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Final Fantasy XV

par Iosword 08 Déc 2016 10:30 99

Les histoires mettant en scène des arlésiennes finissent rarement bien. Une décennie, ce n’est pas seulement interminable, c’est suffisant pour se perdre en route, pour s’aliéner ses anciens collaborateurs, pour transformer une possible révolution en reliquat du passé. L’orgueil originel ne survit guère aux ravages du temps, et que reste-t-il alors, sinon les rêves fous des zélotes ayant voulu y croire ? Je n’ai pas la prétention de savoir ce que Final Fantasy XV léguera à l’Histoire, ni celle de comprendre le fardeau qui fut celui des hommes et femmes qui se succédèrent pour lui donner vie. J’ai en revanche la suffisance des critiques, estimant que toute œuvre puisse être jugée pour ce qu’elle est et non pas ce qu’elle aurait pu être. D’un Versus XIII, aux mille visages, à un Final Fantasy XV, estropié, les fantasmes se substituent à une dure réalité.

 

Dans l’œil du cyclone.

 

N’allons pas trop vite en besogne. Lors des premières heures en son sein, Final Fantasy XV est un jeu plaisant qui nous plonge dans un monde étrangement fascinant. L’univers d’Eos est moderne, contemporain, un lieu où les chocobos côtoient les voitures de luxe, où chaque restaurant fait aussi office de repère pour les chasseurs cherchant leur prochain contrat, où station balnéaire et daemon partagent le même banc de sable. Les régions que nous explorons sont déroutantes, incohérentes même si nous essayons d’y appliquer des raisonnements logiques, mais cela serait oublier que la licence s’est avant tout bâtie sur un imaginaire commun fait de héros, de cristaux, de béhémoth, et d’un mal absolu à vaincre. Qu’importe si remplir le réservoir de la Regalia nous coûte 10 gils que celui-ci soit vide ou presque rempli, ou que la zone soit construite autour de routes et presque uniquement composée de stations-services et de plaines sauvages, cela nous sommes prêts à l’accepter.

 

  

La plus belle boustifaille que vous verrez dans un jeu, ne niez pas.

 

À vrai dire, au début, Final Fantasy XV nous attendrit. Son level design est maladroit et la Regalia, qui ne peut s’extirper des voies, bride l’exploration plus qu’elle ne l’encourage – heureusement, la conduite automatique et la téléportation sont possibles, sans parler de la location de chocobo qui deviendra notre moyen de déplacement de prédilection. À bien y regarder, les murs invisibles et autres barrières artificielles pullulent, nous forçant à emprunter des chemins choisis et pensés par les développeurs. Pire, le contenu qui nous est proposé est presque exclusivement composé de quêtes FedEx indignes de notre rang. Nous, Noctis Lucis Caelum, prince héritier de Lucis, tuons des monstres pour pacifier les terres, partons à la recherche de rainettes pour la biologiste locale, allons récolter des oignons et autres denrées dans les fermes pour satisfaire les marchands de la seule vraie ville de cet open world. Nous, le Prince, sommes finalement relégué à la place de simple chasseur devant composer avec de nombreux aller-retours et ne pouvant accepter qu’un seul contrat de chasse à la fois – cette limite ne vaut heureusement pas pour les quêtes secondaires.

Quand l’aurore pointe et que la fatigue nous guette, nous nous mettons à la recherche d’un sanctuaire pour y planter notre tente – ou d’un hôtel. Là, Ignis, conseiller et majordome, cuisinera pour le plaisir de notre panse virtuelle – et de nos yeux, les recettes étant magnifiquement modélisées. Chaque plat offre des buffs temporaires importants et trouver des recettes de cuisine, plus qu’un simple jeu dans le jeu, deviendra essentiel – pour cela, il vous faudra entreprendre un voyage culinaire chez les restaurateurs locaux, trouver des ingrédients, observer l’environnement et augmenter le niveau de la compétence associée. Gladiolus lui, notre garde du corps, nous proposera de nous entraîner, et Prompto, vieil ami et jeune naïf exubérant, partagera les clichés pris lors du jour qui vient de s’écouler. À vous de choisir de sauvegarder ou non les photographies –  ce que je vous conseille.

