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The Technomancer

par Iosword 12 Juil 2016 11:45 85

Steam soufflera bientôt sa treizième bougie, et en treize ans, bien plus que la démocratisation des DRM, c’est une industrie entière qui a muté : les coûts de développement des jeux AAA ont atteint des sommes astronomiques et le jeu vidéo indépendant a enfin trouvé grâce aux yeux du grand public. Ainsi, David, pauvre petit indépendant, affronte désormais Goliath, grand méchant blockbuster, sur les stores virtuels. Symboles d’une époque qui semble révolue, les AA, ces titres qui disposent de budgets certes considérables mais limités et d’équipes encore à taille humaine, ont été oubliés. Ces studios « moyens » qui ont pour eux l’audace et l’ambition des créatifs n’ayant guère à se soucier des actionnaires, mais qui travaillent pourtant avec des éditeurs. Ces jeux qui, malheureusement pour eux, ne disposent pas de l’aura d’indulgence offerte aux indépendants et qui se retrouvent donc confrontés à Goliath sans même avoir de fronde.

Spiders est l’un de ces studios, connu pour ses jeux perfectibles, et nous revient avec The Technomancer, un titre qui aspire à être bien plus qu’un « sous-Mass Effect » – et, je vous préviens, la suite de ce test ne contient aucune comparaison avec Bioware.

 

Mars, température moyenne au sol : -63°c

 

L’Homme aime regarder les étoiles, et dans l’univers de The Technomancer, qui est aussi celui de Mars : War Logs, l’un de nos rêves les plus fous semble s’être réalisé : non seulement l’humanité a pu fouler la planète rouge, mais elle l’a aussi colonisée. Espérant recréer une terre où les êtres humains pourraient proliférer à nouveau, de nombreuses cités ont vu le jour. Malheureusement, après sept décennies, une catastrophe bouleversa l’orbite de Mars, rapprochant un peu plus la planète rouge de l’astre diurne. Pire encore, les communications avec la Terre furent coupées et les rayons du soleil, désormais mortels et provocant de graves radiations, forcèrent les populations à se regrouper sous des dômes. Sans échanges commerciaux, les ressources se firent rares et le niveau de vie se dégrada rapidement. Mars, nouvel éden de l’humanité, devint un enfer. Quelques années plus tard, une guerre pour la ressource la plus précieuse qui soit, l’eau, commença, et plus de cent ans après, ce conflit continue de nourrir de nombreux affrontements entre deux des plus puissantes corporations-États que sont Abondance et Aurora.

 

  

Les arbres d'Attributs et de Talents.

 

Là où Mars : War Logs, dont les événements se déroulent simultanément à ceux de The Technomancer, nous mettait face aux conséquences de la guerre de l’eau, The Technomancer prend le parti de nous faire vivre les événements internes à Abondance qui, alors qu’elle perd plus d’un homme sur le front, doit aussi subir des conflits en son sein. En effet, vous incarnez un technomant, membre d'un corps d’élite de l’armée dont les membres peuvent, grâce à des pouvoirs génétiques, contrôler l’électricité que produit leur cerveau. Plus que de simples soldats, les technomants sont aussi garants du savoir des colons et, de par leurs habiletés, attirent crainte et convoitise. Dès le prologue, Zachariah Mencer, le héros, sera confronté à Viktor, chef de l’ASC, sorte de police secrète, qui rêve de découvrir les secrets cachés par vous et votre ordre. L’intrigue principale tournera donc autour de l’ASC et, puisque c’est dans vos vœux d’initiation, vous amènera à tenter de renouer contact avec la planète bleue.

Le titre prend la forme d’un action-RPG et vous proposera trois hubs principaux et quelques zones plus hostiles que vous visiterez plus d’une fois lors de quêtes principales ou secondaires. L’intérêt du titre n’est donc pas l’exploration, mais bel et bien sa trame narrative et ses combats. Avant toute chose, parlons du protagoniste principal, que vous devrez créer après une brève cinématique d’introduction. Bien que The Technomancer propose quelques choix visuels, ceux-ci restent limités et la création de personnage sert en premier lieu à se familiariser avec les trois arbres de statistiques et de compétences. Le premier concerne les attributs (Agilité, Constitution, Force, Pouvoir), des passifs qui vous permettront de vous équiper et d’orienter un peu plus votre manière de jouer. Le second est l’arbre des Talents (Artisanat, Charisme, Exploration, Furtivité, Pièges/Crochetage, Science), lesquels vous offriront de meilleures chances de réussite lors de certaines options de dialogues selon le domaine concerné, vous permettront de soigner vos compagnons lors des combats, ou encore d’ouvrir des serrures et récolter plus de loot.

 

  

À gauche une vue complète sur l'arbre de compétences, à droite la partie dédiée aux Technomants.

