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ELEX

par Iosword 17 Oct 2017 10:00 169

En 1997 naissait Piranha Bytes, un studio qui, depuis sa création, ne ressemble à aucun autre. Connu pour deux trilogies, celles des Gothic et des Risen, seuls jeux à son actif, le studio a développé sa formule de jeux de rôle à l’ADN simulationniste. Si cette recette est un succès en Allemagne, le studio peine depuis plusieurs années à se faire une place auprès du grand public. D’une part, par son statut d’artisan, de fabriquant de double A, jeux au budget médian et aux équipes réduites – 25 personnes travaillaient au sein du studio en 2016 –, et d’autre part parce que la formule est unique au monde et se veut plus réaliste que ses concurrents. Si celle-ci apporte bien des avantages, et que celle qui écrit ses lignes a déjà déclaré son amour à ce savoir-faire unique, leur recette reste empreinte de rigidité et n’est ni facile d’accès, ni appréciable pour tous. Voici donc que sort enfin le dernier-né du studio, ELEX, un titre ambitieux qui, grâce à l’appui de THQ Nordic, se veut plus imposant que la trilogie des Risen, réel retour à l’open world et renouveau d’une formule certes excellente mais qui, avouons-le, tournait parfois en rond.

 

ELEX, ou le mélange des genres

 

Piranha Bytes rime donc avec classicisme : depuis 2001, date de sortie du premier Gothic, les univers présentés tournent autour de la fantasy – même si les Risen, à partir du second, amenaient aussi une forte touche caribéenne grâce à la piraterie –, des systèmes de jeu très similaires, des assets graphiques certes mis à jour mais réutilisées presque à outrance, ainsi qu’un même bestiaire, mêlant sanglier et raptor, que nous pouvons retrouver dans tous leurs titres. ELEX, lui, entend bouleverser la donne avec son univers atypique – bien que nous retrouvions bel et bien des sangliers et raptors mutants, que voulez-vous, on ne change pas une équipe qui gagne. Prenant place sur la planète de Malagan, semblable à la Terre sur bien des points, les développeurs s’aventurent dans un mélange des genres étonnant. En effet, Malagan a subi un cataclysme : l’arrivée d’une comète ayant bouleversé la faune, la flore, l’environnement et qui a manqué de peu d’exterminer la race humaine. Heureusement, nous avons la peau dure et, deux siècles plus tard, l’humanité est passée de la survie aux guerres intestines.

 

  

Monter dans ou sur des choses improbables pour prendre de jolis screens, voilà ma mission.

 

Il faut savoir que la comète a apporté avec elle l’Elex, une substance étrange et encore mal comprise qui sert à chacune des factions de manière bien différente. Les Berserkers le transforment en mana, les Clercs s’en servent pour alimenter leurs machines, les Hors-la-loi pour créer des stupéfiants améliorant certaines capacités physiques et les Albes, eux, le consomment directement pour gagner de la puissance aux dépens de leurs émotions qui sont alors inhibées. Comme le veut la tradition avec Piranha Bytes, ces clivages signifient bien plus qu’un simple usage de l’Elex, ils traduisent des philosophies différentes qui s’opposent et offrent une profondeur à chaque clan. Ainsi, les Berserkers sont convaincus que la technologie est responsable de tous les maux de Magalan, celle-ci doit être détruite et est interdite dans leurs rangs, eux vivent en harmonie avec la nature. De fait, l’Elex doit être transmuté en mana, ce qui leur permet d’user d’une magie particulière ainsi que d’alimenter des cœurs de monde, plantes étranges qui une fois nourries par cet Elex transmuté redonnent peu à peu vie au wasteland en réimplantant de la végétation.

Les Hors-la-loi sont bien plus pragmatiques, vivant dans la région désertique de Travar, les libertés individuelles sont sacrées et les entraves légales ne sauraient les emprisonner, puisque les seules lois existantes sont celles qui visent à faire tenir leur semblant de gouvernement, reposant sur la loi du plus fort. L’important reste avant tout le profit que celui-ci s’obtienne par le commerce, le vol ou bien d’autres délits et crimes. Les Clercs sont un peuple croyant, vénérant le Dieu Calaan dont les préceptes basés sur la sagesse les guident, mais sont aussi, paradoxalement, de grands scientifiques cherchant à comprendre l’ancien monde et usant de ses nombreuses merveilles technologiques, des armures hautes-technologies aux méchas. Reste donc les Albes, une faction née des Clercs et ayant rejeté Calaan pour rechercher le pouvoir, ceux-ci contrairement aux trois autres factions sont au cœur de l’intrigue principale sans que l’on puisse pour autant les rejoindre, notre personnage principal étant issu de leur rang.

