Mercredi 14 Novembre 2018, 21:11     Connectés : 3      Membres : 2


Mot de passe oublié ?

Pas encore de compte ?

Call of Cthulhu

par Caparzo 30 Oct 2018 10:00 18

Faire éprouver aux joueurs une certaine horreur psychologique dans un jeu vidéo est quelque chose de très dur à réaliser. Majoritairement, les développeurs préfèrent choisir la méthode du jump scare qui consiste à faire apparaître de manière fugace, un élément horrifique faisant sursauter les joueurs. Toutefois et lorsque nous parlons de ce cher H.P. Lovecraft, il est inenvisageable d’utiliser cette seconde méthode. Après un Call of Cthulhu : Dark Corners of the Earth développé par Headfirst Productions qui avait raté son but sauf dans sa première partie, les Français de chez Cyanide Studio s’attaquent à leur tour à l’œuvre de Lovecraft avec le tout simplement nommé Call of Cthulhu.


Depuis maintenant quelques années, nous pouvons voir débarquer sur PC et consoles de plus en plus de productions s’appropriant directement le mythe élaboré par Lovecraft. Il a effectivement fallu attendre le 1er janvier 2008 pour que l’œuvre du bonhomme tombe enfin dans le domaine public et que nous nous écartions de ces productions s’inspirant de l’auteur horrifique, sans jamais réellement citer son œuvre. Il ne s’agit pas vraiment non plus d’une critique, puisque nous pouvons découvrir que ce soit tout aussi bien dans le cinéma, la littérature ou bien le jeu vidéo, d’innombrables créations très réussies s’inspirant du monde de Lovecraft. Cela fait également quelques décennies que cet univers ne vit pas seulement par le biais des œuvres de l’écrivain, mais aussi via la présence d’un jeu de rôle papier édité par Chaosium Inc. et portant le nom de Call of Cthulhu, ou L’Appel de Cthulhu en français. Ce dernier a permis de démocratiser auprès des gens cet univers si singulier et a certainement donné envie à un bon nombre de joueurs de découvrir l’auteur dont il est question dans ce test.
 

  

Là où tout commence.

 

Le jeu de rôle papier de Chaosium Inc. ne s’est pas non plus contenté de suivre les lignes tracées par Lovecraft. Il a effectivement su aux fils des années rendre cet univers plus dense, tout en laissant aux joueurs la possibilité d’incarner divers personnages dans des aventures pouvant tout aussi bien mettre en avant l’investigation, que l’action dans sa plus pure tradition pulp. Vous l’aurez compris, nous ne parlons pas ici d’une adaptation provenant directement d’un roman ou d’une nouvelle de ce cher Howard, mais bel et bien d’un portage utilisant les règles du jeu de rôle papier. Toutefois et même si une telle ambition aurait pu donner aux joueurs de nombreuses possibilités en ce qui concerne la création d’un personnage et la façon de le modeler tout au long de l’aventure, Cyanide a fait le choix de nous conter une histoire bien plus spécifique mettant en avant les péripéties du détective Edward Pierce.

 

Je suis d'ailleurs

 

L’aventure de Call of Cthulhu prend place au début du 20ᵉ siècle et plus exactement en 1924, une époque où le mysticisme avait encore toute sa place dans la société, avant de disparaître en partie face à une technologie et une science toujours plus avancées. Nous incarnons donc Edward Pierce, détective de Boston ne semblant être plus que l’ombre de lui-même depuis son retour de la guerre. Sa petite entreprise ne vole d’ailleurs pas très haut et les affaires, pourtant si nombreuses à cette époque, ne l’intéressent plus vraiment et notre bon détective préfère passer ses journées noyé dans l’alcool. Le cliché était donc presque parfait, mais il ne sera ici nullement question d’aller sauver une pulpeuse femme fatale, mais bel et bien d’enquêter sur la mystérieuse et atroce mort de la famille Hawkins. Non pas que cela ne réjouisse notre héros, mais les dettes bien trop nombreuses ont fini par ne plus lui laisser le choix.
 

  

L'ambiance qui se dégage de Cthulhu est excellente.

