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ELEX

par Iosword 17 Oct 2017 10:00 169

En 1997 naissait Piranha Bytes, un studio qui, depuis sa création, ne ressemble à aucun autre. Connu pour deux trilogies, celles des Gothic et des Risen, seuls jeux à son actif, le studio a développé sa formule de jeux de rôle à l’ADN simulationniste. Si cette recette est un succès en Allemagne, le studio peine depuis plusieurs années à se faire une place auprès du grand public. D’une part, par son statut d’artisan, de fabriquant de double A, jeux au budget médian et aux équipes réduites – 25 personnes travaillaient au sein du studio en 2016 –, et d’autre part parce que la formule est unique au monde et se veut plus réaliste que ses concurrents. Si celle-ci apporte bien des avantages, et que celle qui écrit ses lignes a déjà déclaré son amour à ce savoir-faire unique, leur recette reste empreinte de rigidité et n’est ni facile d’accès, ni appréciable pour tous. Voici donc que sort enfin le dernier-né du studio, ELEX, un titre ambitieux qui, grâce à l’appui de THQ Nordic, se veut plus imposant que la trilogie des Risen, réel retour à l’open world et renouveau d’une formule certes excellente mais qui, avouons-le, tournait parfois en rond.

 

ELEX, ou le mélange des genres

 

Piranha Bytes rime donc avec classicisme : depuis 2001, date de sortie du premier Gothic, les univers présentés tournent autour de la fantasy – même si les Risen, à partir du second, amenaient aussi une forte touche caribéenne grâce à la piraterie –, des systèmes de jeu très similaires, des assets graphiques certes mis à jour mais réutilisées presque à outrance, ainsi qu’un même bestiaire, mêlant sanglier et raptor, que nous pouvons retrouver dans tous leurs titres. ELEX, lui, entend bouleverser la donne avec son univers atypique – bien que nous retrouvions bel et bien des sangliers et raptors mutants, que voulez-vous, on ne change pas une équipe qui gagne. Prenant place sur la planète de Malagan, semblable à la Terre sur bien des points, les développeurs s’aventurent dans un mélange des genres étonnant. En effet, Malagan a subi un cataclysme : l’arrivée d’une comète ayant bouleversé la faune, la flore, l’environnement et qui a manqué de peu d’exterminer la race humaine. Heureusement, nous avons la peau dure et, deux siècles plus tard, l’humanité est passée de la survie aux guerres intestines.

 

  

Monter dans ou sur des choses improbables pour prendre de jolis screens, voilà ma mission.

 

Il faut savoir que la comète a apporté avec elle l’Elex, une substance étrange et encore mal comprise qui sert à chacune des factions de manière bien différente. Les Berserkers le transforment en mana, les Clercs s’en servent pour alimenter leurs machines, les Hors-la-loi pour créer des stupéfiants améliorant certaines capacités physiques et les Albes, eux, le consomment directement pour gagner de la puissance aux dépens de leurs émotions qui sont alors inhibées. Comme le veut la tradition avec Piranha Bytes, ces clivages signifient bien plus qu’un simple usage de l’Elex, ils traduisent des philosophies différentes qui s’opposent et offrent une profondeur à chaque clan. Ainsi, les Berserkers sont convaincus que la technologie est responsable de tous les maux de Magalan, celle-ci doit être détruite et est interdite dans leurs rangs, eux vivent en harmonie avec la nature. De fait, l’Elex doit être transmuté en mana, ce qui leur permet d’user d’une magie particulière ainsi que d’alimenter des cœurs de monde, plantes étranges qui une fois nourries par cet Elex transmuté redonnent peu à peu vie au wasteland en réimplantant de la végétation.

Les Hors-la-loi sont bien plus pragmatiques, vivant dans la région désertique de Travar, les libertés individuelles sont sacrées et les entraves légales ne sauraient les emprisonner, puisque les seules lois existantes sont celles qui visent à faire tenir leur semblant de gouvernement, reposant sur la loi du plus fort. L’important reste avant tout le profit que celui-ci s’obtienne par le commerce, le vol ou bien d’autres délits et crimes. Les Clercs sont un peuple croyant, vénérant le Dieu Calaan dont les préceptes basés sur la sagesse les guident, mais sont aussi, paradoxalement, de grands scientifiques cherchant à comprendre l’ancien monde et usant de ses nombreuses merveilles technologiques, des armures hautes-technologies aux méchas. Reste donc les Albes, une faction née des Clercs et ayant rejeté Calaan pour rechercher le pouvoir, ceux-ci contrairement aux trois autres factions sont au cœur de l’intrigue principale sans que l’on puisse pour autant les rejoindre, notre personnage principal étant issu de leur rang.

Ils usent ainsi d’une technologie similaire à celle des Clercs, mais consomment aussi de l’Elex ce qui leur offre puissance physique et pouvoirs magiques – leur magie est très différente de celle des Berserkers – en échange de leurs émotions, vues comme une faiblesse et une entrave. Ne raisonnant donc que par la pure logique, ceux-ci estiment qu’ils doivent dominer le monde et exterminer les peuples libres – les trois autres factions – pour s’emparer de tout l’Elex existant, dans une cherche perpétuelle de puissance. Jax, notre protagoniste principal, est un commandant Albe qui se retrouve trahi par les siens, échappant de peu à sa tentative d’assassinat. Sevré d’Elex et redécouvrant, difficilement, le rôle des émotions, celui-ci devra se mêler aux peuples libres pour lutter contre son ancienne faction et essayer de comprendre les raisons de la trahison l’ayant laissé pour mort. À noter qu’une quatrième faction mineure existe : les Séparatistes Albes qui, s’ils consomment toujours de l’Elex, peinent à comprendre les conflits sans fin engendrés par leurs chefs et tentent donc de renverser leurs anciens dirigeants.

