Vendredi 25 Septembre 2020, 08:18     Connectés : 3      Membres : 2


Mot de passe oublié ?

Pas encore de compte ?

The First Templar

par Caparzo 13 Mai 2011 09:18 6

Sortez vos épées, vos boucliers, vos tuniques marquées d'une croix sainte et préparez-vous à partir à la conquête du Graal avec The First Templar. Le sable chaud de la Terre Sainte du Moyen-Orient, les bûchers flamboyants lors du vendredi 13 mettant fin à l'ordre des Templiers, il n'y a pas à dire, cette période de l'histoire est une période passionnante avec son lot de rebondissements mais également son lot de mystères. Il est pourtant étonnant de voir très peu de jeux s'inspirant de cette période historique pour venir créer un scénario épique et original, mais rassurez-vous, The First Templar est enfin là. Ce dernier a toujours été présenté comme un action/RPG dans lequel le joueur dirige deux personnages avec par exemple la possibilité d'améliorer les statistiques de ces derniers, mais comme vous allez le voir The First Templar est avant tout un simple hack'n'slash. Voyons donc de quoi il retourne vraiment.

Une carte ne serait pas de refus

 

Tout débute en 1291 lorsque Celian et Roland décident de partir du château de Montségur dans le sud de la France pour aller à la recherche du Graal. On débute l'aventure directement sur l’île de Chypre en étant un peu perdu et en ne sachant rien sur les protagonistes de l'histoire. S'il y a vraiment un défaut dans The First Templar, c'est celui-ci : on se retrouve souvent dans des lieux n'ayant aucun rapport entre eux, - Chypre, une forêt, Acre - et en ne voyant aucunement la façon par laquelle nos deux templiers se déplacent, d'où une une transition de niveau très artificielle et linéaire. En quelques secondes, on se retrouve donc d'un bout à l'autre de la planète sans savoir grand chose, parce qu'en plus d'une mauvaise transition dans les niveaux, l'histoire du jeu est assez confuse. Au départ, on cherche le Graal mais on se retrouve très vite plongé dans un complot mené par les Inquisiteurs, mais nous continuons tout de même à rechercher le Graal. Bref, le scénario dans sa globalité ne tient pas en haleine, sauf vers la fin. Quoi qu'il en soit, les niveaux en eux-mêmes sont intéressants.

 

 
Le mode coopération en écran splitté

 

S'ils sont intéressants c'est pour plusieurs raisons. Tout d'abord et comme nous l'avons vu plus haut, ils sont très variés, cela nuit au déroulement de l'histoire globale mais au moins nous voyons du pays et on ne s’ennuie jamais en découvrant un nouveau niveau. Les objectifs sont, de plus, rarement les mêmes. Parfois, il s'agira de foncer dans le tas, d'autres fois le joueur devra user de son talent d'infiltration pour passer inaperçu à travers des dizaines de gardes. Lorsque le mode infiltration est activé, le petit radar se trouvant sur la gauche affiche le champs de vision des ennemis un peu comme dans un Commandos. Ce sont des phases très agréables à faire, même si elle ne sont pas compliquées et que les ennemis sont un peu aveugles.

Dans chaque nouveau niveau, ou chapitre de l'histoire, le joueur aura un objectif principal à réaliser, qui pourra évoluer au fur et à mesure de la progression dans le niveau. En plus, il devra réaliser tout un lot de quêtes secondaires non obligatoires mais pouvant rapporter des points d'expériences ainsi que des objets permettant de compléter des sets d'armes ou de vêtements. Parfois dans ces niveaux, et pour palier à une certaine monotonie pouvant arriver à certains moments, les développeurs de Haemimont ont jugé bon de rajouter des sortes de mini-jeux. Par exemple dans le chapitre d'Acre, le joueur devra utiliser des trébuchets pour éviter que les Sarrasins s'emparent de la cité. Toujours dans le chapitre d'Acre mais également dans d'autres chapitres, le joueur sera confronté à toutes sortes de pièges pouvant nous faire penser aux pièges mortels se trouvant dans Prince of Persia. Pour avancer il faudra être très prudent et habile, et utiliser à bon escient les deux personnages jouables pour activer et désactiver à tour de rôle les pièges. Quoi qu'il en soit, on s'ennuie que très rarement et c'est déjà pas mal dans un jeu vidéo.

