Vendredi 21 Juillet 2017, 15:05     Connectés : 5      Membres : 4


Mot de passe oublié ?

Pas encore de compte ?

Final Fantasy XV

par Iosword 08 Déc 2016 10:30 99

Les histoires mettant en scène des arlésiennes finissent rarement bien. Une décennie, ce n’est pas seulement interminable, c’est suffisant pour se perdre en route, pour s’aliéner ses anciens collaborateurs, pour transformer une possible révolution en reliquat du passé. L’orgueil originel ne survit guère aux ravages du temps, et que reste-t-il alors, sinon les rêves fous des zélotes ayant voulu y croire ? Je n’ai pas la prétention de savoir ce que Final Fantasy XV léguera à l’Histoire, ni celle de comprendre le fardeau qui fut celui des hommes et femmes qui se succédèrent pour lui donner vie. J’ai en revanche la suffisance des critiques, estimant que toute œuvre puisse être jugée pour ce qu’elle est et non pas ce qu’elle aurait pu être. D’un Versus XIII, aux mille visages, à un Final Fantasy XV, estropié, les fantasmes se substituent à une dure réalité.

 

Dans l’œil du cyclone.

 

N’allons pas trop vite en besogne. Lors des premières heures en son sein, Final Fantasy XV est un jeu plaisant qui nous plonge dans un monde étrangement fascinant. L’univers d’Eos est moderne, contemporain, un lieu où les chocobos côtoient les voitures de luxe, où chaque restaurant fait aussi office de repère pour les chasseurs cherchant leur prochain contrat, où station balnéaire et daemon partagent le même banc de sable. Les régions que nous explorons sont déroutantes, incohérentes même si nous essayons d’y appliquer des raisonnements logiques, mais cela serait oublier que la licence s’est avant tout bâtie sur un imaginaire commun fait de héros, de cristaux, de béhémoth, et d’un mal absolu à vaincre. Qu’importe si remplir le réservoir de la Regalia nous coûte 10 gils que celui-ci soit vide ou presque rempli, ou que la zone soit construite autour de routes et presque uniquement composée de stations-services et de plaines sauvages, cela nous sommes prêts à l’accepter.

 

  

La plus belle boustifaille que vous verrez dans un jeu, ne niez pas.

 

À vrai dire, au début, Final Fantasy XV nous attendrit. Son level design est maladroit et la Regalia, qui ne peut s’extirper des voies, bride l’exploration plus qu’elle ne l’encourage – heureusement, la conduite automatique et la téléportation sont possibles, sans parler de la location de chocobo qui deviendra notre moyen de déplacement de prédilection. À bien y regarder, les murs invisibles et autres barrières artificielles pullulent, nous forçant à emprunter des chemins choisis et pensés par les développeurs. Pire, le contenu qui nous est proposé est presque exclusivement composé de quêtes FedEx indignes de notre rang. Nous, Noctis Lucis Caelum, prince héritier de Lucis, tuons des monstres pour pacifier les terres, partons à la recherche de rainettes pour la biologiste locale, allons récolter des oignons et autres denrées dans les fermes pour satisfaire les marchands de la seule vraie ville de cet open world. Nous, le Prince, sommes finalement relégué à la place de simple chasseur devant composer avec de nombreux aller-retours et ne pouvant accepter qu’un seul contrat de chasse à la fois – cette limite ne vaut heureusement pas pour les quêtes secondaires.

Quand l’aurore pointe et que la fatigue nous guette, nous nous mettons à la recherche d’un sanctuaire pour y planter notre tente – ou d’un hôtel. Là, Ignis, conseiller et majordome, cuisinera pour le plaisir de notre panse virtuelle – et de nos yeux, les recettes étant magnifiquement modélisées. Chaque plat offre des buffs temporaires importants et trouver des recettes de cuisine, plus qu’un simple jeu dans le jeu, deviendra essentiel – pour cela, il vous faudra entreprendre un voyage culinaire chez les restaurateurs locaux, trouver des ingrédients, observer l’environnement et augmenter le niveau de la compétence associée. Gladiolus lui, notre garde du corps, nous proposera de nous entraîner, et Prompto, vieil ami et jeune naïf exubérant, partagera les clichés pris lors du jour qui vient de s’écouler. À vous de choisir de sauvegarder ou non les photographies –  ce que je vous conseille.