 

Ce n’est donc pas à Boston, mais sur une île du nom de Darkwater que vous passerez tout votre temps à enquêter sur cette triste disparition que ne semble pas accepter le père de Sarah Hawkins — l’épouse de Charles Hawkins particulièrement célèbre pour ses tableaux aux origines troublantes. Si vous vous posez la question, sachez que Call of Cthulhu ne se déroule aucunement dans un monde ouvert, mais nous propose à la place différents environnements se succédant de manière totalement linéaire sans que vous n’ayez aucun pouvoir décisionnel à ce niveau-là. Le tout début de l’aventure se déroulant dans le port de pêche de Darkwater nous permet de prendre en main notre personnage, d’apprécier sa vue à la première personne ayant le pouvoir de nous immerger encore plus dans la folie, et de découvrir également les différentes possibilités de gameplay qui s’offrent à nous. Se présentant avant tout comme un RPG d’investigation, le jeu ne laisse que très peu de place à l’action et vous devrez très souvent vous contenter de communiquer avec l’étrange population locale.

Bien qu’il s’agisse certainement de la principale qualité de Call of Cthulhu, les dialogues ne se montrent malheureusement pas bien nombreux du fait d’un nombre plus que réduit des PNJ. C’est d’autant plus dommage que les choix et conséquences pouvant utiliser vos compétences ne sont pas si déterminants que cela, alors que ce petit nombre aurait pu nous permettre de nombreuses possibilités rôlistiques. J’y reviendrai toutefois un peu plus loin dans ce test lorsque j’évoquerai plus en profondeur la partie RPG du soft. Le titre de Cyanide nous promène donc dans des environnements fermés dans lesquels nous devrons en apprendre plus sur les différents protagonistes du jeu en leur parlant, mais aussi enquêter sur cette fameuse mort dans la demeure des Hawkins. L’investigation nous permet ici d’observer divers objets, de collecter des indices plus ou moins surnaturels, ainsi que d’utiliser la capacité de Pierce de reconstituer des scènes provenant du passé.
 

  

Vous pouvez consulter votre journal pour vous remémorer les personnages.

 

Ces passages pas très exaltants, nous permettent d’en apprendre plus sur des personnages morts ou ayant été de passage dans un lieu et de tirer des conclusions, sans que le joueur ne puisse réellement influencer la balance d’une quelconque façon. Pour aller jusqu’au bout de l’assistanat, les développeurs ne nous laissent pas non plus le choix d’entrer à tout moment dans ces scènes. Vous pourrez y accéder lorsque l’option fera son apparition à l’écran sans que vous n’ayez à déterminer si telle ou telle pièce est importante à l’histoire. Pire encore, vous devrez effectuer toutes les actions prévues lors de la reconstitution d’une scène du passé pour pouvoir en sortir. Pour un jeu voulant mettre en avant l’investigation, il est tout à fait dommageable de voir que les développeurs ont fait le choix de soutenir le joueur jusqu’au bout au lieu de le laisser se creuser les méninges. Tout ceci me rappelle furieusement Murdered : Soul Suspect, qui avait à son tour rendu les scènes d’enquêtes d’une facilité sans nom.

 

La couleur tombée du ciel

 

Heureusement pour nous, ce gameplay bien trop facile est ici supporté par une excellente direction artistique, nous plongeant dans une horreur que j’aimerais voir plus souvent. Non pas que la partie technique de Call of Cthulhu soit très réussie, elle est tout juste d’un niveau acceptable nous permettant cependant d’y jouer en 4K facilement sur une GTX 1070 ou une Fury X, mais les développeurs ont su retranscrire toute l’ambiance émanant des écrits de Lovecraft. Que ce soit ce petit port de pêche aux ambiances lugubres et morbides, cette demeure des Hawkins immense où la mort semble rôder à chaque recoin, ou bien encore cet hôpital où la médecine de l’étrange semble avoir supplanté pour toujours la médecine traditionnelle, le jeu nous plonge dans une hallucination abominable. Les clichés sont parfois trops présents, voir même obligatoires pour satisfaire les joueurs, mais il s’agit indubitablement d’un des points forts du titre de Cyanide. Pour les plus vieux, le style visuel du jeu m'a fortement rappelé par moment celui de Alone in the Dark : The New Nightmare.
 

  

Tous les indices que vous trouvez s'ajoutent dans votre journal.