 

   
"L'inventaire" permettant de changer de tenue ou bien d'arme

 

Un peu de violence ne fait jamais de mal

 

Si vous aimez prendre votre temps lors des combats, ce jeu n'est pas fait pour vous. En effet ceux-ci misent avant tout sur les réflexes du joueur pour créer au final des combats dynamiques et qui plus est, joliment chorégraphiés. Généralement dans un hack'n'slash, il suffit de matraquer le bouton pour se débarrasser de tous les ennemis à l'écran. The First Templar n'y échappe pas, même si le système de combo est très complet, trop complet ? J'ai beau aimer les jeux offrant beaucoup de possibilités, en jouant j'ai l'impression de devoir chercher sans arrêt les touches du clavier pour faire tel ou tel combo. Un exemple : pour faire une charge il faut appuyer une fois sur '2' puis en y appuyant de nouveau, le personnage terminera sa charge. Pour faire une attaque en cercle, il faut appuyer sur '1'. Pour faire un finish move ou bien pour activer certaines compétences spéciales il faut soit appuyer une fois sur 'W', soit maintenir appuyée la touche. Je ne parle même pas de tous les combos différents à faire à la souris. Dit comme ça, ça n'a pas l'air si gênant, mais une fois en jeu, on s'y perd facilement. L'utilisation d'une manette est ici conseillée pour un meilleur confort d'utilisation.

Visuellement les combats s'approchent du style que l'on avait pu voir dans Dragon Age 2. C'est impressionnant et rapide et il en ressort également un petit coté réaliste qui n'est pas désagréable, du moins au début du jeu. La difficulté allant en augmentant, les ennemis mettront de plus en plus de temps avant de mourir, donnant une désagréable impression à cause du contexte assez réaliste du jeu.

 

   
La page des compétences

 

En plus de ces combats, finalement pas si mal, une des grandes forces de The First Templar est de pouvoir y jouer en coopération, que ce soit via Internet ou mieux encore, via un écran splitté sur la même machine. Lors de la création d'une partie, on a le choix entre trois propositions : partie fermée, seulement avec des amis, ou accepter tout le monde. À partir de là, des joueurs pourront trouver votre partie via le menu multijoueur. Pour le coop sur un même écran il vous faudra être muni d'une manette Microsoft de type Xbox 360 puisque les autres manettes PC ne semblent pas fonctionner. Au cours d'une partie et en accédant au menu, une nouvelle option fait son apparition : la possibilité de splitter l'écran. On peut faire cette manipulation à tout moment, c'est à dire que l'on n'a pas besoin de quitter et de relancer une partie pour pouvoir y jouer à deux. Il faut par contre noter, comme vous pouvez le voir sur un des screenshots de cette page, que l'écran est sensiblement réduit ainsi que le nombre de FPS qui est divisé par deux. Si par contre vous décidez de faire le jeu totalement en solo alors n'ayez pas peur, l'IA et le système d'ordre du second personnage de l'équipe est vraiment efficace. Le joueur a bien entendu la possibilité de switcher entre les deux personnages.

 

Tuer avec style

 

Taper sur tout ce qui bouge c'est bien. Admirer les décors et tenter d'apprécier le scénario, c'est également respectable, mais quand un jeu dit avoir des mécaniques RPG, on aimerait en savoir plus à ce niveau là. C'est ce que je vais tenter de vous expliquer ici et croyez moi, ça ne va pas être bien compliqué. Commençons par la customisation des personnages. Celle-ci ne vous permettra pas d'accéder à un inventaire pou mettre sur votre personnage tel casque, ou bien telle paire de bottes. A la place, on se retrouve avec des sets prédéterminés. Pour pouvoir accéder à ces sets, le joueur devra trouver dans les différents chapitres du jeu des objets permettant de les former. Il y a deux types de sets, un pour les vêtements et un autre pour les armes. Vous aurez donc compris que pour débloquer un set, il va falloir débloquer dans un même chapitre, ou alors dans plusieurs, un certain nombre d'éléments et pouvoir enfin accéder aux nouvelles tenues ou aux nouvelles armes. Je précise tout de même que cela n'améliore en rien les statistiques de vos personnages.

 

   
C'est parfois esthétiquement réussi

 

Passons maintenant au système de compétences permettant d'améliorer votre personnage comme vous le voulez ou presque. Ce système se présente sous la forme d'un arbre de compétence présenté en forme de croix. En gagnant des points d'expériences au fil de l'aventure, vous pourrez débloquer les skills que vous désirez. Il y a des compétences améliorant la défense du joueur, d'autres ajoutant des points de vie supplémentaires ou bien augmentant la stamina qui se nomme ici "Zèle". Bien évidemment vous aurez également la possibilité de choisir des compétences vous permettant d'effectuer de nouveaux combos, mais ça ne va pas plus loin. Voilà donc à quoi se résume le coté RPG de The First Templar, autant dire que c'est très faiblard.

 

Le Moyen-Âge, c'est un peu moche finalement.

 

Alors que la mode pour cette année 2011 est d'utiliser de plus en plus Directx 11, le logiciel de Microsoft permettant des effets graphiques comme la tesselation, The First Templar semble avoir oublié en chemin ce qui rend attrayant un jeu : le graphisme. Ce dernier est donc à des kilomètres de la production actuelle en ce qui concerne le moteur graphique. Il vous suffit de jeter un œil sur les screenshots pour vous en rendre compte. Pourtant, et même si on peut faire largement mieux à notre époque, The First Templar arrive à nous proposer certaines zones de jeu visuellement sympathiques. Toutefois, le reste est vraiment très moyen avec des textures grossières, et un flou sûrement réalisé par un myope tellement c'est vilain par moment. Les sons et la musique sont du même niveau que les graphismes, c'est à dire potables mais pas extraordinaires. La palme revient au son s'activant lorsque le joueur brise le coup d'un garde en mode furtif, j'avais jamais entendu un tel son dans un jeu vidéo.