Bien que cela puisse paraître absurde, c’est lors de ces instants intimistes que le titre est le plus réussi. Oui, le monde ouvert est perfectible, les quêtes répétitives et le style des personnages évoque celui d’un boy’s band. Pourtant, grâce à de nombreuses petites scénettes, aux quelques quêtes annexes et surtout grâce aux nombreux dialogues toujours bien écrits, ce quatuor de personnage devient vite attachant et pour rien au monde nous n’aurions envie de nous en séparer. Même de Prompto, c’est dire. L’aspect road trip et buddy movie, tant mis en avant lors des trailers, fonctionne et, aussi assisté soit la conduite, nous nous surprenons à flâner sur les routes, écoutant les bandes originales des précédents opus, observant l’environnement et écoutant nos quatre compères. Des écrans animés lors des scènes de repos aux animations de combat, où chacun peut relever celui est en est difficulté, les moindres détails ont été pensés pour rendre cette relation tangible, et l’affect se crée avec facilité.

 

  

Parfois, Final Fantasy XV tente d'user de narration environnementale, c'est... peu concluant.

 

Si Final Fantasy XV s’était contenté d’être un monde ouvert aussi bancal qu’attachant, de nous proposer des mini-jeux, des donjons labyrinthiques – peu nombreux, mais souvent très bon –, des moments contemplatifs très réussis alors cela aurait suffi à en faire un jeu plaisant. Malheureusement, un roi ne peut se contenter d’être un simple chasseur pour reprendre son trône, et la partie story-driven du jeu fini par revenir. Malheureusement, car c’est ici que le titre de Square Enix est le moins convaincant. Le jeu se divise donc en deux phases que tout oppose, deux expériences de jeu incohérentes : celle où rien ne semble nous rappeler à notre sang royal et où nous flânons dans l’open world et celle où, sur des rails, cet open world nous est désormais inaccessible et où le scénario se doit d’avancer. Comme si le jeu se rappelait soudainement de son titre.

 

Descente aux enfers.

 

Entendons-nous bien, le problème n’est en rien la linéarité du titre, même si cela est fait de manière très contestable – puisque nous finissons littéralement sur des rails, dans un train, à descendre pour quelques minutes au gré des besoins de l’intrigue. Ce qui pose problème est la trame elle-même, qui valse d’une incohérence à l’autre sans jamais prendre le temps de développer ses personnages secondaires et ses sous-intrigues. Cela commence dès l’introduction : Final Fantasy XV nous propose une histoire complexe où Noctis, à l’origine en partance pour son mariage diplomatique avec Dame Lunafrey, apprend la mort de son père et la trahison de l’Empire de Niflheim. Seulement, pour comprendre le contexte, encore faut-il avoir vu le film d’animation, et prologue, Kingsglaive – fourni avec les éditions spéciales du jeu et disponible en Blu-ray. Sans cela, le joueur aura du mal à comprendre les tenants et aboutissants de l’histoire qui ne seront rappelés que de manière succincte et expéditive. Même si c’est moins nécessaire, je vous conseille aussi de regarder la série d’animation Brotherhood – dont les cinq premiers épisodes, sur six, sont disponibles gratuitement sur Youtube – qui enrichira le background du quatuor.

 

  

Mirage de l'influence du joueur, certains dialogues proposent des choix.

 

Là encore, nous pourrions nous dire que ce n’est pas si grave puisque, si le jeu ne se suffit pas à lui-même, l’univers étendu répondra à nos interrogations. Seulement, rien ne s’arrangera réellement par la suite, et pour ne prendre qu’un exemple symptomatique, parlons du chancelier de l’Empire. Grand méchant de l’histoire, ce qui n’est pas tant un spoiler qu’une triste vérité puisque c’est le seul « méchant » que nous croiserons plus de deux fois, celui-ci sera aussi l’élément déclencheur de nombreuses phases de l’intrigue, guidant nos personnages et les conseillant sans qu’aucun d’eux ne s’interroge vraiment sur les objectifs qu’il sert – pour rappel, cela fait dix ans que Niflheim et Lucis sont en guerre ; difficile alors de croire que Noctis, le prince, ne connaisse pas le visage d’un de ses plus grands ennemis. Si à cela nous ajoutons de nombreux rebondissements illogiques – certains personnages meurent, d’autres sont en réalité du bon côté, d’autres encore disparaissent dans les trous béants laissés par le scénario –, difficile de s’attacher à quiconque, ou de pleurer la mort d'un personnage que nous avons vu quelques minutes à peine.