 

Tout au long de cette plongée vers la folie à laquelle nous ne pourrons pas réellement échapper – malgré les efforts du joueur de rester au maximum rationnel – nous pourrons également découvrir d’autres phases de gameplay plus ou moins intéressantes. De mini-puzzles viendront effectivement vous barrer par moment le passage, mais il vous suffira très souvent de quelques secondes ou minutes pour en venir à bout avec une facilité déconcertante. Oui, je parle de toi bateau avec tes mats rotatifs permettant d’ouvrir un coffre que j’ai résolu en trois secondes sans que je m’en rende compte. Toutefois et puisque la composante RPG est bel et bien présente, vous pourrez parfois essayer d’user de votre force ou trouver un objet adéquat pour tenter de forcer un mécanisme au lieu de résoudre l’énigme qui y est associée. D’autres fois, vous devrez également mettre en avant votre discrétion pour éviter des gardes lors de passages d’infiltration. Pas particulièrement difficiles, je n’ai pas grand-chose à redire sur ces passages.

 

Celui qui chuchotait dans les ténèbres

 

Venons-en maintenant à l’autre élément faisant de ce Call of Cthulhu ce qu’il est réellement. Je parle bien évidemment de cette fameuse partie RPG appartenant au jeu de rôle papier éponyme. Soyons immédiatement clair. N’espérez pas ici pouvoir admirer vos différentes statistiques, jeter un œil sur vos lancés de dés ou bien tout simplement personnaliser votre personnage à votre guise. Cyanide a fait le choix d’alléger au maximum les mécanismes de jeu et, même si la réussite de l’utilisation de vos compétences semble correspondre aux règles du JDR papier, aucune action ne vous sera montrée à l'écran dans le détail. Ce choix permet certainement au joueur lambda d’apprécier le protagoniste principal de la façon la plus simple qui soit, mais cela a tendance à faire grincer des dents l’amateur de jeu de rôle que je suis, même si je comprends totalement le choix des développeurs. Toutefois et puisque je ne suis pas mauvaise langue et alors que j’aurais pu m’arrêter là, regardons ensemble les quelques compétences que nous pouvons utiliser dans le soft.
 

  

Selon le niveau de vos compétences, vous pourrez choisir des dialogues/actions spécifiques.

 

Call of Cthulhu nous donne effectivement la possibilité de choisir et d’augmenter de façon totalement linéaire et ce sur cinq niveaux, de multiples compétences nous servant à de nombreuses occasions dans l’aventure. Que ce soit lors d’un dialogue ou bien lors de l’exploration d’un environnement, le jeu utilise systématiquement l’une ou plusieurs de ces compétences pour effectuer l’action demandée. Au cours d’une conversation avec un PNJ, vous devrez par exemple utiliser votre Éloquence pour que celui-ci vous permette d’accéder à une rue. Si vous n’y arrivez pas, alors d’autres options s’offriront à vous, mais ces dernières ne sont pas très nombreuses et se font de plus en plus rares au fur et à mesure que l’aventure progresse. En explorant un environnement, vous serez également emmené à utiliser vos compétences comme Investigation permettant de crocheter des serrures. La capacité Occultisme vous fera quant à elle en apprendre plus sur l’origine du mythe, au prix d’une chute vertigineuse vers une folie vous faisant perdre votre santé mentale. Celle-ci pourra également être perdue en observant des scènes épouvantables pouvant être obligatoires ou non, faisant apparaître de nouveaux traumas mentaux. Plus vous sombrerez dans la folie, plus votre personnage aura des facilités à accepter l’innommable.
 

  

Votre personnage reçoit des traumas mentaux lorsqu'il observe l'indicible.

 

Lors des dialogues et de l’utilisation de ces compétences, ces dernières ne seront pas forcément accessibles et subiront différentes règles que le jeu ne semble pas prendre le temps de préciser. Tout comme pour le jeu de rôle papier, utiliser une compétence semble s’effectuer ici via la Table de Résistance. Prenons l’exemple de la Force lors d’un échange verbal. Parfois, vous devrez effectuer un test de compétence pour pouvoir utiliser ladite compétence et espérer une réussite si votre niveau associé est assez élevé. D’autres fois, vous pourrez l’utiliser sans aucune condition lorsque votre niveau sera supérieur à celui de votre cible. Au contraire, d’autres occasions ne vous permettront tout simplement pas d’utiliser votre Force. Cela peut paraître totalement inoffensif comme choix, mais ne pas me montrer pourquoi j'obtiens une réussite ou un échec systématique, ou bien devoir passer par un test sans aucune précision supplémentaire, a eu le don de m'irriter lors des premières heures de jeu.
 

