, un bruitage de temps en temps fait son apparition comme par magie. Le jeu se passe en temps réel avec un passage au tour par tour dès que le combat s’engage avec pour chaque personnage des points d'action. Tout comme dans Fallout, il est possible de localiser les attaques, ou encore de varier le style de tir. L'écran apparaît à peu près en tout point identique à Fallout. J'apprécie ce type de jeu avec son système de tour par tour, mais avec Metalheart​, je le trouve lourd. Et oui, en un tour je pourrais tirer 6 fois sur un scorpion qui ne mourra même pas. Il faudra que mon second personnage en remette une couche pour en finir avec lui.

Le déplacement de la souris permet de me promener dans un secteur qui se bloque à un certain niveau, m'indiquant bien que mes personnages ne pourront pas dépasser cette barrière imaginaire. Comme je ne sais pas sortir de la carte, je vais regarder dans la notice, le mode d'emploi, fichier PDF. J'apprends ainsi le moyen de quitter cette zone pour entrer dans la ville fortifiée.

 

  

 

Chaos

 

Le nouveau secteur se charge et lorsque les personnages se remettent à parler, je peux entendre le dialogue en anglais, mais voir le texte en Espagnol. En Espagnol ? Mais j'ai la version française moi monsieur, c'est écrit sur la boîte...

Pas grave, à ce prix là, on peut avoir quelques galères, on est un gentil acheteur, alors disons que j’ai peut-être fait une mauvaise manoeuvre. Je désinstalle le jeu, je le réinstalle et joue sans patch : je recommence à 0. Donc rebelote sur le lieu d'arrivée avec les scorpions sauf que là, la nuit tombe d'un coup et que mes 2 personnages ne voient plus rien. Du coup cela va être dur de poursuivre.

Bon, alors on va patcher en 1.1. Ha bah non, le jour fonctionne mais j'ai le texte en Espagnol. Pas grave, je suis persévérant, je réinstalle le jeu une troisième fois, après avoir posté un message sur le forum de l'éditeur pour lui annoncer ma difficulté et espérer qu'il me propose une solution.

Dans mon coin, je gratte un peu la bête et je finis après quelques manipulations hasardeuses à obtenir une version française - tout simple, suffit de sauvegarder les dialogues de la version 1.0, de patcher le jeu en 1.3 et de remettre ses fichiers dialogues à la place de ceux de la 1.3 -. Je me demande comment feront les joueurs qui s'y connaissent encore moins que moi ? Oh, ce n'est pas grave ils savent tous parler Espagnol, non? De toute façon, les voix sont en anglais alors vous allez pas faire les difficiles. Oui mais c’est du futuriste monsieur, alors il vaut mieux bien comprendre les termes. En clair, les fichiers textes sont bien présents, mais un bug fait que c'est le texte espagnol qui s'affiche.

 

   

 

Découverte

 

Bon alors du coup, je peux jouer. Je visite un peu la ville. Le graphisme n’est pas terrible, c’est de la 2D iso qui est vraiment dépassée, même s’il y a beaucoup de détails à l’écran. On devient vraiment difficile avec ces nouveaux jeux tout en 3D. N’empêche que la nostalgie marche toujours et que je suis comblé. C’est plus joli qu’un Fallout donc rien à redire de ce côté là. Lorsque je rencontre des personnages, je peux cliquer sur eux pour parler, et lorsqu'il y a plusieurs possibilités de discussions, j'aurai des réponses ou des questions à choix multiples.

La ville où je viens d'arriver semble grande et elle est constituée de plusieurs secteurs qui se rejoignent par des passages. J'évite les soldats de l'empire car ils sont très balèzes et que sans son, ma mort paraît toujours très artificielle. De plus, lorsque le jeu est en temps réel, on a l’impression que les gardes glissent sur l’écran et font totalement irréels.

En lisant le mode d’emploi, je m’aperçois qu’il est possible de faire évoluer mes personnages et qu’il y a 25 points à distribuer alors que cela n’est indiqué nulle part dans le jeu. Il faudra donc que je surveille de très près les points d’expérience de mes personnages. Il y a de nombreuses compétences et chaque augmentation de valeur s'en ressent par une évolution du personnage : vous augmentez la force et tout de suite après dans votre inventaire une place de plus apparaît. Il n'empêche que même si ces idées sont bonnes, cela semble totalement ridicule lorsque l’on s’aperçoit que les développeurs ne tiennent pas compte du poids de l’objet : ainsi si j’ai dix emplacements, je pourrai porter dix photos ou dix mitrailleuses lourdes. Le jour et la nuit sont gérés, mais je n’ai toujours pas trouvé le moyen d’aller dormir. Donc je passe beaucoup de temps dans le noir. Heureusement, dans les options, on a le gamma à fond pour éclairer tout cela.