Ils usent ainsi d’une technologie similaire à celle des Clercs, mais consomment aussi de l’Elex ce qui leur offre puissance physique et pouvoirs magiques – leur magie est très différente de celle des Berserkers – en échange de leurs émotions, vues comme une faiblesse et une entrave. Ne raisonnant donc que par la pure logique, ceux-ci estiment qu’ils doivent dominer le monde et exterminer les peuples libres – les trois autres factions – pour s’emparer de tout l’Elex existant, dans une cherche perpétuelle de puissance. Jax, notre protagoniste principal, est un commandant Albe qui se retrouve trahi par les siens, échappant de peu à sa tentative d’assassinat. Sevré d’Elex et redécouvrant, difficilement, le rôle des émotions, celui-ci devra se mêler aux peuples libres pour lutter contre son ancienne faction et essayer de comprendre les raisons de la trahison l’ayant laissé pour mort. À noter qu’une quatrième faction mineure existe : les Séparatistes Albes qui, s’ils consomment toujours de l’Elex, peinent à comprendre les conflits sans fin engendrés par leurs chefs et tentent donc de renverser leurs anciens dirigeants.

 

  

Le jetpack, tout gaz limité qu'il ait, est bien pratique

 

Tout ceci ayant été dit, il serait facile de voir ELEX comme un titre bordélique où des hippies technophobes attaquent à coup d’épée des méchas et fanatiques religieux armé d’armes laser et plasma, tandis que les Hors-la-loi seraient alors des raiders au rabais ayant un faible pour les armes à feu. Or, si ce cocktail peut sembler sordide à l’écrit, l’une des grandes qualités du titre est bel et bien son univers et la cohérence de celui-ci. Que ce soit pour narrer, via l’environnement et les commentaires de nos compagnons, l’histoire de Magalan avant la Chute ou pour faire passer le joueur de la fantasy au post-apo en passant par la science-fiction plus traditionnelle sans aucune peine. En effet, les factions sont bien caractérisées, et bien que chacune possède un territoire bien défini par un biome précis – forêts pour les Berserker, terres volcaniques pour les Clercs, wasteland pour les Hors-la-loi et contrées glaciales pour les Albes – tout a été pensé pour que rien ne sorte le joueur de l’expérience.

 

Ô vous, mes délices, mes chères factions...

 

Nous retrouvons aussi ce qui a fait le succès du studio, à savoir son écriture certes très crue mais aussi bercée de différentes réflexions – les membres de chaque faction ne formant pas un bloc d’idées monolithiques –, et ses quêtes entrecroisant les factions avec à la clé de nombreuses conséquences. En outre, le world design si particulier du studio, réaliste et accordant une grande importance à la topographie, fait de nouveau ses preuves. L’exploration n’est jamais lisse, toujours renouvelée et, puisque le terrain proposé aux joueurs joue sur le relief, les paysages sont toujours des compositions sublimes cachant de bien nombreux secrets, et ce malgré des bâtiments de l’Ancien Monde vite redondants et des environnements intérieurs au level design très réalistes et, de fait, pas forcément passionnants. De plus, les téléporteurs sont relativement rares et le joueur devra donc accepter de se déplacer en usant de ses seules jambes et de son jetpack – permettant aussi bien d’explorer des lieux inaccessibles autrement que d’éviter de nombreux combats avec des monstres bien plus puissants que le joueur en début de partie. Seul regret : la narration environnementale qui, si elle est bien présente, reste encore balbutiante et se reposant bien plus sur des textes à lire que sur l’environnement en lui-même.

ELEX met en place un vaste open world certes, mais, au contraire d’un Gothic 3, les centres de vie sont rares et s’il existe de nombreux PNJ cachés dans la nature, seules quatre villes s’offriront aux joueurs – trois grandes capitales de faction et une petite ville neutre. De fait, les conséquences, si elles existent bel et bien, n’ont pas un impact clairement visible sur le monde et la carte d’ELEX, si nous faisons fi de l’exploration, parait bien trop vaste pour le contenu scénaristique qu’elle accueille – le jeu se terminant en environ 50h en incluant la grande majorité des quêtes secondaires, soit environ autant que les Risen. Puisque le jeu de Piranha Bytes est un AA développé par moins d’une trentaine de personne cela s’explique facilement, mais reste regrettable tant le titre auraient pu offrir plus et creuser certaines thématiques bien plus en profondeur. L’autre défaut majeur d’ELEX est lié à ses factions : si celles-ci sont réussies, la presque totalité de leurs quêtes est accessible au joueur avant même que celui-ci ne choisisse celle dont il intégrera les rangs.

 

  

À gauche, il faut trouver l'ordre des goupilles. À droite, jouer à "froid ou chaud" avec des chiffres.

 

En effet, bien que les trois factions soient centrales et aient une place dans l’histoire, la trame principale tourne autour des Albes, du conflit entre ceux-ci et les Peuples libres, ainsi que de notre quête de vengeance. Aussi, rejoindre une faction est certes obligatoire, mais n’est qu’un moyen d’obtenir de nouvelles compétences, crafts et équipements exclusifs à chacune et si vous vous moquiez de la simplicité avec laquelle vous montiez en rang dans les guildes de Skyrim, votre rire sera ici bien jaune. Un défaut bien plus que regrettable, pour ne pas dire absolument majeur à mon sens, surtout de la part d’un studio qui jusqu’à présent avait réussi dans chacun de ses titres à créer une réelle expérience de jeu par faction, que ce soit sur le plan scénaristique ou sur celui des mécaniques de jeu. Heureusement, l’intrigue principale se révèle intéressante à suivre, et pleine de rebondissements – bien que certains twists soient bien mal amenés tant on les voit venir des heures à l’avance –, les quêtes secondaires sont pour la plupart très plaisantes et très peu de contenu FedEx est à signaler. Reste qu’ELEX est sans doute, et de loin, le jeu le moins rejouable des Allemands d’Essen.