Au final, le scénario de Final Fantasy XV est parsemé de trous, d’incohérences, et semble aller de climax en climax sans qu’aucun temps ne soit pris pour développer son propos. Autant dire que cela ne fonctionne pas, et que si la conclusion est rendue magistrale par sa mise en scène et son rythme, les réponses qu’elle offre ne permettent ni d’effacer les très nombreuses contradictions de l'intrigue, ni d’oublier la trentaine d’heures qui précèdent – durée de vie comprenant les quêtes secondaires. Cela se sent d’ailleurs, tant le jeu est avare en cinématiques en image de synthèse jusqu’à sa conclusion, tant certaines scènes semble avoir été coupées avant même que le personnage impliqué ait fini sa phrase, tant certains de combats de boss sont ratés. Après dix ans de développement, de reboot et de réécriture, le titre de Square Enix est un jeu qui, ironiquement, semble cruellement manquer de temps. Cela saute d’ailleurs aux yeux quand nous arrivons à Altissia, cité à l’inspiration vénitienne sublime et entièrement modélisée, presque dix fois plus grande que la « vraie » ville du monde ouvert, et cruellement vide puisque seules trois quêtes s’y déroulent – une heure de jeu en somme, dur de croire que des artistes aient travaillé des mois durant pour si peu.

 

  

Lunafreya, plot device du jeu qui restera, dans nos mémoires, une simple demoiselle en détresse.

 

Dois-je alors évoquer les assets de Versus XIII, ayant mal vieilli, croisé au cours des derniers niveaux ? Les changements de gameplay dysfonctionnels, comme cette phase d’infiltration forcée dans des couloirs étroits alors que nous avons perdus nos pouvoirs sans raison ? Peut-être. Nous le savions, en gardant le même univers et les mêmes personnages, il allait être difficile pour la Division 2 de se débarrasser du spectre de Versus XIII. Il est même probable que le scénario incomplet qui nous est ici livré soit celui de l’une des derniers versions du projet qui a été entré au forceps dans Final Fantasy XV, car le temps manquait et qu’il était impossible de jeter des mois de travail. La suspension consentie de l’incrédulité, celle-là même qui nous fait accepter le monde ouvert qui nous est proposé, ne peut ici fonctionner. Versus XIII n’est pas mort, et Final Fantasy XV n’en est qu’un ersatz qui aurait demandé plus d’une année de développement supplémentaire. Notons qu’à l’heure où je finalise ces lignes, Square a annoncé travailler sur de nouvelles cinématiques pour le chapitre 13, une bien maigre consolation puisque la narration dans son entièreté pose problème.

 

Le poids du passé.

 

Lorsque j’ai atteint la dernière cinématique du titre, une larme a coulée sur mes joues. Non pas d’émotion, tant j’ai eu l’impression que la quête tragique qui m’était contée était vaine. Ce fut une larme de regret, car Final Fantasy XV, plus qu’un énième jeu canonique d’une licence aux qualités devenues contestables, plus qu’une ultime tentative d’une firme à bout de souffle, plus qu’un simple échec, a de grandes qualités. En premier lieu, sa première partie intimiste fonctionne à merveille, comme évoqué un peu plus tôt, mais surtout parce que le pari technique est réussi. Si le titre n’offre pas une claque technique similaire à celle de certains de ses prédécesseurs, il tourne, comme le dirait Galilée – et est fluide la plupart du temps. Sa direction artistique, mêlant avec brio fantasy et modernité, fait le reste. Ceci étant dit, la plus grande réussite de cet opus, ce sont ses combats, en temps réel, avec une caméra semi-automatique désormais domptée et qui ne nuit plus à la lisibilité de l’action, même si elle posera parfois problème dans certains donjons étriqués.

 

  

L'interface n'est ni léchée, ni moderne, mais on s'y fait.

 

Le système de combat est donc en temps réel, bien qu’un mode stratégique permettant une pause active existe, et certaines mauvaises langues diront qu’il est assisté et simpliste. Certes, je ne prétendrais pas que Final Fantasy XV est un jeu difficile, tout a été fait pour le que le joueur ne bute pas devant l’adversité : utiliser des items nous rend invulnérable pour la durée de l’animation, de même  lorsque que nous usons des capacités de nos alliés ; les QTE sont nombreux et la rapidité d’exécution prime. Seulement, s’il suffit de maintenir le bouton O pour que Noctis attaque, il faut aussi apprendre à gérer l’esquive, ainsi que le dash qui nous permettra de nous réfugier en lieu sûr ou de foncer sur des créatures. Il faut aussi prendre en compte l'importance du placement, les coups dans le dos étant toujours plus dévastateurs, apprendre les patterns et gérer armes et affinités élémentaires. S’ils sont simples, les combats de Final Fantasy XV sont jouissifs, et l’abandon du tour par tour prend alors tout son sens.