 

  

Le jetpack, tout gaz limité qu'il ait, est bien pratique

 

Tout ceci ayant été dit, il serait facile de voir ELEX comme un titre bordélique où des hippies technophobes attaquent à coup d’épée des méchas et fanatiques religieux armé d’armes laser et plasma, tandis que les Hors-la-loi seraient alors des raiders au rabais ayant un faible pour les armes à feu. Or, si ce cocktail peut sembler sordide à l’écrit, l’une des grandes qualités du titre est bel et bien son univers et la cohérence de celui-ci. Que ce soit pour narrer, via l’environnement et les commentaires de nos compagnons, l’histoire de Magalan avant la Chute ou pour faire passer le joueur de la fantasy au post-apo en passant par la science-fiction plus traditionnelle sans aucune peine. En effet, les factions sont bien caractérisées, et bien que chacune possède un territoire bien défini par un biome précis – forêts pour les Berserker, terres volcaniques pour les Clercs, wasteland pour les Hors-la-loi et contrées glaciales pour les Albes – tout a été pensé pour que rien ne sorte le joueur de l’expérience.

 

Ô vous, mes délices, mes chères factions...

 

Nous retrouvons aussi ce qui a fait le succès du studio, à savoir son écriture certes très crue mais aussi bercée de différentes réflexions – les membres de chaque faction ne formant pas un bloc d’idées monolithiques –, et ses quêtes entrecroisant les factions avec à la clé de nombreuses conséquences. En outre, le world design si particulier du studio, réaliste et accordant une grande importance à la topographie, fait de nouveau ses preuves. L’exploration n’est jamais lisse, toujours renouvelée et, puisque le terrain proposé aux joueurs joue sur le relief, les paysages sont toujours des compositions sublimes cachant de bien nombreux secrets, et ce malgré des bâtiments de l’Ancien Monde vite redondants et des environnements intérieurs au level design très réalistes et, de fait, pas forcément passionnants. De plus, les téléporteurs sont relativement rares et le joueur devra donc accepter de se déplacer en usant de ses seules jambes et de son jetpack – permettant aussi bien d’explorer des lieux inaccessibles autrement que d’éviter de nombreux combats avec des monstres bien plus puissants que le joueur en début de partie. Seul regret : la narration environnementale qui, si elle est bien présente, reste encore balbutiante et se reposant bien plus sur des textes à lire que sur l’environnement en lui-même.

ELEX met en place un vaste open world certes, mais, au contraire d’un Gothic 3, les centres de vie sont rares et s’il existe de nombreux PNJ cachés dans la nature, seules quatre villes s’offriront aux joueurs – trois grandes capitales de faction et une petite ville neutre. De fait, les conséquences, si elles existent bel et bien, n’ont pas un impact clairement visible sur le monde et la carte d’ELEX, si nous faisons fi de l’exploration, parait bien trop vaste pour le contenu scénaristique qu’elle accueille – le jeu se terminant en environ 50h en incluant la grande majorité des quêtes secondaires, soit environ autant que les Risen. Puisque le jeu de Piranha Bytes est un AA développé par moins d’une trentaine de personne cela s’explique facilement, mais reste regrettable tant le titre auraient pu offrir plus et creuser certaines thématiques bien plus en profondeur. L’autre défaut majeur d’ELEX est lié à ses factions : si celles-ci sont réussies, la presque totalité de leurs quêtes est accessible au joueur avant même que celui-ci ne choisisse celle dont il intégrera les rangs.

 

  

À gauche, il faut trouver l'ordre des goupilles. À droite, jouer à "froid ou chaud" avec des chiffres.

 

En effet, bien que les trois factions soient centrales et aient une place dans l’histoire, la trame principale tourne autour des Albes, du conflit entre ceux-ci et les Peuples libres, ainsi que de notre quête de vengeance. Aussi, rejoindre une faction est certes obligatoire, mais n’est qu’un moyen d’obtenir de nouvelles compétences, crafts et équipements exclusifs à chacune et si vous vous moquiez de la simplicité avec laquelle vous montiez en rang dans les guildes de Skyrim, votre rire sera ici bien jaune. Un défaut bien plus que regrettable, pour ne pas dire absolument majeur à mon sens, surtout de la part d’un studio qui jusqu’à présent avait réussi dans chacun de ses titres à créer une réelle expérience de jeu par faction, que ce soit sur le plan scénaristique ou sur celui des mécaniques de jeu. Heureusement, l’intrigue principale se révèle intéressante à suivre, et pleine de rebondissements – bien que certains twists soient bien mal amenés tant on les voit venir des heures à l’avance –, les quêtes secondaires sont pour la plupart très plaisantes et très peu de contenu FedEx est à signaler. Reste qu’ELEX est sans doute, et de loin, le jeu le moins rejouable des Allemands d’Essen.

Un autre problème majeur vient de la mécanique de froideur proposé par le titre. En tant qu’ancien Albe, vous redécouvrez peu à peu vos émotions et pouvez donc choisir d’agir de manière émotive ou de manière logique – pour simplifier, en sachant qu’un troisième choix neutre est souvent proposé et que les réponses émotives/logiques ne sont accessibles que si votre score de froideur le permet. Le problème de cette mécanique est qu’elle peut facilement enfermer le joueur selon l’ordre dans lequel il fait les quêtes, ainsi lors de mon run, j’ai été assez neutre tout en ayant un petit penchant humaniste. Seulement, ayant fait presque toutes les quêtes secondaires avant de rejoindre une faction et de réaliser celles liées aux compagnons, je me suis retrouvée à agir de la manière qui me paraissant bonne, le pragmatisme, et donc enfermé sans le vouloir dans un personnage purement froid et logique, sans pouvoir le contrebalancer par d’autres quêtes. Une conséquence involontaire et qui détermine des dialogues importants lors de la conclusion de l’histoire – et n'a presque aucune influence durant le reste du jeu.

 

  

Un exemple de choix de dialogue exigeant le positionnement du joueur.

