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ELEX

par Iosword 17 Oct 2017 10:00 169

En 1997 naissait Piranha Bytes, un studio qui, depuis sa création, ne ressemble à aucun autre. Connu pour deux trilogies, celles des Gothic et des Risen, seuls jeux à son actif, le studio a développé sa formule de jeux de rôle à l’ADN simulationniste. Si cette recette est un succès en Allemagne, le studio peine depuis plusieurs années à se faire une place auprès du grand public. D’une part, par son statut d’artisan, de fabriquant de double A, jeux au budget médian et aux équipes réduites – 25 personnes travaillaient au sein du studio en 2016 –, et d’autre part parce que la formule est unique au monde et se veut plus réaliste que ses concurrents. Si celle-ci apporte bien des avantages, et que celle qui écrit ses lignes a déjà déclaré son amour à ce savoir-faire unique, leur recette reste empreinte de rigidité et n’est ni facile d’accès, ni appréciable pour tous. Voici donc que sort enfin le dernier-né du studio, ELEX, un titre ambitieux qui, grâce à l’appui de THQ Nordic, se veut plus imposant que la trilogie des Risen, réel retour à l’open world et renouveau d’une formule certes excellente mais qui, avouons-le, tournait parfois en rond.

 

ELEX, ou le mélange des genres

 

Piranha Bytes rime donc avec classicisme : depuis 2001, date de sortie du premier Gothic, les univers présentés tournent autour de la fantasy – même si les Risen, à partir du second, amenaient aussi une forte touche caribéenne grâce à la piraterie –, des systèmes de jeu très similaires, des assets graphiques certes mis à jour mais réutilisées presque à outrance, ainsi qu’un même bestiaire, mêlant sanglier et raptor, que nous pouvons retrouver dans tous leurs titres. ELEX, lui, entend bouleverser la donne avec son univers atypique – bien que nous retrouvions bel et bien des sangliers et raptors mutants, que voulez-vous, on ne change pas une équipe qui gagne. Prenant place sur la planète de Malagan, semblable à la Terre sur bien des points, les développeurs s’aventurent dans un mélange des genres étonnant. En effet, Malagan a subi un cataclysme : l’arrivée d’une comète ayant bouleversé la faune, la flore, l’environnement et qui a manqué de peu d’exterminer la race humaine. Heureusement, nous avons la peau dure et, deux siècles plus tard, l’humanité est passée de la survie aux guerres intestines.

 

  

Monter dans ou sur des choses improbables pour prendre de jolis screens, voilà ma mission.

 

Il faut savoir que la comète a apporté avec elle l’Elex, une substance étrange et encore mal comprise qui sert à chacune des factions de manière bien différente. Les Berserkers le transforment en mana, les Clercs s’en servent pour alimenter leurs machines, les Hors-la-loi pour créer des stupéfiants améliorant certaines capacités physiques et les Albes, eux, le consomment directement pour gagner de la puissance aux dépens de leurs émotions qui sont alors inhibées. Comme le veut la tradition avec Piranha Bytes, ces clivages signifient bien plus qu’un simple usage de l’Elex, ils traduisent des philosophies différentes qui s’opposent et offrent une profondeur à chaque clan. Ainsi, les Berserkers sont convaincus que la technologie est responsable de tous les maux de Magalan, celle-ci doit être détruite et est interdite dans leurs rangs, eux vivent en harmonie avec la nature. De fait, l’Elex doit être transmuté en mana, ce qui leur permet d’user d’une magie particulière ainsi que d’alimenter des cœurs de monde, plantes étranges qui une fois nourries par cet Elex transmuté redonnent peu à peu vie au wasteland en réimplantant de la végétation.

Les Hors-la-loi sont bien plus pragmatiques, vivant dans la région désertique de Travar, les libertés individuelles sont sacrées et les entraves légales ne sauraient les emprisonner, puisque les seules lois existantes sont celles qui visent à faire tenir leur semblant de gouvernement, reposant sur la loi du plus fort. L’important reste avant tout le profit que celui-ci s’obtienne par le commerce, le vol ou bien d’autres délits et crimes. Les Clercs sont un peuple croyant, vénérant le Dieu Calaan dont les préceptes basés sur la sagesse les guident, mais sont aussi, paradoxalement, de grands scientifiques cherchant à comprendre l’ancien monde et usant de ses nombreuses merveilles technologiques, des armures hautes-technologies aux méchas. Reste donc les Albes, une faction née des Clercs et ayant rejeté Calaan pour rechercher le pouvoir, ceux-ci contrairement aux trois autres factions sont au cœur de l’intrigue principale sans que l’on puisse pour autant les rejoindre, notre personnage principal étant issu de leur rang.

Ils usent ainsi d’une technologie similaire à celle des Clercs, mais consomment aussi de l’Elex ce qui leur offre puissance physique et pouvoirs magiques – leur magie est très différente de celle des Berserkers – en échange de leurs émotions, vues comme une faiblesse et une entrave. Ne raisonnant donc que par la pure logique, ceux-ci estiment qu’ils doivent dominer le monde et exterminer les peuples libres – les trois autres factions – pour s’emparer de tout l’Elex existant, dans une cherche perpétuelle de puissance. Jax, notre protagoniste principal, est un commandant Albe qui se retrouve trahi par les siens, échappant de peu à sa tentative d’assassinat. Sevré d’Elex et redécouvrant, difficilement, le rôle des émotions, celui-ci devra se mêler aux peuples libres pour lutter contre son ancienne faction et essayer de comprendre les raisons de la trahison l’ayant laissé pour mort. À noter qu’une quatrième faction mineure existe : les Séparatistes Albes qui, s’ils consomment toujours de l’Elex, peinent à comprendre les conflits sans fin engendrés par leurs chefs et tentent donc de renverser leurs anciens dirigeants.

