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Dark Souls III (PS4)

par Iosword 26 Avr 2016 11:10 45

Destin étrange que celui de From Software qui, après avoir croupi dans l’ombre pendant plus de vingt ans, s’est hissé vers la lumière grâce à une série que rien ne prédestinait au grand public. Demon Souls est né jeu de niche, quatre itérations plus tard Dark Souls III se pavane sous l’égide du mainstream, fort d’une communication tonitruante. Lorsque j’ai reçu la galette du jeu, en version presse, quelque temps avant sa sortie, j’étais sceptique. Qu’attendre de la conclusion d’un concept ayant mis près de vingt ans à mûrir ? Qu’attendre après un second opus sympathique, mais manquant de génie ; après une excursion chez Sony jouissive, mais trop proche du hack’n’slash ? Ici, je vous livrerai mon humble regard sur les qualités et défauts de ce titre déjà encensé par la critique et, profitant de l’excuse du multiplateforme, Montaron vous proposera sous peu un second point de vue.

 

Le vain combat des core gamers

 

La réputation des Souls s’est construite sur sa difficulté : une part de sa communauté quelque peu élitiste a très vite décidé que la licence était hardcore, réservée aux meilleurs et uniquement à eux. Et, si je n’ai jamais été tout à fait d’accord, il faut avouer que dès le tutoriel de Dark Souls, le ton était donné. Nombreux sont ceux à avoir abandonné le jeu avant même d’avoir fini la première zone, à le ragequitter lors de la Forteresse de Sen ou encore à lâcher le pad face aux archers d’Anor Londo. Car, il faut bien l’admettre, la courbe de difficulté des Souls n’a jamais été particulièrement maîtrisée, offrant quelques pics inattendus qui ressemblent fort à de l’injustice, pour ne pas dire sadisme, pour le nouveau joueur y faisant face. Dark Souls III, lui, semble avoir à cœur de ne pas reproduire les erreurs de ses aînés et maîtrise, la plupart du temps, sa courbe de difficulté de bien belle manière.

 

  

La feuille de personnage n'a pas beaucoup changé, mais bénéficie d'appellations plus claires.

 

Ainsi, si l’impatient qui se précipite sans même lire les messages, disposés çà et là par les développeurs, aura tôt fait de mordre la poussière, le titre reste bienveillant envers les nouveaux joueurs et sera, sans aucun doute, le Souls le plus simple à appréhender. La difficulté sera progressive, les premières zones plus linéaires et les mécanismes scénaristiques moins cryptiques que jadis – sans être limpides pour autant. Aux yeux des vétérans, cela sera vu comme un défaut – la série se prostituant sur l’autel du mainstream –, et pourtant Dark Souls III n’est pas un jeu simple. À vrai dire, si l’on excepte le gameplay bourré d'amphétamines bloodborniennes, rien n’a réellement changé dans la proposition de From Software, bienveillante, certes, mais toujours aussi exigeante avec ses joueurs.

Aussi, rassurez-vous, que vous soyez vétéran de la série ou jeune candide, vous mourrez. Vous mourrez, et, prisonnier d’une enveloppe immortelle, vous vous relèverez quelque temps plus tard aux abords d’un feu de camp. Et, si la rage parvient à s’emparer de vous, vous mourrez encore. Plus que des jeux hardcores, les Souls sont de véritables leçons de persévérance où le joueur doit faire preuve de concentration et de patience pour venir à bout des épreuves qui se dressent devant lui. Un joueur qui, s’il retourne sur ses pas, aura acquis une mémoire musculaire des environnements traversés et qui s’y sentira en presque sécurité. Malheureusement pour ceux qui, comme moi, ont déjà plus d’un Souls dans leur besace : de nombreux gimmicks sont déjà connus et le premier cycle se rapprochera plus d’une séance de remise en forme que d’un véritable périple.

 

I am Siegmeyer of Catarina, and you shall feel my wrath !

 

Plus qu’une simple série de jeux partageant un génome commun, les trois opus partagent aussi un univers et donc certaines redondances dans les situations et le bestiaire. Et, si cela est cohérent et que le fan service en ravira certains, parfois le bestiaire n’innove pas assez et de nombreux ennemis vous paraîtront être de simples reskins ayant eux aussi abusé d’amphétamines. Pourtant, le système de combat a su apporter un vent de fraîcheur bienvenu : sa vivacité fait que les patterns devront être (ré)appris, et un grand travail a été réalisé par les animateurs, ce qui offre au titre des combats fluides et passionnants à observer et des créatures visuellement plus vivantes qu’auparavant. Précisons aussi que si Bloodborne a eu une grande influence, Dark Souls III reste fidèle à son héritage, et un bouclier n’est jamais inutile. Les affrontements sont ainsi plus organiques, jouissifs, et demanderont, en ce sens, plus d’observation que les opus précédents.