  

Les espaces réduits stressent Edward Reid et les compétences de notre détective.

 

Au-delà de ces compétences qui vous permettront d’effectuer différentes actions menant malheureusement à un résultat bien trop souvent similaire, vous pourrez également faire des choix qui viendront influencer l’histoire. À de multiples moments, un petit texte fera son apparition à l’écran vous indiquant que cette action aura des conséquences sur votre destin. Bien qu’il soit parfois vrai que des changements minimes aient lieu – comme un personnage qui se suicide au lieu de finir à l’asile – ces conséquences sont bien trop discrètes pour être appréciées. Lors de mon premier run que j’ai pu terminer en onze et malheureuse petites heures, j’ai fait le choix d’interpréter un personnage occultiste embrassant totalement le mythe. Lors du second, j’ai voulu rester censé et lucide jusqu’au bout en mettant cette fois-ci en avant la médecine légale. Si ce n’est quelques options ayant disparues lors de ma seconde partie à cause d’une santé mentale trop élevée, le reste du jeu s’est montrée monstrueusement similaire au premier essai. Seule la fin du jeu vous permettra réellement de faire de choix significatifs, mais ces derniers ne sont aucunement en lien avec les actions effectuées tout au long de l’aventure, ou bien alors de manière très légère.

 

Call of Cthulhu ne sait pas très bien sur quel pied danser. Jeu d’aventure à la première personne mettant en avant l’investigation, celle-ci se montre bien trop facile et n’offre aucun challenge au joueur. Vos méninges resteront bien au chaud et vous devrez vous contenter de suivre ce que Cyanide a souhaité vous montrer au moment souhaité, sans que vous n’ayez l’occasion de vous poser des questions sur les situations rencontrés. RPG adapté du jeu de rôle papier éponyme édité par Chaosium Inc, Cthulhu semble une fois de plus ne pas vouloir donner le pouvoir au joueur en lui permettant de façonner un personnage de son propre style. Les compétences utilisables ne viennent pas vraiment modifier les dialogues en profondeur et les choix et conséquences se montrent finalement bien trop discrets pour créer une véritable satisfaction.

Malgré tout, Call of Cthulhu reste tout à fait plaisant à jouer grâce à sa direction artistique réussie mettant en avant une ambiance poisseuse à souhait. Les différents environnements traversés font leur effet et les personnages ainsi que leur dialogues sont plaisants à écouter. L’histoire du jeu n’est quant à elle pas innovante, mais elle fonctionne de bout en bout et nous ressentons bel et bien la folie s’emparer de notre héros au fur et à mesure que les révélations s’enchaînent. Toutefois, sa faible durée de vie de dix heures semblent parfois précipiter la narration qui aurait mérité plus de temps pour s’épanouir. Le résultat et donc plus que mitigé puisque nous avons ici affaire à un jeu d’aventure de bonne facture, mais pêchant sur son investigation et sur sa partie RPG.

LES PLUS
  • Une histoire qui se suit sans déplaisir
  • Une ambiance nous plongeant au bord de la folie
  • Des personnages intéressants
  • Une direction artistique bien dans le ton
  • Des compétences pour notre personnage...
LES MOINS
  • ...compétences qui ne sont pas très bien exploitées
  • Des choix, mais trop peu visibles et avec des conséquences réduites
  • Une partie enquête ne laissant aucune liberté au joueur
  • Trop peu de PNJ à qui parler
  • Une durée de vie trop courte (10 heures)

5/10

Commentaires (18)

#2

Marcheur
Seigneur

Houla, coup dur. Très très dur.
Bon bah ce sera en promo, il faisait parti de ces titres que j'attendais pour cette fin d'année, triste mais les choses sont ainsi faites
#3

Poutounours
Villageois

Bref un jeu Cyanide quoi, on a l'habitude de leurs pétards mouillés.

Je sais pas pourquoi les gens attendent encore un miracle avec eux.