 

  

Le jetpack, tout gaz limité qu'il ait, est bien pratique

 

Tout ceci ayant été dit, il serait facile de voir ELEX comme un titre bordélique où des hippies technophobes attaquent à coup d’épée des méchas et fanatiques religieux armé d’armes laser et plasma, tandis que les Hors-la-loi seraient alors des raiders au rabais ayant un faible pour les armes à feu. Or, si ce cocktail peut sembler sordide à l’écrit, l’une des grandes qualités du titre est bel et bien son univers et la cohérence de celui-ci. Que ce soit pour narrer, via l’environnement et les commentaires de nos compagnons, l’histoire de Magalan avant la Chute ou pour faire passer le joueur de la fantasy au post-apo en passant par la science-fiction plus traditionnelle sans aucune peine. En effet, les factions sont bien caractérisées, et bien que chacune possède un territoire bien défini par un biome précis – forêts pour les Berserker, terres volcaniques pour les Clercs, wasteland pour les Hors-la-loi et contrées glaciales pour les Albes – tout a été pensé pour que rien ne sorte le joueur de l’expérience.

 

Ô vous, mes délices, mes chères factions...

 

Nous retrouvons aussi ce qui a fait le succès du studio, à savoir son écriture certes très crue mais aussi bercée de différentes réflexions – les membres de chaque faction ne formant pas un bloc d’idées monolithiques –, et ses quêtes entrecroisant les factions avec à la clé de nombreuses conséquences. En outre, le world design si particulier du studio, réaliste et accordant une grande importance à la topographie, fait de nouveau ses preuves. L’exploration n’est jamais lisse, toujours renouvelée et, puisque le terrain proposé aux joueurs joue sur le relief, les paysages sont toujours des compositions sublimes cachant de bien nombreux secrets, et ce malgré des bâtiments de l’Ancien Monde vite redondants et des environnements intérieurs au level design très réalistes et, de fait, pas forcément passionnants. De plus, les téléporteurs sont relativement rares et le joueur devra donc accepter de se déplacer en usant de ses seules jambes et de son jetpack – permettant aussi bien d’explorer des lieux inaccessibles autrement que d’éviter de nombreux combats avec des monstres bien plus puissants que le joueur en début de partie. Seul regret : la narration environnementale qui, si elle est bien présente, reste encore balbutiante et se reposant bien plus sur des textes à lire que sur l’environnement en lui-même.

ELEX met en place un vaste open world certes, mais, au contraire d’un Gothic 3, les centres de vie sont rares et s’il existe de nombreux PNJ cachés dans la nature, seules quatre villes s’offriront aux joueurs – trois grandes capitales de faction et une petite ville neutre. De fait, les conséquences, si elles existent bel et bien, n’ont pas un impact clairement visible sur le monde et la carte d’ELEX, si nous faisons fi de l’exploration, parait bien trop vaste pour le contenu scénaristique qu’elle accueille – le jeu se terminant en environ 50h en incluant la grande majorité des quêtes secondaires, soit environ autant que les Risen. Puisque le jeu de Piranha Bytes est un AA développé par moins d’une trentaine de personne cela s’explique facilement, mais reste regrettable tant le titre auraient pu offrir plus et creuser certaines thématiques bien plus en profondeur. L’autre défaut majeur d’ELEX est lié à ses factions : si celles-ci sont réussies, la presque totalité de leurs quêtes est accessible au joueur avant même que celui-ci ne choisisse celle dont il intégrera les rangs.

 

  

À gauche, il faut trouver l'ordre des goupilles. À droite, jouer à "froid ou chaud" avec des chiffres.

 

En effet, bien que les trois factions soient centrales et aient une place dans l’histoire, la trame principale tourne autour des Albes, du conflit entre ceux-ci et les Peuples libres, ainsi que de notre quête de vengeance. Aussi, rejoindre une faction est certes obligatoire, mais n’est qu’un moyen d’obtenir de nouvelles compétences, crafts et équipements exclusifs à chacune et si vous vous moquiez de la simplicité avec laquelle vous montiez en rang dans les guildes de Skyrim, votre rire sera ici bien jaune. Un défaut bien plus que regrettable, pour ne pas dire absolument majeur à mon sens, surtout de la part d’un studio qui jusqu’à présent avait réussi dans chacun de ses titres à créer une réelle expérience de jeu par faction, que ce soit sur le plan scénaristique ou sur celui des mécaniques de jeu. Heureusement, l’intrigue principale se révèle intéressante à suivre, et pleine de rebondissements – bien que certains twists soient bien mal amenés tant on les voit venir des heures à l’avance –, les quêtes secondaires sont pour la plupart très plaisantes et très peu de contenu FedEx est à signaler. Reste qu’ELEX est sans doute, et de loin, le jeu le moins rejouable des Allemands d’Essen.

Un autre problème majeur vient de la mécanique de froideur proposé par le titre. En tant qu’ancien Albe, vous redécouvrez peu à peu vos émotions et pouvez donc choisir d’agir de manière émotive ou de manière logique – pour simplifier, en sachant qu’un troisième choix neutre est souvent proposé et que les réponses émotives/logiques ne sont accessibles que si votre score de froideur le permet. Le problème de cette mécanique est qu’elle peut facilement enfermer le joueur selon l’ordre dans lequel il fait les quêtes, ainsi lors de mon run, j’ai été assez neutre tout en ayant un petit penchant humaniste. Seulement, ayant fait presque toutes les quêtes secondaires avant de rejoindre une faction et de réaliser celles liées aux compagnons, je me suis retrouvée à agir de la manière qui me paraissant bonne, le pragmatisme, et donc enfermé sans le vouloir dans un personnage purement froid et logique, sans pouvoir le contrebalancer par d’autres quêtes. Une conséquence involontaire et qui détermine des dialogues importants lors de la conclusion de l’histoire – et n'a presque aucune influence durant le reste du jeu.

 

  

Un exemple de choix de dialogue exigeant le positionnement du joueur.

 

En bref, je me suis retrouvée avec une fin que je ne désirais pas – et qui était par ailleurs en désaccord avec pas mal de choix de dialogues ou de quêtes effectuées précédemment – parce que j’étais resté un Albe pur-sang paraît-il. Puisque la très grande majorité des quêtes restent accessibles jusqu’à l’épilogue, je vous conseille de ne pas suivre mon chemin et de progresser parallèlement dans le contenu secondaire et principal. Avant de passer aux systèmes de jeu, arrêtons-nous un instant sur nos sept compagnons. Si des frères d’armes sont présents dans les jeux du studio depuis Risen 2, ils ont rarement été aussi bien implémentés. Leurs quêtes sont de réels arcs scénaristiques, pour certains assez copieux, ils ont des compétences diverses, commentent l’univers pour votre plus grand plaisir – je suis parfois revenue dans des lieux vidés de tout contenu pour savoir comment tel ou tel camarade de route allait réagir –, et surtout ils jugent vos actions et n’hésiteront pas à vous faire savoir si votre comportement vous déplait. Ceci étant dit, il reste regrettable que ceux-ci ne jugent votre relation, outre vox choix dans la trame principale, qu’à l’aune des choix que vous faites en leur compagnie, ce qui permet d’être aimé de tous même en incarnant un avatar détestable aux valeurs fondamentalement opposées aux leurs.