 

En bref, je me suis retrouvée avec une fin que je ne désirais pas – et qui était par ailleurs en désaccord avec pas mal de choix de dialogues ou de quêtes effectuées précédemment – parce que j’étais resté un Albe pur-sang paraît-il. Puisque la très grande majorité des quêtes restent accessibles jusqu’à l’épilogue, je vous conseille de ne pas suivre mon chemin et de progresser parallèlement dans le contenu secondaire et principal. Avant de passer aux systèmes de jeu, arrêtons-nous un instant sur nos sept compagnons. Si des frères d’armes sont présents dans les jeux du studio depuis Risen 2, ils ont rarement été aussi bien implémentés. Leurs quêtes sont de réels arcs scénaristiques, pour certains assez copieux, ils ont des compétences diverses, commentent l’univers pour votre plus grand plaisir – je suis parfois revenue dans des lieux vidés de tout contenu pour savoir comment tel ou tel camarade de route allait réagir –, et surtout ils jugent vos actions et n’hésiteront pas à vous faire savoir si votre comportement vous déplait. Ceci étant dit, il reste regrettable que ceux-ci ne jugent votre relation, outre vox choix dans la trame principale, qu’à l’aune des choix que vous faites en leur compagnie, ce qui permet d’être aimé de tous même en incarnant un avatar détestable aux valeurs fondamentalement opposées aux leurs.

 

Bow versus rocket-propelled-grenade, round 1

 

Passons au système de jeu. Si l’expérience de jeu délivrée par ELEX est relativement éloignée des Gothic et Risen, il en est de même pour le système de jeu. Nous retrouvons dans celui-ci un système assez classique composé de cinq statistiques principales (Force, Constitution, Dextérité, Intelligence, Ruse) que vous pourrez augmenter à chaque niveau en y répartissant 10 points – sachant qu’au fur et à mesure le coût d’amélioration augmente. Vous gagnerez également des points d’apprentissage, un par niveau, qui vous permettront d’apprendre diverses compétences réparties dans plusieurs catégories. Tout d’abord, l’arbre de combat, dont les compétences vous permettent de maximiser vos dégâts avec différents types d’armes, de vaincre plus facilement les robots et les mutants, ou encore d’user de son jetpack pour des attaques aériennes. Notons qu'il n'est plus nécessaire d'apprendre à maîtriser divers types d'armes ou d'armures, seules vos statistiques prinicipales détermineront l'équipement que vous pourrez porter. Vient ensuite l’arbre de survie, offrant des compétences, là encore passives, augmentant votre résistance aux éléments ou votre armure, vous permettant de récolter des trophées sur les monstres, d’augmenter votre vie et votre endurance, ou encore d’afficher tous les points de téléportation de la carte.

L’artisanat, comme le veut son nom, vous permettra de crafter des potions, d’améliorer vos armes, d’y lier des gemmes, ou encore de crocheter et de pirater des coffres. Enfin, l’arbre de personnalité vous permettra de maximiser votre gain d’expérience lors des quêtes, en tuant des monstres ou encore en lisant des livres, mais aussi de marchander plus facilement, d’améliorer les capacités offensives de vos compagnons, ou encore, selon votre score de froideur, de gagner des bonus d’attaque pour différents types d’arme. En outre, le score total de chacun de ces quatre arbres vous permettra de débloquer de nouvelles options de dialogue. Enfin, chacune des trois factions principales dispose d’un arbre de compétence débloquant des crafts spécifiques ainsi que des compétences de faction. Les Berserkers vous donneront accès à la magie – avec des sorts aussi variés que l’invocation d’un loup spirituel, un sort d’aura toxique ou encore d’armure – ainsi qu'à l'enchantement de vos armes permettant de réaliser des attaques élémentaires. Les Hors-la-loi, eux, sont spécialisés dans la production de stupéfiants, les prods, aux effets divers et variés : résistance élémentaire, immunité aux altérations. En bons survivants du wasteland, ils vont permettront également de fabriquer des munitions et de démonter des armes.

 

  

Statistique et compétences. Et oui, l'interface est... Pour le moins immonde.

 

Notons que certaines autres prods seront à vendre chez des marchands, mais il vous sera impossible d’accéder à celles de l’arbre de compétence dédié. Enfin, les Clercs useront eux de pouvoirs psychiques allant de la suggestion – permettant, via des options de dialogues, d’influencer des PNJ – aux sorts de résistance élémentaire et aux phases pour s’éloigner des combats, ou encore un sort pouvant tromper la mort. Comme le veut la coutume, pour débloquer ces compétences, il faudra trouver des maîtres pour vous les apprendre, et les payer en monnaie sonnante et trébuchante. Malheureusement, ce système perd ici de sa superbe en matière de roleplay puisque les maîtres sus-cités ne commenteront plus vos choix de perks – le menu s’ouvre et vous cliquez, un point s’est tout – et que chacun pourra vous apprendre toutes les compétences de son arbre. Puisque vous êtes un Albe, vous pourrez également looter ou crafter – pour peu de trouver ou d’acheter les recettes – des potions d’Elex. Les petites vous rapporteront simplement de l’expérience, les moyennes vous offriront deux points de statistiques par potion, et les puissantes un point d’apprentissage.

En outre, il existe aussi des sorts Albes – sous la forme d’objets utilisables – vous permettant par exemple d’invoquer un drone de combat pour vous soutenir durant quelques dizaines de seconde, d’améliorer votre armure, de détecter les objets présents dans le décor, ou bien de repousser vos adversaires. Si la perte non négligeable de roleplay lors des phases d’apprentissage m’attriste, certains points ont, eux, subi des améliorations notables et bénéfiques. C’est, par exemple, le cas des combats. Le monde de Malagan étant varié, cela sera aussi le cas de votre attirail militaire : épée, hache à deux mains, lame-tronçonneuse, lance-flamme, fusil plasma ou laser, ou encore lance-roquette : nul doute qu’ELEX regorge d’un arsenal plaisant ; les armes à distance ayant, par ailleurs, plusieurs modes de tir. Ainsi, un fusil plasma ordinaire pourra aussi bien servir à lancer des munitions classique qu’une attaque EMP paralysant les robots, méchas ou drones pour quelques secondes, ou même à envoyer une boule de plasma interrompant les ennemis, voire les envoyant au sol. Et, si vous ne trouverez pas dans ELEX un feedback de TPS extraordinaire, il reste que les sensations de tir font leur boulot.