 

En outre, les compagnons, selon votre niveau de relation avec eux, vous prêteront leurs compétences en vous offrant des points de Talent supplémentaires lorsqu’ils vous accompagnent. Enfin, l’arbre de compétences, de loin le plus fourni, concernera le système de combat et vous permettra de débloquer des compétences passives mais aussi actives. Cet arbre est divisé en quatre branches : Technomant, Guerrier, Roublard et Gardien. Bien entendu, chacune de ces branches disposera de ses points à attribuer lors des passages de niveau et, même en fin de jeu, vous ne pourrez tout débloquer ; ce qui vous forcera à choisir une voie sous peine de se retrouver avec un personnage peu compétent.

 

La teinte rouge est due à la poussière et aux tourbillons fréquents

 

Si l’exploration n’est pas au cœur du titre, cela ne veut pas pour autant dire que le jeu est un couloir linéaire comme l’était la précédente production du studio, Bound By Flame. En effet, les trois hubs principaux (les villes) sont assez vastes et, en ce qui concerne le premier, divisé en trois zones. De plus, nombreux sont les PNJ ne crachant pas sur l’aide d’un Technomant pour peu que vous la proposiez. Ainsi les quêtes secondaires ne cèdent (presque) jamais au FedEx, bénéficient d’une écriture soignée, sont intéressantes à suivre, et plusieurs solutions vous seront régulièrement proposées. Bien que le personnage de Zacharia soit pré-construit, ayant un passé et un rôle précis, votre alignement moral ne dépendra que de vous. Et si la mécanique de karma mise en place est plus que maladroite – à savoir que si vous achevez vos adversaires pour perdrez un point de Karma, or même l'être le plus maléfique n'aura guère envie de regarder le héros extraire du sérum, l'animation prenant plusieurs secondes et le gain en sérum (monnaie locale) étant négligeable –, les choix et les conséquences ont leur place sur Mars et modifieront vos réputations avec les multiples factions.

La quête principale vous demandera elle aussi de faire des choix et de bien choisir vos alliés, tandis que vos compagnons vous apprécieront ou non selon vos décisions et l’attention que vous leur porterez. Cesdits compagnons, au nombre de cinq, disposent tous d’un arc scénaristique précis, découpé en plusieurs missions que vous débloquerez en progressant dans la trame principale. Trois d’entre eux seront même romançables et, bien que cela reste assez léger, leur histoire personnelle rend les relations avec eux, mais aussi entre eux, suffisamment complexes pour qu’ils soient bien plus que des IA au pathfinding aléatoire. Pour finir, l’intrigue étant divisée en deux trames principales (l’ASC et la Terre, pour ceux qui auraient pris le train en route), vous pourrez avancer plus ou moins librement – l’intrigue étant chapitrée et vous demandant parfois d’accéder au chapitre suivant pour continuer l’une ou l’autre des trames.

 

  

Andrew l'un des compagnons, et un aperçu de la richesse du système de dialogue.

 

Les quêtes sont donc plaisantes, soit, mais sont-elles dénuées de défauts pour autant ? Non, bien évidemment. Le premier problème, et sans doute le plus dérangeant, vient de leur structure : très souvent il vous faudra aller dans une ville hostile où les affrontements sont nombreux. Or, puisque les ennemis repopent – logique puisque ce sont des villes –, les allers-retours et les nombreux combats seront fastidieux, et les temps de chargement parfois longuets. Le meilleur conseil que je puisse vous donner est donc d’accepter toutes les quêtes qui vous intéressent et de tenter de les accomplir simultanément pour éviter ce genre de désagréments. Notons aussi que certaines quêtes reposent sur des timers, le titre usant d’un cycle jour-nuit. Dans la grande majorité des cas, cela ne gêne pas le joueur qui doit tout simplement attendre – sachant qu’il est possible de passer le temps en dormant –, mais lors de quelques rares quêtes, cela vous force à attendre qu’une zone vous soit accessible sans vous prévenir au préalable – et donc à laisser le jeu tourner en fond, sauf si vous tenez à faire un aller-retour de plus jusqu'à vos pénates où vous pourrez prendre du repos.

Le second problème, lui, ne vient pas de la structure des quêtes, mais des dialogues. Un grand travail a été fait sur l’écriture du titre et le système de dialogue, très riche, vous permet de vous renseigner en profondeur sur l’univers. Là où le bât blesse, c’est quand on commence à prêter attention aux doublages : ceux-ci sont uniquement disponibles en anglais pour des raisons budgétaires – ce qui n’est pas un problème en soi – et sont interprétés par des comédiens peu convaincus, ou en tout cas peu convaincants. Aussi, même lors d’un climax scénaristique, nous n’y croyons jamais vraiment. De plus, les textes ayant été rédigés en français, puis localisés en anglais, les doublages ne collent pas toujours à ce que vous lirez. Parfois la différence de localisation est justifiée, lors d’un jeu de mot propre à chaque langue, parfois les doublages anglais semblent tout simplement à côté de la plaque.

 

Premier survol avec la sonde Mariner 4. Tip : retenez ce nom.