 

Bow versus rocket-propelled-grenade, round 1

 

Passons au système de jeu. Si l’expérience de jeu délivrée par ELEX est relativement éloignée des Gothic et Risen, il en est de même pour le système de jeu. Nous retrouvons dans celui-ci un système assez classique composé de cinq statistiques principales (Force, Constitution, Dextérité, Intelligence, Ruse) que vous pourrez augmenter à chaque niveau en y répartissant 10 points – sachant qu’au fur et à mesure le coût d’amélioration augmente. Vous gagnerez également des points d’apprentissage, un par niveau, qui vous permettront d’apprendre diverses compétences réparties dans plusieurs catégories. Tout d’abord, l’arbre de combat, dont les compétences vous permettent de maximiser vos dégâts avec différents types d’armes, de vaincre plus facilement les robots et les mutants, ou encore d’user de son jetpack pour des attaques aériennes. Notons qu'il n'est plus nécessaire d'apprendre à maîtriser divers types d'armes ou d'armures, seules vos statistiques prinicipales détermineront l'équipement que vous pourrez porter. Vient ensuite l’arbre de survie, offrant des compétences, là encore passives, augmentant votre résistance aux éléments ou votre armure, vous permettant de récolter des trophées sur les monstres, d’augmenter votre vie et votre endurance, ou encore d’afficher tous les points de téléportation de la carte.

L’artisanat, comme le veut son nom, vous permettra de crafter des potions, d’améliorer vos armes, d’y lier des gemmes, ou encore de crocheter et de pirater des coffres. Enfin, l’arbre de personnalité vous permettra de maximiser votre gain d’expérience lors des quêtes, en tuant des monstres ou encore en lisant des livres, mais aussi de marchander plus facilement, d’améliorer les capacités offensives de vos compagnons, ou encore, selon votre score de froideur, de gagner des bonus d’attaque pour différents types d’arme. En outre, le score total de chacun de ces quatre arbres vous permettra de débloquer de nouvelles options de dialogue. Enfin, chacune des trois factions principales dispose d’un arbre de compétence débloquant des crafts spécifiques ainsi que des compétences de faction. Les Berserkers vous donneront accès à la magie – avec des sorts aussi variés que l’invocation d’un loup spirituel, un sort d’aura toxique ou encore d’armure – ainsi qu'à l'enchantement de vos armes permettant de réaliser des attaques élémentaires. Les Hors-la-loi, eux, sont spécialisés dans la production de stupéfiants, les prods, aux effets divers et variés : résistance élémentaire, immunité aux altérations. En bons survivants du wasteland, ils vont permettront également de fabriquer des munitions et de démonter des armes.

 

  

Statistique et compétences. Et oui, l'interface est... Pour le moins immonde.

 

Notons que certaines autres prods seront à vendre chez des marchands, mais il vous sera impossible d’accéder à celles de l’arbre de compétence dédié. Enfin, les Clercs useront eux de pouvoirs psychiques allant de la suggestion – permettant, via des options de dialogues, d’influencer des PNJ – aux sorts de résistance élémentaire et aux phases pour s’éloigner des combats, ou encore un sort pouvant tromper la mort. Comme le veut la coutume, pour débloquer ces compétences, il faudra trouver des maîtres pour vous les apprendre, et les payer en monnaie sonnante et trébuchante. Malheureusement, ce système perd ici de sa superbe en matière de roleplay puisque les maîtres sus-cités ne commenteront plus vos choix de perks – le menu s’ouvre et vous cliquez, un point s’est tout – et que chacun pourra vous apprendre toutes les compétences de son arbre. Puisque vous êtes un Albe, vous pourrez également looter ou crafter – pour peu de trouver ou d’acheter les recettes – des potions d’Elex. Les petites vous rapporteront simplement de l’expérience, les moyennes vous offriront deux points de statistiques par potion, et les puissantes un point d’apprentissage.

En outre, il existe aussi des sorts Albes – sous la forme d’objets utilisables – vous permettant par exemple d’invoquer un drone de combat pour vous soutenir durant quelques dizaines de seconde, d’améliorer votre armure, de détecter les objets présents dans le décor, ou bien de repousser vos adversaires. Si la perte non négligeable de roleplay lors des phases d’apprentissage m’attriste, certains points ont, eux, subi des améliorations notables et bénéfiques. C’est, par exemple, le cas des combats. Le monde de Malagan étant varié, cela sera aussi le cas de votre attirail militaire : épée, hache à deux mains, lame-tronçonneuse, lance-flamme, fusil plasma ou laser, ou encore lance-roquette : nul doute qu’ELEX regorge d’un arsenal plaisant ; les armes à distance ayant, par ailleurs, plusieurs modes de tir. Ainsi, un fusil plasma ordinaire pourra aussi bien servir à lancer des munitions classique qu’une attaque EMP paralysant les robots, méchas ou drones pour quelques secondes, ou même à envoyer une boule de plasma interrompant les ennemis, voire les envoyant au sol. Et, si vous ne trouverez pas dans ELEX un feedback de TPS extraordinaire, il reste que les sensations de tir font leur boulot.

De plus, au corps à corps, les combats sont plus dynamiques, jouant une fois encore sur l’esquive et le contre. Le titre met en place des coups classiques et puissants en vous encourageant à varier les deux pour réaliser des combos. Chaque enchaînement chargera une barre débloquant une attaque spéciale, dépendante de votre arme. Les affrontements sont ainsi plus nerveux et bien moins rigides qu’avant, sans être pour autant totalement fluides. Lorsque nous parlions d’exploration, il y a quelques paragraphes, j’évoquais la possibilité de fuir et d’éviter les combats en usant de son jetpack : une obligation pour le joueur, surtout en début de partie. En effet, ELEX n’use d’aucun level scaling ; les ennemis, forts comme faibles, sont là où ils doivent être et n’hésiteront pas à vous anéantir d’une simple attaque. Aussi, courir dans tous les sens et vider la carte de son contenu ne se fera qu’au fur et à mesure des niveaux, et, même à la fin du jeu, il suffira que vous ayez plusieurs ennemis sur vous pour rapidement porter un genou à terre si vous bourrinez – ceux-ci interrompant vos séquences d'attaque lors des leurs, ce qui n’est pas forcément réciproque. Un équilibrage qui ne sera pas sans rappeller Gothic 3 et qui pourra facilement frustrer certains joueurs lors des premières heures de jeu, mais qui, en contrepartie, vous offrira une réelle et tangible montée en puissance.

