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Din’s Curse et son extension Demon War

par all_zebest 15 Jan 2012 17:15 14

Petit studio indépendant ayant déjà produit deux hack’n slash au concept radicalement différent, Soldak Entertainment continue sur sa lancée avec un titre publié en Mars 2010 et dont le maître mot est : imprévisibilité. Il sera suivi par une extension, Demon War, sortie en Février 2011, qui rajoute une classe et de nombreuses surprises. Alors, tenons-nous là un titre qui a su profiter de l’expérience de ses grands frères ?

Soldak est une entreprise familiale composée de Steven Peeler, programmeur, et de son épouse Delilah Rehm, scénariste. Ils ont recours aux services de graphistes et de musiciens indépendants pour leurs jeux qui sont comme la quintessence de la création vidéo-ludique indépendante : peu de moyens, mais des idées à foison. Alors que Depths of Peril  - voir ce test - leur premier titre, apportait des éléments de diplomatie au gameplay hack’n slash et que Kivi’s Underworld  se voulait plus « casual », c'est à dire tout public, Din’s Curse est un hack’n slash pur, dans la lignée de Diablo ou Sacred, mais qui reprend une des idées de Depths of Peril en la poussant encore plus loin : les événements aléatoires.

 


L’histoire d’une rédemption


Le scénario de Din’s Curse est le plus simple des jeux Soldak : vous avez mené une mauvaise vie et, au moment de mourir, le dieu Din vous ressuscite en pleine jeunesse et pleine forme, vous donnant une chance de vous racheter en le servant par une attitude altruiste. Vous voilà donc libre d’accepter, ou non, toutes les quêtes qui vous sont proposées par Din lui-même, dont l’avatar trône dans toues les villes, ou par n’importe quel PNJ où qu'il se trouve, y compris dans les souterrains creusés sous chaque localité du monde qui en génère aléatoirement à l'infini. Toutes les quêtes menées à bien pour le compte de Din font monter en niveau votre jauge de rédemption. Une fois le niveau 5 atteint, vous êtes libéré de toute malédiction et vous pouvez poursuivre la partie pour gagner des titres honorifiques et continuer à faire évoluer votre personnage.
Si vous prenez la peine de lire tout ce que vous racontent les personnages, il y a de quoi faire, dans ce monde riche qui est aussi celui de Depths of Peril et de Kivi’s Underworld. Des noms, des mythes y reviennent, et on saluera encore une fois le travail de Delilah Rehm. Et puis, avoir l’armure d’Eanlee, ça classe tout de suite un combattant !


Le paradis des options


Dès le début, le jeu prend toute son ampleur. Les titres Soldak sont faits par des gamers pour des gamers, avec amour, et les options sont un plus non négligeable réclamé par les fans. Vous pourrez donc tout reconfigurer : des options graphiques les plus poussées, même si le jeu peu gourmand tourne sur les configurations les plus modestes, au son, en passant par des options de jeu et de confort particulièrement riches, comme le verrouillage des infos sur les objets, le tri entre les bons éléments et la simple quincaillerie, les barres de vie au dessus des personnages et ainsi de suite. Ces options sont modifiables à tout moment.

 

 

Vient ensuite le temps de commencer la partie. Là encore, de nombreux choix sont proposés. D’abord la création du personnage : nom, sexe, et classe. Le jeu propose six classes de base (guerrier, roublard, ranger, prêtre, ensorceleur et conjurateur) avec chacune trois arbres de compétences, comportant chacun 10 compétences de classe fixes déjà maximisées : maniement d'armes, bonus passif etc. et 10 compétences optionnelles actives et passives parmi lesquelles choisir. Elles devront être achetées avec des points de compétence ET des pièces d’or, ce qui limite leur nombre en début de partie. Mais le joueur peut aussi opter pour une classe hybride, en choisissant deux arbres de compétences parmi ceux des autres classes. Deux arbres au lieu de trois, c’est le prix à payer pour créer un personnage original et spécialisé, par exemple un guerrier soigneur ou un élémentaliste nécromancien. Les combinaisons se montent à 141 et 196 si l’on ajoute l’extension. Que vous aimiez les combattants au contact ou à distance, les compétences actives ou passives, les tanks ou les roublards, avec ou sans familier, vous trouverez chaussure à votre pied et une expérience de jeu différente à chaque partie.



