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The Banner Saga 2

par Iosword 27 Mai 2016 12:00 22

Les rayons virtuels du supermarché qu’est Steam croulent d’articles, jour après jour de nouveaux produits viennent s’entasser dans cet espace supposément infini, mais déjà surchargé. Il n’est ainsi pas rare de manquer la perle rare, et sans communication même une suite d’un jeu à succès peut passer aux oubliettes. Malheureusement pour lui cette situation est celle de The Banner Saga II, malgré des notes dithyrambiques de la presse anglophone, le jeu semble avoir raté sa sortie – comme nous le prouve le faible nombre d’évaluations Steam pour un jeu de cette envergure. Est-ce dû à manque de communication ou à son statut de suite ? Un peu des deux peut-être. Le premier chapitre de The Banner Saga, sorti en 2014, bénéficiait d’une aura atypique – et d’un Kickstarter ayant fortement aidé sa couverture médiatique.

L’expérience était marquante, originale et Stoic Studio nous proposait une épopée passionnante dans un monde en proie à la destruction. Un voyage, presque initiatique, où notre héros d’alors, Rook simple chasseur devenu chef de clan, devait guider son peuple. The Banner Saga imposait son rythme, mêlant combat au tour par tour, lente progression dans des décors artistiquement sublimes et phases textuelles à l’écriture soignée.  Malgré tous ces superlatifs, le titre était loin d’être irréprochable, ainsi pouvions nous critiquer ses combats redondants, et surtout pouvions nous pester devant ses décisions arbitraires. Chaque choix avait ses conséquences, mais ces dernières pouvaient être aussi surprenantes qu’injustes. Pour cette suite, sans revoir véritablement la formule,  Stoic promit d’écouter ses joueurs et de pallier aux problèmes du titre.

 

Une suite qui n'en est pas une...

 

Avant toute chose, il convient de s’arrêter un instant sur cette suite, qui n’en est pas réellement une. En effet, The Banner Saga n’est pas une trilogie, mais un triptyque : une œuvre en trois parties qu’il convient de considérer en tant qu’entité, et qui n’a été découpée en trois que pour minimiser les risques et les coûts de développement alors trop élevés pour un jeune studio. De fait, si vous n’avez été séduit par le premier épisode, ce second ne trouvera pas grâce à vos yeux ; à l’inverse, si l’aventure vous tente et que vous n’avez pas encore joué au premier opus, c’est vers ce dernier qu’il faut se tourner (et donc vers son test, ici-même, pour éviter quelques spoilers). Le jeu commence là où nous avait abandonné son ainé, après un ultime et déchirant choix : qui d’Alette ou de Rook mènera désormais la caravane ? Votre affect pour l’un ou l’autre – ou pour leurs statistiques – en aura décidé.

 

  

Les traditionnels dialogues et événements textuels.

 

Ce choix, bien qu’il ne reflète pas l’aventure que vous avez vécue à leurs côtés, est le seul que vous proposera le jeu si vous décidez de créer une sauvegarde de toutes pièces. Heureusement vous avez aussi la possibilité d’en importer une, ce qui vous permettra de retrouver votre caravane telle que vous l’aviez laissée, à l’objet et la statistique près. Malgré tout, le choix du personnage n’est pas anodin. Après la mort de sa fille, Rook semble enclin à la mélancolie et, selon vos choix, vous pourrez aussi bien incarner le chef fort dont a besoin le clan, que l’homme détruit et n’ayant guère envie de reprendre ses responsabilités. À l’inverse, si vous avez décidé d’incarner Alette, certaines situations seront à votre avantage – ainsi un personnage agressif avec Rook pourra se montrer cordial et charmeur –, mais vous devrez aussi prouver que vous êtes apte à diriger.