 

  

Les sous-titres, c'est utile pour beaucoup, mais qui a décidé de les mettre là ?

 

Pour conclure, un point sur la partie technique. Il suffit d’un coup d’œil aux screens qui illustrent ce test pour s’apercevoir du gap graphique effectué entre Risen 3 et le dernier-né de Piranha Bytes. Bien sûr, le titre reste loin des standards AAA – logique, puisqu’il n’en est pas un –, mais reste très agréable à l’œil en ce qui concerne ses paysages. Les PNJ quant à eux sont bien moins réussis, en particulier les personnages féminins assez mal modélisés, et surtout certaines animations restent excessivement rigides – en particulier celles secondaires, comme la montée d’une échelle. Pour autant, le jeu est techniquement au niveau de nos attentes et, si sa direction artistique reste excessivement classique et peu inspirée, c’est bien les paysages et les compositions qui attirent notre rétine. Étonnamment pour un jeu Piranha Bytes, les bugs sont peu nombreux, sinon quelques problèmes de pathfinding concernant les compagnons et parfois les ennemis, et il est bien optimisé sur PC. La bande-son fait son office, sans être particulièrement marquante, et les doublages sont de bien meilleure facture que ceux de leur précédent titre, sans là encore être d’une qualité à couper le souffle. Le réel point noir technique est à chercher du côté de l'interface qui est catastrophique : ni ergonomique, ni belle, ni même lisible.

 

Version presse fournie par l'éditeur

Disons-le tout de suite, ELEX me laisse un sentiment mitigé. Si je ne peux nier la qualité de sa trame, son univers atypique et la minutie des développeurs sur le world design, ainsi que les diverses possibilités de gameplay offrant des styles de jeux radicalement différents, il n’est pas à la hauteur de certaines promesses. ELEX, selon les dires de ses créateurs, est leur titre le plus ambitieux depuis Gothic 3. Pourtant, je ne puis voir qu'un aveu d'échec dans ces factions réduites à peau de chagrin, dans son manque de rejouabilité, ou dans son contenu secondaire finalement vite bouclé comparativement à la taille de sa carte. Il semble également avoir perdu les phases roleplay liées au système de progression qui offraient une réelle identité aux titres du studio, et l'absence de villages et de bastions secondaires, certes cohérente avec le contexte, est cependant regrettable car ceux-ci sont nécessaires pour créer un monde tangible et vivant. En ce sens, oui, ELEX est malheureusement décevant.

Néanmoins, en cette année – et période – assez pauvre pour l’A-RPG occidental, ELEX reste l’un des titres à faire, et l’un des rares bons sur le marché. Il mérite le détour, ne serait-ce que pour découvrir son univers passionnant et vivre son exploration contemplative, ses dialogues et ses choix, mais aussi pour encourager un petit studio qui, pour la première fois depuis bien longtemps, sort de sa zone de confort. Car, bien entendu, le titre est loin d’être mauvais. Mais malheuresement, en désirant enfin renouveler sa formule, Piranha Bytes semble avoir mis sous le tapis certaines propositions de game design qui faisaient, pourtant, sa force.

LES PLUS
  • L'univers mêlant avec brio les genres
  • World Design et paysages contemplatifs
  • Système de jeu ayant fait ses preuves
  • Un arsenal varié
  • Trame principale
LES MOINS
  • Froideur mal implémentée
  • Factions ayant perdu de leur superbe
  • Un monde vaste, un contenu qui l'est bien moins
  • Une interface imbuvable

7/10

Commentaires (169)

#76

Nehria
Citoyen

Bon, je vais un peu parler des mes premiers ressentis pour changer un peu le débat (pas taper, pas taper ;)).
Je ne suis pas surpris par le jeu niveau technique, nous pouvons constater que ce dernier est en retard de quelques années. Nous retrouvons bien l'aspect Risen, avec des mouvements du personnage assez rigide, des combats assez brouillons, quelques bugs de textures apparaissent aussi parfois mais sans gravité. Les personnages ne sont pas vraiment au top coté modélisation mais il y a eu pire. L'inventaire me fait penser à celui de Fragmented, pas vraiment esthétique mais on s'y fait.
Mais il faut arrêter de dire que le jeu est moche, bien sur si on le compare à The Witcher 3, il ne pas faire long feu, mais s'il vous plait il faut remettre les choses là où elle sont réellement !
Pour le moment, je rejoins dans l'ensemble l'avis de Iosword sur Elex... bref, j'aime bien le jeu

Pour ce qui est du test de Ex Serv, on voit bien dès le départ qu'il n'a pas envie d'y jouer, de plus l'humour de ce personnage me laisse perplexe... bref aucun intérêt !
J'ai l'impression que de nos jours, la presse spécialisée dans les jeux vidéos ressemble de plus en plus à ce que l'on peut voir sur certaines chaines TV. Pour se faire connaitre, et bien... il faut être méchant, agressif, insultant, faire le buzz comme certains le disent si bien. Il n'y a pas que Gamekult qui est dans ce cas là... malheureusement.
#77

jbbourgoin
Citoyen

Je ne veux pas basher sur ExServ, que j'apprécie d'ailleurs pour plein de raisons, mais j'ai le sentiment qu'il s'est fait une place dans le monde du journalisme de JV non pas grâce à une connaissance large du JV et de son histoire, mais parce qu'il était le spécialiste français de la franchise "Souls". Je pense qu'il est très très compétent dans les domaines du JV qui le botte, mais sortit de là il manque probablement d'un peu de distance.

Malgré mon problème personnel avec PB, je reconnais que sa note est injuste et, pour ce que j'en ai lu et vu, le jeu mérite beaucoup mieux.