Ils ont des idées, mais elles sont toujours sous exploitées
Ils ont de l''ambition, mais pas l'éditeur ni les fonds qui vont avec.
#4

Gaek_Shao
Guerrier

Cyanide pour 4 jeux testés (Loki, Blood Bowl 1 & 2, Game of Throne RPG), 1 est excellent : Blood Bowl 2, et 1 est très intéressant malgré quelques gros défaut : Game of Throne RPG.

#5

delastone
Villageois

CoC ne m' avait deja pas convaincu avec ses videos et son zippo magique à la flamme eternel

Je lorgne depuis quelques semaines du coté d´un autre jeu.

Mon dernier espoir d'un jeu qui saura peut-être tirer le meilleur de l'univers de Lovecraft et avec des mecaniques de jeu interressantes :

https://store.steampowered.com/app/750130/The_Sinking_City/


Apres si ca marche pas non plus je crois que ca sera trés difficile d'interesser les studios pour faire des jeux basé sur cette oeuvre monumental.

Ou je reve dun cRPG basé sur le Jdr... Le fait de s' enteter sur des jeux FPS ou TPS est peut-être le probleme...
#6

delastone
Villageois

Cyanide pour 4 jeux testés (Loki, Blood Bowl 1 & 2, Game of Throne RPG), 1 est excellent : Blood Bowl 2, et 1 est très intéressant malgré quelques gros défaut : Game of Throne RPG.



Je te conseille Styx. plutôt sympatique.

Mais là recemment ca boulette un peu. Je me suis fait rembourser le dernier Space Hulk Tactic.
#7

Caparzo
Seigneur

Pour la petite histoire et puisque Delastone parle de The Sinking City, sachez que Frogwares à qui nous devons les Sherlock Holmes, devait travailler avec Focus Home Interactive sur un jeu Call of Cthulhu. À un moment donné, il semble y avoir eu une discorde entre l'éditeur et le développeur. Frogwares a donc claqué la porte ou s'est fait viré par ce dernier et en a profité pour aller monter de son côté son propre projet de jeu utilisant l'univers de Lovecraft.

Focus
n'a quant à lui pas lâché le morceau et a donné le projet à Cyanide. Finalement, nous nous retrouvons donc avec deux jeux utilisant des recettes similaires, tout en étant très différents. Là où Call of Cthulhu est très linéaire et utilise des environnements fermés, The Sinking City à quant à lui préféré mettre en avant un monde ouvert. Le jeu devrait également miser un peu plus sur l'action, même si l'enquête tiendra un rôle majeur.

Message édité pour la dernière fois le : 30/10/2018 à 16:41

#8

strelok
Novice

Dommage.

@Delastone
https://store.steampowered.com/app/779290/Stygian_Reign_of_the_Old_Ones/

En voici un, on verra l'an prochain.
#9

garrick75
Guerrier

Bon test et félicitation à l'auteur mais je tique sur un passage qui concerne pas vraiment le jeu mais plus une lacune niveau culture vidéoludique.

Après un Call of Cthulhu : Dark Corners of the Earth développé par Headfirst Productions qui avait raté son but sauf dans sa première partie, les Français de chez Cyanide Studio s’attaquent à leur tour à l’œuvre de Lovecraft avec le tout simplement nommé Call of Cthulhu.


Depuis maintenant quelques années, nous pouvons voir débarquer sur PC et consoles de plus en plus de productions s’appropriant directement le mythe élaboré par Lovecraft. Il a effectivement fallu attendre le 1er janvier 2008 pour que l’œuvre du bonhomme tombe enfin dans le domaine public et que nous nous écartions de ces productions s’inspirant de l’auteur horrifique, sans jamais réellement citer son œuvre. Il ne s’agit pas vraiment non plus d’une critique, puisque nous pouvons découvrir que ce soit tout aussi bien dans le cinéma, la littérature ou bien le jeu vidéo, d’innombrables créations très réussies s’inspirant du monde de Lovecraft.


En lisant ce passage, à moins d'avoir rien capté aux propos, j'ai l'impression qu'avant 2008, il n'y avait pas d'oeuvre concernant officiellement lovecraft en le citant et comme si dark conrner of the earth était la première.
Si c'est bien ce que j'ai compris, c'est une très grosse erreur.
L'oeuvre de lovecraft avait déjà fait l'oeuvre de nombreuses adaptation en jeu vidéo dans les années 90 en citant officiellement l'auteutr et en prenant ces oeuvres comme reférence et background des jeux.