Bien que cela puisse paraître absurde, c’est lors de ces instants intimistes que le titre est le plus réussi. Oui, le monde ouvert est perfectible, les quêtes répétitives et le style des personnages évoque celui d’un boy’s band. Pourtant, grâce à de nombreuses petites scénettes, aux quelques quêtes annexes et surtout grâce aux nombreux dialogues toujours bien écrits, ce quatuor de personnage devient vite attachant et pour rien au monde nous n’aurions envie de nous en séparer. Même de Prompto, c’est dire. L’aspect road trip et buddy movie, tant mis en avant lors des trailers, fonctionne et, aussi assisté soit la conduite, nous nous surprenons à flâner sur les routes, écoutant les bandes originales des précédents opus, observant l’environnement et écoutant nos quatre compères. Des écrans animés lors des scènes de repos aux animations de combat, où chacun peut relever celui est en est difficulté, les moindres détails ont été pensés pour rendre cette relation tangible, et l’affect se crée avec facilité.

 

  

Parfois, Final Fantasy XV tente d'user de narration environnementale, c'est... peu concluant.

 

Si Final Fantasy XV s’était contenté d’être un monde ouvert aussi bancal qu’attachant, de nous proposer des mini-jeux, des donjons labyrinthiques – peu nombreux, mais souvent très bon –, des moments contemplatifs très réussis alors cela aurait suffi à en faire un jeu plaisant. Malheureusement, un roi ne peut se contenter d’être un simple chasseur pour reprendre son trône, et la partie story-driven du jeu fini par revenir. Malheureusement, car c’est ici que le titre de Square Enix est le moins convaincant. Le jeu se divise donc en deux phases que tout oppose, deux expériences de jeu incohérentes : celle où rien ne semble nous rappeler à notre sang royal et où nous flânons dans l’open world et celle où, sur des rails, cet open world nous est désormais inaccessible et où le scénario se doit d’avancer. Comme si le jeu se rappelait soudainement de son titre.

 

Descente aux enfers.

 

Entendons-nous bien, le problème n’est en rien la linéarité du titre, même si cela est fait de manière très contestable – puisque nous finissons littéralement sur des rails, dans un train, à descendre pour quelques minutes au gré des besoins de l’intrigue. Ce qui pose problème est la trame elle-même, qui valse d’une incohérence à l’autre sans jamais prendre le temps de développer ses personnages secondaires et ses sous-intrigues. Cela commence dès l’introduction : Final Fantasy XV nous propose une histoire complexe où Noctis, à l’origine en partance pour son mariage diplomatique avec Dame Lunafrey, apprend la mort de son père et la trahison de l’Empire de Niflheim. Seulement, pour comprendre le contexte, encore faut-il avoir vu le film d’animation, et prologue, Kingsglaive – fourni avec les éditions spéciales du jeu et disponible en Blu-ray. Sans cela, le joueur aura du mal à comprendre les tenants et aboutissants de l’histoire qui ne seront rappelés que de manière succincte et expéditive. Même si c’est moins nécessaire, je vous conseille aussi de regarder la série d’animation Brotherhood – dont les cinq premiers épisodes, sur six, sont disponibles gratuitement sur Youtube – qui enrichira le background du quatuor.

 

  

Mirage de l'influence du joueur, certains dialogues proposent des choix.

 

Là encore, nous pourrions nous dire que ce n’est pas si grave puisque, si le jeu ne se suffit pas à lui-même, l’univers étendu répondra à nos interrogations. Seulement, rien ne s’arrangera réellement par la suite, et pour ne prendre qu’un exemple symptomatique, parlons du chancelier de l’Empire. Grand méchant de l’histoire, ce qui n’est pas tant un spoiler qu’une triste vérité puisque c’est le seul « méchant » que nous croiserons plus de deux fois, celui-ci sera aussi l’élément déclencheur de nombreuses phases de l’intrigue, guidant nos personnages et les conseillant sans qu’aucun d’eux ne s’interroge vraiment sur les objectifs qu’il sert – pour rappel, cela fait dix ans que Niflheim et Lucis sont en guerre ; difficile alors de croire que Noctis, le prince, ne connaisse pas le visage d’un de ses plus grands ennemis. Si à cela nous ajoutons de nombreux rebondissements illogiques – certains personnages meurent, d’autres sont en réalité du bon côté, d’autres encore disparaissent dans les trous béants laissés par le scénario –, difficile de s’attacher à quiconque, ou de pleurer la mort d'un personnage que nous avons vu quelques minutes à peine.