J'ai été également étonné par les notes gog ( un peu, mais je me suis dit que le public GOG était habitué aux jeux au gameplay/design "vieux" ), mais surtout par celles de steam.

Je me demande si la stagnation du JV de ces dernières années ( aussi bien en terme de technique que de gameplay ), et le succès de jeux techniquement bancals ( PUBG, Conan Exile etc. ), n'ont pas rendus possible l'intéressement du public pour un tel jeu.

Contrairement aux années 90, et début 2000, ou nous nous attendions à recevoir une "claque" chaque année, les choses ont un peu changés sur ce point, et c'est plutôt une bonne chose pour ce type de jeux.

Bon, je l'avoue, coup de gueule passé, et malgré que je maintienne mes idées sur les points soulevés que je ne veux pas remettre sur le tapis, j'ai presque envie de rejouer à Gothic 3 et acheter Elex quand il sera en promo pour, quand même remercier PB pour ce qu'il y a de bien dans leurs jeux.

Car j'ai quand même vachement aimé Risen ...

Des bises tout le monde, désolé pour le coup de gueule ;)

Message édité pour la dernière fois le : 18/10/2017 à 11:26

#78

jbbourgoin
Citoyen

Modération : Pas de double post, la fonction "éditer" existe.

Message édité pour la dernière fois le : 18/10/2017 à 11:28

#79

micka321
Citoyen

Bon, je vais un peu parler des mes premiers ressentis pour changer un peu le débat (pas taper, pas taper ;)).
Je ne suis pas surpris par le jeu niveau technique, nous pouvons constater que ce dernier est en retard de quelques années. Nous retrouvons bien l'aspect Risen, avec des mouvements du personnage assez rigide, des combats assez brouillons, quelques bugs de textures apparaissent aussi parfois mais sans gravité. Les personnages ne sont pas vraiment au top coté modélisation mais il y a eu pire. L'inventaire me fait penser à celui de Fragmented, pas vraiment esthétique mais on s'y fait.
Mais il faut arrêter de dire que le jeu est moche, bien sur si on le compare à The Witcher 3, il ne pas faire long feu, mais s'il vous plait il faut remettre les choses là où elle sont réellement !
Pour le moment, je rejoins dans l'ensemble l'avis de Iosword sur Elex... bref, j'aime bien le jeu

Pour ce qui est du test de Ex Serv, on voit bien dès le départ qu'il n'a pas envie d'y jouer, de plus l'humour de ce personnage me laisse perplexe... bref aucun intérêt !
J'ai l'impression que de nos jours, la presse spécialisée dans les jeux vidéos ressemble de plus en plus à ce que l'on peut voir sur certaines chaines TV. Pour se faire connaitre, et bien... il faut être méchant, agressif, insultant, faire le buzz comme certains le disent si bien. Il n'y a pas que Gamekult qui est dans ce cas là... malheureusement.


Déjà faudrait que la presse spécialisée arrête de dire n'importe quoi et de noter n'importe comment. Mise à part le test de chez rpg france( je ne parle pas de la note mais du test en lui même ) ils sont complétement à l'ouest. Quand on voit comment ils notent certains titres, ABSOLVER en tête (tu te reconnais gamekult) faut arrêter le délire !!
Déjà faudrait que les testeurs aient eu la décence de se plonger réellement dans le jeu et pas de faire un test rapide entre deux pubgkikoololkevintamereelleesttropbonne
Autre chose les journalistes de chez jvcom, pour ce genre de jeu faut pas prendre des gars qui ont aucune expérience videoludique des titres des années 90 pour avoir un certain recul et le gout du chalenge. C'est bien beau de connaitre les GOTHICs et DAGGERFALL à travers Youteub faut il encore y avoir joué et les avoir terminé.

Message édité pour la dernière fois le : 18/10/2017 à 13:36

#80

jbbourgoin
Citoyen

C'est vrai, mais après il faut bien reconnaître qu'il va être de plus en plus difficile de trouver des journalistes qui ont joués et terminés les grands classiques des années 80/90 à mesure que les années passent et que la masse de jeux à connaître augmente exponentiellement.

Cependant, j'ai tendance à penser que de la même manière qu'on ne peut pas se dire spécialiste de la pop-rock sans connaître les classiques des années 60-80, il me semble effectivement difficile de parler sérieusement du jeu vidéo si on ne connaît pas un minimum les années 80-90 du JV qui sont, à mon sens, centrales en terme de développement du gameplay.

Mais bon, jv.com a-t-il vocation a faire de la critique de jeu-vidéo ? Je ne suis pas certains ... malheureusement.

Pour Gamekult je serai moins catégorique.
#81

Nallitsac
Guerrier

Cela vaut ce que ça vaut Iosword, mais en dépit de ma profonde aversion pour Fallout 4 ton test sur ce jeu explique très bien par la présentation de ses différents aspects en quoi il peut être source d’intérêt en fonction de ce que chacun y recherche. De même que dans ce test (et qui me fait vraiment hésiter sur la bête).
Ce qui finalement est (censé être) le but véritable de tout "test" cherchant à nous conseiller dans nos achats.
Et c'est effectivement quelque chose que je n'ai pas eu l'occasion d'observer beaucoup dans les critiques/tests de jeux sur le net.

Message édité pour la dernière fois le : 18/10/2017 à 14:21

#82

Rolala
Guerrier

Le soucis de GK c'est qu'ils descendent les RPG a petit budget, qu'importe le testeur, genre Choca avec Risen 3 ou Game of Throne le RPG c'est pareil, que de mauvaise notes..


C'est n'importe quoi. Chocapic aime les RPG AA et indépendants. Il n'a pas un grand amour pour les AAA et même en tant que youtubeur, il ne présentait quasiment que des petites productions. Ce Risen 3 méritait son avis, petit budget ou pas. C'est juste pas de chance pour lui.

Message édité pour la dernière fois le : 18/10/2017 à 15:36

#83

Pixel
Novice

Personnellement pour avoir une connaissance proche qui a fait partie de l'équipe rédactionnelle d'un site de jeu vidéo très connu pendant un petit moment (JVC.Com pour ne pas le citer...) je sais de son aveu même que les tests sont globalement biaisés par le fait qu'il n'y a aucune "consultation" ou forme de discussion en interne avant de valider la note du test d'un jeu (qui paradoxalement influencera la décision ou non d'acheter un jeu pour quelques dizaines de milliers de clients potentiel au bas mot...)