Un autre problème majeur vient de la mécanique de froideur proposé par le titre. En tant qu’ancien Albe, vous redécouvrez peu à peu vos émotions et pouvez donc choisir d’agir de manière émotive ou de manière logique – pour simplifier, en sachant qu’un troisième choix neutre est souvent proposé et que les réponses émotives/logiques ne sont accessibles que si votre score de froideur le permet. Le problème de cette mécanique est qu’elle peut facilement enfermer le joueur selon l’ordre dans lequel il fait les quêtes, ainsi lors de mon run, j’ai été assez neutre tout en ayant un petit penchant humaniste. Seulement, ayant fait presque toutes les quêtes secondaires avant de rejoindre une faction et de réaliser celles liées aux compagnons, je me suis retrouvée à agir de la manière qui me paraissant bonne, le pragmatisme, et donc enfermé sans le vouloir dans un personnage purement froid et logique, sans pouvoir le contrebalancer par d’autres quêtes. Une conséquence involontaire et qui détermine des dialogues importants lors de la conclusion de l’histoire – et n'a presque aucune influence durant le reste du jeu.

 

  

Un exemple de choix de dialogue exigeant le positionnement du joueur.

 

En bref, je me suis retrouvée avec une fin que je ne désirais pas – et qui était par ailleurs en désaccord avec pas mal de choix de dialogues ou de quêtes effectuées précédemment – parce que j’étais resté un Albe pur-sang paraît-il. Puisque la très grande majorité des quêtes restent accessibles jusqu’à l’épilogue, je vous conseille de ne pas suivre mon chemin et de progresser parallèlement dans le contenu secondaire et principal. Avant de passer aux systèmes de jeu, arrêtons-nous un instant sur nos sept compagnons. Si des frères d’armes sont présents dans les jeux du studio depuis Risen 2, ils ont rarement été aussi bien implémentés. Leurs quêtes sont de réels arcs scénaristiques, pour certains assez copieux, ils ont des compétences diverses, commentent l’univers pour votre plus grand plaisir – je suis parfois revenue dans des lieux vidés de tout contenu pour savoir comment tel ou tel camarade de route allait réagir –, et surtout ils jugent vos actions et n’hésiteront pas à vous faire savoir si votre comportement vous déplait. Ceci étant dit, il reste regrettable que ceux-ci ne jugent votre relation, outre vox choix dans la trame principale, qu’à l’aune des choix que vous faites en leur compagnie, ce qui permet d’être aimé de tous même en incarnant un avatar détestable aux valeurs fondamentalement opposées aux leurs.

 

Bow versus rocket-propelled-grenade, round 1

 

Passons au système de jeu. Si l’expérience de jeu délivrée par ELEX est relativement éloignée des Gothic et Risen, il en est de même pour le système de jeu. Nous retrouvons dans celui-ci un système assez classique composé de cinq statistiques principales (Force, Constitution, Dextérité, Intelligence, Ruse) que vous pourrez augmenter à chaque niveau en y répartissant 10 points – sachant qu’au fur et à mesure le coût d’amélioration augmente. Vous gagnerez également des points d’apprentissage, un par niveau, qui vous permettront d’apprendre diverses compétences réparties dans plusieurs catégories. Tout d’abord, l’arbre de combat, dont les compétences vous permettent de maximiser vos dégâts avec différents types d’armes, de vaincre plus facilement les robots et les mutants, ou encore d’user de son jetpack pour des attaques aériennes. Notons qu'il n'est plus nécessaire d'apprendre à maîtriser divers types d'armes ou d'armures, seules vos statistiques prinicipales détermineront l'équipement que vous pourrez porter. Vient ensuite l’arbre de survie, offrant des compétences, là encore passives, augmentant votre résistance aux éléments ou votre armure, vous permettant de récolter des trophées sur les monstres, d’augmenter votre vie et votre endurance, ou encore d’afficher tous les points de téléportation de la carte.