Se balader dans les secteurs est simple : malheureusement l’interactivité avec l’univers est limité : en effet, il est possible de rentrer dans des bâtiments, mais vous ne rencontrerez à l’intérieur qu’un individu qui vous proposera des missions ou encore de faire du commerce. Les maps sont grandes, riches en décors, mais vous ne trouverez pas de coffre à fouiller, d’objets cachés dans le paysage. Des habitants - clones ou mutants - dans la ville, vous proposeront des missions qui se résument à aller d’un point A à un point B avec, à chaque fois, une petite photo pour ne pas vous perdre. Si un objet est recherché, il apparaîtra magiquement sur la carte à l’endroit désiré. Cela ressemble bien à des quêtes aléatoires. Les concepteurs ont même intégré des mini-jeux avec des bornes d'arcade, mais ils restent très pauvres et sont calfeutrés dans le décor. D'autant plus que nulle part, leur existence n'est indiquée, ni dans le jeu, ni dans le manuel. Donc pauvreté d’interaction avec l’univers et lourdeur des niveaux qui sont plus des lieux de déplacement que des lieux de découverte.

Comme il n’y a pas de minicarte pour s’orienter, il arrive que vous vous perdiez ou que vous ne sachiez pas dans quel secteur aller et se ne sont pas les quelques notes prises dans votre journal qui vous aideront à vous retrouver. Il vous faudra donc tracer sur un bout de papier le plan de la ville, alors que ce dernier aurait pu être intégré au jeu par l'intermédiaire de votre journal. Ce dernier se montre comique, ce qui fait penser encore une fois à l'humour que l'on pouvait retrouver dans Fallout.


Bien sûr, vous sortirez de la ville et vous vous retrouverez alors sur une grande carte sur laquelle vous pourrez voyager et découvrir d'autres lieux à explorer, mais aussi faire des rencontres aléatoires, comme dans F... Un monde riche qui vous réserve bien des surprises.

Les PNJ vous proposeront donc des missions pour de l’argent et les commerçants vous vendront du matériel. Le nombre d’objets proposés est variable, mais le système de vente n’est pas simple d'utilisation : il faut le faire défiler pour découvrir ce que l’on vous propose avec une visualisation de trois articles par trois articles : lourd comme système.

Parfois les textes proposés, je vous rappelle que se sont ceux de la version 1.0, proposent des inepties : à la question voulez vous entrer ? On vous proposera deux fois "non, je ne veux pas". Alors que l’une des deux veut dire "oui". Mais cela ne posera pas de problème car vous pourrez toujours revenir sur un dialogue car il n'a que peu d'incidence sur la trame scénaristique semble-t-il. 

 

   

 

Pourtant...

 

Même si le jeu sent à plein nez la copie de Fallout, les développeurs ont voulu proposer quelques idées sympathiques. Premièrement, l’univers n’est pas post-apocalyptique, mais futuriste avec une population très cybernétique. Ainsi, il vous est possible d’acheter des implants qui changeront totalement votre personnage, qui  perdra son côté humain pour un côté machine.

Certains personnages vous rejoindront, pour un maximum de 6. En début de partie, il m’a paru plus que nécessaire de trouver des co-équipiers car la rencontre avec les milices de l’empire finissait par une hécatombe - je vous conseille d’ailleurs de vous rendre au bar et d’embaucher le plus rapidement possible Corn en lui ramenant du tactinium-, le jeu étant difficile de part le niveau, mais aussi du fait de la mauvaise visibilité des ennemis et de la lourdeur du système. Par contre, si vous sélectionnez un cyborg, votre vision du jeu sera altérée volontairement. Et grâce à sa vision, vous aurez moins de difficulté à voir durant la nuit. Avec certains équipements, le jeu se modifie : prenez une ceinture d’invisibilité et votre guerrier restera invisible. Ou encore, ces lunettes de vision infrarouge qui vous donnent une vision différente du jeu. Autres bonnes idées : les endroits, maisons ou secteurs, que vous n'avez pas visités ne portent pas de nom. De même, sur la carte principale, les lieux à visiter n'apparaîtront que si vous passez très près d'eux ou qu'un PNJ vous propose de vous y rendre. Donc, de bonnes idées, desservies malheureusement par un jeu bancal.

 

Même avec tous ses bugs, même avec la lourdeur des combats, je poursuis cette aventure dans un univers qui me rappelle profondément, et je pense volontairement de la part des concepteurs, Fallout. En tout cas, le jeu est suivi par leurs créateurs qui reconnaissent que c’est leur premier et qu’ils font leur possible pour qu’il soit stable. Un jeu à ce prix c’est sympa, si vous êtes prêt à faire beaucoup d’efforts et si vous n’êtes pas difficile. Dans le cas contraire, passez votre chemin. 

LES PLUS
  • Univers futuriste, riche et varié
  • Fallout-like
  • Matériel cybernétique
LES MOINS
  • Installation chaotique
  • Interface et combats lourds
  • Pas si profond que Fallout
  • Affichage mal adapté
  • Bugs

5/10





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