De plus, au corps à corps, les combats sont plus dynamiques, jouant une fois encore sur l’esquive et le contre. Le titre met en place des coups classiques et puissants en vous encourageant à varier les deux pour réaliser des combos. Chaque enchaînement chargera une barre débloquant une attaque spéciale, dépendante de votre arme. Les affrontements sont ainsi plus nerveux et bien moins rigides qu’avant, sans être pour autant totalement fluides. Lorsque nous parlions d’exploration, il y a quelques paragraphes, j’évoquais la possibilité de fuir et d’éviter les combats en usant de son jetpack : une obligation pour le joueur, surtout en début de partie. En effet, ELEX n’use d’aucun level scaling ; les ennemis, forts comme faibles, sont là où ils doivent être et n’hésiteront pas à vous anéantir d’une simple attaque. Aussi, courir dans tous les sens et vider la carte de son contenu ne se fera qu’au fur et à mesure des niveaux, et, même à la fin du jeu, il suffira que vous ayez plusieurs ennemis sur vous pour rapidement porter un genou à terre si vous bourrinez – ceux-ci interrompant vos séquences d'attaque lors des leurs, ce qui n’est pas forcément réciproque. Un équilibrage qui ne sera pas sans rappeller Gothic 3 et qui pourra facilement frustrer certains joueurs lors des premières heures de jeu, mais qui, en contrepartie, vous offrira une réelle et tangible montée en puissance.

 

  

Les sous-titres, c'est utile pour beaucoup, mais qui a décidé de les mettre là ?

 

Pour conclure, un point sur la partie technique. Il suffit d’un coup d’œil aux screens qui illustrent ce test pour s’apercevoir du gap graphique effectué entre Risen 3 et le dernier-né de Piranha Bytes. Bien sûr, le titre reste loin des standards AAA – logique, puisqu’il n’en est pas un –, mais reste très agréable à l’œil en ce qui concerne ses paysages. Les PNJ quant à eux sont bien moins réussis, en particulier les personnages féminins assez mal modélisés, et surtout certaines animations restent excessivement rigides – en particulier celles secondaires, comme la montée d’une échelle. Pour autant, le jeu est techniquement au niveau de nos attentes et, si sa direction artistique reste excessivement classique et peu inspirée, c’est bien les paysages et les compositions qui attirent notre rétine. Étonnamment pour un jeu Piranha Bytes, les bugs sont peu nombreux, sinon quelques problèmes de pathfinding concernant les compagnons et parfois les ennemis, et il est bien optimisé sur PC. La bande-son fait son office, sans être particulièrement marquante, et les doublages sont de bien meilleure facture que ceux de leur précédent titre, sans là encore être d’une qualité à couper le souffle. Le réel point noir technique est à chercher du côté de l'interface qui est catastrophique : ni ergonomique, ni belle, ni même lisible.

 

Version presse fournie par l'éditeur

Disons-le tout de suite, ELEX me laisse un sentiment mitigé. Si je ne peux nier la qualité de sa trame, son univers atypique et la minutie des développeurs sur le world design, ainsi que les diverses possibilités de gameplay offrant des styles de jeux radicalement différents, il n’est pas à la hauteur de certaines promesses. ELEX, selon les dires de ses créateurs, est leur titre le plus ambitieux depuis Gothic 3. Pourtant, je ne puis voir qu'un aveu d'échec dans ces factions réduites à peau de chagrin, dans son manque de rejouabilité, ou dans son contenu secondaire finalement vite bouclé comparativement à la taille de sa carte. Il semble également avoir perdu les phases roleplay liées au système de progression qui offraient une réelle identité aux titres du studio, et l'absence de villages et de bastions secondaires, certes cohérente avec le contexte, est cependant regrettable car ceux-ci sont nécessaires pour créer un monde tangible et vivant. En ce sens, oui, ELEX est malheureusement décevant.

Néanmoins, en cette année – et période – assez pauvre pour l’A-RPG occidental, ELEX reste l’un des titres à faire, et l’un des rares bons sur le marché. Il mérite le détour, ne serait-ce que pour découvrir son univers passionnant et vivre son exploration contemplative, ses dialogues et ses choix, mais aussi pour encourager un petit studio qui, pour la première fois depuis bien longtemps, sort de sa zone de confort. Car, bien entendu, le titre est loin d’être mauvais. Mais malheuresement, en désirant enfin renouveler sa formule, Piranha Bytes semble avoir mis sous le tapis certaines propositions de game design qui faisaient, pourtant, sa force.

LES PLUS
  • L'univers mêlant avec brio les genres
  • World Design et paysages contemplatifs
  • Système de jeu ayant fait ses preuves
  • Un arsenal varié
  • Trame principale
LES MOINS
  • Froideur mal implémentée
  • Factions ayant perdu de leur superbe
  • Un monde vaste, un contenu qui l'est bien moins
  • Une interface imbuvable

7/10

Commentaires (169)

#26

Silvershodan
Villageois

Jamais réussi à jouer à Gothic et le concept de ce jeu m'a l'air casse gueule (Mix science fiction / post apocalyptique / héroïc Fantasy).

P.S: la vidéo d'Exsev ne donne pas envie.

Message édité pour la dernière fois le : 17/10/2017 à 18:31

#27

jbbourgoin
Citoyen

Je disais dans déjà que les jeux PB faisaient briller le genre féminin par son absence. Que la seule femme présente dans le trailer est une pole danseuse. Que dans Risen je n'ai croisé quasiment que des femmes au foyer et des prostitués, et que bien évidemment dans tous leurs jeux on ne joue que des hommes.

Je lis l'article d'exserv : " et le studio s’est senti obligé de faire littéralement vibrer la poitrine de tous les personnages féminins alors qu’il n’y a pas l’ombre d’un calcul de physique dans tout le reste du jeu."