On peut citer un titre immensément connu: Alone in the dark 1 qui incoproait directement du lovecraft dans les bouquins qu'on pouvait lire.
On peut citer 2 autres jeux très connus à l'époque se passant dans l'unviers de cthulhu: Prisoner of ice et shadow of the comet, 2 excellents titres d'infogrames comme alone.

Ces 3 titres sont des classiques et bien meilleurs au passage que dark corner qui a souffert des nombreuses années de retard dans son développement (il a frolé le vaporware à plusieurs reprises) et d'une orientation casualisé avec action and co pour plaire au public console.

Vous parlez que le jeu de rôle papier a permis à bon nombre de lecteurs de découvrir l'univers mais c'est plus les 3 jeux vidéos cités qui ont permis car niveau visibilité, même si le jeu papier est excellent, les ventes ne sont pas du tout comparable. Le jeu de rôle papier est une niche largement plus petite que les 3 jeux cités qui ont été des cartons à l'époque niveau vente.

CoC ne m' avait deja pas convaincu avec ses videos et son zippo magique à la flamme eternel

Je lorgne depuis quelques semaines du coté d´un autre jeu.

Mon dernier espoir d'un jeu qui saura peut-être tirer le meilleur de l'univers de Lovecraft et avec des mecaniques de jeu interressantes :

https://store.steampowered.com/app/750130/The_Sinking_City/


Apres si ca marche pas non plus je crois que ca sera trés difficile d'interesser les studios pour faire des jeux basé sur cette oeuvre monumental.

Ou je reve dun cRPG basé sur le Jdr... Le fait de s' enteter sur des jeux FPS ou TPS est peut-être le probleme...

Si on prend les derniers sherlocks et the sinking city risque de prendre en partie la même voie niveau gameplay, ce n'était pas très brillant.
A voir ce qu'ils vont en faire

Message édité pour la dernière fois le : 30/10/2018 à 23:44

#10

Caparzo
Seigneur

Ce que je dis pour 2008, c'est que depuis c'est la foire au niveau des adaptations. Lovecraft est pas mal utilisé alors qu'avant c'était moins le cas. Je sais très bien quels jeux ont existé dans les années 90, mais je n'allais pas m'amuser à les citer dans le test. Enfin, au moins tu auras éclairé la lanterne des moins connaisseurs de cet univers. :)
#11

GodOfNipples
Guerrier

Vous parlez que le jeu de rôle papier a permis à bon nombre de lecteurs de découvrir l'univers mais c'est plus les 3 jeux vidéos cités qui ont permis car niveau visibilité, même si le jeu papier est excellent, les ventes ne sont pas du tout comparable. Le jeu de rôle papier est une niche largement plus petite que les 3 jeux cités qui ont été des cartons à l'époque niveau vente.


Alors là, je ne suis pas tout à fait d'accord. En effet, j'ai toujours cru (entendu dire) que le jeu de rôle papier "L'Appel de Cthulhu" était ou avait été l'un des JdR les plus populaires et les plus joués. (Personnellemnt, c'est mon JdR préféré de tous les temps, et dans mon cas, c'est lui qui m'a fait découvrir l'oeuvre de Lovecraft).

Quant à Shadow of the Comet et Prisonner of Ice, je ne me souviens pas qu'ils avaient eu tant de succès que ça (c'était un peu des jeux de niche eux aussi), en tout cas certainement moins que le JdR papier !

Et pour Alone in the Dark, il a eu certainement plus de succès que les 2 autres jeux vidéos, mais, même si il s'inspire largement de Lovecraft, il n'y est pas directement lié.

Message édité pour la dernière fois le : 31/10/2018 à 13:59

#12

cabfe
Seigneur

Arf...
Un mois plus tôt, j'avais déjà cette crainte :
Ca peut être très efficace lors du premier run, mais il y a un risque que le 2ème ne casse la magie, comme avec les Telltale, si on se rend compte que tout revient au même au final.
Espérons que non !