Au final, le scénario de Final Fantasy XV est parsemé de trous, d’incohérences, et semble aller de climax en climax sans qu’aucun temps ne soit pris pour développer son propos. Autant dire que cela ne fonctionne pas, et que si la conclusion est rendue magistrale par sa mise en scène et son rythme, les réponses qu’elle offre ne permettent ni d’effacer les très nombreuses contradictions de l'intrigue, ni d’oublier la trentaine d’heures qui précèdent – durée de vie comprenant les quêtes secondaires. Cela se sent d’ailleurs, tant le jeu est avare en cinématiques en image de synthèse jusqu’à sa conclusion, tant certaines scènes semble avoir été coupées avant même que le personnage impliqué ait fini sa phrase, tant certains de combats de boss sont ratés. Après dix ans de développement, de reboot et de réécriture, le titre de Square Enix est un jeu qui, ironiquement, semble cruellement manquer de temps. Cela saute d’ailleurs aux yeux quand nous arrivons à Altissia, cité à l’inspiration vénitienne sublime et entièrement modélisée, presque dix fois plus grande que la « vraie » ville du monde ouvert, et cruellement vide puisque seules trois quêtes s’y déroulent – une heure de jeu en somme, dur de croire que des artistes aient travaillé des mois durant pour si peu.

 

  

Lunafreya, plot device du jeu qui restera, dans nos mémoires, une simple demoiselle en détresse.

 

Dois-je alors évoquer les assets de Versus XIII, ayant mal vieilli, croisé au cours des derniers niveaux ? Les changements de gameplay dysfonctionnels, comme cette phase d’infiltration forcée dans des couloirs étroits alors que nous avons perdus nos pouvoirs sans raison ? Peut-être. Nous le savions, en gardant le même univers et les mêmes personnages, il allait être difficile pour la Division 2 de se débarrasser du spectre de Versus XIII. Il est même probable que le scénario incomplet qui nous est ici livré soit celui de l’une des derniers versions du projet qui a été entré au forceps dans Final Fantasy XV, car le temps manquait et qu’il était impossible de jeter des mois de travail. La suspension consentie de l’incrédulité, celle-là même qui nous fait accepter le monde ouvert qui nous est proposé, ne peut ici fonctionner. Versus XIII n’est pas mort, et Final Fantasy XV n’en est qu’un ersatz qui aurait demandé plus d’une année de développement supplémentaire. Notons qu’à l’heure où je finalise ces lignes, Square a annoncé travailler sur de nouvelles cinématiques pour le chapitre 13, une bien maigre consolation puisque la narration dans son entièreté pose problème.

 

Le poids du passé.

 

Lorsque j’ai atteint la dernière cinématique du titre, une larme a coulée sur mes joues. Non pas d’émotion, tant j’ai eu l’impression que la quête tragique qui m’était contée était vaine. Ce fut une larme de regret, car Final Fantasy XV, plus qu’un énième jeu canonique d’une licence aux qualités devenues contestables, plus qu’une ultime tentative d’une firme à bout de souffle, plus qu’un simple échec, a de grandes qualités. En premier lieu, sa première partie intimiste fonctionne à merveille, comme évoqué un peu plus tôt, mais surtout parce que le pari technique est réussi. Si le titre n’offre pas une claque technique similaire à celle de certains de ses prédécesseurs, il tourne, comme le dirait Galilée – et est fluide la plupart du temps. Sa direction artistique, mêlant avec brio fantasy et modernité, fait le reste. Ceci étant dit, la plus grande réussite de cet opus, ce sont ses combats, en temps réel, avec une caméra semi-automatique désormais domptée et qui ne nuit plus à la lisibilité de l’action, même si elle posera parfois problème dans certains donjons étriqués.

 

  

L'interface n'est ni léchée, ni moderne, mais on s'y fait.