Contrairement au premier opus, vous avez ici un but clair : il n’est plus juste question de fuir les Dredges ou de vous laisser guider par d’autres, vous devez atteindre Aberrang. Capitale humaine et dernier bastion sûr du royaume, ou de ce qu’il en reste. Tout du moins, cela sera l’objectif de la caravane menée par Rook – ou Alette –, car encore une fois vous devrez alterner entre celle-ci et une seconde menée par Bolverk, un varl dirigeant une compagnie de mercenaires, les Corbeaux. Très vite nous comprendrons que ce second chapitre ne nous apportera pas ou peu de réponse sur la trame principale ; considéré comme le ventre mou de la trilogie par certains, ici les pièces prennent leur place en vue du dénouement. De fait, les choix et les décisions que vous devrez prendre concerneront surtout la gestion de la caravane, la manière dont vous dirigez et votre cheminement jusqu’à votre destination.

Pour autant, les dialogues et différentes intrigues restent passionnants à suivre, puisque ici à défaut de pouvoir changer le cours de l’histoire, vos choix auront des conséquences directes sur vos compagnons de route. Ainsi Bolverk est un mercenaire, froid et cruel au premier abord, ses hommes attendront de lui qu’il se comporte comme il l’a toujours fait – à savoir, que l’objectif de votre périple est d’accomplir un contrat et non d’aider tous les pauvres hères que vous croiserez. Pour autant, les aider vous sera peut-être bénéfique, pour peu que vous ne vous mettiez pas vos hommes à dos. L’écriture, toujours aussi bonne, est donc d’autant plus plaisante – la plupart des personnages étant déjà connus et les situations parfois graves, mais aussi amusantes.

 

  

Petit aperçu de la feuille de personnage.

 

En soi la narration est inchangée. Lorsque votre caravane avance vous avez régulièrement des événements qui se présentent à vous – à noter que ceux-ci dépendent désormais moins de l’aléatoire – et qui vous demandent de faire des choix. Quand vous campez vous avez aussi la possibilité de parler avec certains personnages et, de manière scriptée, le jeu vous repose de nombreux dialogues. Néanmoins, Stoic ne s’est pas reposé sur ses lauriers et n’a pas hésité à revoir sa mise en scène pour proposer une narration plus dynamique. Le jeu use ainsi de cinématiques, assez courtes, pour faire avancer l’intrigue, nous présenter de nouvelles situations ou tout simplement changer le cours d’un combat. Ces derniers, point noir du premier opus, se veulent plus dynamiques mais aussi partie intégrante du scénario.

 

Les chiens aboient, la caravane passe

 

Cependant, avant de parler des combats, arrêtons-nous un instant sur la gestion de la caravane et de nos héros. Encore une fois, rien n’a réellement changé. Lorsque votre caravane avance les jours passent, vous confrontant parfois à des événements textuels alors que vos vivres et le moral de vos troupes s’amenuisent. Vous pouvez ainsi, quand vous le désirez, camper pour vous reposer – et par là même, regagner du moral. Mais, désormais, camper vous sert aussi à vous rendre au camp d’entraînement. Assez inutile dans le premier opus, ce dernier vous confrontera à des défis – assez intéressants – pour gagner de la renommée (monnaie du jeu qui sert aussi bien à acheter vivres et objets, qu’à faire gagner des niveaux à vos personnages). L’entraîneur pourra aussi transformer les membres de votre clan en combattants, ce qui vous avantagera lors des batailles. Mais comme tout est toujours une affaire de choix et d’équilibre, conserver un nombre à peu près équivalent de combattants et de civils permettra à ces derniers de chasser, et donc de rendre la caravane auto-suffisante en nourriture.

En outre, camper vous permettra aussi d’augmenter les niveaux de vos unités, pour peu que ces dernières aient assez de meurtres à leur actif, l’occasion de découvrir les nouvelles subtilités de la feuille de personnage. Vous retrouverez les statistiques déjà présentes dans le premier opus (Armure, Force, Volonté, Effort et Casser), mais cette fois-ci il vous sera possible de choisir des compétences passives supplémentaires, chaque statistique vous proposant deux compétences passives qu’il est possible d’améliorer – vous ne pourrez en revanche choisir les deux. Par exemple, vous pouvez choisir la compétence Défi qui vous permettra peut-être d’éviter un coup fatal, ou choisir la compétence Têtu qui vous offrira une chance de régénérer de la volonté à chaque tour. De plus, quand vous atteignez certains paliers, vous pouvez obtenir une nouvelle compétence active parmi celles disponibles pour votre classe.