 

   
Le joli domaine de la famille Ibelin, eh bien c'est flou.

Voilà donc un jeu qui ne réjouira pas les fans de RPG puisque il ne propose en fait rien de concret à ce niveau-là, ni les fans de hack'n'slash qui le trouveront peut être trop faible. Pourtant The First Templar reste tout de même agréable à jouer et on se retrouve sur les derniers niveaux à vouloir avancer pour connaître le fin mot de l'histoire. Seuls les aficionados de cette période mêlant les croisades et la fin des Templiers trouveront leur compte en y jouant. Ah oui, un dernier détail qui a son importance à notre époque : j'ai terminé le jeu en 15 heures dans son niveau de difficulté le plus élevé.

LES PLUS
  • Coopération en écran splitté
  • Période historique intéressante
  • Combats fluides et dynamiques
  • Gestion du coéquipier pas lourdingue
LES MOINS
  • Graphismes passables
  • Mauvaise narration (surtout au début)
  • Quelques niveaux moins bons et répétitifs
  • On aurait aimé plus d'éléments RPG

5/10

L'AVIS DE MERCKS

Depuis longtemps intéressé par la période des croisades, j'attendais le titre d'Haemimont Games avec une certaine impatience. Hélas, The first templar ne tient aucune de ses promesses. Le titre est linéaire, le côté RPG est inexistant ou presque, et techniquement il a dix ans de retard. On se retrouve avec un bête hack'n'slash pourvu d'un scénario inintéressant, qui plus est vendu au prix fort. A réserver éventuellement aux fans purs et durs de cette période troublée... Une fois le titre en gamme "budget".

3/10

Commentaires (6)

#2

Lassal
Citoyen

J&#39;aime bien ce jeu, le plus gros reproche que je lui ferais, c&#39;est son prix.<br />
<br />
Ce jeu est pour moi un jeu tout à fait correct à 30€ grand grand max, au dessus de ce prix ça n&#39;en vaut pas la peine.
#3

Archon
Novice

Et bien, çà n&#39;a pas trainé <img src='http://www.rpgfrance.com/taverne/public/style_emoticons/<#EMO_DIR#>/super2.gif' class='bbc_emoticon' alt=':super2:' /><br />
<br />
Merci beaucoup pour ces détails et ces avis, c&#39;était très instructif.
#4

Redd
Seigneur

Vraiment pas fan des Hack n Slash (même diablo III ne me dit rien) donc je passerai mon chemin. Dommage, car le background est sympa.
#5

Andariel
Grand chevalier

Je pensais me le prendre, ayant renoncé à prendre Darkspore, mais les retours là aussi ne sont pas enchanteurs...Peut être que je devrais abandonner l&#39;idée et en profiter pour prendre The Witcher 2 plus tôt...Histoire de ne pas être le seul du forum à ne pas jouer à TW2 dans les jours qui viennent<br />
<br />
Merci Capa pour ce test très intéréssant, surtout avec l&#39;avis de l&#39;orc/templier en plus qui s&#39;en donne à coeur joie et qui veut dire beaucoup
#6

Killpower
Gobelin

Ce jeu a quand même un petit plus : c&#39;est la possibilité de jouer à deux sur le même écran sur le PC. Et c&#39;est plutôt rare en ce moment avant la venue de Dungeon siege 3 qui le fait en mieux.
#7

Caparzo
Seigneur

Et bien je ne sais pas trop quoi dire. Sur la démo de Dungeon Siege 3 je n&#39;ai pas apprécié la sensation des combats. Peut être qu&#39;en avançant dans le jeu ça évolue, mais au moins dans The First Templar les combats étaient appréciables dès le début du jeu malgré une petite difficulté à manier le tout avec le combo clavier/souris. C&#39;est tout de même beaucoup moins aberrant que sur Dungeon Siege 3 qui est vraiment catastrophique si on y joue pas avec un pad.<br />
<br />
Quoi qu&#39;il en soit je crois que l&#39;on ne peut pas vraiment comparer Dungeon Siege 3 à The Firt Templar et inversement. L&#39;un et un hack&#39;n&#39;slash prenant grandement la forme d&#39;un RPG, que ce soit avec sa vue presque tactique, son inventaire mais également avec les quêtes et les compétences bien plus évoluées que dans The First Templar. Ce dernier et un hack&#39;n&#39;slash que je qualifierai d&#39;aventure. On peut bel et bien choisir quelques compétences mais ça n’influe que très peu dans l&#39;évolution du personnage. De plus il est très dirigiste malgré le fait de pouvoir réaliser quelques quêtes annexes qui viennent se rajouter automatiquement au fil de l&#39;aventure.




Voir tous