 
L’écran de création de personnage (avec les « Options avancées » de Demon War)



Une fois le personnage créé, en mode hardcore ou non, on définit les options de la ville dans laquelle va se dérouler la partie. Le niveau de départ des monstres, équivalent, inférieur ou supérieur à celui du héros, la présence ou l’absence d’invasions soudaines de la ville, un nombre de monstres inférieur mais plus redoutables au combat, ou le contraire, etc... Enfin, la partie peut commencer. Notez d’abord qu’à chaque ville libérée, on repasse par cet écran d’options, ce qui permet de rééquilibrer la difficulté et le défi selon ses envies du moment. Certaines fois, la ville s’avérera impossible à sauver et le joueur périra piteusement. Car le jeu est plein de surprises.


Des rebondissements en cascade


En effet, ce qui fait l’originalité du titre est le déclenchement aléatoire d’événements, négatifs pour la plupart. Des PNJ qui s’endettent, meurent de faim, se battent et parfois s’entretuent, c’est mauvais pour votre karma.



 
Une héroïne au look de camionneuse dans une grotte violette aux roches bleues et jaunes phosphorescentes, et des messages alarmistes qui vous inondent : pas de doute, vous êtes bien dans Din’s Curse !


Visuellement, c’est un peu funky, rétro mais lisible, avec des personnages légèrement anguleux, mais bien animés, une interface bricolée, des lumières qui évoquent plus une piste de danse qu’une grotte, des personnages en chemise ouverte et bottes de pirate (on n’est pas dans un MMO coréen) et la possibilité de passer ou non en mode 3D réelle ou de rester en 3D isométrique pure (tout comme dans Depths of Peril). Colorés, absurdes, les graphismes de Din’s Curse sont typiques de Soldak. On peut aimer ou détester ces graphismes techniquement un peu « en retard », mais ils sont lisibles en règle générale et assurent le boulot. En outre, l’optimisation du jeu est… parfaite et le jeu tourne sur toutes les configurations.

Le maniement du personnage à la souris évoque celui de Diablo. Il répond au doigt et à l’œil et les touches sont reconfigurables. Dans le souterrain situé sous chaque ville, vous trouverez des pièges, dont certains sont des annulateurs de magie !, des éboulements, des PNJ en visite ou des machines construites par des monstres pour avoir un impact sur le village : une machine climatique par exemple.

 



 
La ville est parfois mal entretenue, sans parler des intempéries, souvent envoyées par les machines climatiques des démons. Notons au passage le bonnet du joueur orné d’anneaux, du plus bel effet (capture de l'éditeur).



Tandis que vous trucidez gaiement du monstre et récupérez tout ce qui traîne (dans les sacs de votre inventaire), des avertissements vous parviennent sous forme textuelle : le village vient d’être envahi, untel va mourir de faim, etc... Vous avez très peu de temps pour rentrer au bercail. Pour cela, il faut trouver le portail de ville, remonter les étages par les escaliers (ce qui prend souvent un temps fou) ou activer votre pierre de téléportation utilisable une seule fois par ville ! Il va sans dire que vous arrivez bien souvent trop tard. Si un PNJ meurt, son business disparaît avec lui, ce qui est gênant s’il s’agit d’un marchand ou d’un donneur de quête (comme l’intendant par exemple) ; et si la quête que vous veniez de mener à bien vous a été proposée par celui qui vient de se faire tuer, vous devrez attendre qu’il ait un successeur, ce qui n’arrive pas nécessairement ou peut même dépendre de vous (via une quête), pour qu’elle vous soit payée ! A propos des quêtes, ces dernières sont classiques, mais parfois originales : vous devez certes tuer des monstres et jouer au coursier, mais aussi écraser des cafards en ville ou empêcher la construction d’un portail dimensionnel qui permettrait l’invasion de la ville. Tout doit se faire vite (mais vraiment ! ), car le monde évolue en temps réel, et des monstres que vous n’avez pas occis peuvent progresser, monter en grade parmi leurs pairs, s’organiser et lever une petite armée. Bref, la surprise et l’urgence sont constamment présentes, à moins bien sûr que vous n’ayez réglé les options de manière à transformer cette quête de rédemption haletante en promenade de santé. C’est vous qui décidez.


 
Votre personnage dispose de deux coffres en ville : un coffre individuel et un commun à tous vos personnages non-hardcore, ce qui permet les transferts d’objets.