 

  

Lors des combats, les fonds sont désormais dynamiques.

 

Comme je l’ai dit plus tôt, les combats étaient le point noir du premier opus : le système était fonctionnel, simple à prendre en main et assez profond, mais très vite les situations étaient redondantes et la lassitude pouvait avoir raison du joueur. Pour pallier à ces problèmes, le studio a fait quelques modifications. Tout d’abord, le tableau précédant les combats et vous proposant de foncer pour sauver vos hommes ou au contraire de les utiliser pour faire face à des combats moins complexes n’est plus. Les choix à faire avant un combat sont rares et concernent généralement les trames scénaristiques – par exemple, choisirez-vous de sauver une ville des Dredges ou vos hommes des centaures ? Ensuite, les affrontements se veulent plus dynamiques : des renforts ennemis pouvant ainsi surgir alors que vous sembliez triompher.

Dans le même ordre d’idée, pour offrir un panel plus large de situations, le bestiaire s’est vu enrichi : centaures, ours, chiens dredges étranges pouvant se rendre invisibles et créatures des tréfonds seront là pour vous mener la vie dure. Heureusement pour vous, de nouveaux personnages humains ou non viendront vous prêter main forte, et avec eux leur lot de nouvelles classes. Bolverk est ainsi un berserker pouvant frapper deux ennemis à chaque fois, mais aussi les alliés étant trop proches. Sparr, un vieux mercenaire, peut effrayer les ennemis pour leur faire perdre un tour. Scathach est un centaure très mobile, qui peut se déplacer après avoir porté un coup, mais est aussi très fragile, etc. Grâce à ce nouveau bestiaire et ces nouvelles classes, The Banner Saga II arrive à nous proposer des combats suffisamment divers pour qu’ils ne paraissent pas répétitifs. Pour finir sur le système de combat, les arènes tentent, elles aussi, d’être variées, usant de barricades ou d’aspérités topographiques.

 

Une direction artistique pour le plaisir des yeux

 

Lorsque Stoic Studio a lancé son Kickstarter, avant même la proposition de gameplay, c’est la plastique du titre qui nous a séduite. Pour notre plus grand plaisir, la 2D est toujours aussi léchée et, prenant plus de libertés avec son univers, The Banner Saga II n’hésite pas à varier ses environnements, des terres enneigées aux prairies verdoyantes, en passant par des marécages et des forêts chatoyantes. Les cinématiques, bien que souffrant de défauts techniques, restent de très bonne facture – puisque trop courtes pour que nous nous arrêtions sur leurs défauts. Les animations de nos personnages lors des combats ont été améliorées et, désormais, les personnages s’orientent selon la position de l’adversaire. En revanche, les phases de dialogues sont toujours aussi statiques.

 

  

Quelques extraits des sublimes décors proposés par le jeu.

 

Le sound design est lui aussi soigné – bien que les mélodies d’Austin Wintory restent encore une fois en retrait. Les unités hurlent et les bardes chantent, et les bruitages lors des combats ou des phases textuelles sont plus présents que jamais, ce qui enrichit l’ambiance sonore du jeu. Pour finir, il vous faudra une quinzaine d’heures pour venir à bout de l’aventure une première fois. Ce qui peut sembler court, mais qui profite fortement à la rejouabilité plus grande que pour le premier opus du fait des deux personnages principaux – Rook et Alette – et des choix ayant des conséquences directes, plus facilement quantifiables et moins arbitraires.

 

Version Presse fournie par l'éditeur.

Que dire de The Banner Saga II sinon qu’il est exactement ce à quoi nous nous attendions ? En effet, si Stoic a pris le temps d'écouter ses joueurs et nous livre ici une copie revue et corrigée, difficile de dire que ce second chapitre brille par son originalité. Les combats sont plus plaisants à jouer, plus dynamiques et moins redondants. Les choix sont moins arbitraires et la mise en scène n'hésite plus à passer autant par l'image que par le texte. Mais l'effet de surprise n'est plus. The Banner Saga II est la suite du premier certes, mais pas dans le sens conventionnel du terme. Nous pourrions regretter de terminer le jeu avec plus de questions que de réponses, mais cela signifie que le troisième chapitre devrait remplir son office et clôturer la série. En attendant, si vous avez été séduit par le premier opus, nul doute que ce second vous fera vivre, le temps d'une quinzaine d'heures, un voyage agréable.