Bah voilà, pour moi c'est niet. Je donnerai pas un copec à une boîte aussi ouvertement machiste.
#28

Marcheur
Seigneur

Jamais réussi à jouer à Gothic et le concept de ce jeu m'a l'air casse gueule (Mix masseffect/skyrim/madmax).

P.S: la vidéo d'Exsev ne donne pas envie.


Au lieu de dire "mass effect / skyrim / mad max" on peut aussi dire que c'est un mariage de science fiction / post apocalyptique / héroïc Fantasy. Parce que bon, voilà c'est un peu casse gueule de généraliser tout un genre à un seul titre même si on se comprend.

Quant à la critique d'Exserv, je l'ai lu, c'est symptomatique du mec qui pense que parce qu'on a eu Dark Souls et The Witcher 3, on ne peut plus faire un jeu comme PB le fait.

Le fait est que, problème : personne ne fait des jeux comme PB les font. Ce qui rend alors la critique du "arriéré" ou encore "dépassé" totalement caduque parce que fondamentalement les jeux de PB ne ressemblent pas à d'autres titres dans le ressenti, ils n'ont pas créé de genre, mais ils ont une recette unique que personne n'a réussi à émuler.

Puis bon, si je voulais sortir des arguments bien cons aussi, je pourrais dire The Witcher 3 / Amalur / DA Inquisition ou d'autres open world plus ou moins bien construit "après un Risen ou un Gothic 3, on a pas le droit de rater un open world" sauf que c'est stupide parce que chaque studio à ses forces, ses faiblesses et ses moyens.

Maintenant on savait que ça arriverait, qu'Elex serait rejeter en bloc par une partie de la presse, haï par une partie des joueurs, et toujours mystérieusement adulé par le public PB qui y trouve encore et toujours le truc qui fait que le mélange fonctionne. Moi je suis tombé par hasard sur Gothic 3 qui est souvent vu comme le Gothic lite par excellence, bah je n'ai que rarement pris un tel pied.
#29

reebob
Noble

Il y a des joueurs pour encore accorder du crédit à l'obèse à lunette spécialiste en roulade ? Je pensais qu'il avait été viré de Gamekult ce n'est visiblement pas le cas. Il faut dire qu'entre la diva des bobo parisiens Gautoz, les japanophiles délirants et le joueur de FPS à l'élocution approximative cela fait longtemps que je ne visite plus leur site. Je risque encore moins de me fier à leur avis, il est vraiment dommage que Choca ne tienne même plus sa chaine.

Cependant je me méfie aussi des test de RPGFrance, vous avez quand même osé mettre 8 à l'étron absolu qu'est Fallout 4. Du coup j'attends plutôt les retours sur les forums.

@jbbourgoin

Il faut arrêter de foutre du féminisme n'importe où. Cela devient ridicule et contre-productif. On se retrouve même avec des studios comme Paradox obligé de foutre des généraux femmes dans leur jeu historique pour plaire aux féministes alors que c'est absurde historiquement parlant. Oui dans la majorité de l'histoire humaine les femmes ne faisaient pas la guerre parce qu'elles sont plus faibles physiquement que les hommes et beaucoup plus précieuses pour la société puisqu'elles enfantent. Une société peut perdre une bonne part de ses hommes dans une guerre et s'en remettre rapidement d'un point de vue démographique (il suffit de voir les effets de la guerre de 14 sur la pyramide des âges pour s'en rendre compte). En revanche si elle perd ses femmes elle est morte, ce n'est pas plus compliqué. C'est, pour quoi il est à mon sens stupide de mettre du féminisme dans des sociétés de type moyenâgeuses ou en proie à des conflits lourds. Il ne faut pas confondre notre monde relativement pacifique, nourri de pétrole et d'abondance momentanée pour extrapoler sur les sociétés du passé ou même de l'avenir. Cela ne veut pas dire pour autant qu'il faille accepter l'hypersexualisation de certains personnages féminins

Message édité pour la dernière fois le : 17/10/2017 à 17:55

#30

Shaam
Grand chevalier

Il y a des jeux pour encore accorder du crédit à l'obèse à lunette spécialiste en roulade ?


Il me semble que ça se modère ce genre de propos...

edit : remarque le reste du post aussi :p

Message édité pour la dernière fois le : 17/10/2017 à 17:56

#31

jbbourgoin
Citoyen

@reebob

D'une les armées composées de femmes ça a existé, donc bon parler de réalisme pour dégager totalement la présence des femmes dans un jeu ou il y a des conflits ... Au passage, je pense que tu n'es pas sans savoir qu'il y a des femmes dans l'armée ?

De deux les conflits ça n'est pas que la guerre armée.

De trois l'univers d'Elex n'est pas franchement ce que l'on peut appeler un univers "réaliste". Et justement, avec l'Elex, on peut imaginer que les femmes ont des moyens de répondre à la violence masculine, non ?

De quatre, je ne parle pas que d'un jeu de PB, ou d'une simple absence de personnages féminins forts. Je parle d'une boîte qui n'a jamais donné dans ces jeux de place aux femmes autre que celle de prostituée et de mère. Et qui, cerise sur le gâteau, semble ne s'y intéresser dans celui-ci que pour tester un moteur physique partout inexistant ... sur leur poitrine.

Pour moi ça fait beaucoup.

Il y a plein plein de jeux sur lesquels je pourrais râler si j'étais ultra-tatillon, mais je ne le fais pas car c'est, comme tu dis, contre-productif, mais là pour moi ça fait beaucoup trop.

Si j'en parle, c'est vraiment parce que c'est quelque chose qui m'a fait sortir de tous les jeux PB. Je n'arrive pas à entrer dans leur univers, qui a pourtant des qualités ( il y a plein de choses que j'aime beaucoup dans Gothic 1 et 2 ) à cause de cette écrasante présence de mâles testostéronés qui finit par me mettre mal à l'aise.