Bien que n'étant pas la connaissance en question, je confirme. Travail sans filet, responsabilité énorme. Il ne faut pas se louper.

Et chose aussi qu'il m'a dite c'est que plus d'une fois cela arrivait que ses collègues testeurs (lui aussi par manque de temps sur certains tests a faire dans l'urgence il l'a reconnu) mettaient une note plus ou moins "raccord" avec les notes à l'étranger qu'ils attendaient de voir tomber, avant de coller la même note à un point ou moins près et ainsi bacler rapidement un test de jeu sans se donner la peine de l'avoir lancé plus de 45 min - 1h max le temps de choper quelques screenshots rapidement pour étoffer leur "test".


Là par contre, ça ne correspond pas aux méthodes de travail que j'ai pratiquées et vu pratiquer en six ans passés à jeuxvideo.com. Je ne suis pas naïf, je sais fort bien que le testeur à qui l'on confie en catastrophe la review sur six supports d'un jeu de golf et qui ne connaît rien dans le domaine ira jeter un oeil sur la presse étrangère pour conforter ses impressions et éviter de sauter dans le vide. Mais je peux vous confirmer que dans la très grande majorité des cas, les jeux étaient testés avec sérieux et honnêteté (ce qui n'était, il est vrai, pas toujours simple dans le temps imparti). Après, comme dit plus haut, on n'est pas à l'abri de se louper, ou du moins, d'avoir un avis radicalement différent de la majorité. Et là ce qui manque, en effet, c'est un comité de rédaction.

Pour le reste, je suis entièrement d'accord avec le reste de ton message. Ok, Elex est vraiment moyen, même pour un Piranha Bytes. Mais le voir descendu sans tenir compte de ses qualités là même où l'on encense The Witcher III sans tenir compte de ses défauts (cf. le système de combat), ça sent un peu le lynchage gratuit. Maintenant, je m'y attendais, les "moqueries" autour du jeu ayant débuté dès sa présentation à l'occasion de l'E3 2016. L'overhype a son pendant (la dé-hype ?). Quand on pose les mains sur un jeu avec un gros a priori négatif, il y a de fortes chances que ses défauts nous sautent davantage à la figure. Le tout, encore une fois, c'est de ne pas occulter ses qualités. Et ceux qui adorent depuis longtemps les productions Piranha Bytes, les seules à perpétuer encore l'esprit de la saga des Ultima, leur en trouvent encore beaucoup en dépit de l'aspect vieillissant de la formule.
#84

Marcheur
Seigneur


Bien que n'étant pas la connaissance en question, je confirme. Travail sans filet, responsabilité énorme. Il ne faut pas se louper.

Là par contre, ça ne correspond pas aux méthodes de travail que j'ai pratiquées et vu pratiquer en six ans passés à jeuxvideo.com. Je ne suis pas naïf, je sais fort bien que le testeur à qui l'on confie en catastrophe la review sur six supports d'un jeu de golf et qui ne connaît rien dans le domaine ira jeter un oeil sur la presse étrangère pour conforter ses impressions et éviter de sauter dans le vide. Mais je peux vous confirmer que dans la très grande majorité des cas, les jeux étaient testés avec sérieux et honnêteté (ce qui n'était, il est vrai, pas toujours simple dans le temps imparti). Après, comme dit plus haut, on n'est pas à l'abri de se louper, ou du moins, d'avoir un avis radicalement différent de la majorité. Et là ce qui manque, en effet, c'est un comité de rédaction.

Pour le reste, je suis entièrement d'accord avec le reste de ton message. Ok, Elex est vraiment moyen, même pour un Piranha Bytes. Mais le voir descendu sans tenir compte de ses qualités là même où l'on encense The Witcher III sans tenir compte de ses défauts (cf. le système de combat), ça sent un peu le lynchage gratuit. Maintenant, je m'y attendais, les "moqueries" autour du jeu ayant débuté dès sa présentation à l'occasion de l'E3 2016. L'overhype a son pendant (la dé-hype ?). Quand on pose les mains sur un jeu avec un gros a priori négatif, il y a de fortes chances que ses défauts nous sautent davantage à la figure. Le tout, encore une fois, c'est de ne pas occulter ses qualités. Et ceux qui adorent depuis longtemps les productions Piranha Bytes, les seules à perpétuer encore l'esprit de la saga des Ultima, leur en trouvent encore beaucoup en dépit de l'aspect vieillissant de la formule.


Je reconnais là mon critique préféré de JV.com, la seule personne que je lisais, bien ou bien Pixelpirate ?
D'ailleurs vu que je te tiens sous la main et que l'un de tes derniers test sur JV.com était sur Risen 2 : Dark Waters, qu'as tu pensé du troisième comparativement, et quitte à être un peu chiant vu que je lis que tu as surement déjà tâté d'Elex, que penses tu de ce dernier même si j'ai l'impression que tu n'en es guère satisfait ?
#85

Iosword
Grand chevalier

Déjà faudrait que les testeurs aient eu la décence de se plonger réellement dans le jeu et pas de faire un test rapide entre deux pubgkikoololkevintamereelleesttropbonne




Ah... merde... je savais pas que c'était incompatible... Qu'est-ce que je fais, je refais le test ? Oui, c'était du troll gratuit, parfois ça fait du bien.
#86

blitosaure
Citoyen

Petite question sur la rejouabiité, vous êtes vraiment beaucoup à refaire des jeux ?

Perso je n'en ai ni le temps ni l'envie. Cela m'est arrivé quelques fois sur certains jeux sur le principe une partie "jedi" une partie "sith", mais en général, quand un jeu est fini, je passe à autre chose.
Quand je fais un RPG qui me plaît, j'essaie d'explorer un maximum et ne pas trop rater de quêtes annexes, mais je prends rarement le temps de refaire une partie pour voir seulement quelques différences de scénario, découvrir tous les secrets/trophées ou terrasser un ennemi annexe surpuissant dans du new game +.

C'est pas un RPG mais par exemple sur Dishonored 2, çe me serait jamais venu à l'idée de refaire une partie avec Emily juste pour un gameplay un peu différent de celui de Corvo.
#87

Inny
Guerrier

Sur Metacritics, Elex a un Metascore sur 11 critiques de 74%, User score sur 170 critiques 6,8/10. On retombe donc bien sur la note de RPG France. Franchement, la partialité des critiques de GK leur a coûté mon abonnement.
#88

Rolala
Guerrier

Petite question sur la rejouabiité, vous êtes vraiment beaucoup à refaire des jeux ?