Vos compagnons sont également bien plus que de simples boucliers humains : ils peuvent se relever les uns les autres, vous aider à vous libérez des crocs adverses ou encore exécuter des combos avec vous. Chacun d’eux aura des capacités spécifiques et un rôle à jouer ; Ignis par exemple peut analyser les ennemis. Comme le veut la tradition, chaque affrontement se scellera sur une note de vos performances selon trois critères : le temps, la technique et le nombre d’ennemis vaincu. Chose que nos compagnons se feront un plaisir à commenter, les développeurs jouant souvent avec le quatrième mur. Vous gagnerez aussi du loot qu’il faudra vendre pour remplir votre bourse, et de l’expérience qui s’accumulera jusqu’à ce que vous vous reposiez. À vous ensuite de répartir vos points de compétences dans un traditionnel sphérier qui remplit son office, à défaut d’être complexe. Seule ombre au tableau, certaines améliorations sont inutiles, et surtout, le coût des compétences est exponentiel : à vous de voir si le farm en vaut la chandelle.

 

  

C'est aliasé, flou, c'est à 30 FPS, bref c'est de la PS4, mais ça reste bien beau.

 

À vouloir trop en faire, Final Fantasy XV s’éparpille parfois dans des mécaniques inutiles, telle la gestion de l’essence, et si le tuning de notre véhicule est appréciable, certains autres systèmes semblent avoir pâti de tout cela. Nous pourrions évoquer les invocations qui, si elles sont spectaculaires, sont scriptées et ne seront utilisées que très rarement, mais ce qui déçoit vraiment est la magie. Le titre n’offre pas de « vrais » sorts à utiliser, mais vous propose de récolter des essences de feu, de glace et de foudre pour synthétiser, à l’aide ou non de consommables, des sorts aux effets variés – étape qu’il faudra recommencer régulièrement, les sorts étant limités en utilisation. Le ciblage n’étant pas particulièrement réussi, et le friendly fire de la partie, utiliser la magie reviendra à affaiblir nos compagnons, le tout dans une explosion d’effets spéciaux certes très réussie,  mais ne rattrapant pas la mise. Un Final Fantasy sans bon système de magie, n’est-ce pas un peu triste ?

 

Les souvenirs de l’E3 2006 se sont estompés avec le temps, et avec eux les espoirs que je nourrissais. Dix ans plus tard, Final Fantasy XV me laisse un goût amer au fond de la gorge. Non pas qu’il me déçoit pour ce qu’il aurait dû être – il y a bien longtemps que je ne l’attendais plus –, il m’attriste pour ce qu’il est. D’un côté, un jeu intimiste, une simple balade dans un univers imparfait et agréable. De l’autre, un titre narratif qui balbutie et peine à raconter quoi que ce soit. Un jeu trop ambitieux pour son propre bien qui, après de multiples moutures, reste la chimère qu’il était. Versus XIII n’a pas été tué, Final Fantasy XV n’a pas vraiment eu la chance d’exister. Tout ce qui nous est servi ici, c’est une expérience de jeu double, bâtarde et incohérente avec elle-même. C’est un objet fascinant, et lorsque le temps sera venu de spoiler sans vergogne et que les langues se seront déliées, je suis convaincue que le projet aura beaucoup à raconter. En attendant, Final Fantasy XV, passées les quinze premières heures, est un jeu médiocre.

LES PLUS
  • Première moitié de l'aventure agréable, ....
  • Le système de combat.
  • Le Monde ouvert et ses donjons.
  • Des invocations spectaculaires.
  • Quatre héros attachants.
LES MOINS
  • ... seconde partie frustrante et incohérente.
  • Magie et sorts.
  • Les derniers chapitres... Bon dieu, tout ça pour ça ?
  • L'histoire, la narration et les personnages secondaires.
  • Visionnage de Kingsglaive indispensable.

