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Hellgate London

par Killpower 24 Aoû 2011 15:04 18

Si je vous dis Bill Ropper, David Brevik ou les frêres Schaefer, vous me répondez Diablo 2  et vous n'avez pas tort. Mais ces personnes ont quitté, il y a déjà un petit moment, le nid "Blizzard" pour fonder en 2003 leur propre studio de développement, Flagship Studios, qui hélas ne vécut pas longtemps puisqu'il fut dissout en 2008. Ils ont quand même pu y mettre au monde leur nouvelle création : Hellgate London. Alors, la suite de Diablo 2 ?

 

Un Lego-like ?

 

Ce qui accroche en premier dans ce jeu, c'est le background. Pensez donc : Londres, 2038, après une éradication totale de l'humanité. Seuls quelques survivants luttent pour la survie de l'espèce. Après une superbe vidéo d'introduction, c'est donc dans une capitale anglaise détruite que va se passer votre aventure anachronique avec un univers gothique gore. Vous aurez donc à choisir votre faction entre les six proposées. On retrouve déjà de nombreuses similitudes avec Diablo 2, même si les factions sont orientées science fiction. Ensuite vous partez à l'assaut du monde de Hellgate London. Et il est clair que le jeu n'est pas à mettre entre toutes les mains car il éclabousse : cela gicle, saigne, les chairs brûlent, explosent, fondent. Bienvenue dans ce hack'n'slash des plus adultes.

Votre entrée dans l'univers se fait par des niveaux tout en 3D. Il y a du beau et du moins beau. La faute étant qu'ils sont générés aléatoirement et que leur agencement reste assez chaotique. Selon l'environnement, on se retrouve alors dans des couloirs exigus ou des rues en grand désordre : bidons, carcasses d'autos, goudrons dévastés et pans de bâtiments lézardés. L'atmosphère est bien rendue, même si les couleurs dans l'ensemble ne sont pas des plus terribles. Alors, bien sur, à chaque rechargement de partie, le niveau change de forme, mais les décors 3D sont souvent redondants ici et là, ce qui fait que l'on a l'impression d'un copier/coller. Pourtant, il y a très souvent des détails qui changent. Les environnements sont nombreux - une dizaine - ce qui rend le jeu bien moins monotone qu'il n'y paraît.

A noter que la démo ne rend absolument pas hommage au jeu : elle est ratée, car elle ne met pas en avant la qualité des niveaux avec ses graphismes grisâtres et surtout étroits. Bien sur qu'il y a des niveaux linéaires, mais certains à ciel ouvert seront plus larges, comme certaines arènes qui vous laisseront une grande liberté de mouvement. Malheureusement, la plupart du temps, vous êtes dans des couloirs de plus ou moins grandes tailles avec des points d'entrée et de sortie. On apprécie donc ce phénomène aléatoire mais la redondance, la petitesse de certains couloirs et cette impression de linéarité des niveaux, fait que l'on a pas l'impression de changer d'environnement et la lassitude vous gagne.

Passé le premier niveau ridicule, vous arriverez dans une station de métro - il y en a environ une dizaine différentes - dans laquelle vous allez pouvoir rencontrer les PNJ et les marchands. Ainsi, chaque PNJ qui vous donnera une quête et vous enverra dans un niveau aléatoire pour les résoudre. Cela se résume souvent à des quêtes FEDEX - chercher quelque chose, rapporter quelque chose, tuer X bêtes - qui n'ont rien de sorcier. A votre retour, vous gagnez un gain d'expérience, d'argent ou un objet et cela débloque de nouvelles portes qui vous permettront d'accéder à une nouvelle station et ainsi de suite. Le cheminement du scénario principal est ainsi très linéaire, même si les niveaux de combats sont aléatoires. Ces derniers d'ailleurs sont souvent trop unidirectionnels - aller d'un point A à un point B - ou trop petits. On trouvera parfois des extras  : des niveaux secrets où l'on peut trouver de l'or en abondance ou des objets rares. On reprochera aussi la redondance de certains niveaux : par exemple, lorsque l'on trouve une porte des enfers, le niveau présenté juste après est le même au niveau de sa forme. Vous aurez donc l'impression de refaire toujours les mêmes niveaux. Malheureusement, ce ne sont pas les 5 actes que composent le jeu et qui reprennent toujours les mêmes environnements, qui pourront vous dépayser. On pourra donc dire que la monotonie s'installe visuellement. Il aurait été bien de pouvoir discerner les actes par une touche visuelle différente, pour bien sentir la progression dans l'histoire ce qui n'est pas le cas. Dommage. On a beau vous parler de sites de lieux et de places plus ou moins célèbres, ils sont parfois parcourus sur 200 mètres soit une grande ligne droite. Rageant pour un jeu qui se veut l'homologue de Diablo 2 avec ces pâturages et ces immenses étendues désertiques.