Perso je n'en ai ni le temps ni l'envie. Cela m'est arrivé quelques fois sur certains jeux sur le principe une partie "jedi" une partie "sith", mais en général, quand un jeu est fini, je passe à autre chose.
Quand je fais un RPG qui me plaît, j'essaie d'explorer un maximum et ne pas trop rater de quêtes annexes, mais je prends rarement le temps de refaire une partie pour voir seulement quelques différences de scénario, découvrir tous les secrets/trophées ou terrasser un ennemi annexe surpuissant dans du new game +.

C'est pas un RPG mais par exemple sur Dishonored 2, çe me serait jamais venu à l'idée de refaire une partie avec Emily juste pour un gameplay un peu différent de celui de Corvo.


La "rejouabilité" est quelque chose de très subjectif. J'en connais qui ont recommencé plus d'une dizaine de fois Half Life 2 alors que c'est un long couloir scripté jusqu'au trognon. Parfois, tu as envie de te refaire le jeu juste pour l'univers ou l'ambiance. Parfois pour quelques moments. Quand on aime, on ne compte pas. Dishonored 2, je l'ai refait 3 fois et je découvrais plein de nouvelles combinaisons, astuces ou caches... c'est mon kif et c'est une série que chéris plus que tout (même chose avec Prey et tous les Looking Glass/Eidos). À titre d'exemple, FNV est le "RPG" que j'ai le plus recommencé... pour les factions et juste pour retrouver son ambiance si particulière. Planescape Torment aussi à l'époque, alors qu'il est tout sauf "rejouable".

Message édité pour la dernière fois le : 18/10/2017 à 17:07

#89

Nehria
Citoyen

Petite question sur la rejouabiité, vous êtes vraiment beaucoup à refaire des jeux ?

Perso je n'en ai ni le temps ni l'envie. Cela m'est arrivé quelques fois sur certains jeux sur le principe une partie "jedi" une partie "sith", mais en général, quand un jeu est fini, je passe à autre chose.
Quand je fais un RPG qui me plaît, j'essaie d'explorer un maximum et ne pas trop rater de quêtes annexes, mais je prends rarement le temps de refaire une partie pour voir seulement quelques différences de scénario, découvrir tous les secrets/trophées ou terrasser un ennemi annexe surpuissant dans du new game +.

C'est pas un RPG mais par exemple sur Dishonored 2, çe me serait jamais venu à l'idée de refaire une partie avec Emily juste pour un gameplay un peu différent de celui de Corvo.


Pour moi c'est selon les jeux, j'aime beaucoup refaire des jeux de rôle tels que les Divinity, Pillars of Eternity, les premiers Fallout, Baldur's gate... car je pense qu'ils amènent une façon de jouer différente à chaque partie et surtout c'est toujours un plaisir pour moi de me replonger dans ce type de jeu. Pour le reste, en prenant comme exemple Dishonored, clairement non, j'y joue une fois en essayant de bien faire le tour mais c'est tout.
#90

Iosword
Grand chevalier

Petite question sur la rejouabiité, vous êtes vraiment beaucoup à refaire des jeux ?


De mon côté oui. Moins aujourd'hui, à cause de problématiques de temps, mais je refais pas mal certains RPG en laissant toujours passer un peu de temps entre deux runs. Les premiers Fallout, Daggerfall/Morrowind, Arcanum, Divine et Beyond Divinity, Ultima 1/2/3, les Gothic et Risen, les Souls, etc sont autant de titres que j'ai refait pas mal de fois depuis leurs sorties par exemple et que je compte encore refaire.

Hors RPG, c'est très rare, certains jeux m'ont suffisamment marqué pour que je les refasse (Bioshock ou Red Dead Redemption par exemple). Les jeux d'Arkane sont un bon exemple, j'ai refais Dishonored plusieurs fois et j'ai prévu d'ici un ou deux ans de me refaire Dishonored 2 et Prey, les styles de gameplay étant très différents, tu peux refaire le jeu avec un autre angle. De même pour les Deus Ex ou les Thief.

Et bien sûr, je ne compte pas là-dedans les roguelikes et jeux de stratégie dont je raffole, puisque ce sont des cas à part et que la rejouabilité fait partie de l'expérience initiale.
#91

Aleph
Chevalier

Salut les gobz, ça faisait un bail. Je vais pas m'en justifier en longueur, disons simplement qu'une suite d'événements heureux me tient assez à l'écart de l'écran et m'oblige à revoir mon mode de vie etc.

Pas encore joué à Elex, il m'attend dans ma bibliothèque GOG mais j'aimerais avoir plus de temps devant moi pour pouvoir m'y plonger allègrement. Je suis codiexennement hypé. Ce feeling gothiquien, par tous les saints...

J'avais envie d'intervenir sur la rejouabilité : j'aime rejouer aux jeux. Pas nécessairement pour profter des différences scénaristiques, mais pour tester de nouveaux builds. Comme c'est le cas pour Underrail, Fallout, Icewind Dale (encore que le build dans les jeux IE est relatif). Et parfois pour leur univers, ce qui dépasse le cadre du RPG, combien de fois ai-je rejoué à Grim Fandango ou Primordia? ou leur humour comme Leisure Suit Larry 7, Space Quest ou la trilogie Deponia?

En revanche, j'ai du mal à voir comment l'on peut rejouer à Pillows ov Engagement... Si ce n'est pour profiter des, je dois l'admettre, extensions fort bien torchées. Un autre lore-dump et je chope un ulcère.


Quant aux "testeurs officiels", je les méprise tous autant qu'ils sont. Je rejoins Reebob sur le déclin de GK. Seuls les tests RPGF, du Codex et éventuellement du Watch m'intéressent (du moins en ce qui concerne les jeux récents). Les autres me débectent, rien d'autres à foutre que de sirauter le tuyau de descente des éviers du casualisme, de la hype embourgeoisée. Ces sycophantes sont les augures du Déclin, tous autant qu'ils sont.