Bien sûr, vous gagnez de l’expérience et des niveaux, ainsi que des points d’attributs (force, dextérité, vitalité, intelligence et esprit) et de compétence en nombre différent selon le niveau. Sans l’extension, le jeu a déjà un potentiel de (re)jouabilité extrêmement important, avec une tonne de loot (butin) à glaner, dont 7 degrés de rareté de pièces d’équipement (normal, commun, rare, set, élite, artefact et légendaire) et la possibilité de réassigner ses points de compétences (contre d’assez fortes sommes en pièces d’or). Parvenir à la rédemption vous coûtera plus d’une cinquantaine d’heures, et les quêtes secondaires sont générées infiniment. Le mode hardcore permet aussi des parties à la jouabilité différente, plus prudente mais non moins endiablée. Le multi n’est pas non plus oublié avec, là encore, diverses options. A titre d’anecdote, notons que des statistiques extrêmement poussées sont consultables à tout moment en cours de partie. Bref, la durée de vie est très élevée et la longueur d’une partie dépendra vraiment de la façon de jouer de chacun, les quêtes étant générées à l’infini. Une ville pourra donc prendre entre trois et cinq heures. Vous passez à la suivante quand Din estime que vous avez mené à bien suffisamment de quêtes importantes pour « sauver la ville ».


Pour ce qui est des regrets, on notera quand même le côté générique des décors : vous n’aurez pas ici l’équivalent des lieux célèbres d’un Diablo, mais le soin avec lequel tout s’agence et l’ambiance acharnée de la partie font passer cette petite déception. Notons enfin que le jeu est entièrement en anglais mais qu’un mod de traduction, réalisé par votre serviteur, est disponible pour le jeu et son extension.

 

 

L’extension Demon War


Cette extension mérite amplement son petit prix, soit  9,99 $, vu le contenu qu’elle rajoute : une nouvelle classe, le chasseur de démon, très efficace et stylée, des options de personnalisation de personnage,  composées surtout d'handicaps assez amusants, comme le mode « semi-hardcore » (pour les plus courageux mais pas téméraires), la nécessité de se nourrir ou le mode « Prima donna » dans lequel votre personnage ne porte que des armures de set, des tonnes de quêtes, des réactions de PNJ avec interactions augmentées, de nouveaux environnements, des succès à débloquer et une guerre entre les monstres et les démons qui se joue dans les souterrains. A l’occasion de vos quêtes, vous tomberez donc sur des affrontements. Libre à vous d’y prendre part et de tenter d’exterminer tout le monde ou de fuir sur la pointe des pieds, facilité si vous avez une compétence de furtivité. Enfin, des conditions aléatoires, malus ou bonus, sont ajoutées à chaque ville : situation de disette, habitants sociables, absence d’armurier, etc.

 

All_Zebest vous propose de mettre votre jeu en français - Patchs Fr

 

Le jeu, derrière ses graphismes à la fois ringards et cohérents, est une tuerie ! Tactique et bourrin, subtil et idiot à la fois, on y joue cinq minutes et cinq heures plus tard, on est toujours dessus en pensant : « encore cinq minutes ! ». Et on y revient de temps en temps. Bref, un jeu qui ne nous quitte pas. Doté d’un contenu monstrueux et d’une rejouabilité inégalée - à vous la joie des expérimentations de builds - il conviendra aussi bien au joueur occasionnel de bas niveau qu’au plus hardcorissime des gamers barbus, leur offrant une expérience de jeu sur mesure. En outre, il est assez facile de le modder, pour peu qu’on s’y connaisse en informatique.

Après un titre qui place la barre aussi haut, on ne peut qu’espérer que le prochain jeu de Soldak, Drox Operative, dont l’action est située dans l’espace, fasse aussi bien. 

LES PLUS
  • Cohérence visuelle
  • Jouablité optimale
  • Ajouts de l’extension
  • Evènements aléatoires
  • Rejouabilité énorme
LES MOINS
  • Scénario minimaliste, pour qui ne lit pas les dialogues et quête principale quasi-inexistante
  • Graphismes techniquement d’un autre temps
  • Décors sans lieux emblématiques
  • Bande son correcte, mais sans personnalité
  • Monotonie inhérente au genre

8/10

L'AVIS DE KILLPOWER

Même si visuellement le jeu ne paye pas de mine avec des graphismes flashy et carrés, on appréciera l'idée de protéger un village. Alors bien sur on est dans un hack'n slash et les quêtes infinies tiennent éveillées pendant un certains nombre d'heures. C'est surtout les différents mode de jeu qui font plaisir et le jeu est vriament sympa à plusieurs aussi. Un indy qui fait bien plaisir.