 

Maintenant que nous avons passé en revue l’aspect « roleplay » de The Technomancer, il est temps de s’intéresser à l’action. Usant des acquis de Bound By Flame, le dernier-né de Spiders use d’un système de combat en temps réel, avec une sorte de menu ralenti permettant d’user de diverses compétences, de donner des ordres basiques aux compagnons et, tout simplement, de vous arrêter pour réfléchir à la situation. Et, bien sûr, le jeu vous propose trois styles de combat différents, sachant qu’il vous est possible de passer d'un style à l'autre à n’importe quel moment. Mais avant toute chose, arrêtons-nous sur les pouvoirs de Technomant qui, au contraire des styles de combat, vous proposent plusieurs compétences actives. En haut de votre écran, vous remarquerez rapidement des hexagones bleus qui représentent vos jauges de fluide, ressource nécessaire à l’usage de la technomancie. Certaines compétences agissent tels des sorts classiques, comme les arcs électriques, et d’autres, telles que le bouclier ou l’électrification de vos armes, utilisent un hexagone tant qu’elles sont activées.

Si les pouvoirs de Technomant se révèlent très utiles, et permettent notamment d'immobiliser vos ennemis pour quelques secondes, ces compétences restent annexes et vous ne pourrez pas en sortir sans dégainer votre arme. Selon votre préférence, il vous sera alors possible d’utiliser des bâtons, armes assez rapides pouvant toucher plusieurs ennemis, des poignards et des pistolets, vous permettant de déstabiliser vos adversaires à distance puis de bondir sur eux, ou plus classiquement de vous munir d’une masse et d’un bouclier, un style de combat certes plus lent, mais le seul à caractère défensif.

 

  

Des combats, tout simplement.

 

En effet, lors des combats, le joueur utilisera principalement l’esquive pour rester en vie contre de multiples adversaires. Les affrontements sont donc dynamiques et rarement ennuyants, malgré un bestiaire peu varié. Malheureusement, un problème déjà présent dans les précédentes productions du studio refait alors surface : la caméra. Celle-ci est manuelle, ce qui peut être déstabilisant au début, mais encore une fois le problème n’est pas là et est lié au level design, assez artificiel, du titre. Nombreux sont les combats ayant lieu en ville, voire en intérieur, or ces lieux sont étriqués et la caméra se coincera régulièrement dans le décor, sinon dans les adversaires eux-mêmes si ceux-ci sont trop massifs – à comprendre, dans les boss. Le tout n’est pas aidé par des hitbox très approximatives dès que les ennemis ne sont pas des humanoïdes.

Ce constat est regrettable, puisque Spiders semble enfin maîtriser son système de combat et que, lorsque les zones sont plus ouvertes, ceux-ci sont agréables à jouer au clavier-souris comme à la manette. Notons tout de même qu’il vous est possible de recourir à la furtivité pour éviter certains groupes d’ennemis, et ainsi de les prendre par surprise. Malheureusement, les IA sont réactives, et la furtivité n’est qu’un moyen de retarder un combat inévitable. Pour finir, un mot sur le craft. Ce dernier étant en constante amélioration depuis Mars : War Logs, il est toujours aussi efficace et vous permettra de personnaliser votre équipement depuis des établis, et ce aussi bien statistiquement que physiquement. Cela ne nécessite pas de farm : le loot étant généreux, il vous suffit d’acheter les bons schémas au marchand du coin et de mettre quelques points en artisanat – ou de vous servir des compagnons ayant les compétences. Un système efficace donc.

 

Sinon, je vous conseille la page Wikipédia, on apprend plein de trucs

 

Avant de conclure, abordons la technique du titre : bien que ce dernier n’ait pas une plastique parfaite, le jeu reste relativement beau sur PC et la direction artistique, bien plus marquée que dans Mars : War Logs, donne aux environnements – et surtout aux villes – une atmosphère propre. Ainsi Ophir, cité d’Abondance froide et austère, vous évoquera par bien des aspects l’URSS, tandis que Noctis, cité marchande aux couleurs chatoyantes, offrira à Mars un aspect plus paisible et moins terne. Les différents environnements, malgré un cycle jour-nuit, manquent tout de même de vie, les quelques PNJ s’y promenant étant pour la plupart des clones. La mise en scène, très basique, vous proposera plus souvent, lors des dialogues, de simples champs-contrechamps que de belles cinématiques – ce qui dérangera probablement certains joueurs.

 

  

Noctis de nuit et Ophir de jour.

 

Au niveau auditif, les bruitages sont de qualité et la bande-son composée par Olivier Derivière, bien que discrète, est un plaisir à écouter, en jeu ou en dehors. Malheureusement, de nombreux thèmes musicaux étant liés aux personnages et débutant donc dès le début d’un dialogue, les transitions seront souvent très abruptes. Quant aux bugs, avant la release The Technomancer était dans un état peu enviable et les bugs nombreux, néanmoins, depuis la sortie du patch day one, aucun bug majeur ne m’a dérangé lors de la trentaine d’heures qui me fut nécessaire pour atteindre la cinématique finale.

 

Version Presse fournie par l'éditeur.

S’il est difficile de nier que Spiders est parfois trop ambitieux pour son propre bien, The Technomancer reste leur titre le plus abouti à ce jour. Le dernier-né du studio n’est pas dénué de défauts et, selon votre tolérance et les errements de la caméra, pourra être source de frustration. L’introduction, en-deçà du reste du titre, pourra même vous décourager. De fait, il serait facile de juger un peu trop vite le jeu et de l’abandonner dans un recoin de votre bibliothèque Steam, mais cela serait une erreur.