LES PLUS
  • Choix moins arbitraires
  • Rejouabilité accrue
  • Direction artistique
  • Bande son de Austin Wintory
  • Combats plus plaisants
LES MOINS
  • Plus de questions que de réponses
  • Dialogues statiques
  • Anglais uniquement (même si une traduction est prévue)

8/10

Commentaires (22)

#2

Kelth
Garde

Merci pour le test Iosword.

Trois petites questions en complément :
- Les combats sont-ils toujours basés sur une même caractéristique Santé/Force ?
- Le système de tour par tour est-il toujours aussi étrange que dans le premier ? Je me souviens qu'en gros, il vallait mieux éviter de tuer les adversaires et bien les affaiblir pour éviter de prendre trop d'attaques à pleine force des adversaires restants (qui sinon attaquaient plusieurs fois par tour au lieu d'une fois).
- Y a-t-il de meilleures animations des personnages lors des scènes de dialogue. J'avais trouvé les animations du premier très rigides et redondantes.
#3

Iosword
Grand chevalier

- Les combats sont-ils toujours basés sur une même caractéristique Santé/Force ?
- Le système de tour par tour est-il toujours aussi étrange que dans le premier ? Je me souviens qu'en gros, il vallait mieux éviter de tuer les adversaires et bien les affaiblir pour éviter de prendre trop d'attaques à pleine force des adversaires restants (qui sinon attaquaient plusieurs fois par tour au lieu d'une fois).

Yep, The Banner Saga II est une suite absolument directe et, à première vue, rien n'a changé. Le jeu propose "juste" plus de subtilité et de profondeur sur certains points, et donc niveaux combats : des arènes, des nouvelles compétences passives ou actives et des nouvelles classes/nouveau bestiaire ennemi. Mais les bases du système de combat sont les mêmes qu’auparavant.

- Y a-t-il de meilleures animations des personnages lors des scènes de dialogue. J'avais trouvé les animations du premier très rigides et redondantes.

Comme dit à la fin du test, les scènes de dialogues sont toujours aussi statiques. Il n'y a peu/pas de nouvelles animations. Par contre, lors des combats c'est bien mieux.
#4

Kinderheim
Novice

Merci pour le test ! Je vais me le prendre prochainement, très bon premier paragraphe, le jeu a moins de 500 évaluations je ne connais pas le pourcentage d'acheteur qui laisse une remarque, mais même s'il est de seulement de 1% cela fait 50k en terme de vente. Dommage la trilogie prévue au départ risque de jamais êtres terminé
#5

Shaam
Grand chevalier

Chouette, que du bon :D
#6

Djebe
Villageois

- Les combats sont-ils toujours basés sur une même caractéristique Santé/Force ?
- Le système de tour par tour est-il toujours aussi étrange que dans le premier ? Je me souviens qu'en gros, il vallait mieux éviter de tuer les adversaires et bien les affaiblir pour éviter de prendre trop d'attaques à pleine force des adversaires restants (qui sinon attaquaient plusieurs fois par tour au lieu d'une fois).

Yep, The Banner Saga II est une suite absolument directe et, à première vue, rien n'a changé. Le jeu propose "juste" plus de subtilité et de profondeur sur certains points, et donc niveaux combats : des arènes, des nouvelles compétences passives ou actives et des nouvelles classes/nouveau bestiaire ennemi. Mais les bases du système de combat sont les mêmes qu’auparavant.




Alors ça sera sans moi malheureusement. J'avais adoré l'ambiance, la patte graphique et la trame scénaristique du premier, mais mon expérience de jeu avait été totalement plombée par le système de tour par tour qui fait alterner les deux camps, peu importe le nombre ou le type d'unités présentes.