Et bizarrement, c'est un truc que j'ai ressentit dans la quasi-totalité des rares jeux allemands auxquels j'ai joué. Je ne veux pas en tirer de conclusions sociales, car je ne suis pas un spécialiste ni de la société allemande, ni de leurs jeux vidéos, mais ça m'intrigue.
#32

Shaam
Grand chevalier

J’avoue qu'il y a certains comportements de PNJ féminin dans Risen 3 qui sont largement chelou, genre ta sœur et quelque quêtes "weird" avec les indigènes, puis dans le même genre de truc chelou allemand y'a aussi The Dark Eye: Demonicon...



#33

reebob
Noble

@Shaam

Oui, censurons. Il faut éviter de heurter les âmes sensibles. Tout est bien dans le meilleur des mondes.

@jbbourgoin

Dans les armées modernes, c'était loin d'être le cas à l'époque des glaives ou des arcs. Cependant tu ne sembles pas avoir compris mon propos. Le problème n'est pas uniquement la question de savoir si les femmes peuvent se battre. Le problème est que les sociétés traditionnelles étaient optimisées pour survivre à des conflits. Une société qui sacrifie ses femmes à la guerre aurait peu de chance de s'en remettre c'est tout. La sélection naturelle a fait le tri et ce sont les sociétés patriarcales qui l'ont emporté justement parce que leur organisation était plus efficace pour faire la guerre. On peut le déplorer, mais c'est ainsi.


Pour en revenir à Elex et aux jeux allemands, le statut de la femme est relativement faible en Allemagne. Les femmes ont évidemment les mêmes droits objectifs que les hommes, mais en pratique il est par exemple très mal accepté que la femme travaille en ayant des enfants. C'est la même chose qu'au Japon, il me semble qu'Emmanuel Todd en parle très bien dans son dernier bouquin pour ceux que cela intéresse. La KKK frau n'est pas morte en Allemagne. Une femme qui travaille doit y être un « homme » comme les autres, c'est-à-dire qu'elle ne doit pas être enceinte. C'est ce qui explique d'ailleurs la très faible natalité du pays. Beaucoup de femmes renoncent à avoir des enfants et doivent choisir entre la famille et la carrière. On voit probablement ce biais culturel dans les jeux allemands, ce n'est guère étonnant le jeu vidéo n'étant que le produit culturel des personnes qui le crée. De là à en faire un critère pour ne pas jouer à un éventuel bon jeu je trouve ça abusif. Ce n'est pas parce que certaines choses me choquent chez les Japonais ou les Américains que je vais pour autant me priver de certaines œuvres de qualité. Je crains qu'à force de censure et de volonté de bien penser, l'on se prive tout simplement de la liberté objective nécessaire à tout acte de création. C'est le début de la tyrannie.

Message édité pour la dernière fois le : 17/10/2017 à 18:54

#34

AndroMaelech
Novice

Le problème est que les sociétés traditionnelles étaient optimisées pour survivre à des conflits."


lol.

Ouais, en fait, j'aurais pu mettre tout le paragraphe, tellement c'est con ^^ Et misogyne aussi.

PS : merde ! Maintenant qu'il y a des femmes dans nos armées, nous ne sommes plus optimisés pour survivre aux conflits ! #Caytaymieuxavant ! #onvatousmourir !
PS' : pour mon premier commentaire ici, ça craint ^^ Bonjour à tous !
#35

Kerdh
Novice

C'est vrai qu'on ne peut pas choisir une faction au cours du jeu, qu'il faut passer de l'une à l'autre - ce qui permet de progresser en niveaux en fait - pour arriver à la faction finale ? Que en fait donc elles ne sont que prétextes pour pexer ?
#36

Silvershodan
Villageois

@marcheur

J'ai modifié mon précédent post puisque l’appellation te semble trop réductrice.

Disons que quand tu vois la difficulté à créer un "open world" cohérent dans un univers et que des développeurs de proposent un jeu avec trois univers en un: Soit ils ont un concept détonant, soit ils ont trop d'ambitions. Il faut un minimum pour "croire" à un monde imaginaire. C'est pour cela que je dis que c'est casse gueule. Mais je n'ai aucune animosité envers le jeu ou Piranha Bytes.
#37

reebob
Noble

@AndroMaelech

C'est sure que ton argumentation vole très haut. Il n'y a nulle misogynie dans mon texte, ce n'est pas ma faute si tu ne sais pas lire. Tu es au courant qu'on fait des catégories homme/femme en sport? Tu ne t'es jamais demandé pourquoi? Sans doute est-ce parce que ce sont d'infâmes misogynes qui font les lois pour toi.
Faudrait arrêter de comparer ce qui n'est pas comparable. Vous voulez vraiment comparer la guerre d'aujourd'hui et de l'époque ? Je suis pas toujours en accord avec Reebob (et c'est rien de le dire) mais faudrait pas exagérer, et appliquer des normes d'aujourd'hui à des époques qui n'ont rien à voir, c'est ridicule, et ça décrédibilise complètement tout le reste de l'argumentaire.
Je rejoins Reebob sur un point, les femmes à certaines époques, et également dans certains univers fictifs (comme celui de Elex par exemple) c'est totalement logique qu'on les protège un maximum, surtout que malheureusement, elles avaient pas besoin de faire la guerre pour y passer, enfanter suffisait amplement à faire flamber leur taux de mortalité. On parle souvent du nombre d'enfant qui ne survivaient pas, et on oubli bien souvent que malheureusement c'était aussi le cas de nombre de mères.
#39

Capodastre
Novice

Bonsoir.
J'aimerais bien connaitre, pas simple curiosité, les jeux auxquels jouent ceux ou celles qui trouvent du machisme dans des jeux vidéos. Parce que bon, pour ne pas trouver de machisme dans un jeu vidéo, faut se lever de bonne heure. Et même ça, ça ne suffira pas à mon avis.
S'il n'y a pas de femmes, c'est machiste. S'il y a des femmes, en général ce sont soit des seconds rôles fadasses, soit des bimbos, soit des rôles complètement anachroniques avec l'époque ou l'esprit du jeu. Donc à quel jeu vidéo peut jouer une personne susceptible sur le combat féministe ? Euh...
#40

Shaam
Grand chevalier

Je dirais Dragon age 2 ! Et non Isabella n'est pas une bimbo, suffit de fouiller un peu :p
#41

jbbourgoin
Citoyen

Encore une fois toute cette mythologie de la femme qu'il faut protéger des conflits est largement discutable ( je vous renvoie aux études sur l'histoire militaire des femmes, les divinités guerrière féminines etc. ).