The Technomancer brille là où tant d’autres A-RPG modernes se perdent : il use d'un univers atypique et profond, met en place un système de combat exigeant et agréable, offre une écriture et une trame de qualité – bien que ternie par ses doublages – et surtout, il vous propose une aventure permettant le roleplay. Il n’oublie pas que le joueur doit être maître de son aventure et que ses choix doivent avoir des conséquences. Aussi, et malgré tous ses défauts, je ne peux que vous recommander de tenter l’expérience et de vous faire votre propre avis. 

LES PLUS
  • Univers & système de dialogues...
  • Les compagnons et leurs relations
  • Choix et conséquences
  • Arbres de compétences & Craft
  • Combats
LES MOINS
  • mais doublages peu convainquants.
  • Caméra
  • Level design trop étriqué
  • Allers-retours

7/10

Commentaires (85)

#51

AbounI
Grand gobelin

dommage, j'avais pensé que Focus aurait pu faire un truc sympa à ce niveau
#52

flofrost
Grand chevalier

Surtout que pour PCM encore l'an passé on avait le choix entre l'installer via steam ou via le disque.
@Darth : Tu penses bien que non, je les laisse bien faisander comme il faut et ensuite je les glisse dans les boites aux lettres de mes voisins. Bon, des fois faut un peu forcer ou aplatir le piaf à coup de marteau, mais ça vaut bien l'effort.

Message édité pour la dernière fois le : 14/07/2016 à 01:36

#53

Geralt
Grand chevalier

flofrost

Edit :
dommage, j'avais pensé que Focus aurait pu faire un truc sympa à ce niveau


Bah justement, moi je ne vois pas en quoi Focus aurait pu faire autre chose qu'une édition steamboite. Ils sont réputés pour ? Pas dans ma vision, quand je dis "Focus" je pense direct à une clé steam derrière... Comme pour plein d'autres éditeurs boîtes, même si bon les exceptions existent. Mais pour un jeu comme celui-ci, aucun risque de mon côté.
Enfin si Focus a fait de bonnes choses de ce côté qu'on me dise...

Message édité pour la dernière fois le : 14/07/2016 à 04:59

#54

Shizam
Grand chevalier

Il y a une variable "RPG" supplémentaire de vos échanges sur la page précédente:
Il y a le jeu strictement solo comme The Witcher ( hors script )
Le jeu solo en équipe comme The Technomancer ( on ne contrôle entièrement que le personnage principal )
Et le jeu en équipe totale, où on peut changer et contrôler tous les personnages de l'équipe. ( plus rare dans les A.rpg. Plus fréquents dans les RPG au tour par tour )

Aprés pour The Witcher, perso je ne considère pas qu'il est un grand RPG.
Il tient plus du jeu d'Aventure auquel on a coller tout un tas de composantes RPG.
C'est d'abord un jeu d'action, avec en plus un personnage imposé.
Cela n’empêche pas d'avoir le sentiment de pouvoir incarner Géralt , d'avoir des choix en face, et de bricoler un truc pour en faire un combattant comme on aime, avec les talents Epée/Signe/Alchimie, plus les armures Legères/Moyennes/Lourdes, plus l’arbalète, plus les bombes, plus les talents extra de B&W...

Mais à coté, un Pillars of Eternity est bien plus "RPG" que The Witcher dans son ensemble et dans les détails.

Pas joué encore a The Technomancer, donc je ne saurai dire sur ce dernier.
#55

Molock
Novice

C'est bien résumé ma foi,en tout cas j'espère que les ventes de technomancer seront correct et que l'on aura droit à un nouveau jeux SPIDER dans les années à venir ,par contre si il peuvent éviter de faire une suite à Bound by flame je leur en serai gré
#56

Munshine421
Garde royal

Je ne sais pas Shizam. A tous les jdr sur table auxquels j'ai joué jusqu'à présent, j'incarnais qu'un seul perso (même le familier du Rodeur n'est pas incarné). Et même à un jdr expérimental on pouvait incarner qu'un seul perso à la fois.

Les jeux RPG où l'on incarne son perso sont à mon avis bien plus proches du jdr sur table en terme de roleplay que ceux où l'on contrôle un "party" même si certains respectent à la lettre les règles D&D 3.5 comme Baldur's Gate ou Le Temple du Mal Elémentaire.
Donc savoir si tel jeu est plus RPG selon qu'on contrôle ou pas plusieurs persos, cela me passe au dessus de la tête. D'autant que comme l'ia des compagnons a tendance à faire n'importe quoi dans les Action RPG, cela m'arrange quand certains protagonistes sont "invincibles" ou si on est pas obligé de se les coltiner tout au long du jeu.
#57

Shone
Garde

C'est aussi pour cette raison que j'apprécie RPG France. Des Tests qui s'intéressent, notamment, à l'aspect le plus important dans un RPG, l'aspect RP.