Ce qui pose deux problèmes majeurs:
- L'utilité d'une unité forte est freinée par ses propres alliés (même si l'équilibre était assez bon)
- Comme souligné, le but était de laisser un maximum d'unités ennemies affaiblies sans les achever.

J'ai trouvé ça horriblement contre-intuitif, et ce seul problème m'a malheureusement suffit à ne pas recommander le jeu.

Dommage, ça aurait pu se régler très simplement :/
#7

Kelth
Garde

Merci Iosword :)

Je suis dans le même cas que toi Djebe, bien qu'ayant apprécié la DA et l'ambiance, ce système de combat absurde me rebute.

Dommage.

Message édité pour la dernière fois le : 16/06/2016 à 12:02

#8

Iosword
Grand chevalier

Après, il faut noter que ce que j'appelle de la subtilité et de la profondeur change quand même en partie à donne. Certes, le but en combat reste d'affaiblir les ennemis pour les tuer, mais les nouvelles compétences et classes offrent une diversité de situation et de nouvelles stratégie.

Certains défauts restent, bien évidemment, et le tour par tour en alternance (et donc sans iniative) ce n'est pas génial. Mais, sans être extraordinaires, les combats restent plus plaisant à jouer - puisque intégrés à la narration. Il suffit parfois de tuer le "chef" pour faire cesser un combat - même si, de fait, on gagne moins de renommée.
#9

cabfe
Garde royal

J'avais pas trop accroché aux combats du 1er, mais les combats ne sont pas ma préférence quel que soit le jeu alors...
Par contre, en tant que Visual Novel, il était pas trop mal. Je verrai cette suite un jour, quand il sera en solde.
#10

oAmyoAmyo
Noble

Je ne tient plus d'attendre la trad! Le premier fini net, comme une vilaine coupure dans l'histoire, j'ai trop envie de savoir la suite!
#11

mocakafe
Garde

Je le recommande aussi, même si quinze heure de jeu me paraisse énorme en terme de durée de vie.

Je l'ai fini en un peu plus de huit heure et en ne rushant pas, m'arrêtant même parfois un bout de temps sur les dialogues (Puis ce que parfois compliquer, petit tour sur un dictionnaire oblige, que je conseil à tous pour apprendre du vocabulaire en anglais par ailleurs ! )

Bref, mis à part se détail sans grand intérêt, je suis totalement en accord avec ce test qui est bien travailler.

#12

flofrost
Grand chevalier

Je suis justement entrain de faire le premier vu qu'il était en promo sur One, et j'ai la même réflexion que certains sur les combats, le système n'est vraiment pas intuitif, je vois pas l'intérêt de faire ça plutôt qu'un simple tour par tour classique.
Et je vois que quelqu'un parle d'une trad, et bien j'espère vraiment qu'elle sera meilleure que celle du premier, car y a des phrases juste incompréhensibles, les mots qui les composent sont bons, ils sont dans un français correct, mais assemblés les uns avec les autres, ils veulent juste rien dire, à titre de comparaison, la trad de FF7 est de bien meilleure qualité. Va falloir que je vois si je peux le mettre en anglais, car là pour certains choix ça te fout dans une belle merde t'es obligé d'y aller au pifomètre.

Message édité pour la dernière fois le : 28/05/2016 à 18:07

#13

Lamenoire
Guerrier

Salut Iosword et merci pour le test. Une petite question, y a-t-il un résumé de l'histoire et de nos choix de l'épisode précédent au début de ce deuxième opus, car j'ai fini le premier il y a un bon moment et les détails de l'intrigue ne se plus vraiment très frais dans mon esprit.
#14

Iosword
Grand chevalier

Une petite question, y a-t-il un résumé de l'histoire et de nos choix de l'épisode précédent au début de ce deuxième opus, car j'ai fini le premier il y a un bon moment et les détails de l'intrigue ne se plus vraiment très frais dans mon esprit.


Pas vraiment. Il y a une courte cinématique d'intro, mais guère plus.

Je le recommande aussi, même si quinze heure de jeu me paraisse énorme en terme de durée de vie.