On trouve quelques mini-jeux qui vous permettent de sortir du hack'n'slash pur et dur. Il est pourtant dommage qu'il n'y en ait pas un peu plus disséminé le long du jeu : tir au canon, ou gestion d'une équipe vue de haut dans les dédales d'un niveau. Il existe même un jeu au niveau d'icône en bas à gauche de votre écran, mais il n'y a strictement aucune information dans le manuel pour arriver à réussir. Cela permet de faire apparaître des objets magiques si vous réussissez la combinaison, mais je ne vous en dis pas plus car il vous faudra en chercher le mode d'emploi sur le net.  

 

 

 

Un Resident-Evil like ?

 

Vous avez donc le choix entre six personnages différents :  2 templiers (maître d'arme et gardien), 2 cabalistes (invocateur et  mage) et 2 chasseurs (tireur d'élite et ingénieur). On retrouve ainsi des guerriers plutôt branchés armes médiévales, et des magiciens ou des soldats utilisant les armes technologiques. Il est intéressant de voir que ce jeu mélange habilement deux styles qui se démarquent selon l'arme en main. Ainsi pour les guerriers équipés d'armes blanches, vous aurez droit à la vue à la troisième personne, avec zoom plus ou moins large. Une caméra qui se gère bien et qui se place automatiquement derrière votre personnage dès que vous vous déplacez.

Mais si vous jouez avec une classe qui vous dote d'une arme à feu, il est possible de zoomer à fond et de pouvoir jouer à la première personne comme dans un FPS. Ce dernier se montre très nerveux et surtout immersif et bien jubilatoire. D'ailleurs durant les tests, j'ai préféré jouer dans ce mode de vue qui est très intensif. Les développeurs ont été encore plus loin dans l'utilisation des armes à feu, vu que le viseur est plus ou moins précis, selon si vous bougez ou vous positionnez. Autant dire que plus vous tirez, plus votre arme devient incontrôlable et vous ne toucherez que très peu les créatures au loin. En parlant d'arme à feu, elles ont une distance de tir très réduite : 30 mètres en visée normale, alors que le sniper pourra atteindre des créatures à 40 mètres. Quand on connaît les possibilités d'un fusil de sniper, cela fait sourire. Remarquez que cela ne dérange pas franchement, car les créatures ne s'occupent de vous qu'à partir du moment où vous les approchez. De toute manière, que vous jouiez à la première ou à la troisième personne, il faut savoir que le jeu est ultra bourrin. Bouton gauche de la souris pour la main gauche de votre personnage, bouton droit pour la main droite. Une bonne idée d'ailleurs que de pouvoir avoir une arme dans chaque main et en plus, tout est reconfigurable à volonté. Précisons aussi que votre personnage pourra avoir trois raccourcis d'armes, donc porter trois paires d'armes différentes au maximum, là où les autres hack'n'slash ne proposent souvent qu'une ou deux combinaisons possibles.

Il y a bien sûr des touches spécifiques pour les compétences qui sont assez nombreuses, même si on prend souvent les mêmes pour jouer. Elles consommeront de l'énergie, du mana pour les puristes, et la gestion des combats se résume à une stratégie antédiluvienne : vous approchez et attaquez quelques créatures, puis vous reculez pour les attirer à vous. Après les avoir abattues, vous retournez en avant et cela à longueur de temps. Si les premiers niveaux se montrent extrêmement faciles avec des créatures lentes et malhabiles, se sera une autre paire de manche lorsque vous rencontrerez des créatures douées de la téléportation ou encore volantes qui vous coinceront dans des niveaux qui vous sembleront alors bien étroits. Heureusement, vous avez de quoi lutter contre ce bestiaire orienté chaotique infernal. Car entre les zombies, les gremlins, les goules, il y a de quoi faire. Les monstres sont assez originaux et collent bien à l'univers proposé. Les attaques sont riches et variées et chaque créature possède sa propre spécificité, ce qui vous obligera à vous adapter. Sans parler des boss, des créatures rares bien plus costaudes, et des monstres qui apparaissent par portail chaotique ne vous laissant pas le temps de souffler. Comme les créatures sont autant aléatoires que la conjoncture des niveaux, il y a de quoi faire. Surtout qu'elles  lâchent beaucoup de matériel chaque fois qu'elles meurent. Du pur bonheur pour équiper votre personnage. 