Quand je lis vos tests, j'obtiens exactement les réponses que je recherche.

Merci pour ce test.
#58

Shone
Garde

Il y a deux visions du RPG: il y a des MJ qui improvisent totalement en donnant la liberté d'interprétation aux joueurs de leur personnage et les MJ qui ont préparé un scénario.
C'est une question de gouts mais personnellement je préfère les parties avec un scénario.


Ce n'est absolument pas incompatible.

Un bon DM prépare un scénario, une trame et laisse de la liberté aux joueurs.
Le scénario n'est donc pas figé, et c'est là que ça demande d'être en plus capable d'improviser, et s'adapter aux actions des joueurs.
C'est ça un bon DM.

Mais dans les 2 cas, tu as une fiche de personnage et tu agis avec les contraintes de ta fiche de perso.

Pour moi, The Witcher 3 est un RPG avec un scénario à la différence que tu n'as pas le choix de la feuille de perso. On t'impose un prétiré. C'est un argument valide de dire qu'on peut pas faire sa propre fiche de perso (ou du moins la choisir) comme dans n'importe RPG. Cela je veux bien te l'accorder.


Ca va plus loin que ça. On t'impose le personnage d'un livre, dont l'histoire est déjà décidée et écrite. Si tu connais les livres, et que tu joues réellement Géralt comme il doit être interprété, comme dans les livres, alors ça te donne zéro liberté d'action et de rôle(et même si tu ne les lis pas, le jeu cherche à t'influencer avec la subtilité d'un bulldozer).

Mais Geralt utilise pleinement ses capacités de Sorceleur et l'ensemble du gameplay a été élaboré en fonction de ses capacités.

Quant aux possibilités de dialogues, des choix conséquences avec retardement, de la modification de l'environnement en fonction des choix de quêtes, de l'exploration libre de l'open world , des différentes fins, cela ne sert à rien d'en discuter avec toi, tellement tu sembles de mauvaise foi.


Alors tais-toi. Si tu n'es pas capable de parler calmement d'un sujet. Traya a pas élevé les porcs avec toi. Change de ton.

Je ne sais pas Shizam. A tous les jdr sur table auxquels j'ai joué jusqu'à présent, j'incarnais qu'un seul perso (même le familier du Rodeur n'est pas incarné). Et même à un jdr expérimental on pouvait incarner qu'un seul perso à la fois.

Les jeux RPG où l'on incarne son perso sont à mon avis bien plus proches du jdr sur table en terme de roleplay que ceux où l'on contrôle un "party" même si certains respectent à la lettre les règles D&D 3.5 comme Baldur's Gate ou Le Temple du Mal Elémentaire.


Je dois être un dieu vivant, je fais les deux.
Quand je prends une décision dans Baldur's Gate, c'est selon le point de vue de mon personnage et non pas du reste du groupe. La gestion de groupe se fait qu'en combat essentiellement. J'incarne l'engeance de Baal, et non pas tout le groupe. je ne les contrôle que pour gérer tactiquement les combats avec la pause active. Et même si leurs compétences de social étaient prisent en compte, ce serait exactement comme si en jdr papier c'était un de mes potes qui agissait au moment le plus opportun. Sauf que dans un jeu vidéo, c'est encore une fois l'Ia qui gère ça. J'incarne qu'un seul personnage ET je gère en combat un groupe.


Donc savoir si tel jeu est plus RPG selon qu'on contrôle ou pas plusieurs persos, cela me passe au dessus de la tête. D'autant que comme l'ia des compagnons a tendance à faire n'importe quoi dans les Action RPG, cela m'arrange quand certains protagonistes sont "invincibles" ou si on est pas obligé de se les coltiner tout au long du jeu.


Il est plus tactique. Non seulement tu fais ce que tu fais dans n'importe quel RPG, tu contrôles et incarne un personnage précis, et en plus, tu gères tactiquement les combats.
Dans Baldur's Gate, tu ne crées qu'un personnage. Les autres tu ne les crées pas, ils font partie de l'histoire, ce sont des Pnjs qui t'accompagnent.
Sauf qu'au lieu d'être gérés par le DM, ils sont gérés par l'IA.

Truc de fou, je joue un personnage avec deux potes dans une campagne, et on a deux pnjs affiliés à notre groupe, joués par le DM.
Doit y avoir une erreur dans la matrice... ou pas.

Pour ce qui est de quel RPG est plus RPG que l'autre, ça, ce n'est pas vraiment de ça dont parle Traya.
Non, ce qu'elle(il?) dit, c'est que The Technomancer est plus RP(sans le G) que The Witcher 3. Et ça ce n'est pas dur.

Tu sembles bien connaître la série des Witchers.
Compare le 3 au premier. Le premier est un "Vrai RPG". Vrai RPG dans le sens que c'est un véritable jeu de rôle où tu incarnes un personnage et lui définit sa psychologie au fil des évènements.
Et pour cause, dans The Witcher 1, Geralt est amnésique. Beaucoup vantent les livres de cette saga. Mais pour un rôliste, ce sont surtout de sacrés gros boulets qui plombent la liberté de rôle.
Je vais te filer une exemple tout con. Je finis avec Shani dans The Witcher 1. Elle est passée où Shani dans les suivants ? Pourquoi on m'impose Triss, puis Yennefer ?
Parce que c'est écrit. On a déjà décidé à ma place.