 

Le système de combat est donc en temps réel, bien qu’un mode stratégique permettant une pause active existe, et certaines mauvaises langues diront qu’il est assisté et simpliste. Certes, je ne prétendrais pas que Final Fantasy XV est un jeu difficile, tout a été fait pour le que le joueur ne bute pas devant l’adversité : utiliser des items nous rend invulnérable pour la durée de l’animation, de même  lorsque que nous usons des capacités de nos alliés ; les QTE sont nombreux et la rapidité d’exécution prime. Seulement, s’il suffit de maintenir le bouton O pour que Noctis attaque, il faut aussi apprendre à gérer l’esquive, ainsi que le dash qui nous permettra de nous réfugier en lieu sûr ou de foncer sur des créatures. Il faut aussi prendre en compte l'importance du placement, les coups dans le dos étant toujours plus dévastateurs, apprendre les patterns et gérer armes et affinités élémentaires. S’ils sont simples, les combats de Final Fantasy XV sont jouissifs, et l’abandon du tour par tour prend alors tout son sens.

Vos compagnons sont également bien plus que de simples boucliers humains : ils peuvent se relever les uns les autres, vous aider à vous libérez des crocs adverses ou encore exécuter des combos avec vous. Chacun d’eux aura des capacités spécifiques et un rôle à jouer ; Ignis par exemple peut analyser les ennemis. Comme le veut la tradition, chaque affrontement se scellera sur une note de vos performances selon trois critères : le temps, la technique et le nombre d’ennemis vaincu. Chose que nos compagnons se feront un plaisir à commenter, les développeurs jouant souvent avec le quatrième mur. Vous gagnerez aussi du loot qu’il faudra vendre pour remplir votre bourse, et de l’expérience qui s’accumulera jusqu’à ce que vous vous reposiez. À vous ensuite de répartir vos points de compétences dans un traditionnel sphérier qui remplit son office, à défaut d’être complexe. Seule ombre au tableau, certaines améliorations sont inutiles, et surtout, le coût des compétences est exponentiel : à vous de voir si le farm en vaut la chandelle.

 

  

C'est aliasé, flou, c'est à 30 FPS, bref c'est de la PS4, mais ça reste bien beau.

 

À vouloir trop en faire, Final Fantasy XV s’éparpille parfois dans des mécaniques inutiles, telle la gestion de l’essence, et si le tuning de notre véhicule est appréciable, certains autres systèmes semblent avoir pâti de tout cela. Nous pourrions évoquer les invocations qui, si elles sont spectaculaires, sont scriptées et ne seront utilisées que très rarement, mais ce qui déçoit vraiment est la magie. Le titre n’offre pas de « vrais » sorts à utiliser, mais vous propose de récolter des essences de feu, de glace et de foudre pour synthétiser, à l’aide ou non de consommables, des sorts aux effets variés – étape qu’il faudra recommencer régulièrement, les sorts étant limités en utilisation. Le ciblage n’étant pas particulièrement réussi, et le friendly fire de la partie, utiliser la magie reviendra à affaiblir nos compagnons, le tout dans une explosion d’effets spéciaux certes très réussie,  mais ne rattrapant pas la mise. Un Final Fantasy sans bon système de magie, n’est-ce pas un peu triste ?

 

Les souvenirs de l’E3 2006 se sont estompés avec le temps, et avec eux les espoirs que je nourrissais. Dix ans plus tard, Final Fantasy XV me laisse un goût amer au fond de la gorge. Non pas qu’il me déçoit pour ce qu’il aurait dû être – il y a bien longtemps que je ne l’attendais plus –, il m’attriste pour ce qu’il est. D’un côté, un jeu intimiste, une simple balade dans un univers imparfait et agréable. De l’autre, un titre narratif qui balbutie et peine à raconter quoi que ce soit. Un jeu trop ambitieux pour son propre bien qui, après de multiples moutures, reste la chimère qu’il était. Versus XIII n’a pas été tué, Final Fantasy XV n’a pas vraiment eu la chance d’exister. Tout ce qui nous est servi ici, c’est une expérience de jeu double, bâtarde et incohérente avec elle-même. C’est un objet fascinant, et lorsque le temps sera venu de spoiler sans vergogne et que les langues se seront déliées, je suis convaincue que le projet aura beaucoup à raconter. En attendant, Final Fantasy XV, passées les quinze premières heures, est un jeu médiocre.