5/10

Commentaires (99)

#76

Demoniakor
Noble

Juste un truc au passage, le jeu n'a pas eu 10 années de développement. Faut arrêter avec ça. L'époque de Versus XIII est très, très loin. Dans sa forme actuelle, FFXV n'a que 4 ans de vrai conception. Je vous invite à lire le tres bon dossier qu'a été fait sur Final Fantasy World, "De Versus XIII à FFXV".
#77

Paul-Hewson
Garde

Les Japonais ne semblent pas se jeter dessus non plus, ça laisse peu d'espoir de voir un nouvel épisode redresser la barre.

C'est bien simple, au Japon dans certaines boutiques il est déjà dans les bacs des prix cassés aux alentours des 5000 yens, plus ou moins selon le magasin.
Et les stocks d'occaz ne cessent d'augmenter, je crois qu'au final c'est encore pire que pour le 13, à voir sur la longueur, mais en tout cas j'ai pas l'impression que ça avait été si rapide.


Il parait que le jeu est relativement court pour un Final Fantasy. C'est peut-être à cause de ça ?
Ou alors les joueurs n'ont vraiment pas accrochés dès le début !?!

Message édité pour la dernière fois le : 10/12/2016 à 11:42

#78

Kelolon94
Novice

Il parait que le jeu est relativement court pour un Final Fantasy. C'est peut-être à cause de ça ?
Ou alors les joueurs n'ont vraiment pas accrochés dès le début !?!


Je te conseille de lire les tests sur plusieurs site, et de regarder l'émission gamekult dédiée au test aussi, ils en parlant pendant 30 minutes et c'est très significatif. D'autant que la dernière parties du jeu (plusieurs heures de couloir avec des troncage niveau scénario apparement) laisse vraiment un goût amer dans la bouche visiblement.
Je pense que quand tu finis un jeu qui dans sa dernière partie t'a dégouté, tu ne peux pas vouloir lui mettre une bonne note.
#79

cabfe
Seigneur

Comme on en parlait il y a quelques jours au sujet de Dishonored, rater un début empêche le joueur de s'intéresser au jeu, voire l'incite à l'abandonner.
Mais rater la fin provoque une sorte de colère, après l'investissement en temps qu'on lui a accordé. Et ça reste comme "dernier avis" dans la tête des gens qui ne parleront que de cette déception, même si le jeu pouvait être génial avant.
#80

Kekona
Garde

Avec Vampire Bloodlines qui est un peu le mètre-étalon du dernier quart foiré, pour moi ça tenait plus du regret que de la colère. Et ça à une période où la popote studios-éditeurs m'indifférait, ce n'était même pas de l'empathie ou de l'indulgence pour Troika.
Il parait que le jeu est relativement court pour un Final Fantasy. C'est peut-être à cause de ça ?
Ou alors les joueurs n'ont vraiment pas accrochés dès le début !?!

Faut pas uniquement regarder ça avec ce FF15, en fait c'est dû également à un changement dans la façon de consommer le jv au Japon. Donc avec un produit comme celui ci, très distribué, ça se remarque bien plus qu'avec d'autres, mais c'est une tendance forte, vite "consommé" vite revendu et vite oublié.C'est pas pour rien que la plupart des boites japonaises se recentrent sur le jeu sur mobile.

Là par contre ton argumentation est un peu celle d'un aveugle qui boit les paroles des éditeurs de jeu.

C'est ce que je disais, mais en moins aimable ^^ Ouais, car ça me gonfle un peu ce genre de mentalité, le fan qui pardonne tout ça me dépasse, surtout quand dans le lot en prime y en a certains qui sont les premiers à venir cracher leur dédain sur les joueurs de call of et autre séries annualisées en leur reprochant le déclin du jv ou d'autres conneries de ce style, en oubliant qu'eux ne valent guère mieux, ils sont peut être même pire.

Pour le test de Tyranny, les paris sont ouverts, moi je mise sur la semaine prochaine, mais la côte pour dans deux semaines est également très bonne

Message édité pour la dernière fois le : 10/12/2016 à 15:41

#82

Nehria
Citoyen

De plus pour enfoncer un peu plus le clou, le directeur du jeu Hajime Tabata annonce des futurs DLC gratuits afin de corriger certains aspects du gameplay et d'ajouter des éléments narratifs. Cela confirme bien ce que je pense de ce titre, à savoir baclé !
Donc, un conseil, attendez vraiment avant de le continuer et de le finir.
http://eu.square-enix.com/en/blog/announcing-free-updates-final-fantasy-xv

Il explique bien que les DLC gratuits font suites aux retours de joueurs... Comment serai-ce possible de le faire avant sa sortie ?