C'est le même syndrome que Mass Effect 3. Dans Mass Effect 2, les mecs qui ont pris le parti de l'homme trouble se retrouvent forcés de jouer les bons petits soldats de l'alliance dans le 3.

Après le parti pris de The Witcher n'est pas inintéressant. Et The Witcher 1 fait partie de mes RPGs préférés. Et la qualité d'écriture est, à mon sens, indiscutable, tout comme le talent et la position très respectable de Cd Projekt Red vis à vis des DRMS.

Mais à mon sens, ce n'était pas le sujet(de la discussion, et encore moins le sujet en lien avec ce test).
Dans le jeu vidéo le "RPG" est pluriel. Y a pas de meilleure recette RPG. Juste une question de goût.
Mais si on cherche ce qui se rapproche d'un jdr sur table, alors on doit avant tout s'intéresser à l'aspect RP.

PS : Je ne m'ennuie pas à savoir lequel est mieux que l'autre point de vue RPG. Je fais les deux.

Message édité pour la dernière fois le : 15/07/2016 à 17:33

#59

Munshine421
Garde royal

Alors tais-toi. Si tu n'es pas capable de parler calmement d'un sujet. Traya a pas élevé les porcs avec toi. Change de ton.


Pas la peine de pondre un pavé coco et de monter sur ton grand cheval, la guerre est finie depuis longtemps et personne ne t'avait sonné.

#60

Shone
Garde

J'ai écrit autre chose "coco" que ce que tu quotes. Lis, ça peut t'instruire.
Je n'aime pas ton manque de savoir vivre. Ni les termes que tu emploies.

Message édité pour la dernière fois le : 15/07/2016 à 17:37

#61

Caldanath
Gobelin

Et vous allez vous calmer tout les deux, comme dit Munshine la guerre est finie, pas la peine de refoutre le feu.
#62

blitosaure
Citoyen

Quand je lis ça dans le test :
" Ainsi les quêtes secondaires ne cèdent (presque) jamais au FedEx, bénéficient d’une écriture soignée, sont intéressantes à suivre, et plusieurs solutions vous seront régulièrement proposées. Bien que le personnage de Zacharia soit pré-construit, ayant un passé et un rôle précis, votre alignement moral ne dépendra que de vous".


ben je me dis que ce n'est pas si différent de The Witcher pour m'immiscer dans votre débat. Dans un RPG, c'est ça qui m'intéresse : avoir un vrai scénario et des dilemmes dans les quêtes.
#63

Shone
Garde

Il me semble que Spiders n'a jamais caché son intérêt pour The Witcher, ni l'influence que ça peut avoir sur leur travail.
Question écriture et fignolage de quête, c'est clairement un exemple à suivre. Le défaut de la série, à mes yeux, c'est sa dépendance aux livres. Vivement Cyberpunk.

Message édité pour la dernière fois le : 15/07/2016 à 19:15

#64

Iosword
Grand chevalier


ben je me dis que ce n'est pas si différent de The Witcher pour m'immiscer dans votre débat. Dans un RPG, c'est ça qui m'intéresse : avoir un vrai scénario et des dilemmes dans les quêtes.


Si ça l'est. Dans le sens où, le personnage de Zacharia est pré-construit par sa fonction (c'est un technomant). Geralt lui est imposé : il a non seulement une fonction (c'est un sorceleur), mais aussi une personnalité, des relations avec certains PNJ et une morale qui lui est propre et contre laquelle ne peux luter le jouer. Les choix que te proposent The Witcher (de plus en plus réduit au fur et à mesure des opus) dépendent de ce que pourrait faire Geralt, et non de ce que pourrait faire un joueur étant sorceleur, la différence a l'air minime, mais elle fait tout l’intérêt d'un titre comme Technomancer.
#65

Munshine421
Garde royal

Etant donné que j'aime bien les persos qui ont un background fouillé avec certaines relations en jeu vidéo ou jdr sur table (durant le scénario, le MJ peut me dire, tu connais tel PNJ), je trouve que ce n'est pas un atout en faveur du jeu d'avoir un perso qui se résume à sa fonction dans The Technomancer. C'est trop générique.

#66

Iosword
Grand chevalier

Ce n'est pas parce qu'un perso est pré-construit sur la base de sa fonction, qu'il se limite à cela et qu'il n'a pas de relations intéressantes avec des PNJ, hein. Tu extrapoles. Cela veux juste dire, qu'à la base il y a sa fonction (et ce dont a besoin le scénario, dont des liens avec certains PNJ), et que le reste c'est le joueur qui le construit via ses choix et qui va, par ce biais, modifier ce qui l'entoure.

Après, tu peux ne pas aimer (c'est un autre débat). Mais généraliser et qualifier ça de générique, sans avoir jouer au jeu, non. Et, pour ma part, les perso qui ont un background fouillé et qui ne me laissent aucune marge d'interprétation (ou une marge bien trop limitée) : j'aime bien ça aussi, mais dans les jeux d'action/aventure, pas dans les RPG. Les goûts et les couleurs, probablement.