Message édité pour la dernière fois le : 18/10/2017 à 18:36

#92

Shaam
Grand chevalier

N’empêche que y'a du recul sur les arc d'ELEX :p
#93

Pixel
Novice

Je reconnais là mon critique préféré de JV.com, la seule personne que je lisais, bien ou bien Pixelpirate ?
D'ailleurs vu que je te tiens sous la main et que l'un de tes derniers test sur JV.com était sur Risen 2 : Dark Waters, qu'as tu pensé du troisième comparativement, et quitte à être un peu chiant vu que je lis que tu as surement déjà tâté d'Elex, que penses tu de ce dernier même si j'ai l'impression que tu n'en es guère satisfait ?


Merci pour ton message :)
J'ai été déçu par la (trop) grande proximité de Risen 3 avec l'opus précédent, mais je n'ai pas non plus boudé mon plaisir.
Pour ce qui est d'Elex, même si mes premières impressions sont assez mitigées, je me garderai bien de donner d'ores et déjà mon avis, n'y ayant joué pour l'instant qu'une dizaine d'heures. Le problème, comme le disait d'ailleurs quelqu'un plus haut, c'est que les joueurs modernes, dans un contexte où l'information cherche à se faire la plus immédiate possible, se précipitent souvent sur de la critique "à chaud" de vidéastes ou de streamers, émise après seulement quelques heures d'essai du jeu, parfois même en direct. Or, le recul et la mise en perspective sont des précautions essentielles pour pouvoir émettre un avis sur un jeu de rôle, dont l'appréciation se fonde sur la notion-même de progression et se construit donc sur la durée (contrairement à d'autres genres de jeu où le plaisir est tout de même plus immédiat). Bref, mon avis sur Elex sera sans doute très différent au terme d'une cinquantaine d'heures de jeu, et sera sans doute bien plus éclairant pour toi :)
Non mais les persos (le tiens comme les pnj et ennemis humains) sont moches, oui, mais le reste, j'aime beaucoup, je trouve ça plutôt joli et surtout cohérent, j'avais comme beaucoup peur du mélange fourre tout, mais au final on a pas droit à un truc imbuvable, mais bel et bien à cocktail assez savoureux.

Alors on embraye avant que je ne m’énerve.
Tu me connais pas encore, faut pas me dire des trucs comme ça Ios, maintenant j'ai enfilé ma combi en cuir et j'attends que tu viennes me voir avec une cravache voir soyons fou un martinet à clou :p

Des bises tout le monde, désolé pour le coup de gueule ;)
Je ne peux pas parler pour les autres, ni même pour la modo, mais c'est pas tant tes messages qui m'ont dérangés. Non, toi au moins tu parlais du jeu, du studio, et tu continues d'ailleurs, alors qu'en revanche y en a quand même qui sont venus nous sortir leur petit discours sans jamais s'intéresser au jeu, pas dans un seul de leurs messages. Bref, moi je n'ai aucun soucis avec toi, et je n'accepte pas tes excuses puisque je juge qu'elles ne sont pas nécessaires
#95

cabfe
Seigneur

Pour revenir sur le sujet du jeu en lui-même, est-ce qu'il y a une raison particulière (Distance ? Puissance relative ?) qui empêche une faction d'aller taper sur une autre pour lui piquer son stock d'Elex ?
J'ai l'impression que tout le monde se regarde de loin, avec un regard en biais d'ailleurs, mais finalement chacun reste chez soi.
Avec des convictions si profondes et antagonistes, ça sonne étrangement peu réaliste que personne ne lance une sorte de "guerre sainte" contre les "païens" d'en face...
Mais peut-être sont-ce justement certaines quêtes de factions ?
Je ne suis pas encore très avancé, mais là ou j'en suis, on apprend qu'il y a eu il n'y a pas si longtemps plusieurs batailles assez coûteuses en vies humaines. Berserker/Albes il y a peu, les hors la loi qui ont lancés un assaut d'envergure il n'y a pas longtemps, et une guerre Clercs/ Berserker qui a fait des ravages dans les deux camps. Du coup ça explique pourquoi chacun préfère rester chez soi à reprendre des forces, et tu l'auras remarqué, les plus touchés et affaiblit semble être les Berserkers, ce qui explique peut être pourquoi dès le départ ils sont prêts à t'accueillir à bras ouverts.
#97

micka321
Citoyen

Déjà faudrait que les testeurs aient eu la décence de se plonger réellement dans le jeu et pas de faire un test rapide entre deux pubgkikoololkevintamereelleesttropbonne




Ah... merde... je savais pas que c'était incompatible... Qu'est-ce que je fais, je refais le test ? Oui, c'était du troll gratuit, parfois ça fait du bien.



#98

Nallitsac
Guerrier

Hey Aleph, un plaisir de te revoir ! La verve s'emparant de toi lors de tes rencontres avec le petit d'Obsidian m'avait manqué (désolé pour l'ulcère).

Et puisque tous ont plongé autant suivre le pas : j'adorerais rejouer à des tas de RPG, mais je ne trouve jamais ou le temps ou la motivation pour tous ces jeux chronophages. Souvent j'en suis frustré mais eh !, c'est la vie.
#99

Capodastre
Novice

Je suis tout neuf ici (inscrit pour intervenir sur Elex) et je suis surpris et très satisfait de pouvoir relire la prose impeccable de Pixel. Un plaisir.
Pour revenir sur le sujet du jeu en lui-même, est-ce qu'il y a une raison particulière (Distance ? Puissance relative ?) qui empêche une faction d'aller taper sur une autre pour lui piquer son stock d'Elex ?

Il y a eu des guerres et des affrontements passés, et en soi il y en a toujours, certaines quêtes tournant en effet autour de cela, Flofrost en a fait un assez bon résumé. En outre chacune à ses priorités immédiates : les Hors-la-loi tapent sur tout le monde tant qu'il y a des thunes à la clé, les Beserkers se concentrent sur la réimplantation de la végétation tandis que leur leader fait une retraite spirituelle pour revenir avec des réponses et des solutions concrètes à certains de leur problèmes. Quant aux Clercs, ils ont été très abimé par leur guerre récente avec les Berserkers et cherchent à regarnir leurs rangs.
 
Mais surtout, la vraie menace actuelle est celle des Albes qui construisent justement des machines un peu partout pour récupérer tout l'ELEX et commencent à se montrer de plus en plus expansionniste.

Message édité pour la dernière fois le : 18/10/2017 à 18:58





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