L’artisanat, comme le veut son nom, vous permettra de crafter des potions, d’améliorer vos armes, d’y lier des gemmes, ou encore de crocheter et de pirater des coffres. Enfin, l’arbre de personnalité vous permettra de maximiser votre gain d’expérience lors des quêtes, en tuant des monstres ou encore en lisant des livres, mais aussi de marchander plus facilement, d’améliorer les capacités offensives de vos compagnons, ou encore, selon votre score de froideur, de gagner des bonus d’attaque pour différents types d’arme. En outre, le score total de chacun de ces quatre arbres vous permettra de débloquer de nouvelles options de dialogue. Enfin, chacune des trois factions principales dispose d’un arbre de compétence débloquant des crafts spécifiques ainsi que des compétences de faction. Les Berserkers vous donneront accès à la magie – avec des sorts aussi variés que l’invocation d’un loup spirituel, un sort d’aura toxique ou encore d’armure – ainsi qu'à l'enchantement de vos armes permettant de réaliser des attaques élémentaires. Les Hors-la-loi, eux, sont spécialisés dans la production de stupéfiants, les prods, aux effets divers et variés : résistance élémentaire, immunité aux altérations. En bons survivants du wasteland, ils vont permettront également de fabriquer des munitions et de démonter des armes.

 

  

Statistique et compétences. Et oui, l'interface est... Pour le moins immonde.

 

Notons que certaines autres prods seront à vendre chez des marchands, mais il vous sera impossible d’accéder à celles de l’arbre de compétence dédié. Enfin, les Clercs useront eux de pouvoirs psychiques allant de la suggestion – permettant, via des options de dialogues, d’influencer des PNJ – aux sorts de résistance élémentaire et aux phases pour s’éloigner des combats, ou encore un sort pouvant tromper la mort. Comme le veut la coutume, pour débloquer ces compétences, il faudra trouver des maîtres pour vous les apprendre, et les payer en monnaie sonnante et trébuchante. Malheureusement, ce système perd ici de sa superbe en matière de roleplay puisque les maîtres sus-cités ne commenteront plus vos choix de perks – le menu s’ouvre et vous cliquez, un point s’est tout – et que chacun pourra vous apprendre toutes les compétences de son arbre. Puisque vous êtes un Albe, vous pourrez également looter ou crafter – pour peu de trouver ou d’acheter les recettes – des potions d’Elex. Les petites vous rapporteront simplement de l’expérience, les moyennes vous offriront deux points de statistiques par potion, et les puissantes un point d’apprentissage.

En outre, il existe aussi des sorts Albes – sous la forme d’objets utilisables – vous permettant par exemple d’invoquer un drone de combat pour vous soutenir durant quelques dizaines de seconde, d’améliorer votre armure, de détecter les objets présents dans le décor, ou bien de repousser vos adversaires. Si la perte non négligeable de roleplay lors des phases d’apprentissage m’attriste, certains points ont, eux, subi des améliorations notables et bénéfiques. C’est, par exemple, le cas des combats. Le monde de Malagan étant varié, cela sera aussi le cas de votre attirail militaire : épée, hache à deux mains, lame-tronçonneuse, lance-flamme, fusil plasma ou laser, ou encore lance-roquette : nul doute qu’ELEX regorge d’un arsenal plaisant ; les armes à distance ayant, par ailleurs, plusieurs modes de tir. Ainsi, un fusil plasma ordinaire pourra aussi bien servir à lancer des munitions classique qu’une attaque EMP paralysant les robots, méchas ou drones pour quelques secondes, ou même à envoyer une boule de plasma interrompant les ennemis, voire les envoyant au sol. Et, si vous ne trouverez pas dans ELEX un feedback de TPS extraordinaire, il reste que les sensations de tir font leur boulot.

De plus, au corps à corps, les combats sont plus dynamiques, jouant une fois encore sur l’esquive et le contre. Le titre met en place des coups classiques et puissants en vous encourageant à varier les deux pour réaliser des combos. Chaque enchaînement chargera une barre débloquant une attaque spéciale, dépendante de votre arme. Les affrontements sont ainsi plus nerveux et bien moins rigides qu’avant, sans être pour autant totalement fluides. Lorsque nous parlions d’exploration, il y a quelques paragraphes, j’évoquais la possibilité de fuir et d’éviter les combats en usant de son jetpack : une obligation pour le joueur, surtout en début de partie. En effet, ELEX n’use d’aucun level scaling ; les ennemis, forts comme faibles, sont là où ils doivent être et n’hésiteront pas à vous anéantir d’une simple attaque. Aussi, courir dans tous les sens et vider la carte de son contenu ne se fera qu’au fur et à mesure des niveaux, et, même à la fin du jeu, il suffira que vous ayez plusieurs ennemis sur vous pour rapidement porter un genou à terre si vous bourrinez – ceux-ci interrompant vos séquences d'attaque lors des leurs, ce qui n’est pas forcément réciproque. Un équilibrage qui ne sera pas sans rappeller Gothic 3 et qui pourra facilement frustrer certains joueurs lors des premières heures de jeu, mais qui, en contrepartie, vous offrira une réelle et tangible montée en puissance.

 

  

Les sous-titres, c'est utile pour beaucoup, mais qui a décidé de les mettre là ?