Et finalement, c'est le cas.
Il est vrai que créer un jeu avec de vraies "routes" différentes est très difficile.
Je n'ai trouvé que des Visual Novels (qui ne se concentrent que sur l'histoire, donc) qui proposent de renouveler complètement le récit selon nos choix.
Dès qu'on met du gameplay, c'est une autre paire de manches.
#13

garrick75
Guerrier

Alors là, je ne suis pas tout à fait d'accord. En effet, j'ai toujours cru (entendu dire) que le jeu de rôle papier "L'Appel de Cthulhu" était ou avait été l'un des JdR les plus populaires et les plus joués. (Personnellemnt, c'est mon JdR préféré de tous les temps, et dans mon cas, c'est lui qui m'a fait découvrir l'oeuvre de Lovecraft).

En france tout du moins, si. Le jeu de rôle papier a toujours été un marché de petite niche en france. On était une petite catégorie à jouer aux jdr papier à cette époque et souvent vu comme des gens asociaux, bien plus que le joueur de jeu vidéo.
Aux usa, c'était différent vu que c'était le pays de naissance du jdr papier mais on parle de la france.


Quant à Shadow of the Comet et Prisonner of Ice, je ne me souviens pas qu'ils avaient eu tant de succès que ça (c'était un peu des jeux de niche eux aussi), en tout cas certainement moins que le JdR papier !

En france, c'est pourtant le cas.
A l'époque, le jeu d'aventure c'était du AAA visant le grand public de l'époque pas un marché de niche comme aujourd'hui.
Dans le monde, à vérifier mais niveau succès prisoner of ice a fait plusieurs centaines de milliers de vente ce qui est beaucoup et correspond à un jeu qui ferait aujourd'hui entre 5 et 10 millions de ventes niveau succès.

Aujorud'hui t'as rdr 2 et gta. A l'époque t'avais le dernier p'nc lucas arts, Myst, blade runner, under a killing moon qui rivalisaient sans peine avec doom, C&C, TES et consorts niveau vente.

Faut pas oublier que le plus gros jeu vendu des années 90 fut myst avec plusieurs millions de ventes et que les plus gros jeux d'aventure étaient dans ce qui se vendait de mieux avec le million voir plus pour certains comme blade runner. C'était tout sauf de la niche à cette époque et tous les très gros éditeurs comme Sierra (le plus gros éditeur au monde au milieu des années 90) ou activision investissaient massivement dans le genre.


Et pour Alone in the Dark, il a eu certainement plus de succès que les 2 autres jeux vidéos, mais, même si il s'inspire largement de Lovecraft, il n'y est pas directement lié.

https://www.youtube.com/watch?v=ysPPFxDW7rc
Les livres qu'on trouve font des références directes et non détrounées à cthulhu donc c'est plus qu'une inspiration directe.

D'après la page wikipedia qui cite un makinf of du jeu par Edge, ils avaient même acquis durant un temps les droits du jeu de rôle papier pour alone
https://en.wikipedia.org/wiki/Alone_in_the_Dark_(1992_video_game)#cite_note-EdgeMak-1
The game briefly acquired the Call of Cthulhu role-playing game license, but was ultimately denied it when Chaosium determined that the game was too simple to do justice to the rules of the pen-and-paper game

Message édité pour la dernière fois le : 31/10/2018 à 17:55

#14

delastone
Villageois

Ce que je dis pour 2008, c'est que depuis c'est la foire au niveau des adaptations. Lovecraft est pas mal utilisé alors qu'avant c'était moins le cas. Je sais très bien quels jeux ont existé dans les années 90, mais je n'allais pas m'amuser à les citer dans le test. Enfin, au moins tu auras éclairé la lanterne des moins connaisseurs de cet univers. :)


C est le gros probleme des oeuvres qui tombent dans le domaine publique et sur-exploitées. Un exemple que l´on peut citer pour comparer c' est celle de l' oeuvre monumental de Tolkien. Son univers est tres protegé par ses descendants et chaque média produit est scruté en details pour approbation. Et ce jusqu'en 2044. Du coup on peut voir géneralement des jeux trés sympa et respectueu de son travail (apres je ne parle pas de genre et chacun à ses gout et ses couleurs hehe). Mais le fan service est au rendez-vous car il n' y a pas du tout d' ajout au lore.