Il est quand même assez rare de trouver des personnes qui vont avouer qu'il y a des problèmes avec leurs produits, leurs entreprises ou autres, sinon ce serait se tirer une balle dans le pied. Donc, ils vont essayer de faire passer la pilule en racontant qu'ils sont à l'écoute, qu'il vont offrir des bonus, des cadeaux, bref qu'ils vont faire des efforts pour le plaisir du client...

Message édité pour la dernière fois le : 10/12/2016 à 16:09

#83

Foudrolle
Villageois


Perso voilà ce que je vais retenir du projet FF XV :

- Un film d'animation vraiment sympa que j'ai adoré regarder.

- La meilleure nourriture virtuelle de tous les temps ^^

- Un quatuor que j'ai longuement moqué mais qui au final est super attachant.

- Une super bande son

Moi qui n'attendais absolument rien de ce jeu il s'en sort pas si mal !

...

Même si au final je n'ai pas l'impression d'avoir raté grand chose sans même avoir touché à la manette.
#84

vault4ever
Villageois



...

Même si au final je n'ai pas l'impression d'avoir raté grand chose sans même avoir touché à la manette.


oh punaise !
Et ben c'est super pour Mr Squarenix !
Il va vendre du dentifrice, de la soupe et du gel douche "Final Fantasy"... et çà va se vendre...
Bon Mr Squarenix, reste plus qu'à foirer le remake de Final fantasy VII et ce sera la "totale" comme on dit chez moi....
Un ami adore ce jeu... mais il est trentenaire ... moi, franchement, je regrette les anciens final fantasy...
Mais je pense qu'il va bien se vendre, parce que ...."in the move" : faire des selfies, etc. = trop top !
enfin moi, cela ne me fait rêver plus que çà...

Message édité pour la dernière fois le : 11/12/2016 à 21:33

#85

nadalito
Chevalier

Bon je l'ai fini ce week-end.
Super emballé au début et à la moitié, beaucoup moins ensuite.

C'est vraiment dommage, car j'ai affronté des boss de quêtes annexes absolument dingues.
J'ai quand même un coup de cœur, même si mon cœur saigne un peu.
Merci de nous avoir tenu au courant Nadalito
Donc ces critiques étaient bel et bien fondées...et merde, ça me fait chier, je le ferai quand même, mais je pense qu'après ça SE et les espoirs que je pouvais avoir envers cette boite ce sera définitivement terminé.
#87

nadalito
Chevalier

Mais je pense que c'est un jeu pour adultes, les thèmes du passage à l'âge adulte, des responsabilités sont vraiment supers. Mais ça ne plaira pas à tout le monde.
Je vois beaucoup de similitudes avec MGS V.
Tout ce qu'on apprend juste en campant, en parlant avec nos potes. Je peux comprendre que certains n'aiment pas ça, mais ça a tellement marché sur moi.

En tout cas c'est très largement mon jeu de 2016.
Et le gameplay moi j'ai été conquis à 100%.
En fait ça c'est comme tout les jeux, des fois on a truc qui nous accroche, ça ne s'explique pas, et j'ai envie de dire qu'il n'y a pas besoin, et encore heureux. Par exemple Alpha Protocol et l'un des mes meilleurs moment vidéoludique, pour autant je sais que ce n'est pas un grand jeu.
Mais bon là on voit clairement qu'il y avait du potentiel pour faire tellement mieux, c'est dommage, surtout qu'on parle de SE putain, je sais pas de combien était le budget, mais à mon avis on est dans le haut du panier, ça aurait pu être un incontournable, mais SE c'est devenu un poulet sans tête, y a pas de vrai patron, pas de logique, c'est vraiment un gâchis sans nom, et ça m'énerve. Pour que quelqu'un comme doit qui a vraiment été emballé par le truc, qui s'est laissé happé, soit déçu par cette dernière partie, c'est vraiment qu'ils ont dû chiés grave.
Du coup ça me donne encore plus envie de tester ça moi même histoire de pouvoir me faire ma propre opinion sur ce "plantage final".
#89

nadalito
Chevalier

Je le place malgré tout très haut, sûrement même dans mon 10 des jv.
J'ai pas fait Alpha Protocol mais j'ai souvent lu qu'en effet c'était un grand jeu malgré ses défauts.