Message édité pour la dernière fois le : 21/07/2016 à 15:24

#67

Munshine421
Garde royal

Ben disons que le coup du perso amnésique, Cd projekt allait pas nous le faire à chaque fois. Et puis c'est assez logique que Geralt se soit construit une personnalité depuis The Witcher 1 et que l'on garde les choix que l'on avait fait dans les précédents opus.

Quant à la marge d'interprétation, j'ai pas eu l'impression qu'elle se soit réduite au fil des opus. Bien au contraire, les quêtes offrent un éventail de résolution bien plus varié par rapport à d'autres ténors du genre. Et les embranchements de la campagne principale sont suffisamment nombreux vu le nombre de fins offertes.
#68

Shone
Garde

On peut avoir un background développé ET une liberté suffisante d'évolution du personnage dans son rôle.

Exemple Dragon Age Origins.

Je vois deux visions qui s'opposent, mais elles ne sont pas du tout incompatibles. Ce n'est pas forcément soit l'un, soit l'autre.

Après quand on a une imagination débordante, on peut le créer de toute pièce le background. On est forcément moins limité qu'avec une page déjà écrite.

Un défaut, un avantage. Ca dépend de ce que l'on cherche. Je m'accommode des deux.

La qualité de The Technomancer, c'est de permettre de jouer le rôle d'un Technomancer avec notre développement propre du personnage. Ce que ne permet pas Geralt. C'est juste ça dont Iosword et d'autres parlent ici.

The Witcher 3 a un peu trop le même fonctionnement que Mass Effect 3. T'as des choix oui. Différentes possibilités. Mais elles sont toutes liées à UN Géralt. En gros, deux joueurs qui jouent à The Witcher 3, auront le même sorceleur. Ce qui est normal, c'est celui du livre.

Beaucoup pensent que seules les actions qui se répercutent à plus ou moins long terme, qui ont un impact et changent l'univers, sont des conséquences valables pour parler de RPG.

Mais non. Tout ce qui influe sur notre personnage, même à court terme, fait partie du RP. Ce sont autant de justifications qui peuvent faire évoluer la vision qu'on a du personnage et le motiver à faire une action qu'il n'aurait pas forcément faite avant le dit évènement. Tout ça enrichit le vécu du personnage et la vision qu'on a de lui. Cette vision qui nous permet de développer et décider comment incarner le personnage, jouer son rôle.

Et ça The Witcher 3 ne le fait pas. The Technomancer le fait.

Message édité pour la dernière fois le : 15/07/2016 à 21:37

#69

flofrost
Grand chevalier

Et c'est pour ça qu'avoir un jeu dans l'univers de the witcher mais en me donnant l'opportunité de créer mon propre sorceleur qui sera donc plus ou moins vierge de toute relations et n'aura pas déjà à maintes reprises fait des choix qui auront déjà construit son caractère, ça me met des étoiles dans les yeux.
#70

Munshine421
Garde royal

The Witcher 3 a un peu trop le même fonctionnement que Mass Effect 3. T'as des choix oui. Différentes possibilités. Mais elles sont toutes liées à UN Géralt. En gros, deux joueurs qui jouent à The Witcher 3, auront le même sorceleur. Ce qui est normal, c'est celui du livre.


La trilogie a été faite après les bouquins. Même si les Devs ont voulu être le plus fidèles possible aux bouquins, Sapowski n'a pas été content de l'adaptation vidéoludique du 1 et a pris ses distances avec les Devs.
Les nombreuses références aux bouquins n’empêchent pas des Geralt alternatifs puisque 2 joueurs n'auront pas forcément fait les mêmes choix conséquences depuis The Witcher 1 dont le Sorceleur est un perso amnésique donc vierge de toute relation .

Le Geralt de The Witcher3 est la continuation du 1 et 2 contrairement à Mass Effect 3 (cf la polémique avec la fin de Mass Effect 3 qui ne tient pas compte des choix du joueur).
Ou plutôt Mon Geralt du 3 est la continuation de mes choix du 1 et du 2.
Cela va peut être te surprendre mais comme je n'ai pas lu les bouquins, je n'ai pas forcément fait les mêmes choix que dans les livres (cf choix de la relation entre Triss ou Yennefer ou Shani par exemple).

Chaque PNJ marquant a certes un petit hiatus (ce n'est pas différent de ce qu'on pourrait trouver dans un scénario de jdr). D'ailleurs cela m'a permis au passage de voir qu'il y avait des variations dans la Lore des Devs par rapport à l'oeuvre de Sapowski.
Il n'en reste pas moins que chaque entrée a été complétée en fonction des choix que j'avais faits dans les quêtes et dans les options de dialogues.

Message édité pour la dernière fois le : 15/07/2016 à 23:32

#71

D_Inquisitor
Garde

The Witcher 3 a un peu trop le même fonctionnement que Mass Effect 3. T'as des choix oui. Différentes possibilités. Mais elles sont toutes liées à UN Géralt. En gros, deux joueurs qui jouent à The Witcher 3, auront le même sorceleur. Ce qui est normal, c'est celui du livre.