LES PLUS
  • Première moitié de l'aventure agréable, ....
  • Le système de combat.
  • Le Monde ouvert et ses donjons.
  • Des invocations spectaculaires.
  • Quatre héros attachants.
LES MOINS
  • ... seconde partie frustrante et incohérente.
  • Magie et sorts.
  • Les derniers chapitres... Bon dieu, tout ça pour ça ?
  • L'histoire, la narration et les personnages secondaires.
  • Visionnage de Kingsglaive indispensable.

5/10

Commentaires (99)

#26

YAD
Noble

Ca fait un moment qu'ils ont eu la possibilité de faire un épisode phare, mais ils n'en ont rien fait. Ils ne doivent plus en être capable, tout simplement. Ou plus l'envie.

Parce que le dernier gros final fantasy, c'était quand ? Final fantasy X ? C'était déjà il y'a 15 ans. Et il avait été relativement critiqué également. Sinon il faut repasser au millénaire dernier.
En gros les derniers bons final fantasy, c'est ceux qu'on pouvait acheter en francs. C'est dire si ça date.


Je ne comprends pas comment la série peut encore avoir des fans qu'on appâte à coup de jeux dérivés, remake et grandes annonces. C'est du masochisme rendu à ce niveau. A peine une déception passée, les fans sont déjà reparti sur le prochain plein d'espoir. Et ce depuis plus de dix ans.
J'en entends déjà qui parlent du remake de FF VII. L'arlésienne square enix dans toute sa splendeur. Si ils ne sont plus capable de faire des bons jeux, en tout cas ils ont tout compris au fan service.


Et pendant ce temps, le RPG jap sombre.
#27

IllusiveMen
Citoyen

M'ouais, pour avoir finis le jeu je ne suis pas complètement d'accord mais chacun ses goûts... Par contre appellé lunafreya une demoiselle en détresse je trouve ça légèrement de mauvaise foi

Message édité pour la dernière fois le : 08/12/2016 à 20:26

#28

Iosword
Grand chevalier

J'ai édité ton commentaire, c'est bien d'utiliser les balises spoilers dans ce genre de cas.

Pour répondre :
#29

Marcheur
Seigneur

M'ouais, pour avoir finis le jeu je ne suis pas complètement d'accord mais chacun ses goûts... Par contre appellé lunafreya une demoiselle en détresse je trouve ça légèrement de mauvaise foi


Message édité pour la dernière fois le : 08/12/2016 à 20:29

#30

nadalito
Chevalier

Je suis triste de voir des gens avec des avis très arrêtés alors qu'ils n'ont pas fait le jeu.
Twitch & Youtube n'ont pas fait que du bon.
#31

IllusiveMen
Citoyen

J'ai édité ton commentaire, c'est bien d'utiliser les balises spoilers dans ce genre de cas.

Pour répondre :


Désolé pour la balise,j'essayerai de m'en souvenir à l'avenir.

Sinon:

Sinon,je n'ai pas vu Kingsglaive et tous ceux qui l'ont vu m'ont dis que c'était une perte de temps et d'argent

Edit:Orthographe et grammaire

Message édité pour la dernière fois le : 08/12/2016 à 21:05

#32

keath
Villageois

Je suis triste de voir des gens avec des avis très arrêtés alors qu'ils n'ont pas fait le jeu.
Twitch & Youtube n'ont pas fait que du bon.


Je plussoie, je comprend pas qu'on puisse juger un jeu sans y avoir joué!


Qu'on aime ou pas c'est une affaire de goût! Mais critiquer sans connaitre ça me dépasse!


Sauf que ça marche dans les deux sens avec ceux qui défendent bec et ongle un jeu qu'ils n'ont pas encore, ou pas encore retourné dans tout les sens.
Par exemple dans les premiers jours des sorties de tests, on avait droit à toute les pleureuses qui voulaient se rassurer d'avoir précommandé. Bref, les joies d'internet, de l'excès dans les deux sens, et si en prime on rajoute là dedans les fan-boys, les haters et les trolls, on est pas sorti ^^
#34

Marcheur
Seigneur

Non mais les gars, je vais le faire ce jeu, j'ai pas encore un avis arrêté, mais le fait est que les retours sont là et globalement c'est un jeu pas fini, et pas superbe dans ses meilleures segments, juste attachant du fait de quelques idées sympa.
Je me prépare juste à faire face au jeu tel qu'il est, je suis pas en train de le condamner, je suis déjà convaincu par son système de combat, mais y a des choses qui sont du domaine de l'objectif: l'open world est infernal tellement il est vide (vu sur la démo Judgement disc et ça fait peur) le véhicule aurait dû être supprimé et c'est déjà beaucoup.