Mais qu'importe, en quoi l'univers d'Elex devrait-il coller à cette "théorie" et pas celui d'Elder Scrolls ( et de plein d'autres jeux ) ? Pourquoi tous les univers de PB devraient valider cette théorie ?

Mon problème ça n'est pas Elex tout seul, ou Risen tout seul, c'est l'ensemble des jeux du studio qui vont dans ce sens.

Au sujet de la censure :

Qui a parlé de censure ? Pas moi. Je n'ai pas demandé à ce que le jeu soit censuré, mais simplement que son machisme latent me déplaisait et que je ne souhaitais pas l'acheter. C'est tout.

Et ça vaut aussi pour certains jeux japonais.

Comme je le dis, je ne suis pas ultra-tatillon. Je joue à Street IV dont l'esthétique me pose un peu problème ( femmes ultra-sexualisée et sexy, mecs moches, "badass", et pas du tout sexualisés évidemment ), mais bon. Et j'ai plein d'autres exemples dans le genre.

The Witcher 1 était limite avec ses cartes à collectionner, mais d'un autre côté les personnages féminins étaient bien écris, avait une vraie personnalité, une vraie importance dans le scénar.

Mais PB je peux plus. Un jeu avec autant de mecs "badass", "testostéronés", "alpha", et rien à côté pour contre-balancer le côté "entre-soi viril", ça me met mal à l'aise.

Mais pas de censure là-dedans, juste mon avis, et mon argent pour d'autres jeux.
Mais qu'importe, en quoi l'univers d'Elex devrait-il coller à cette "théorie" et pas celui d'Elder Scrolls ( et de plein d'autres jeux ) ? Pourquoi tous les univers de PB devraient valider cette théorie ?
Parce que c'est leur façon de faire, ils ont une certaine logique et la suivent, pour eux c'est cohérent avec l'univers qu'ils ont créés et il me semble que c'est leur droit, et le tien de ne pas accrocher d'ailleurs.
Même si ça n'a pas grand chose à voir avec la discussion, je rajouterai (parce que ça me fait plaisir :p ) que niveau cohérence de l'univers, les elder scrolls c'est quand même l'exemple parfait à ne pas suivre, sérieux si le héros de Skyrim devait se faire faire des cartes de visites, ça lui couterait un bras : "Trucmuche, maitre de la guilde des mages, chef de la guilde des guerriers, chef de la guilde des voleurs, chef de la guilde des assassins. Vous pouvez me contacter à la guilde des guerriers, la guilde des mages, en me faisant passer un message par l'intermédiaire d'un mendiant, ou en pratiquant le rituel du sacrement noir."
#43

jbbourgoin
Citoyen

Surtout dans Skyrim :D On commence Elu enfant de Dragon, on finit chef de toutes les factions possibles de l'univers, mais toujours traité par le moindre passant comme un mendiant ...
#44

Marcheur
Seigneur

Bonsoir.
J'aimerais bien connaitre, pas simple curiosité, les jeux auxquels jouent ceux ou celles qui trouvent du machisme dans des jeux vidéos. Parce que bon, pour ne pas trouver de machisme dans un jeu vidéo, faut se lever de bonne heure. Et même ça, ça ne suffira pas à mon avis.
S'il n'y a pas de femmes, c'est machiste. S'il y a des femmes, en général ce sont soit des seconds rôles fadasses, soit des bimbos, soit des rôles complètement anachroniques avec l'époque ou l'esprit du jeu. Donc à quel jeu vidéo peut jouer une personne susceptible sur le combat féministe ? Euh...


Je dirais Life is Strange...
...
...
...
... mais putain comment je déconne ! Kotor 2

Ah et plus sérieusement, si vous trouvez Elex ou Risen bizarre à ce sujet, ne lancez jamais Gothic 3... JAMAIS

Shaam : Pour Demonicon, j'ai trouvé le sujet du jeu extrêmement courageux... et bien amené. Perturbant et bien écrit, même si le design du personnage féminin en question est du plus mauvais goût j'ai trouvé ça vraiment burné comme scénario.

#45

Nayto
Garde

Même si ça n'a pas grand chose à voir avec la discussion, je rajouterai (parce que ça me fait plaisir :p ) que niveau cohérence de l'univers, les elder scrolls c'est quand même l'exemple parfait à ne pas suivre, sérieux si le héros de Skyrim devait se faire faire des cartes de visites, ça lui couterait un bras : "Trucmuche, maitre de la guilde des mages, chef de la guilde des guerriers, chef de la guilde des voleurs, chef de la guilde des assassins. Vous pouvez me contacter à la guilde des guerriers, la guilde des mages, en me faisant passer un message par l'intermédiaire d'un mendiant, ou en pratiquant le rituel du sacrement noir."


Rien à voir avec la cohérence de l'univers.

Dans les faits, on peut conclure la trame de toutes les factions dans une seule et même partie pour justement éviter de devoir créer un nouveau personnage pour chaque entité : je sais que certains ont des avis très radicaux sur le RP, mais se contraindre à ne choisir qu'une faction par souci de cohérence, ça devient inquiétant (du moins, dans une première partie de découverte du jeu).

Dans le lore, en revanche (et le lore est sacré dans cette franchise), les différents titres des différentes factions sont en réalité détenus par d'autres aventuriers et non par le protagoniste. La fameuse critique du personnage principal maître de toutes les guildes et champion de tous les Princes Daedra n'a donc finalement pas lieu d'être.
#46

Kaos_Sita
Villageois

Je suis tombé sur le test de Gamekult qui n'est pas connu pour sa tendresse, mais là c'est violent. de passage sur RPG France pour espérer un second avis, je suis presque convaincu par Iosword qui me donne envie de lui donner une chance quand une petite promo sera dispo.