8/10

Commentaires (14)

#2

Megamat
Gobelin

<p>
Petit studio ind&eacute;pendant ayant d&eacute;j&agrave; produit deux hack&rsquo;n slash au concept radicalement diff&eacute;rent, Soldak Entertainment continue sur sa lign&eacute;e avec un titre dont le ma&icirc;tre mot est&nbsp;: impr&eacute;visibilit&eacute;.</p>
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Soldak est une entreprise familiale compos&eacute;e de Steven Peeler (&agrave; la programmation) et de son &eacute;pouse Delilah Rehm (au sc&eacute;nario). Ils ont recours aux services de graphistes et de musiciens ind&eacute;pendants pour leurs jeux qui sont comme la quintessence de la cr&eacute;ation vid&eacute;o-ludique ind&eacute;pendante&nbsp;: peu de moyens, mais des id&eacute;es &agrave; foison. Alors que Depths of Peril, leur premier titre, apportait des &eacute;l&eacute;ments de diplomatie au gameplay hack&rsquo;n slash et que Kivi&rsquo;s Underworld (voir notre test) se voulait plus &laquo;&nbsp;casual&nbsp;&raquo; (tout public), Din&rsquo;s Curse est un hack&rsquo;n slash pur, dans la lign&eacute;e de Diablo ou Sacred, mais qui reprend une des id&eacute;es de Depths of Peril en la poussant encore plus loin&nbsp;: les &eacute;v&egrave;nements al&eacute;atoires.<br />
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L&rsquo;histoire d&rsquo;une r&eacute;demption<br />
Le sc&eacute;nario de Din&rsquo;s Curse est le plus simple des jeux Soldak&nbsp;: vous avez men&eacute; une mauvaise vie et, au moment de mourir, le dieu Din vous ressuscite en pleine jeunesse et pleine forme, vous donnant une chance de vous racheter en le servant par une attitude altruiste. Vous voil&agrave; donc libre d&rsquo;accepter (ou non) toutes les qu&ecirc;tes qui vous sont propos&eacute;es, par Din lui m&ecirc;me, dont l&rsquo;avatar tr&ocirc;ne en ville, ou par n&rsquo;importe quel PNJ rencontr&eacute; en ville ou dans les souterrains creus&eacute;s sous chaque localit&eacute; du monde. Toutes les qu&ecirc;tes men&eacute;es &agrave; bien pour le compte de Din font monter en niveau votre jauge de r&eacute;demption. Une fois le niveau 5 rempli, vous &ecirc;tes libre de toute mal&eacute;diction et vous pouvez poursuivre la partie pour gagner des titres honorifiques et continuer de faire &eacute;voluer votre personnage.<br />
Si vous prenez la peine de lire tout ce que vous racontent les personnages, il y a de quoi faire, dans ce monde riche qui est aussi celui de Depths of Peril et de Kivi&rsquo;s Underworld. Des noms, des mythes y reviennent, et on saluera une fois encore le travail de Delilah Rehm. Et puis, avoir l&rsquo;armure d&rsquo;Eanlee, &ccedil;a classe tout de suite un combattant&nbsp;!<br />
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Le paradis des options<br />
C&rsquo;est d&egrave;s le d&eacute;but que le jeu prend toute son ampleur. Les titres Soldak sont faits par des gamers pour des gamers, avec amour, et les options sont un plus non n&eacute;gligeable r&eacute;clam&eacute; par les fans. Vous pourrez donc tout configurer, des options graphiques les plus pouss&eacute;es, m&ecirc;me si le jeu, peu gourmand, tourne sur les configurations les plus modestes, au son en passant par des options de jeu et de confort particuli&egrave;rement riches, comme le verrouillage des infos sur les objets, le tri entre les bons objets et la simple quincaillerie, les barres de vie au dessus des personnages etc. Ces options sont modifiables &agrave; tout moment.<br />
Vient ensuite le temps de commencer la partie. La encore, de nombreux choix sont propos&eacute;s. D&rsquo;abord la cr&eacute;ation du personnage&nbsp;: nom, sexe, et classe. Le jeu propose 6 classes de base (guerrier, roublard, ranger, pr&ecirc;tre, ensorceleur et conjurateur) avec chacune trois arbres de comp&eacute;tences actives ou passives assez nombreuses qui devront &ecirc;tre achet&eacute;es avec des points de comp&eacute;tence ET des pi&egrave;ces d&rsquo;or, ce qui limite leur nombre en d&eacute;but de partie. Mais le joueur peut aussi opter pour une classe hybride en choisissant deux arbres de comp&eacute;tences parmi ceux des autres classes. Deux arbres &agrave; au lieu de trois, c&rsquo;est le prix &agrave; payer pour cr&eacute;er un personnage original et sp&eacute;cialis&eacute;, par exemple un guerrier soigneur ou un &eacute;l&eacute;mentaliste n&eacute;cromancien. Les combinaisons se montent &agrave; 141 (196 si l&rsquo;on ajoute l&rsquo;extension). Que vous aimiez les personnages de contact ou les combattants &agrave; distance, les comp&eacute;tences actives ou passives, les tanks ou les roublards, avec ou sans familier, vous trouverez chaussure &agrave; votre pied et une exp&eacute;rience de jeu diff&eacute;rente &agrave; chaque fois.<br />
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L&rsquo;&eacute;cran de cr&eacute;ation de personnage (avec les &laquo;&nbsp;Options avanc&eacute;es&nbsp;&raquo; de Demon War)<br />