 

 

 

Un mecano-like ?

 

Et de l'équipement, vous allez en avoir. Entre les objets normaux, particuliers, rares et légendaires, les armes affiliées à une classe... De plus, tout le matériel est démontable et les ressources obtenues peuvent être utilisées chez certains PNJ pour refaire d'autres armes rares voir légendaires. Il y a donc beaucoup d'équipements différents, même si on pourrait regretter l'absence de set.

En plus, chaque arme peut être customisée avec des mods. Une arme peut ainsi en avoir plusieurs et donc augmenter sa puissance de feu ou sa portée. Quand on sait qu'il y a aussi des machines pour enlever les mods, transformer les armes normales en rares ou légendaires contre une certaine somme, on se dit qu'il y a de quoi faire. Et c'est là, toute la richesse du jeu. Du coup, l'inventaire étant trop petit, on finit par ne ramasser que les objets magiques. De plus, ils ne se rangent pas toujours correctement et vous devrez le faire manuellement pour en porter un maximum.

Pour revenir aux armes à feu par exemple, je me suis surpris à toutes les apprécier car elles ont des fonctions et des effets visuels bien différents : prendre le fusil sniper et une balle suffira, le lance grenade et vous voyez vos ennemis danser sur les flammes ou encore le pose-mine qui vous permet de redécorer une pièce de mille et une lumières qui exploseront au passage des ennemis, les armes d'acide ou électriques qui sucent la vie avec leur jet visible. Un vrai régal. Et le jeu est tellement bourrin, qu'il est possible de tenir la gâchette appuyée continuellement surtout dans les premiers niveaux semant la mort et la désolation dans les rangs ennemis. Ce côté grosbill pourra déranger certains joueurs. Mais en relançant une partie de Diablo 2, je me suis rendu compte qu'on est dans le même schéma, sauf que la vue de trois quart ne permettait pas de ressentir cette sensation de boucherie. Pour les armes de contact, c'est moins évident et visible du fait de votre vision à la troisième personne et de la lenteur des armes mêmes si leurs effets ne sont pas à négliger.

L'équipement que l'on peut trouver est similaire à celui des autres hack'n'slash : pièces d'armure, soin ou encore identificateur d'objet. Il y a aussi des "rappels" pour se téléporter dans la dernière base visitée. Cet objet permet un aller-retour, à la différence de la compétence par défaut de téléportation unidirectionnelle qui ne permet que de retourner à la base, pas de revenir au point initial du niveau. Ce qui fait qu'il faudra refaire le chemin à pied.

 

 

 

Un Oblivion-like ?

 

Le côté RPG n'est pas oublié, mais reste très sommaire. Vous me direz que c'est normal pour un hack'n'slash et je vous répondrai qu'il y a une petite différence avec les autres jeux de ce type. Il existe quatre caractéristiques que vous pourrez augmenter, selon l'orientation de votre personnage à chaque montée de niveau. Mais il faut savoir pour chaque pièce d'équipement que vous utiliserez vous demandera un certain nombre de points dans une caractéristique. Ainsi vous ne pourrez pas porter certains d'entre eux que si vous augmentez la caractéristique correspondante. Donc vous n'utiliserez pas forcément vos points d'expérience en fonction de vos compétences mais selon votre équipement.

Pour jouer, vous pouvez vous appuyer sur vos compétences qui sont nombreuses et intéressantes selon votre faction. Elles fonctionnent selon le même schéma que Diablo 2. Il vous faudra atteindre un certain niveau pour pouvoir les acquérir et on regrettera qu'elles soient limitées à un niveau de puissance. Du coup, on se retrouve à prendre les mêmes profils.