 

Pour conclure, un point sur la partie technique. Il suffit d’un coup d’œil aux screens qui illustrent ce test pour s’apercevoir du gap graphique effectué entre Risen 3 et le dernier-né de Piranha Bytes. Bien sûr, le titre reste loin des standards AAA – logique, puisqu’il n’en est pas un –, mais reste très agréable à l’œil en ce qui concerne ses paysages. Les PNJ quant à eux sont bien moins réussis, en particulier les personnages féminins assez mal modélisés, et surtout certaines animations restent excessivement rigides – en particulier celles secondaires, comme la montée d’une échelle. Pour autant, le jeu est techniquement au niveau de nos attentes et, si sa direction artistique reste excessivement classique et peu inspirée, c’est bien les paysages et les compositions qui attirent notre rétine. Étonnamment pour un jeu Piranha Bytes, les bugs sont peu nombreux, sinon quelques problèmes de pathfinding concernant les compagnons et parfois les ennemis, et il est bien optimisé sur PC. La bande-son fait son office, sans être particulièrement marquante, et les doublages sont de bien meilleure facture que ceux de leur précédent titre, sans là encore être d’une qualité à couper le souffle. Le réel point noir technique est à chercher du côté de l'interface qui est catastrophique : ni ergonomique, ni belle, ni même lisible.

 

Version presse fournie par l'éditeur

Disons-le tout de suite, ELEX me laisse un sentiment mitigé. Si je ne peux nier la qualité de sa trame, son univers atypique et la minutie des développeurs sur le world design, ainsi que les diverses possibilités de gameplay offrant des styles de jeux radicalement différents, il n’est pas à la hauteur de certaines promesses. ELEX, selon les dires de ses créateurs, est leur titre le plus ambitieux depuis Gothic 3. Pourtant, je ne puis voir qu'un aveu d'échec dans ces factions réduites à peau de chagrin, dans son manque de rejouabilité, ou dans son contenu secondaire finalement vite bouclé comparativement à la taille de sa carte. Il semble également avoir perdu les phases roleplay liées au système de progression qui offraient une réelle identité aux titres du studio, et l'absence de villages et de bastions secondaires, certes cohérente avec le contexte, est cependant regrettable car ceux-ci sont nécessaires pour créer un monde tangible et vivant. En ce sens, oui, ELEX est malheureusement décevant.

Néanmoins, en cette année – et période – assez pauvre pour l’A-RPG occidental, ELEX reste l’un des titres à faire, et l’un des rares bons sur le marché. Il mérite le détour, ne serait-ce que pour découvrir son univers passionnant et vivre son exploration contemplative, ses dialogues et ses choix, mais aussi pour encourager un petit studio qui, pour la première fois depuis bien longtemps, sort de sa zone de confort. Car, bien entendu, le titre est loin d’être mauvais. Mais malheuresement, en désirant enfin renouveler sa formule, Piranha Bytes semble avoir mis sous le tapis certaines propositions de game design qui faisaient, pourtant, sa force.

LES PLUS
  • L'univers mêlant avec brio les genres
  • World Design et paysages contemplatifs
  • Système de jeu ayant fait ses preuves
  • Un arsenal varié
  • Trame principale
LES MOINS
  • Froideur mal implémentée
  • Factions ayant perdu de leur superbe
  • Un monde vaste, un contenu qui l'est bien moins
  • Une interface imbuvable

7/10

Commentaires (169)

#126

Marcheur
Seigneur

Les sons sont bizarres par contre, c'est vrai. La spatialisation est mauvaise, le bon son n'est pas forcément attribué au bon objet (près du village berserk à un moment on peut marcher dans une rivière, ben c'est des sons de marche, ou la pierre qui sonne creux)...

mais pour l'instant le jeu est jouissif. J'adore.


Le sound design est en effet un gros défaut.
#127

Caparzo
Seigneur

Pour le moment il s'agit de ma seule grosse critique : le son. En lui-même il n'est pas mauvais même si nous avons déjà pu entendre bien mieux ailleurs. Par contre, en ce qui concerne la spatialisation, le lancement des sons en fonction de l'environnement, de la pluie et j'en passe, il y a un sacré problème.
#128

Kerdh
Novice

Avec beaucoup de chance les ptits gars du Nexus nous corrigeront tout ça un jour. Ou de World of Gothic.
#129

Shaam
Grand chevalier

Shaam, sérieusement....


Je demande juste un minimum syndical, genre un minimum d'impact, d'impression de dégâts, en plus le gameplay jetpack+distance ça se voit que c'est pas fait pour, bref c'est pas punchy comme jeu, ca me rapelle les heures sombres de Fallen Earth.
Mais comment vous faites ? Moi je suis niveau 6 et j'ai encore mon pauvre arc du début
#131

Marcheur
Seigneur

Mais comment vous faites ? Moi je suis niveau 6 et j'ai encore mon pauvre arc du début


Niveau 6, je viens de trouver une armure de chasseur, j'ai une érection.
Je sais ou t'es alors, le chasseur et son apprenti teubé non ? Moi je venais de passer à la caisse pour en acheter une juste avant d'aller là bas et de la trouver...
D'ailleurs si t'es bien par là bas, si jamais t'as trouvé le téléporteur je suis preneur, j'ai tourné pas mal, me suis tapé les raptors en sournois (en hauteur avec mon arc et une petite quinzaine de flèches pour chacun ^^), trouvé le voleur d'elex dans le mausolée, mais rien dans cette partie au sud de la carte.
#133

Marcheur
Seigneur

Je sais ou t'es alors, le chasseur et son apprenti teubé non ? Moi je venais de passer à la caisse pour en acheter une juste avant d'aller là bas et de la trouver...
D'ailleurs si t'es bien par là bas, si jamais t'as trouvé le téléporteur je suis preneur, j'ai tourné pas mal, me suis tapé les raptors en sournois (en hauteur avec mon arc et une petite quinzaine de flèches pour chacun ^^), trouvé le voleur d'elex dans le mausolée, mais rien dans cette partie au sud de la carte.