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Une fois son personnage cr&eacute;&eacute; (hardcore ou non), on d&eacute;finit les options de la ville dans laquelle va se d&eacute;rouler la partie. Le niveau de d&eacute;part des monstres, &eacute;quivalent, inf&eacute;rieur ou sup&eacute;rieur &agrave; celui du h&eacute;ros, la pr&eacute;sence ou l&rsquo;absence d&rsquo;invasions soudaines de la ville, un nombre de monstres inf&eacute;rieur mais plus redoutables au combat, ou le contraire etc. Enfin, la partie peut commencer. Notez d&rsquo;abord qu&rsquo;&agrave; chaque ville lib&eacute;r&eacute;e, on repasse par cet &eacute;cran d&rsquo;option, ce qui permet de r&eacute;&eacute;quilibrer la difficult&eacute; et le d&eacute;fi qu&rsquo;elle soul&egrave;ve selon ses envies du moment. Certaines fois, la ville s&rsquo;av&egrave;rera impossible &agrave; sauver et le joueur p&eacute;rira piteusement. Car le jeu est plein de surprises.<br />
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Des rebondissements en cascade<br />
En effet, ce qui fait l&rsquo;originalit&eacute; du titre est le d&eacute;clenchement al&eacute;atoire d&rsquo;&eacute;v&egrave;nements, n&eacute;gatifs pour la plupart. Des PNJ qui s&rsquo;endettent, meurent de faim, se battent et parfois s&rsquo;entretuent, c&rsquo;est mauvais pour votre karma.<br />
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Une h&eacute;ro&iuml;ne au look de camionneuse dans une grotte violette aux roches bleues et jaunes phosphorescent, et des messages alarmistes qui vous inondent&nbsp;: pas de doute, vous &ecirc;tes bien dans Din&rsquo;s Curse&nbsp;!<br />
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Visuellement, c&rsquo;est un peu funky, r&eacute;tro mais lisible, avec des personnages l&eacute;g&egrave;rement anguleux, mais bien anim&eacute;s, une interface bricol&eacute;e, des lumi&egrave;res qui &eacute;voquent plus une piste de danse qu&rsquo;une grotte, des personnages en chemise ouverte et bottes de pirates (on n&rsquo;est pas dans un MMO cor&eacute;en) et la possibilit&eacute; de mettre ou non en mode 3D r&eacute;elle ou de rester en 3D isom&eacute;trique pure (tout comme dans Depths of Peril). Color&eacute;s, absurdes, les graphismes de Din&rsquo;s Curse sont typiques de Soldak. On peut aimer ou d&eacute;tester ces graphismes techniquement un peu &laquo;&nbsp;en retard&nbsp;&raquo;, mais ils sont lisibles en r&egrave;gle g&eacute;n&eacute;rale et assurent le boulot. En outre, l&rsquo;optimisation du jeu est&hellip; optimale et le jeu tourne sur toutes les configurations.<br />
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Le maniement du personnage &eacute;voque celui de Diablo. Il r&eacute;pond au doigt et &agrave; l&rsquo;&oelig;il et les touches sont reconfigurables. Dans le souterrain situ&eacute; sous chaque ville, vous trouverez des pi&egrave;ges (dont certains sont des annulateurs de magie&nbsp;! ), des &eacute;boulements, des PNJ en visite ou des machines construites par des monstres pour avoir un impact sur le village&nbsp;: une machine climatique par exemple.<br />
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La ville est parfois mal entretenue, sans parler des intemp&eacute;ries, souvent envoy&eacute;es par les machines climatiques des d&eacute;mons. Notons au passage le bonnet du joueur orn&eacute; d&rsquo;anneaux, du plus bel effet (capture de l&rsquo;&eacute;diteur).<br />
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Pendant que vous trucidez gaiement du monstre et r&eacute;cup&eacute;rez tout ce qui tra&icirc;ne (dans les sacs de votre inventaire), des avertissements vous parviennent sous forme textuelle&nbsp;: le village vient d&rsquo;&ecirc;tre envahi, untel va mourir de faim, etc. Vous avez tr&egrave;s peu de temps pour rentrer. Pour cela, il faut trouver le portail de ville, remonter les &eacute;tages par les escaliers (ce qui prend souvent un temps fou) ou activer votre pierre de t&eacute;l&eacute;portation utilisable une seule fois par ville&nbsp;! Il va sans dire que vous arrivez bien souvent trop tard. Si un PNJ meurt, son business dispara&icirc;t avec lui, ce qui est g&ecirc;nant s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un marchand ou d&rsquo;un donneur de qu&ecirc;te (comme l&rsquo;intendant par exemple)&nbsp;; et si la qu&ecirc;te que vous veniez de mener &agrave; bien vous a &eacute;t&eacute; donn&eacute;e par celui qui vient de se faire tuer, vous devrez attendre qu&rsquo;il ait un successeur, ce qui n&rsquo;arrive pas n&eacute;cessairement ou peut m&ecirc;me d&eacute;pendre de vous (via une qu&ecirc;te), pour qu&rsquo;elle vous soit pay&eacute;e&nbsp;! A propos des qu&ecirc;tes, ces derni&egrave;res sont classiques, mais parfois originales&nbsp;: vous devez certes tuer des monstres et jouer au coursier, mais aussi &eacute;craser des cafards en ville ou emp&ecirc;cher la construction d&rsquo;un portail dimensionnel qui permettrait l&rsquo;invasion de la ville. Tout doit se faire vite (mais vraiment&nbsp;! ), car le monde &eacute;volue en temps r&eacute;el, et des monstres que vous n&rsquo;avez pas occis peuvent progresser, monter en grade parmi leurs pairs, s&rsquo;organiser et lever une petite arm&eacute;e. Bref, la surprise et l&rsquo;urgence sont constamment pr&eacute;sentes, &agrave; moins bien s&ucirc;r que vous n&rsquo;ayez r&eacute;gl&eacute; les options de mani&egrave;re &agrave; transformer cette qu&ecirc;te de r&eacute;demption haletante en promenade de sant&eacute;. C&rsquo;est vous qui d&eacute;cidez.<br />