Il faut savoir que le niveau maximum d'un personnage est de 50 et qu'il n'y a que deux niveaux de difficulté. En comptant qu'il vous faudra en solo entre 20 et 30 heures pour terminer le jeu une première fois, vous finirez le jeu en une cinquantaine d'heure de jeu.
Ensuite vous vous orienterez vers Hellgate Global, la version online, gratuite avec micro-paiements, gérée indépendamment de Bandai par des sociétés ayant chacune en charge une zone (Asie pour Hanbitsoft). Le multijoueur originel, supprimé, était difficile d'accès : il n'y avait pas de salle d'attente dans lesquelles les joueurs peuvent se trouver. Donc, on invitait un joueur et on espèrait qu'il arriverait à vous rejoindre.
A noter toujours l'absence de LAN qui diminue une fois de plus la durée de vie du jeu et les possibilités du multijoueur.

La quête principale est tout de même sympathique et originale  même si elle ne sert que de fil conducteur au jeu. Il y a de nombreuses références à Diablo 2 au fil de l'histoire - trouvez une jambe par exemple - mais aussi à des livres ou des films, ce qui rend le jeu sympathique. L'ambiance musicale est convenables tout comme les bruitages et la localisation des dialogues de bonne qualité, même s'ils sont parfois douteux, voire déplacés, vu le contexte de l'histoire. Je vois mal des personnages vivants dans une station d'un monde de l'holocauste vous faire du rentre dedans comme on peut en trouver dans Hellgate London, mais pourquoi pas.

 

 

 

Un bug-like ?

 

Tout cela est bien formidable, mais il reste encore beaucoup de choses à revoir dans la copie pour qu'elle soit parfaite et les patches - notamment les énormes patches communautaires "revival" qui corrigent tous les bugs et rajoutent du contenu caché - ne lui feront pas de mal. Remarquez que son ancêtre a eu les mêmes problèmes à l'époque, donc on se consolera en se disant que c'est la maladie du siècle. Entre les collisions mal gérées avec certains obstacles ou les PNJ, entre les chutes de 10 mètres qui ne vous font pas plus de mal qu'un saut à l'élastique sachant que l'on a même pas l'impression de chuter mais plutôt de voler, les explosions de barils qui ne vous font aucun effet alors qu'elles blessent les adversaires, la liste est longue. A moins que cela soit voulu et que les développeurs aient juste souhaité simplifier la vie du joueur en milieu hostile. Il n'empêche qu'un grésillement du son par moment vous obligeant à relancer le jeu, que les monstres bloqués en l'air ou vous ignorant totalement, que les retours Windows, certes rares, ne sont quand même pas désirés !! Enfin, il faut l'espérer. En tout cas, je n'ai pas eu de problème pour finir le jeu en solo, juste un problème durant une quête qu'il a fallu abandonner et refaire dans son intégralité.

Sur ma machine (Dual Core 6400, 2giga de ram, et HD2900XT), en 1200x1024 avec toutes les options au maximum, cela tourne bien, à condition toutefois que toutes les créatures ne soient pas en train de me courir après. En effet, si vous vous mettez à traverser un niveau pour en rejoindre un autre, la poursuite de vos ennemis mettra à mal votre machine et le nombre d'images par seconde se comptera sur les doigts des deux mains. Cela risque d'ailleurs de coûter la vie à votre personnage.

 

Alors, un Diablo-like ?

 

Alors digne successeur de Diablo 2 ? Oui et non. Etant créé par la même équipe, il est évident que l'on retrouve le fonctionnement d'un hack'n'slash avec un côté bourrin, répétitif à souhait, un équipement hyper varié et riche, des niveaux générés aléatoirement et une gestion du personnage minime à faire évoluer. Par contre, Hellgate London se différencie de son ancêtre de par son univers en vraie 3D, son immersion futuriste, de nouvelles idées comme la modularité des armes ou la gestion des deux mains. Oui, l'équipe fondatrice de Diablo 2 a réussi son pari en réalisant une suite. Ils n'ont bien sur rien inventé et sont partis des bases solides qu'ils possédaient.

Malheureusement, Hellgate London n'a pas l'envergure de Diablo 2 et il souffrait à l'origine de son côté commercial trop prononcé. En effet, jusqu'en 2008, il existait d'autres choses pour le jeu, mais il fallait prendre un abonnement de 10 euros par mois pour y avoir accès. Cette option offrait la possibilité de jouer en hardcore - si le personnage meurt, il est perdu à jamais - mais de plus vous aviez des facilités pour rentrer dans le multijoueur, des équipements supplémentaires... Ainsi pouvait-on alors comparer ce jeu à World of Warcraft, avec un abonnement certes moins cher, mais un peu vide de quantité supplémentaire. Du coup, pour les fans, la pilule fut difficile à avaler - cela se comprend - et les abonnements furent trop peu nombreux pour permettre à Flagship Studios de continuer à fonctionner. Aujourd'hui, Hellgate Global est sans abonnement et le succès semble au rendez-vous.