Non j'ai voulu voir le monde donc je suis parti chez les hors la loi, je me réserve une grosse partie de la zone forestière pour plus tard, je m'économise le plaisir d'explorer cet espace divinement construit
#134

Kerdh
Novice

Plus j'y joue, plus j'adore. A chaque coin de texture, de forêt, de bâtiment, de personnage, je me dis que ça y est, c'est fini, maintenant je vais être déçu, c'est là que la merde dont j'ai tant entendu parler va jaillir.

Et toujours pas.

On est dans la droite lignée, dans l'idée, de Gothic 1. Du coup que Elex 2 soit déjà en préprod me met une demie molle s'ils nous préparent un gothic 2 like.
#135

Capodastre
Novice


bref c'est pas punchy comme jeu, ca me rapelle les heures sombres de Fallen Earth.

Salut.
C'est quoi l'idée de comparer un MMO avec un jeu solo ?

Message édité pour la dernière fois le : 22/10/2017 à 05:45

#136

Shaam
Grand chevalier

Bin justement, l'idée c'est qu'en jeu solo, j'ai jamais vu un TPS aussi naze qu'ELEX donc chuis obligé de piocher dans mon expérience MMOTPS, ou en général le filling est pas chouette. Mais ou l’intérêt est ailleurs hein (Fallen Earth etait cool) comme ELEX (qui est cool aussi :D).

edit :

5/10 dans Canard PC, "Mais finalement, le grand drame d'Elex, c'est d'arriver dans un monde post-Witcher 3. Malgré ses qualités indéniables, difficile de se contenter d'un jeu de rôle et action aussi brut de décoffrage après avoir connu le luxe...", pif ! :D

Message édité pour la dernière fois le : 23/10/2017 à 11:26

#137

D_Inquisitor
Guerrier

Vu les avis de certains sur TW3 ici, pas sûr que ça les aide beaucoup non ?
#138

Marcheur
Seigneur

Ils veulent vraiment qu'on l'ouvre le débat sur The Witcher 3 ? Parce que le "monde post Witcher 3" il a pas changé par rapport au monde post je ne sais quoi.
L'histoire du jeu de rôle en jeu vidéo ne s'est pas arrêté après le sacro-saint Witcher 3 que (presque) tout le monde s'accorde à louer les qualités... mais aussi à relever que niveau roleplay, bah c'est pas ça.

Ah et même en terme de gameplay The Witcher 3 n'avait rien "d'un luxe" et si on s'attaque à la construction des quêtes ainsi que la construction de son monde ouvert, on pourrait encore plus en discuter. The Witcher 3 triomphe sur la forme et la narration, mais en aucun cas ce qu'il fait en fait un genre de mètre étalon.

Bref, c'est chiant de lire toujours la même chose, ça n'empêchera pas Elex d'avoir son public, mais rapporter tous jeu de rôle qui sort à The Witcher 3 ou Skyrim, c'est vraiment gonflant à la longue, aussi gonflant que le fameux "c'est le dark souls du :insérerlegenre: ".
#139

Shaam
Grand chevalier

D'autant plus dur a lire pour moi qui peu pas piffer le jeu et ce sera la rengaine du ARPG pendant les prochaines années "oui mais c'est moins bien que The Witcher, tu comprends". Les jeux spiders y sont passés aussi...

Par exemple, le simple fait d'avoir des factions joignable en fait, pour moi parce ce que ça va criser, un bien meilleurs jeu que tout les Witchers du monde ou l'on entrave ta liberté dans une putain de vierges de fer, on peu reprocher bien des choses a ELEX mais il apporte une liberté de choix qu'aucun autre ARPG apporte.
Tu te sens libre de ta conception du monde et de tes actes et ça c'est vraiment le must du must pour un RPG
#140

Marcheur
Seigneur

D'autant plus dur a lire pour moi qui peu pas piffer le jeu et ce sera la rengaine du ARPG pendant les prochaines années "oui mais c'est moins bien que The Witcher, tu comprends". Les jeux spiders y sont passés aussi...