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Votre personnage dispose de deux coffres en ville&nbsp;: un coffre individuel et un commun &agrave; tous vos personnages non-hardcore, ce qui permet les transferts d&rsquo;objets.<br />
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Sans l&rsquo;extension, le jeu a d&eacute;j&agrave; un potentiel de (re)jouabilit&eacute; extr&ecirc;mement important, avec une tonne de loot (butin) &agrave; glaner, dont des objets de set et la possibilit&eacute; de r&eacute;assigner ses points de comp&eacute;tences (contre d&rsquo;assez fortes sommes en pi&egrave;ces d&rsquo;or). Parvenir &agrave; la r&eacute;demption vous co&ucirc;tera plus d&rsquo;une cinquantaine d&rsquo;heures, et les qu&ecirc;tes secondaires sont g&eacute;n&eacute;r&eacute;es infiniment. Le mode hardcore permet aussi des parties &agrave; la jouabilit&eacute; diff&eacute;rente, plus prudente mais non moins endiabl&eacute;e. Le multi n&rsquo;est pas non plus oubli&eacute; avec diverses options, l&agrave; encore.<br />
A titre d&rsquo;anecdote, notons que des statistiques extr&ecirc;mement pouss&eacute;es sont consultables &agrave; tout moment en cours de partie.<br />
Et pour ce qui est des regrets, on notera quand m&ecirc;me le c&ocirc;t&eacute; g&eacute;n&eacute;rique des d&eacute;cors&nbsp;: vous n&rsquo;aurez pas ici l&rsquo;&eacute;quivalent des lieux c&eacute;l&egrave;bres d&rsquo;un Diablo, mais le soin avec lequel tout s&rsquo;agence et l&rsquo;ambiance acharn&eacute;e de la partie font passer cette petite d&eacute;ception.<br />
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Notons enfin que le jeu est enti&egrave;rement en anglais mais qu&rsquo;un mod de traduction, r&eacute;alis&eacute; par votre serviteur, est disponible pour le jeu et son extension.<br />
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L&rsquo;extention Demon War<br />
Cette extension m&eacute;rite amplement son (petit) prix (9,99 $) vu le contenu qu&rsquo;elle rajoute&nbsp;: une nouvelle classe, le chasseur de d&eacute;mon, tr&egrave;s efficace et styl&eacute;e, des options de personnalisation de personnage (surtout des handicaps assez amusants, comme le mode &laquo;&nbsp;semi-hardcore&nbsp;&raquo; (pour les plus courageux mais pas t&eacute;m&eacute;raires), la n&eacute;cessit&eacute; de se nourrir ou le mode &laquo;&nbsp;Prima donna&nbsp;&raquo; dans lequel votre personnage ne porte que des armures de set), des tonnes de qu&ecirc;tes, des r&eacute;actions des NPC qui interagissent davantage, de nouveaux environnements et une guerre entre les monstres et les d&eacute;mons qui se joue dans les souterrains. A l&rsquo;occasion de vos qu&ecirc;tes, vous tomberez donc sur des affrontements. Libre &agrave; vous d&rsquo;y prendre part (et de tenter d&rsquo;exterminer tout le monde) ou de fuir sur la pointe des pieds (ce qui est plus facile si vous avez une comp&eacute;tence de furtivit&eacute;). Enfin, des conditions al&eacute;atoires (handicaps ou bonus) sont ajout&eacute;es &agrave; chaque ville&nbsp;: ville en situation de disette, habitants sociables, absence d&rsquo;armurier etc.<br />
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Le jeu, derri&egrave;re ses graphismes &agrave; la fois ringards et coh&eacute;rents, est une tuerie&nbsp;! Tactique et bourrin, subtil et idiot &agrave; la fois. On y joue cinq minutes, et cinq heures plus tard, on est toujours dessus&nbsp;: &laquo;&nbsp;Encore cinq minutes&nbsp;!&nbsp;&raquo;. Et on y revient de temps en temps. Bref, un jeu qui ne nous quitte pas. Dot&eacute; d&rsquo;un contenu monstrueux et d&rsquo;une rejouabilit&eacute; in&eacute;gal&eacute;e (&agrave; vous la joie des exp&eacute;rimentations de builds), il conviendra aussi bien au joueur occasionnel de bas niveau qu&rsquo;au plus hardcorissime des gamers barbus, leur offrant une exp&eacute;rience de jeu sur mesure. En outre, il est assez facile de le modder, pour peu qu&rsquo;on s&rsquo;y connaisse en informatique.<br />
Apr&egrave;s un titre qui place la barre aussi haut, on ne peut qu&rsquo;esp&eacute;rer que le prochain jeu de Soldak, Drox Operative, dont l&rsquo;action est situ&eacute;e dans l&rsquo;espace, fasse aussi bien.</p>
#3