C'est dur d'en parler sans spoiler mais ce n'est pas du tout au niveau du scénario que j'ai été déçu du final.
C'est autre chose, un passage du gameplay raté notamment.

Par contre les boss c'est vraiment dingue, là encore j'ai peur de spoiler mais Tabata a été phénoménal sur ça. Tellement généreux.
De toute façon, échec ou réussite, le pauvre Tabata, je crois que si quelqu'un le pointe du doigt, ce sera malhonnête, le mec il a clairement joué les pompiers de service. Et pendant ce temps là, Nomura qui a fait n'imp avec Versus 13, qui a jeté je ne sais combien de millions par les fenêtres, lui encore une fois il passera entre les gouttes...
#91

Marcheur
Seigneur

Mais je pense que c'est un jeu pour adultes, les thèmes du passage à l'âge adulte, des responsabilités sont vraiment supers. Mais ça ne plaira pas à tout le monde.
Je vois beaucoup de similitudes avec MGS V.
Tout ce qu'on apprend juste en campant, en parlant avec nos potes. Je peux comprendre que certains n'aiment pas ça, mais ça a tellement marché sur moi.

En tout cas c'est très largement mon jeu de 2016.
Et le gameplay moi j'ai été conquis à 100%.


T'es sûr que la comparaison avec V est entièrement à propos Je sais qu'ils partagent tous les deux une histoire avec beaucoup de similitudes côté développement, mais quand même, MGS V c'est un morceau de l'histoire du jeu vidéo carrément, pas sûr que Final Fantasy XV ait les épaules pour lui être comparé, cela dit, si c'est le cas je suis très, très TRES intéressé.

J'veux dire, Phantom Pain aura un impact très significatif sur l'industrie quand on jettera un oeil en arrière lorsque cette génération aura pris fin, est-ce que tu penses sincèrement que FF XV est de ces jeux là ?
#92

nadalito
Chevalier

Je pensais plutôt au fait que pour MGS, quelqu'un qui ne fait pas l'effort d'écouter les cassettes passera à côté de beaucoup de subtilités du jeu et de son histoire.
Dans FFXV c'est un peu pareil.

Et les 2 jeux ont été tellement ambitieux, assurément trop.
Du coup parfois, plusieurs fois même, ça créé une frustration.
Le jeu est bancal, mais pfiou quelle aventure.

C'est totalement subjectif. Mais je sais pas, peut-être que j'ai trop joué à des jeux un peu formatés et prévisibles, et là en 3 mois ça m'a vraiment plu de jouer à de tels jeux (MGS & FF).
#93

IllusiveMen
Citoyen

Je pense que la comparaison avec phantom pain est plutôt valide, ne serait-ce que pour l'impact et leur place dans la série... Tous deux sont les 1ers de leurs séries à être open world, tous 2 sont là pour redresser la barre après un épisode numéroté qui a déçu une grande majorité des fans (mgs IV et ff XIII) et tous deux ont un bon concept scénaristiques mais n'atteignent pas leur plein potentiel à cause de coupures de budgets/deadline/mauvaise gestion...

Sans parlé du fait qu'ils seront traités comme les pires insultes jamais faites à leurs séries par des fans overhypés qui attendaient le jeu parfait malgré les signes flagrants que les jeux ne seraient pas parfaits (1 an avant mgs V ont parlait déjà des problèmes chez Konami).

Bref, 2 bons jeux mais qui sont tués avant l'arrivée par ce merveilleux phénomène qu'on appelle la hype...
#94

YAD
Noble

Les FF 6,7,8,9 étaient des open world. Des open world certes moins détaillés que ce que l'on voit actuellement. On ne voyait pas les ennemis et les combats se déroulaient au tour par tour par exemple. Mais des opens worlds quand meme.

Et chaque coin de la carte était parfaitement exploité, ce qui était énorme vu les limitations techniques de l'époque.

Mais ça, ils ne savent juste plus le faire.

C'était d'ailleurs une des principales critiques adressée à final fantasy X. Le jeu restait bon, mais perdait l'aspect open world. Et ça avait chagriné pas mal de joueurs.

Message édité pour la dernière fois le : 12/12/2016 à 22:16

#95

Marcheur
Seigneur

Je pense que la comparaison avec phantom pain est plutôt valide, ne serait-ce que pour l'impact et leur place dans la série... Tous deux sont les 1ers de leurs séries à être open world, tous 2 sont là pour redresser la barre après un épisode numéroté qui a déçu une grande majorité des fans (mgs IV et ff XIII) et tous deux ont un bon concept scénaristiques mais n'atteignent pas leur plein potentiel à cause de coupures de budgets/deadline/mauvaise gestion...