 

 

 

En tout cas, un carton rouge pour Electronic Arts !

 

D'abord il faut savoir que le jeu était vendu au prix le plus haut que l'on peut constater dans les jeux vidéo PC, ce qui annonçait la couleur. Mais de plus, on sent bien que le distributeur  EA  récupérait un maximum d'argent partout : d'abord le mode d'emploi qui n'explique que le strict minimum et qui n'est absolument pas complet pour bien prendre le jeu en main. Heureusement, pour tous, vous vous appuierez sur vos connaissances ultérieures des hack'n slash. Au dos de la boîte, il est précisé : "Combattez en ligne gratuitement et mettez votre compte à jour pour avoir accès à plus de contenus". Ce qui n'est pas précisé, c'est que le jeu revendiquait à l'origine un abonnement de 10 euros par mois environ pour avoir accès à tout un tas d'attributs que l'on pouvait trouver logiquement dans tout hack'n slash qui se respecte : ainsi il fallait repayer pour obtenir le mode hardcore. Vu le prix, on aurait pu avoir un mois gratuit. Mais il semble que cela n'était pas la tendance chez EA. On était donc en présence d'un distributeur qui, au travers de son produit, prenait le consommateur pour une vache à lait, mais en plus lui mentait... et rien que pour cela il méritait un carton rouge. Il n'est donc pas étonnant que ce modèle économique anormalement compliqué et désavantageux pour l'acheteur ait été sanctionné par les joueurs.

Franchement, Hellgate London avait tout pour devenir le digne successeur de Diablo 2 de part son origine et son potentiel vidéoludique. Malheureusement, son distributeur trop gourmand l'avait castré au point de lui enlever une part importante de son affiliation avec son "père" Diablo 2. Qui aurait été assez fou pour payer 10 euros par mois pour obtenir un mod en plus, un objet, une classe, d'avoir le droit de monter des guildes, ou d'être prioritaire sur des serveurs bondés alors que pour quelques deniers de plus on rentre dans la section des MMORPG ? Et pourquoi n'avoir pas utilisé l'option "une extension payante tous les 6 mois" ? A vouloir être trop gourmand, et même si Hellgate London est d'une "grande classe", il paya son système d'abonnement inadéquat en étant racheté par une autre entreprise qui sut, elle, adopter le modèle économique le plus approprié.

LES PLUS
  • Univers sympathique
  • Niveaux aléatoires
  • Mélange technologie / médiéval
  • FPS / hack'n slash
  • Equipement riche et varié très grisant
LES MOINS
  • A l'origine, un abonnement payant pour l'avoir en entier
  • Décors redondants
  • Niveaux répétitifs
  • Pas de LAN pour le multi
  • Ralentissement et bugs

7/10

L'AVIS DE ETIENNE NAVARRE

Hellgate London est un objet-jouable-non-identifié ou OJNI. Entre hack & slash, RPG, aventure et beat'em all, le jeu de Flagship pose ses bases dans un univers unique et original et permet au joueur de découper des ennemis à la chaîne avec un certain brio. La gestion du personnage et de l'inventaire est un exemple de savoir-faire et la rejouabilité est plutôt bonne tant les classes sont variées. Il faut tout de même souligner une certaine redondance dans les missions et les lieux visités bien que cela ne m'ait pas gêné outre mesure. Doté d'un design unique et archi-bourré de fun, Hellgate London est un vrai bon jeu dont les composantes originales lui donnent une vraie personnalité.

7/10

Commentaires (18)

#2

all_zebest
Héros

Un test très complet qui me donne envie de me remettre à Hellgate Global !
#3

Sabrina
Chevalier

J'ai bien aimé jouer à Hellgate London... il était bien beau quan dil est sorti, aujourd'hui les graphismes datent un peu mais sans être un incontournable c'est un bon jeu...
#4

Anabelle
Noble

Je me suis arrêtée à la démo que j'avais bien aimé. Finalement j'ai opté pour un jeu plus RPG mais je le garde en mémoire dans ma liste, quand je serai en panne de jeux :-)
#5

Andariel
Grand chevalier

Je le trouve trés bien moi ce jeu. C'est un Diablo-like sans prétentions qui se casse pas trop le cul à faire dans la pseudo-originalité superflue et handicapante que ses collégues s'amusent à faire, mais qui fait extrémmement bien tout ce qu'on demande à un héritier de Diablo: C'est à dire de la castagne en veux tu en v'la, du loot à foison, de l'aléatoire, une géstion de perso et des builds variés et savoureux, et une ambiance bien glauque et bien immersive. Et en ce sens, le jeu est un H&S réussi!