Le probleme avec Lovecraft c est que rien n' est plus protege pour tout ce qu' y a été produit avec 1923 et chacun fait ce qu' il lui plait... Du coup, tres personnellement, je trouve que depuis Alone in the Dark... ben y a rien vraiment de bien foutu en jeu video dans cet univers. (peut etre The Vanishing of Ethan Carter que j' adore)...

Un zine sympa pour les gens interessés : https://lovecraftzine.com/


#15

delastone
Villageois

Dommage.

@Delastone
https://store.steampowered.com/app/779290/Stygian_Reign_of_the_Old_Ones/

En voici un, on verra l'an prochain.


Oui j' ai vu celui la... mais... la direction artistique ne m'attire pas plus que ca. Je l'ai dans ma liste de jeu à suivre bien sur.









Dans un genre completement different il y a un jeu qui m' intrigue :) Cultist Simulator.

https://store.steampowered.com/app/718670/Cultist_Simulator/

Message édité pour la dernière fois le : 31/10/2018 à 19:38

#16

delastone
Villageois

Message supprimé le 01/11/2018
#17

GodOfNipples
Guerrier

@Garrick75

Eh bien, je ne sais, mais de mon expérience personnelle et de vécu, je connaissais beaucoup de joueurs de jeux vidéos et de jeu de rôle papier à l'époque, et, alors que la grande majorité connaissaient le JdR L'Appel de Cthulhu, beaucoup moins connaissaient Prisonner of Ice et Shadow of the Comet. Et je persiste à dire, que de ce que j'ai pu constater dans mon entourage, ces jeux vidéos n'étaient pas du tout "mainstream", et n'étaient certainement pas les GTA V et RDR2 de l'époque.

Quant à Alone in the Dark, ce n'est pas parce qu'il y avait des références à l'univers de Lovecraft, que c'était un jeu vraiment "Cthulhien". Sinon, dans ce cas, je crois que même dans Skyrim il y a des livres qui citent quelques Grands Anciens ! Je ne me souviens pas que le côté Lovecraftien d'Alone in the Dark était si étoffé que ça, mais ça remonte à y a pas mal de temps, je ne me souviens peut-être pas très bien.
#18

Caparzo
Seigneur

Dans les années 90, les point'n'click ont connu un très grand succès auprès du public. Prisoner of Ice et Shadow of the Comet ont bien entendu participé à cet élan, mais ce n'était pas vraiment les plus connus. Il faudrait plutôt parler des Monkey Island, des Chevaliers de Baphomet, de tous ces jeux Lucas Arts en général comme Full Throttle ou Indiana Jones, The Dig, etc. On pourrait également rajouter les Myst, Riven ou bien encore L'Amerzone.

Il ne faut pas non plus oublier que cette époque a également connu un très grand nombre de doom-like puis de quake-like. C'était la grande mode dans la seconde partie des années 90. L'arrivée des cartes 3D allait encore plus amplifier ce phénomène au détriment des point'n'click.

Enfin, tout ceci n'a pas grand chose à voir avec Cthulhu et son univers. D'ailleurs, mes nouvelles préférées de Lovecraft ne proviennent pas forcément du mythe. Il faut plutôt chercher du côté des nouvelles horrifiques comme Le temple, La peur qui rôde ou bien encore Les chats d'Ulthar et La quête onirique de Kadath l'inconnue.

Pour ce qui est d'Alone in the Dark et plus particulièrement de The New Nightmare, je suis en train de le refaire sur une de mes machine rétro avec un bel écran 4:3. L'ambiance est assez folle et les contrôles que j'avais à l'époque trouvé indigestes, passent beaucoup mieux de nos jours avec un configuration des touches modernes. L'effet de la lampe est toujours saisissant.

Message édité pour la dernière fois le : 31/10/2018 à 23:33

#19

Nehria
Citoyen

Je viens de finir Call of Cthuhlu et dans l'ensemble je suis de ton avis Caparzo. Pourtant avec ses défauts (et il y en a pas mal), j'ai apprécié de m'y plonger, surtout pour son ambiance et son histoire. Le reste est très anecdotique, pas spécialement de gameplay, trop scripté et pas de difficulté. Dommage, il y a de bonnes idées mais pas exploitées.
Bref à réserver pour ceux qui aiment surtout les jeux avec une bonne histoire et surtout attendre une bonne promo.




Voir tous