Sans parlé du fait qu'ils seront traités comme les pires insultes jamais faites à leurs séries par des fans overhypés qui attendaient le jeu parfait malgré les signes flagrants que les jeux ne seraient pas parfaits (1 an avant mgs V ont parlait déjà des problèmes chez Konami).

Bref, 2 bons jeux mais qui sont tués avant l'arrivée par ce merveilleux phénomène qu'on appelle la hype...


Effectivement. Mais je pense que la plus grosse différence entre les deux, c'est que MGS V sera légendaire. Je pense qu'il n'aurait jamais pu être fini vu l'ampleur du projet, mais en l'état, c'est déjà un titre complètement dingue qui a pour ma part dépassé Kotor 2 dans mon appréciation, et tout le monde ici sait à quel point je suis dingue de Kotor 2
#96

IllusiveMen
Citoyen

Je pense que la comparaison avec phantom pain est plutôt valide, ne serait-ce que pour l'impact et leur place dans la série... Tous deux sont les 1ers de leurs séries à être open world, tous 2 sont là pour redresser la barre après un épisode numéroté qui a déçu une grande majorité des fans (mgs IV et ff XIII) et tous deux ont un bon concept scénaristiques mais n'atteignent pas leur plein potentiel à cause de coupures de budgets/deadline/mauvaise gestion...

Sans parlé du fait qu'ils seront traités comme les pires insultes jamais faites à leurs séries par des fans overhypés qui attendaient le jeu parfait malgré les signes flagrants que les jeux ne seraient pas parfaits (1 an avant mgs V ont parlait déjà des problèmes chez Konami).

Bref, 2 bons jeux mais qui sont tués avant l'arrivée par ce merveilleux phénomène qu'on appelle la hype...


Effectivement. Mais je pense que la plus grosse différence entre les deux, c'est que MGS V sera légendaire. Je pense qu'il n'aurait jamais pu être fini vu l'ampleur du projet, mais en l'état, c'est déjà un titre complètement dingue qui a pour ma part dépassé Kotor 2 dans mon appréciation, et tout le monde ici sait à quel point je suis dingue de Kotor 2


C'est peut-être juste un truc personnel mais pour moi mgs V est légendaire parce-que 99% du jeu est concentré sur un seul concept:Infiltration en Open-world le tout saupoudré de gameplay émergeant

Pour ce qui est de FF XV,ce même genre d'investissement a été fait pour le côté road trip avec les potes et le côté fantaisie basée sur la réalité donc pour moi,il sera légendaire,ne serait-ce que parce-que c'est mon FF préfèré depuis FF IX (j'ai toujours trouvé FF X complètement surestimé honnêtement) et l'investissement dans le concept de base.

YAD:J'aurais dû être plus précis et utilisé le terme open-world "moderne" dans le sens de grandes zones détaillées et dont chaque m² est explorable...Mea Culpa
#97

Marcheur
Seigneur

Ah mais le gameplay est ouf, mais y a le scénario derrière. Tout le scénario est excellent, la mise en scène est fabuleuse, la direction artistique est sobre est classieuse, les musiques défonce tout ainsi que le sound design globalement.
Et puis le chapitre 2 est un tel cassage de quatrième mur, une tuerie.
#98

IllusiveMen
Citoyen

Je trouve que le cassage du quatrième mur sort un peu de nulle part pour être honnête... Là où mgs 2 avait une sorte de "montée en puissance" du cassage du quatrième mur, mgs V a un scénario tout à fait traditionnel et puis de nulle part la dernière mission apparaît et le quatrième mur est cassé
#99

Marcheur
Seigneur

Je trouve que le cassage du quatrième mur sort un peu de nulle part pour être honnête... Là où mgs 2 avait une sorte de "montée en puissance" du cassage du quatrième mur, mgs V a un scénario tout à fait traditionnel et puis de nulle part la dernière mission apparaît et le quatrième mur est cassé


Le chapitre 2 est un témoin des problèmes de développement du jeu, ça va plus loin que la dernière mission.
#100

Winterfart
Villageois

Le simple fait que l'histoire ne soit pas complète sans avoir vu les films ou que sais-je me fait passer.
Fuck cross medias !




Voir tous