Autant j'ai saisi ce que certains appellent ici des "vrais RPG", et du coup je me félicite d'avoir une souplesse naturelle à aimer plein de RPG qu'ils soient "vrais" ou pas (idem pour les Open World, je suis un vrai bouffe-tout), autant là je ne suis pas trop.

Le fait que dans Witcher 3 on puisse développer Géralt comme bon nous semble, choisir avec qui coucher, choisir qui aider avec parfois des conséquences dramatiques, et obtenir des fins assez différentes selon notre relation avec Ciri, je ne vois pas trop en quoi ou comment ça débouche sur "le même sorceleur, celui du livre".

Je n'ai pas lu les livres, je ne sais pas quel cheminement respecte donc le bouquin lié à Witcher 3, mais on peut quand même bien moduler pour arriver certes au même bout de chemin, mais avec des issues radicalement différentes.

Enfin, il me semble difficile de tout comparer entre Technomancer et les Witcher car ces derniers s'étalent sur trois jeux, et Technomancer est pour l'instant unique si j'ai bien suivi, puisque ça n'est pas la suite de Mars War Logs.
#72

darth traya
Seigneur



Enfin, il me semble difficile de tout comparer entre Technomancer et les Witcher car ces derniers s'étalent sur trois jeux, et Technomancer est pour l'instant unique si j'ai bien suivi, puisque ça n'est pas la suite de Mars War Logs.


The Technomancer est un peu le miroir inversé de Mars War Logs, les histoires sont complémentaires même si ce n'est pas vraiment une suite.

Message édité pour la dernière fois le : 17/07/2016 à 09:57

#73

blitosaure
Citoyen


Si ça l'est. Dans le sens où, le personnage de Zacharia est pré-construit par sa fonction (c'est un technomant). Geralt lui est imposé : il a non seulement une fonction (c'est un sorceleur), mais aussi une personnalité, des relations avec certains PNJ et une morale qui lui est propre et contre laquelle ne peux luter le jouer. Les choix que te proposent The Witcher (de plus en plus réduit au fur et à mesure des opus) dépendent de ce que pourrait faire Geralt, et non de ce que pourrait faire un joueur étant sorceleur, la différence a l'air minime, mais elle fait tout l’intérêt d'un titre comme Technomancer.


les choix de The Witcher se limitent dans la trame principale (encore que ça se discute, on peut quand même orienter différemment l'histoire) mais ils restent assez importants dans les quêtes.
Si la liberté est encore plus grande dans The Technomancer, tant mieux. Cela m'apparaît personnellement plus intéressant que de pouvoir choisir 55 coupes de cheveux et 22 barbichettes différentes. La personnalisation la plus intéressante n'est pas celle du personnage, c'est celle de l'histoire. Et sur ce plan, il me semble que Spiders partage la même philosophie que CD Projekt.
#74

krafkamaga
Citoyen

Pour moi, quoi que je puisse en dire par la suite, fatalement, un jeu qui m'emmène au bout de la nuit sans que je m'en rende compte est un bon jeu. De la même manière, l'un n'allant pas avec l'autre, si certaines de ses mécaniques me gavent au point de devoir faire des pauses de plusieurs heures et d'expédier le contenu par tous les moyens possibles histoire de voir la fin, là, quels que soient ses bons côtés, je me sais en présence d'un jeu raté.

Et c'est ce qui caractérise au plus juste ce qu'est The Technomancer.
Un jeu raté.

Jusqu'à la fin de l'acte un, tout va bien et c'est même plutôt réussi. Mais ensuite, Ophir devient hostile et les allers-retours vont vous obliger à vous retaper sans cesse les mêmes combats dix fois trop longs et sans intérêt technique ou stratégique. Pire, les développeurs ont poussé le vice à rendre l'accès à un personnage clé particulièrement laborieux. Et là, tout ce que vous pardonniez au jeu ne passe plus, sa linéarité, ses quêtes Fedex, sa lenteur, ses bugs de caméra, sa mauvaise gestion de la pile clavier lors des combats, et j'en passe.

Et c'est comme ça qu'on se retrouve à brutaliser le chat de notre femme et qu'on doit vite se résoudre à couper l'ordinateur pour aller se prendre une douche bien froide. Sourire.

Au final, on a un contenu d'une dizaine d'heures exploité et ré-exploité jusqu'à l'indigestion pour dire de pousser la durée de vie, et plus les actes avancent moins l'histoire passionne, à tel point que la seule chose qu'on retient une fois le jeu terminé, ce sont ces quelques instants de consternation où l'on s'est demandé si la fin était bel et bien aussi insipide et mal mise en scène que ça pour qu'on se contrefiche à ce point de notre dernier choix.

Dommage.
#75

flofrost
Grand chevalier

Plus de 4 mois après la sortie y a une màj d'un peu plus de 300Mo.Je sais pas ce que ça corrige, mais ça fait plaisir de voir qu'il y a un suivi.




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