Pour les Elder Scrolls et la possibilité d'être maître de toutes les guildes 'joignables' il n'y a qu'Oblivion qui permet cela.
Morrowind permet de rejoindre une des trois grandes maisons présentes sur l'archipel de Vvardenfell, deux avec un bogue. Quand à l'extension Bloodmoon elle t'oblige à choisir ton camp dans le chasse d'Hircine.
Pour Skyrim, tu dois également choisir ton camp dans la guerre civile et Dawnguard. Même si les fins sont similaires en terme de conséquence.

Pour les PNJ féminins intéressants ou utiles :
- Life is Strange
- Elisabeth dans Bioshock Infinite
- The Last of Us à ce qu'il parait (Je n'ai pas joué au jeu malheureusement)
Et je pense qu'une fois un peu plus frais, j'aurais plus d'exemples.
#47

Shaam
Grand chevalier

Le soucis de GK c'est qu'ils descendent les RPG a petit budget, qu'importe le testeur, genre Choca avec Risen 3 ou Game of Throne le RPG c'est pareil, que de mauvaise notes..
#48

Capodastre
Novice

Kotor c'est une licence Star Wars si je ne m'abuse, ça respecte les films, donc pas significatif.
Concernant Bioshock Infinite et Elisabeth, elle sert juste de "support" à celui qui fait l'action.
Pour Life is Strange, si on commence à considérer les films interactifs alors oui, on en trouvera (dernièrement j'ai fait Edith Finch et The town of light, superbe et... terrible à la fois) mais pour moi ce ne sont pas des jeux vidéos à proprement parler (ce n'est pas le débat).
The Last of Us je ne l'ai pas fait (pas joueur console pour ma part).

Mais bon, même en considérant ces quelques jeux, parmi les milliers d'autres jeux, que reste-t-il à jouer si on commence à entrer dans ces considérations, alors même que celui qui critiquait le machisme supposé de Elex n'avait encore pas touché le jeu et se basait simplement sur un trailer...
Bref.

Message édité pour la dernière fois le : 17/10/2017 à 21:59

#49

To_an
Garde

Va savoir Capodastre, des jeux où des bimbos pornographesques taille mannequin se battent comme des boxeurs poids lourd dans des micro-bikini en cotte de mailles, ou alors considérer que le corps de la femme est toujours un objet marchand au yeux de certains hommes (et peut être femmes aussi d'ailleurs).

Pour en revenir au test, merci pour la lecture, j'ai bien aimé les différents jeux de PB, que j'ai découvert tardivement après Morrowind et qui m'ont redonné goût aux JDR en 3D (dieu que j'ai détesté Morrowind, j'assume). Et il se pourrait que je me laisse tenter par ce dernier, étant plus intéressé par la narration, mon implication et l'atmosphère que dégage un jeu de rôle que par ses combats ... et qui sait, nous aurons peut être droit à quelques correctifs majeurs. Hmm hmm.
#50

AndroMaelech
Novice

@ reebob.

En même temps, j'ai pas essayé d'argumenter ^^ Mais s'il le faut.

Oui dans la majorité de l'histoire humaine les femmes ne faisaient pas la guerre parce qu'elles sont plus faibles physiquement que les hommes et beaucoup plus précieuses pour la société puisqu'elles enfantent.


i) faiblesse des femmes sur les hommes. On en arrive là par une moyenne. Or, les plus faibles des hommes sont aussi plus faibles que les plus fortes des femmes, sans conteste. Donc si le fait d'être soldat se basait réellement sur la force, il n'y aurait aucune raison de refuser les plus fortes des femmes. Or, ce n'est pas le cas, les hommes se basaient et se basent sur cette moyenne afin d'expliquer pourquoi les hommes dirigent le monde et placent les femmes là où elles le sont, à la maison. Donc argument spécieux, et accessoirement misogyne (vieille comme le monde).

ii) l'enfantement. La plupart des sociétés humaines, y compris actuelles, se basent sur un tryptique vieux comme le monde aussi : les dirigeants, les guerriers, et les paysans/artisans. Qu'une partie des femmes participent à la défense active de la société n'impacte en rien la survie de ladite société. Et même dans les sociétés où tous les hommes se battent, la mort ne touche pas tout le monde, loin de là, et la guerre est rarement permanente.

Une société peut perdre une bonne part de ses hommes dans une guerre et s'en remettre rapidement d'un point de vue démographique (il suffit de voir les effets de la guerre de 14 sur la pyramide des âges pour s'en rendre compte). En revanche si elle perd ses femmes elle est morte, ce n'est pas plus compliqué.


Guerre 14-18. Malheureusement, juste à la fin de la guerre est survenu la grippe espagnole qui a touché autant les hommes que les femmes et qui a tué beaucoup de monde. Oh, merde, la natalité a repris ses droits après et pourtant plein de femmes sont mortes !! WTF !

Même pendant la Peste Noire de 1348, qui a vu au moins un tiers de la population européenne disparaître (homme comme femme !), il n'y a pas eu de disparition de société...

Le problème est que les sociétés traditionnelles étaient optimisées pour survivre à des conflits.


J'l'aime bien, tellement elle est conne (en relation avec le reste du paragraphe).

Merde, et les sociétés anciennes qui ont disparu et qui avaient pourtant le même modèle que celles qui étaient optimisées pour survivre aux conflits parce que les femmes étaient à la maison, s'est passé quoi pour elles ?!

---

Je vais m'arrêter là, parce que ça en devient ridicule. Si les femmes ont été à la place qui a été la leur dans l'histoire, c'est uniquement parce que ce sont les hommes qui se sont arrogés la place dominante, rejetant les femmes là où lesdits hommes pensaient qu'elles devaient être, c'est-à-dire soumises à leurs autorités. Cette domination masculine n'a rien à voir à une soit-disant "optimisation pour mieux résister au conflit". Juste au fait de discréditer et d'éliminer facilement la moitié de l'espèce humaine du jeu de la conquête du pouvoir (au sens très large du terme).




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