Par exemple, le simple fait d'avoir des factions joignable en fait, pour moi parce ce que ça va criser, un bien meilleurs jeu que tout les Witchers du monde ou l'on entrave ta liberté dans une putain de vierges de fer, on peu reprocher bien des choses a ELEX mais il apporte une liberté de choix qu'aucun autre ARPG apporte.
Tu te sens libre de ta conception du monde et de tes actes et ça c'est vraiment le must du must pour un RPG


Voilà, c'est une des raisons qui font que la comparaison est totalement biaisée.
J'ajouterais aussi que niveau construction de son open world, Elex est plus varié, plus accidenté et est un plaisir à explorer car il y a des choses à découvrir dans ce jeu qui te donne l'impression d'avoir découvert un trésor inestimable en trouvant une arme largement au dessus de ton niveau.
Dans The Witcher 3, y a pas, ou trop peu ça.
#141

Caparzo
Seigneur

The Witcher 3 brille par sa narration et sa mise en scène, mais en terme de RPG c'est tout de même très faible. Les choix ne sont pas aussi nombreux que ce que nous aurions pu espérer. Le role play est également limité puisque on incarne avant tout Geralt. Dans un jeu comme Mass Effect, Shepard est un personnage beaucoup plus ouvert. Je parle là de la personnalité du héros, mais ça va encore plus loin si je mentionne les compétences. Elex nous permet de façonner notre héros de la façon que nous souhaitons, Geralt quant à lui doit se contenter de son rôle.

Il en va de même pour l'exploration, celle de The Witcher 3 est à mon goût très ennuyeuse. Les environnements sont beaux et réalistes, mais finalement il n'y a rien à y faire ou presque. Le world design d'un Elex enterre celui d'un The Witcher 3. Lorsque je pénètre dans une forêt particulièrement sombre dans ce dernier, je remarque que l'ambiance est superbe, mais finalement je sais que je ne tomberais sur rien de particulier à l'intérieur. Tout l'inverse d'Elex qui réserve de nombreuses surprises à chacun des nouveaux lieux visités.

Bref, je ne dis pas que le jeu de CD Projekt RED est mauvais, loin de là puisqu'il est arrivé à faire de nombreuses choses que d'autres développeurs ont toujours rêvé de faire, mais ce troisième opus est beaucoup moins malléable dans son contenu qu'un Elex. Sur l'un on subi l'histoire, qu'on l'aime ou non, sur l'autre on la façonne nous même.

Je ne sais pas si on peut dire qu'il y aura un avant ou un après, mais dans le monde du RPG open world j'espère que The Witcher 3 ne deviendra pas un mètre-étalon, même si on peut s'y inspirer sur quelques points.

Message édité pour la dernière fois le : 23/10/2017 à 23:13

#142

D_Inquisitor
Guerrier

J'ose même pas en remettre une couche sur le fait qu'effectivement, avoir Géralt en perso imposé, ça commence très mal pour un "mètre étalon du RPG". Pas de perso custom chez moi, c'est déjà un très mauvais début, et assurément pas une future référence du genre. Ah ben si j'en ai remis une couche.
#143

Pixel
Novice

Ça fait plaisir de constater que bon nombre d'entre vous restent attachés à une forme de RPG qu'ils n'ont malheureusement pas retrouvée dans The Witcher 3, quelles que soient les qualités de ce dernier. Je rejoins notamment Carpazo sur la comparaison entre le world design de TW3 et celui d'un Elex. Il n'y a rien de pire qu'un monde que l'on « ouvre » à l'excès sans avoir suffisamment de matière pour le remplir. Au bout du douzième nid de goules détruit dans TW3, je savais déjà que je ne serais jamais récompensé de mes velléités d'exploration, là où les jeux Piranha Bytes savent entretenir cet attrait pour la découverte et la surprise. Voilà pourquoi je me suis ennuyé sur l'un, pourtant jugé très bon, alors que je me plais à parcourir l'autre, par ailleurs plus imparfait.
Le problème d'Elex, c'est qu'il n'a pas été jugé sur sa proposition, mais comparé avec la sacro-sainte référence, dont il ne fait hélas pas bon s'éloigner quand on est un RPG à la troisième personne.

PS : ah, et puis accessoirement, je ne trouve pas le système de combat d'Elex beaucoup plus pourri que celui de The Witcher 3 ; mais j'imagine que c'est une histoire de goûts :)
#144

Marcheur
Seigneur

Plus j'avance et améliore mon personnage et plus le système de combat me paraît honnête en effet, faute d'être bon.
#145

Shaam
Grand chevalier

Le système est bon, complexe et vaste, le rendu en jeu est passable, desservi par la technique (effet sonore/visuel, animation) et par un équilibrage fluctuant. Ca rend les combats frustrant malheureusement d'ou les notes GK, JVC, Canard PC et d'autres qui supporte mal la frustration après des ARPG plus fluides...

Ne pas jouer sa vie sur les combats des jeux PB c'est la première règle d'un jeu PB (j'avoue que desfois c'est dur :p).
#146

Munshine421
Garde royal

Vu de l'extérieur, Elex ne propose que du combat pour résoudre des quêtes basées sur le craft pour s'en sortir. La supposée liberté d'Elex ne reposerait que sur une expérience de simulation/survie du RPG dans sa plus simple expression là où une expérience scénarisée est bien supérieure à mon gout dans les choix de résolution de quêtes bien construites.