C'est vrai que les décors sont redondants et que certains niveaux comme ceux de l'enfer sont pratiquement les mémes, mais c'est le prix à payer pour l'aléatoire, et surtout on s'intéresse pas du tout au tourisme dans ce jeu parce qu'il y'a largement de quoi faire et des mobs à buter/looter dans le jeu pour aller chercher la petite béte aux décors qui n'ont jamais fait la différence dans un H&S. Je préfére largement un jeu au décors redondants mais avec un gameplay riche et profond, qu'un jeu creu et insipide avec de décors variés. Et c'est pourquoi je préfère Hellgate London!

Il est bourré de petits détails bien sympa qui font toute sa richesse par rapport à la vague de H&S génériques qui sort de partout. Par exemple, un truc tout bête mais qui me fait bander: Selon le style de perso qu'on se prend soit cabaliste ou templier ou techno, les répliques de certains PNJs évoluent à la RPG genre ils mentionneront le fait que tu sois cabaliste/Templier/techno dans leurs répliques si tu l'es! Vous avez déjà vu ça dans un H&S vous?!

Le systéme économique qui a été imposé par l'éditeur doit étre le gros truc qui a fait que le jeu se ramasse un rateau par les joueurs et donc sombrer dans les méandres vidéoludiques. Mais en l'état, le jeu est parmi les meilleurs H&S jamais sortis. Et je pèse mes mots...

Et est ce que je vous ai dis qu'il y'avait des démons partout dans le jeu?

Message édité pour la dernière fois le : 07/02/2012 à 18:46

#6

Killpower
Gobelin

Andariel, J'avoue que Hellgate london est sympa, mais le système financier et le multi a planté son succès. Impossible aujourd'hui de jouer en réseau local par exemple. Donc il est uniquement en solo.

Et puis, il y a certains passages vraimennt pourris avec des allers retours super lourds. J'en sais quelque chose j'y ai passé quelques sauvegardes vérolées. Sinon ouai, il est top.
#7

darth traya
Seigneur

Hellgate london, est pour moi comme pas mal d'autre joueurs, une bête, un H'n'S qui a souffert de son statut jugé comme trop redondant, trop moche, trop gourmand, trop cher pour le multi...

Mais bordel, ce qu'il est addictif ce jeu, quand tu ressors d'une partie, ta main tremble tant t'as envie de le relancer, tant t'as envie de te replonger dedans, de slasher encore un peu, de builder... de merde quoi de profiter de la vraie essence du H'n'S que lui seul avec diablo a parfaitement captué!

encore aujourd'hui, je me souviens de chaque foutue seconde que j'ai passé sur ce jeu, aucun... J'ai bien dit aucun jeu ne m'a fait cet effet là (je parle des H'n'S, mon jeu préféré étant Kotor 2) Pendant un moment, avec des potes, hellgate, c'était un peu comme notre religion, un parlait seulement de lui quand on abordait le thème des jeux vidéos, ensemble, on entonnait le main theme en cours de français (les cloches de Londre... 2 ans après y avoir touché, elle résonne encore comme un appel nostalgique) les zombies... Les templiers... Les hunters... Cabalistes, métros démons, carnagor le loot les niveaux aléatoires tout absolument tout me manque de ce jeu, et c'est pour ça que je me suis lancé dans global. Hellgate, c'est loin de n'être qu'un jeu, c'est une passion, un noyau pur et dur de fun absolu et addictif...

Merde... Les cloches résonnent... Il m'appelle
#8

Killpower
Gobelin

Je suis d'accord Darth traya.
#9

Andariel
Grand chevalier

Andariel, J'avoue que Hellgate london est sympa, mais le système financier et le multi a planté son succès. Impossible aujourd'hui de jouer en réseau local par exemple. Donc il est uniquement en solo. .

Ce qui le rapproche d'un certain Torchlight qui est exclusivement Solo, c'est pas un point négatif pour autant.