Maruk
Villageois

Oy !

Content de te voir par ici, all_zebest ;) Bonne continuation.
#4

all_zebest
Héros

Merci de votre soutien. J&#39;esp&egrave;re ne pas trop vous d&eacute;cevoir !
#5

Andariel
Grand chevalier

Je me suis mis comme défi de dénicher des coquilles dans ton texte histoire de te narguer (), mais ce fut peine perdue... Je peux pas test un uber prof comme toi

sinon merci pour ce trés sympathique test! T&#39;&#39;as, ma foi, une séléction de jeu qui me parle bien (on peut pas en dire autant de celle de Kill) et ça me tente vraiment bien ce ptit jeu.

Bon, là je suis déja pris avec Hellgate London comme hack, mais il y&#39;a de fortes chances que celui ci soit le suivant...

En éspérant revoir encore plus de tes tests...

ah par contre, dans les moins, il y&#39;a le point "Scénar" et le dernier "monotonie" qui n&#39;ont ptét pas leur place là bas, vu que c&#39;est un Hack &#39;n Slash donc c&#39;est assumé et y&#39;a pas à les en vouloir pour ça

Message édité pour la dernière fois le : 15/01/2012 à 23:34

#6

skoeldpadda
Seigneur

ah par contre, dans les moins, il y&#39;a le point "Scénar" et le dernier "monotonie" qui n&#39;ont ptét pas leur place là bas, vu que c&#39;est un Hack &#39;n Slash donc c&#39;est assumé et y&#39;a pas à les en vouloir pour ça

Comme on l&#39;a longuement exposé ici même au fil d&#39;échanges passionnés.
#7

all_zebest
Héros

Bonjour Andariel. Je te remercie. Le niveau d&#39;exigence fait progresser la science.