En difficile, en réalisant tous les défis et en prenant le temps de tester des embranchements différents, j'en ai eu pour une petite quinzaine d'heure. On peut effectivement mettre moins de temps que moi, mais cela va dépendre du rythme de chacun, de possible reload ou non et du temps laissé à la contemplation (je suis jamais aller chercher un dico, par contre je me suis amusé à zoomer/dézoomer sur les différent panorama ).
#15

nadalito
Chevalier

Hello !

Savez-vous si un patch fr est sorti ?
#16

Iosword
Grand chevalier

La traduction française est prévue(/en cours) mais reste non datée à ce jour.
#17

nadalito
Chevalier

Ok, merci beaucoup. :)
#18

krafkamaga
Citoyen

Quand une suite ressemble à ce point au premier opus, la question est moins de savoir pourquoi on n'a pas aimé le jeu que de se demander pourquoi on a acheté ce jeu.

En ce qui me concerne, je n'avais clairement pas accroché au premier du nom mais, avec le temps, j'avais fini par m'en souvenir comme d'une expérience plaisante que je me voyais bien de renouveler. Mais si je dois davantage à ma mémoire qu'au jeu en lui-même la douche froide que je me suis prise dès les premières minutes, le fait est que je ne suis pas un cas à part et que le phénomène s'avère assez récurrent quand on croise non pas les notes, mais les retours qui s'en font.

Oui, rien n'a changé et, oui, le système de combat est toujours aussi déplorable et se retrouve toujours autant affecté par vos décisions dont les résultats s'avèrent toujours aussi arbitraires sinon aléatoires (j'espère que vous n'avez pas fini le premier sur les rotules). Mais remontons dans le passé, pouvait-on vraiment lire ces critiques aussi souvent qu'on les lit aujourd'hui ? Non, malheureusement, et les langues commencent seulement à se délier.

La prouesse de The Banner Saga, c'est qu'il lui fallait une suite pour achever de nous convaincre qu'il contenait bel et bien cinquante pour cent de matière grasse.

Si vous êtes amateurs de jeux de stratégie et un tant soit peu exigeants en la matière, passez votre chemin sans quoi vous vous ferez bien du mal et risquez d'en faire à vos proches. Rires. Pour le reste, et sans avoir poussé l'histoire bien loin pour cause de désinstallation radicale, je ne peux que vous conseiller à tous de baisser le niveau de difficulté au minimum pour profiter sereinement de l'histoire sans vous farcir des phases de combat frustrantes à tout point de vue. Ah non, mais que c'est lent redondant et pauvre en termes de gameplay...
#19

Iosword
Grand chevalier

The Banner Saga n'a jamais été un bon jeu de stratégie hein.

C'est un jeu story-driven : son histoire, son ambiance, sa direction artistique et les choix qu'il propose. Jouer à The Banner Saga c'est profiter d'un beau voyage initiatique - quand on accroche au concept de base - c'est cela qui fait son charme. Pas ses combats, même si je trouve que le 2 peaufine et enrichi assez bien la formule, là où les combats du premier opus étaient trop nombreux et répétitifs. De même, l'arbitraire a toujours été un problème, même si le 2 tend à l’atténuer. On le disait déjà à l'époque d'ailleurs.

Jouer à Banner Saga pour ses combats, c'est un peu comme jouer à Binding of Isaac pour son scénario : ça n'a pas vraiment de sens.

Message édité pour la dernière fois le : 02/08/2016 à 11:45

#20

cabfe
Garde royal

The Banner Saga, c'est un Visual Novel avec des composantes de combats en tour par tour, comme il en existe quelques autres. Par exemple, Utawarerumono ou Rance.
#21

oAmyoAmyo
Noble

ça y est, steam fourni le jeu en français! Youpi!!!!
#22

Gaek_Shao
Garde

Oh, c'est pas vrai. J'avais pas suivi. Bon plus qu'attendre le retour de vacances, et sans doute me le prendre.
#23

Maeliki
Novice

Super article !
Perso j'ai adoré le jeu même si j'ai eu un peu de mal avec l'abondance de texte par moment... tout comme Shadowrun Hong-Kong on peut quelque fois se retrouver une heure entière à lire!




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