Après les retours parlent d'une seconde partie catastrophique, incohérente, inconsistantes et même inintéressantes. Après si ça se trouve je vais tellement accrocher au gameplay que je vais m'en foutre de tout ça, mais le fait est que les retours sont tristounes du côté des joueurs qui jouent, et pas des testeurs qui tentent tant bien que mal de garder leurs revenus publicitaires (désolé, elle était gratuite).

Là pour le coup, l'avis d'Iosword m'éclaire bien plus sur le titre qu'un Gameblog (la paffion monsieur Julien Fièze, la paffion avant tout !) ou qu'un JVC. Maintenant je sais que le jeu je le chopperai plus tard, c'est tout ce que je voulais savoir.
Pareil, je le ferai dans les mois qui viennent, c'est certain, ne serai-ce que pour me rendre compte par moi même du niveau actuel de SE et de ce qu'ils sont capables de faire.

Mais là en plus, dans les coms, je ne vois pas de méchanceté gratuite ou de gros trolls, franchement je trouve que c'est quand même bien plus mesuré que ce que l'on peut voir ailleurs. Moi par exemple, mes deux messages, y a pas besoin d'avoir le jeu entre les mains pour faire ce constat. D'un coté certains choix sont surprenants, et les priorités des dév sont quand même un peu incompréhensibles, c'est ce que je souligne, et de l'autre, ben c'est un fait, d'un coté SE communique sur le nombre de jeux distribués (ils ont vraisemblablement besoin de se rassurer) mais oublie de mentionner que ça n'a juste rien à voir avec les ventes (oui, encore une fois mon amour des chiffres ), ce que certains sites peu scrupuleux ne soulignent pas non plus par ailleurs quand ils passent l'info, histoire de cautionner leurs tests dithyrambiques sans doute.

Message édité pour la dernière fois le : 08/12/2016 à 21:42

#36

nadalito
Chevalier

Mais les chiffres n'ont aucune incidence sur la qualité d'un jeu.
Les exemples de jeux bidons qui se vendent sont légions, tout comme les perles qui bident.

Pour en revenir au monde ouvert, je le trouve très bon et sûrement pas vide.
J'ai 27h de jeu et j'y suis encore.
Les monstres s'y promenant sont tellement réussis que j'ai dû prendre une centaine de screens. Et quand la nuit vient, c'est la montée en stress.
Quand tu prends ta voiture, tu écoutes les conversations entre les perso et c'est cool, ça détend et enrichi le background, ça me fait d'ailleurs penser aux cassettes de MGSV.
Et les donjons... sérieux les donjons c'est un truc de fou !

Puyo sur GK dit avoir fini le jeu et fait 80% des quêtes secondaires en 27h.
Je ne comprends vraiment pas comment il a pu faire tout ça en si peu de temps.
J'ai l'impression qu'il est passé à côté du jeu, comme Hubert l'avait fait pour MGS V.
Mais les chiffres n'ont aucune incidence sur la qualité d'un jeu.
Et quelqu'un a dit ça ici ? Cabfe parlait des résultats mitigés au Japon, j'ai confirmé ses dires, c'est tout. Donc on va éviter de faire dire aux gens ce qu'ils ne disent pas, ce serai sympa, on en a bouffé avec la primaire de droite de ça, on va en bouffer avec celle de gauche, alors je m'en passerais très bien ici, merci.
#38