Bon si vous me cherchez mais il fallait pas me provoquer sur The Witcher 3.

Message édité pour la dernière fois le : 25/10/2017 à 11:21

#147

Marcheur
Seigneur

Vu de l'extérieur, Elex ne propose que du combat pour résoudre des quêtes basées sur le craft pour s'en sortir. La supposée liberté d'Elex ne reposerait que sur une expérience de simulation/survie du RPG dans sa plus simple expression là où une expérience scénarisée est bien supérieure à mon gout dans les choix de résolution de quêtes bien construites.

Bon si vous me cherchez mais il fallait pas me provoquer sur The Witcher 3.


Personne n'a provoqué quiconque en fait. On parle juste de comparatif stupide fait sur deux jeux différents, l'un étant un RPG plus classique dans le fond comme sur la forme qui mise sur la liberté et un monde bien construit ainsi que des quêtes impliquant concrètement le joueur dans le monde avec lequel il interragit et l'autre étant un RPG beaucoup plus light misant sur la narration et sur la mise en scène pour impliquer le joueur dans les histoires qu'il a à raconter.

L'un préfère suggérer et laisser le joueur construire une histoire, l'autre propose les siennes, deux visions, deux publics visés, ça n'empêche pas d'apprécier les deux sans pour autant se sentir obliger de les comparer, ce qui n'a pas de sens dans le cas présent.

Sinon je continue tranquillement mon petit bonhomme de chemin dans Elex. Après avoir sacrifié mon efficacité en combat au début de jeu afin de me garantir des boosts d'expériences et des compétences sociales pour mieux m'en sortir par la suite, j'ai enfin pu améliorer mon personnage de manière significative. Moi et Duras - mon gars sûr - on commence à se faire respecter dans le quartier et on dérouille du mob qui nous défonçaient en deux deux y a pas plus de cinq heures de jeux. Bref, la même joie que lorsque j'ai battu ma première bête cendreuse dans Risen, ou la même joie que j'ai eu lorsque j'ai enfin pu avoir mon armure de paladin dans Gothic 3. Bonheur intense, je vois le bout du tunnel après 20 heures à souffrir / apprécier l'impuissance de mon personnage, je me prépare à la deuxième phase : la conquête du monde d'Elex, en espérant que ça dure longtemps et qu'il y ait encore beaucoup de remparts.
#148

Munshine421
Garde royal

l'un étant un RPG plus classique dans le fond comme sur la forme ... l'autre étant un RPG beaucoup plus light


Justement si on ne veut pas faire de comparatif douteux entre deux jeux qui n'ont rien à voir, on peut pas sous-entendre qu'un RPG qui a une approche simulation survie, proche du jdr où le MJ improvise pour laisser une totale liberté d'exploration du monde aux joueurs mais où chaque erreur/mauvais jet de dé se paye cash, est plus RPG qu'un RPG qui a une approche de Jdr sur table plus proche des campagnes où le MJ a prévu un scénario dans sa campagne avec des PNJ importants en s'efforçant de ne pas tuer (pas tout de suite) ses joueurs qui déambulent dans la partie du monde réservé au scénario.


#149

Wolphoenix
Guerrier

Et on relance le débat sur ce qu'est un RPG ou ne l'est pas...

Un RPG c'est incarner un personnage, ce n'est pas parce que celui ci est imposé comme sur The witcher ou Final Fantasy que c'est un RPG plus light qu'un sur lequel on peut le créer de toute pièce comme un Elder's Scrolls (on peut bien en créer un sur un MMO et pourtant il ya souvent peu de dialogues et d'interaction avec les PNJs).

Quand vous jouez à un RPG grandeur nature ou un RPG papier, le personnage que vous incarnez, c'est vous qui décidez de son caractère, mais la plupart du temps vous vous imposez un background, une personnalité qui n'est pas la vôtre, pour vous dépayser, avoir l'impression que vous êtes quelqu'un d'autre. Et la c'est exactement pareil, vous êtes quelqu'un d'autre, même si vous n'avez pas choisi ce quelqu'un d'autre. Ça n'en fait pas moins un jeu de Rôle.
#150

hugon
Novice

Je suis nouveau ici et j'aurais une petite question :
J'ai regardé quelques vidéo sur YouTube, mais ça ne m'aide pas à savoir exactement ce que je veux et le Test ici ne répond pas à mes interrogations, il fait cependant mention d'une interface pas géniale (sur les images elle me plaît pas des masses d'ailleurs).

Est-ce que c'est confortable au Clavier-Souris (du moins autant que pour Gothic 3 et Risen 1 ?) ? J'avais adoré ces deux jeux, mais c'était à une époque où le Studio était un Studio de jeux Pc (Comme Bethesda, Bioware, Cd Projeckt et tant d'autres). Donc depuis 2010, je sais pas trop comment ça évolué à ce niveau-là pour eux.

Dans le cas où c'est un peu précaire avec le combo clavier-souris, c'est compatible avec un Pad Switch ? (c'est le seul que j'aie)

Merci de vos réponses ;)




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