Je trouve que t'es plutôt sévère avec Hellgate London, parce que tu le sanctionnes sur des points qui étaient présents à sa sortie, mais qui ne sont plus du tout de rigueur maintenant.


[quote name='Killpower' date='07/02/2012 - 20:06']
Et puis, il y a certains passages vraimennt pourris avec des allers retours super lourds. J'en sais quelque chose j'y ai passé quelques sauvegardes vérolées. Sinon ouai, il est top.[/quote]

C'est justement pour éviter ces allers retours qu'il y'a les Town Portals, euh, les telportation devices, non?


[quote name='darth traya' date='07/02/2012 - 21:06']

Mais bordel, ce qu'il est addictif ce jeu, quand tu ressors d'une partie, ta main tremble tant t'as envie de le relancer, tant t'as envie de te replonger dedans, de slasher encore un peu, de builder... de merde quoi de profiter de la vraie essence du H'n'S que lui seul avec diablo a parfaitement captué!

[/quote]

Comme je suis d'accord avec toi!

Message édité pour la dernière fois le : 08/02/2012 à 13:37

#10

Killpower
Gobelin

Comme je l'ai dit Andariel précédemment, le test date de sa sortie. Il n'empêche qu'aujourd'hui; Hellgate London est uniquement solo.


Hellgate london coutait 60 euros, n'a pas de mode Hardcore, a des textures redondantes, n'a pas de multi (sauf pour la version japonaise ou par là bas qui est ressorti récemment), n'a plus de patch avec les avantages qu'auraient du/pu avoir ceux qui ont payé 10 euros par mois.

A l'inverse, Torchlight était annoncé comme un jeu solo et pour un prix de 15 euros.

Donc les notes dépendent de bien des paramètres et si je féliciterai un Fate et toute sa lignée parce que c'est frais en solo et pas cher, je ne ferai pas l'apologie d'un jeu, même si je l'apprécie, qui prenait les joueurs pour des pompes à fric le jour de sa sortie.



Par contre si nous avions eu les extensions prévues pour la suite, aujourd'hui ce jeu serait un monstre. Malheureusement, le système économique a eu raison du studio. Remarque on n'a pas perdu au change, on a eu les gars de Fate, Mythos et Hellgate london qui ont donné Torchlight. Et ils ont bien retenu la leçon en tout cas.

Message édité pour la dernière fois le : 08/02/2012 à 17:16

#11

darth traya
Seigneur

Bien retenu la leçon ou pas la fantastique ambiance, sonore comme de l'univers de hellgate est perdu à jamais. Et ça, ça a le mérite qu'on la pleure.

D'ailleurs, pour comprendre ce que je dis une seule solution, jouer au jeu...

Ou écouter ça: http://www.youtube.com/watch?v=JmIlUPz22po

Entendez vous les cloches de l'enfer? http://www.youtube.com/watch?v=2Kjh9lQXLWk

elle était facile celle là
#12

Munshine421
Garde royal

Ils ont bien retenu la leçon avec Torchlight. Mais au départ, Hellgate London devait être uniquement un FPS hack & slash comme Borderlands, non ?
#13

all_zebest
Héros

Pour info, la version en ligne éditée par Redbana Corporation a été greenlightée par la communauté. Si on pouvait avoir le jeu en mode aussi hors ligne en dématérialisé sur Steam (je me prends à rêver)...
#14

Killpower
Gobelin

Yep. Espérons qu'il renaisse de ces cendres.
#15

Lohengrin
Garde royal

Oui, pourquoi pas!
#16

darth traya
Seigneur

Oh bordel oh bordel oh bordel oh bordel oh bordel
#17

pouicoss
Seigneur

Petite question, on peut jouer au jeu original (Hellgate london) en local. Genre j'arrive à le trouver d'occasion et hop, je joue comme je jouerai à Titan Quest ou autre? Car je vous avouerez que je n'ai rien compris à ce qui a suivi (Hellgate Tokyo au lieu de London, renaissance du jeu en Asie c'est bien ça ?).
#18

all_zebest
Héros

Si tu achètes la version physique, tu y joue en solo hors ligne. C'est tout, mais c'est bon !! (Je ne me rappelle pas s'il y avait du réseau local).
#19

Killpower
Gobelin

J'y ai joué en local mais il n'y a pas de reseau local juste du internet et comme les serveurs ont été coupés, il ne reste que du jeu en solo.




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