nadalito
Chevalier

Ben je sais pas tu parles des sites qui feraient exprès de cacher les ventes pour cautionner leur test dithyrambique, pourtant JVC a adoré Titanfall 2 et ils ont bien parlé des ventes ratées du jeu.
En fait tu comprends ce que tu veux non ? Je parles de la différence entre un produit distribué, c'est à dire fournit aux magasins, et un produit écoulé, c'est à dire vendu. Et certains sites, dont gameblog, ont partagés cette info de SE tel quel, sans apporter cette précision quand même essentielle il me semble, et ça, encore une fois, c'est un constat, y a même pas de jugement de ma part j'énonce juste un fait. Après jvc, je peux pas dire s'ils ont aussi fait une news sur cette "info" oh combien essentielle (sérieusement, déjà qu'en soit l'info est bien bidon et d'une utilité plus que limité, si en plus tu la balances comme un gros niais sans savoir de quoi tu parles, autant s'abstenir. Enfin bon, ils ont bien fait un sondage à peine quelques jours après la sortie pour savoir combien les gens noteraient le jeu, donc dans le genre ridicule on atteint des sommets ^^), car j'y vais pas, mais libre à toi de te sentir agressé parce que quelqu'un n'a pas apprécié un jeu autant que toi (ce qui en plus n'est pas mon cas je le répète, j'y jouerai dans quelques mois, si ça se trouve je vais kiffer ma race comme disent les djeuns ^^) et de virer un brin parano, perso j'avais tendance à penser que tu valais mieux que ça, j'ai pu me tromper.
#40

nadalito
Chevalier

Ah non je me sentais pas du tout agressé ! Enfin un peu avec ta dernière phrase mais avant non.
Je ne cherchais aucunement à faire le malin, mon message avant celui-là aurait peut-être dû être interrogatif car je me questionnais vraiment sur ce que tu disais. (jeux vendus/jeux distribués).

Bref, j'ai vraiment pas envie de m'afficher et d'ennuyer les lecteurs de ce topic. Temps mort pour moi.
J'avais vraiment compris que tu pensais que je cherchais à tout prix à démonter ce FF15, si ce n'est pas le cas, j'en suis navré.
Comme je l'ai dit, je n'émet aucun jugement de valeur ou quoi que ce soit, je suis un observateur neutre (jusqu'à ce que je joue au jeu), bon, sauf pour la news que je mentionne, là pour le coup je trouve ça totalement bidon, aussi bien de la part de SE que de ceux qui se contentent de transmettre l'info tel quel, mais ça je pense que tout le monde l'aura compris :p
#42

Marcheur
Seigneur

Mais les chiffres n'ont aucune incidence sur la qualité d'un jeu.
Les exemples de jeux bidons qui se vendent sont légions, tout comme les perles qui bident.

Pour en revenir au monde ouvert, je le trouve très bon et sûrement pas vide.
J'ai 27h de jeu et j'y suis encore.
Les monstres s'y promenant sont tellement réussis que j'ai dû prendre une centaine de screens. Et quand la nuit vient, c'est la montée en stress.
Quand tu prends ta voiture, tu écoutes les conversations entre les perso et c'est cool, ça détend et enrichi le background, ça me fait d'ailleurs penser aux cassettes de MGSV.
Et les donjons... sérieux les donjons c'est un truc de fou !

Puyo sur GK dit avoir fini le jeu et fait 80% des quêtes secondaires en 27h.
Je ne comprends vraiment pas comment il a pu faire tout ça en si peu de temps.
J'ai l'impression qu'il est passé à côté du jeu, comme Hubert l'avait fait pour MGS V.


Tu vois, typiquement ce que tu cites c'est ce que je sais pertinemment qui me plaira, mais ma crainte va au delà, sur le long terme et sur la trame du jeu, ainsi que sa finition globale. De toute façon je ne passerais pas à côté de la créature de Frankenstein de Square Enix, j'ai un passif d'amateur de jeux cassés qui me force à m'y pencher un jour ou l'autre, mais ce jour, c'est pas aujourd'hui, pas demain, pas la semaine prochaine, mais dans quelques mois, après moults patchs et sans doute l'édition complète.
Là je verrais si Tabata était un manche, ou un mec qui a essayé de faire du mieux possible avec une catastrophe industrielle courue d'avance.
#43

Demoniakor
Noble


Puyo sur GK dit avoir fini le jeu et fait 80% des quêtes secondaires en 27h.


Cette blague. C'est impossible sauf s'il n'a pas cherché à atteindre le rang max en chasse pour se fritter aux Behemots, ni à maxer ses compagnons ou à avoir les six divinités. Et encore.., je lui cherche des excuses pour me faire l'avocat du diable. Du coup, je trouve que ce Puyo se fout de la gueule de ses lecteurs.