Par ailleurs, je viens tout juste de commencer &agrave; mettre ma biblioth&egrave;que de profil &agrave; jour. Peut-&ecirc;tre seras-tu surpris par mon &eacute;clectisme. Pour le sc&eacute;nar, je suis d&#39;accord, mais comme ce n&#39;est pas un site uniquement de hack&#39;n slash, je l&#39;ai mis par acquis de conscience. De plus, on aura compris que pour moi, la monotonie n&#39;est pas pr&eacute;sente.
#8

Killpower
Gobelin

T&#39;&#39;as, ma foi, une séléction de jeu qui me parle bien (on peut pas en dire autant de celle de Kill) et ça me tente vraiment bien ce ptit jeu.


Comment cela mes sélections de jeu ne sont pas fantastiques ? Tu veux parler des jeux en test ?

Pourtant ma bibliothèque de jeu est bien complête....

Message édité pour la dernière fois le : 16/01/2012 à 09:59

#9

Etienne Navarre
Gobelin

Bon bah d&egrave;s que possible, je saute dessus.

C&#39;est exactement tout ce que j&#39;attends d&#39;un bon hack&#39;n slash. J&#39;ai h&acirc;te de pouvoir tester &ccedil;a.

Tr&egrave;s bon test &eacute;galement.
#10

all_zebest
Héros

Merci Etienne ! Bon jeu &agrave; toi !
#11

Etienne Navarre
Gobelin

En tout cas, quand je m&#39;y mettrai, je sais qu&#39;une petite session multijoueurs pourrait me plaire.
#12

Maruk
Villageois

Ca pourrait m&#39;int&eacute;resser pour le multijoueur... J&#39;ai pas beaucoup jou&eacute; &agrave; Din&#39;s Curse depuis que je l&#39;ai. Par contre, pour m&#39;adopter en multi, faut poss&eacute;der de base un micro, et &ecirc;tre OK pour venir sur mumble ou autres truc vocal ;)
#13

Andariel
Grand chevalier

[quote name=&#39;skoeldpadda&#39; date=&#39;15/01/2012 - 23:10&#39;]

Comme on l&#39;a longuement exposé ici même au fil d&#39;échanges passionnés.[/quote]

Ouais, échange auquel j&#39;ai participé et où j&#39;ai même dis que j&#39;étais d&#39;accord avec ton blabla


Pour le scénar, je suis d&#39;accord, mais comme ce n&#39;est pas un site uniquement de hack&#39;n slash, je l&#39;ai mis par acquis de conscience. De plus, on aura compris que pour moi, la monotonie n&#39;est pas présente.

Ah ok, on se comprend, là on se comprend


[quote name=&#39;Killpower&#39; date=&#39;16/01/2012 - 09:58&#39;]


Comment cela mes sélections de jeu ne sont pas fantastiques ? Tu veux parler des jeux en test ? [/quote]

ouais, tes jeux en test sont fantastiques, des chefs d&#39;oeuvre du nanar

S&#39;il y&#39;avait pas eu ton article sur Troika, j&#39;aurais pensé que tu te faisais que ça


Pourtant ma bibliothèque de jeu est bien complête....

Ah ouais quand même, je viens de voir ça... Moi qui croyait que j&#39;en avais la plus grosse...



Sinon plus je reviens sur ce topic, plus ce jeu me tente... Et puis, une extension (et pas un foutu DLC) où il y&#39;a "Demon" écrit en gros caractères bien gras, je peux pas y résister longtemps

Message édité pour la dernière fois le : 16/01/2012 à 23:26

#14

Killpower
Gobelin

Et encore Andariel t&#39;a pas tout vu. Il n&#39;y a que les RPG, alors pour la grosseur .....

C&#39;est vrai que ce jeu est sympa surtout qu&#39;All_zebest a &eacute;t&eacute; jusqu&#39;&agrave; le traduire et &ccedil;a c&#39;est TOP pour les anglophones. Vivement le prochain test monsieur.
#15

all_zebest
Héros

Din&#39;s Curse fait son entr&eacute;e au catalogue de Steam. Plus aucune raison pour ne pas l&#39;acheter.




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