Sans rapport avec ce monsieur, il faut noter aussi tout les petits détails qui tuent. J'en cite un parmi tant d'autres : t'as passé des jours à crapahuter sans passer par la case repos ? Ton avatar sera tout crado et tout poussiéreux et se plaindra, lui et ses potos, d'etre fatigué. Ce genre de chose renforce un peu plus l'immersion. Comme je ne sais plus qui l'a dit plus haut, à bien des égards, il m'a fait pensé à MGSV pour sa structure et ses détails en veux tu en voilà. Des trucs tout con, mais tellement fun.

Message édité pour la dernière fois le : 09/12/2016 à 06:50

#44

pirzz974
Citoyen

Je pense que le gros problème dans un test de jeux vidéos, c'est que les testeurs ne précisent pas leurs goûts, qui sont non-mesurable .

Par exemple quand j'ai vu le dernier superman ( man of steel), j'ai bien aimer. D'habitude je n'aime pas ce genre de film, et je suis difficile en film, parce qu'il y a souvent des incohérences et moi ça me gène. Mais dans superman, j'ai tellement aimer les combats et tout le côté science-fiction avec des guerriers ultra-balaize ( qui m'as fait penser a Dragon ball z quand il y a la bande a végéta) que je n'ai pas tenus compte des incohérences.
Mais si quelqu'un qui comme moi n'aime pas les incohérence dans un film, mais qui contrairement a moi n'est pas attiré par les combats et tout, et que moi je lui dit que le film est bien, il risque d'être surpris.

Parfois, que ce soit dans un jeux, un film ou autre, il y a un ou plusieurs aspect qui nous plaisent tellement, qu'on ne voit plus les défauts, ou du moins on n'en tiens plus compte . Et il faut faire attention a cela quand on juge une oeuvre.

Pour dire qu'un jeux quand on le test il faut rester objectif, et ne pas y mélanger ses propres goûts( au-dela de l'aspect technique,etc.), sinon ceux qui n'ont pas les même goûts risquent de trouver la note incompréhensible.

Message édité pour la dernière fois le : 09/12/2016 à 09:20

#45

Montaron
Seigneur

Ho pitié non, pas encore l'objectivité dans les tests ...
#46

Demoniakor
Noble

Surtout qu'ici, on connait à peu près les "gouts" des testeurs comme tu dis. Nous savons faire la part des choses. Iosword ne le trouve pas génial, soit. Ça change quoi au final ? Ceux comme moi qui s'en battent un peu les steaks des tests (de manière générale) achèteront à l'instinct au risque de s'en mordre les doigts (ce qui n'est pas le cas ici pour ma part) et ceux qui apportent un plus gros crédit aux rédactions de critiques auront alors le choix de passer leur chemin ou non.

Ce débat de l'objectivité est obsolète. Je préfère deux tests radicalement différents et "subjectifs" qu'un papier morne et sans passion.

Message édité pour la dernière fois le : 09/12/2016 à 10:19

#47

vault4ever
Villageois

Partir un jour... sans retour....



Punaise.. Je sais : je suis de la génération de joueurs qui ont joué à.. final fantasy 1... ok.. Mais là... le look androgine façon "2be3".. m*****!

Le "remplissage" avec les déplacements en bagnole (ok on peut écouter toutes les musiques de F fantasy.. mais bof..)

finalement cela tourne à l'overdose... cela me fait penser à çà..



beurk !

Sors de ce corps, satan ! redonnes nous Final fantasy !

Message édité pour la dernière fois le : 09/12/2016 à 10:20

#48

Demoniakor
Noble

Look androgyne ? Comme tu y va. C'est surtout culturel et pas nouveau. Au hasard, Lost Odyssey, sublime, mais le héro à un look......heum...il a un look, c'est déjà ça.

Perso j'ai l'impression de jouer avec un des membres de Asian kung fu Generation.

Message édité pour la dernière fois le : 09/12/2016 à 10:23

#49

IllusiveMen
Citoyen

Surtout que les personnages sont très sympa une fois que tu arrives à oublier qu'ils ont l'air tout droit sortis d'un boys band japonais
#50

keath
Villageois


Comme dit le proverbe "ne jugez pas un livre à sa couverture " s'applique parfaitement à ce cas.
Faut clairement outrepasser leur look et là on a une belle surprise!




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