 

  

Deux panoramas qui vous décolleront la rétine

 

Et puis, au contraire de l’exclusivité Playstation, il vous proposera une grande diversité de builds possibles et l’arsenal allant avec. Les armes à deux mains sont ainsi très offensives et rapides, tandis que la magie a été quelque peu repensée, offrant une plus grande panoplie de sorts et le retour de la barre de mana ayant disparu après Demon Souls. Pour autant, on déconseillera la magie avant le new game+, les sorts bas-level étant pour la plupart des projectiles – ce qui n’est pas forcément le plus intéressant à jouer. Le mana sert aussi à exécuter des battle arts (capacités spéciales) qui dépendront de vos armes. Ainsi, certaines épées vous permettront de déséquilibrer l’adversaire ou de bondir sur lui, tandis que des doubles lames vous permettront de tournoyer sur vous-même, et que les armes créées à partir des âmes de boss vous permettront d’utiliser certains de leurs patterns.

Les battle arts sont donc un ajout de gameplay appréciable venant étoffer le système de combat du titre, mais seront assez peu utiles lors d’un premier run, pour tous ceux qui n’augmenteront pas leur énergie magique. Notons que les fioles d’Estus – potions que vous récupérez en vous reposant à un feu de camp – peuvent désormais être réparties entre fioles classiques pour régénérer votre santé et fioles cendrées pour votre mana. Grâce à cela et à des rééquilibrages bien pensés, Dark Souls III reste toujours plaisant à jouer pad en main et la rejouabilité se voit enrichie et ne montrera son potentiel qu’après quelques cycles (aussi appelés new game+). Avant d'y songer, il faudra tout d'abord abattre les nombreux boss qui se dressent sur votre chemin.

Et, à ce sujet, je me dois de vous avouer que je suis mitigée. Les adversairissimes, en bon français, profitent tous d’une identité visuelle forte et offrent aux joueurs de sublimes instants de mise en scène, portés par des musiques orchestrales créant une aura épique. Bloodborne étant passé par là, ils disposent tous de deux phases – voire plus – ce qui, même si c’est parfois artificiel, permet de conserver des effets de surprises jusqu’à la fin de l’affrontement. Mieux même, chaque boss repose sur une idée de design propre, ce qui en garantit l’unicité. Mais, puisque le problème vient de là, une fois les gimmicks compris – et vous les comprendrez vite –, certains combats sont d’une facilité déconcertante. Aussi, ces boss ne seront difficiles que si vous perdez votre calme ou que la caméra vous joue des tours – utiliser le lock sur un être immense étant rarement une bonne idée. Ne soyons pas de mauvaise foi pour autant, puisque certains font partie des meilleurs de la série, et qu’il reste très plaisant de voir que la plupart des boss ne ressemblent à aucun autre.

 

I´ve my own road to take. And a duty to fulfill, very soon...

 

Plus que la difficulté, ce qui fait le charme des Souls est la manière dont est pensé le jeu : les mécaniques, en premier lieu, puis l’enrobage que sont la narration et la direction artistique. J’ai, comme beaucoup, toujours adhéré à l’atmosphère de la licence et à la patte artistique forte qui s’en dégageait. Pourtant, dès Demon Souls, un problème de cohérence m’a toujours sauté aux yeux : la direction artistique n’était pas toujours uniforme et les jeux de From Software étaient techniquement brouillons. Or, difficile d’avoir une direction artistique marquée quand les modélisations sont grossières et que les jeux de lumières servent trop souvent de cache-misère. Et, si Bloodborne nous avait déjà offert un avant-goût du nouveau moteur de From Software, Dark Souls III va plus loin encore. Moins sombre, pour parler de pure colorimétrie, les environnements pourtant très variés s’enchaînent sans qu’aucun ne jure avec l’ensemble.

 

  

Fan service, certes, mais pourquoi s'arrêter à cela ?

 

Les architectures fourmillent de détails, les jeux de lumière et de particules sont du plus bel effet, et l’ambiance est toujours enivrante – même si certains n'adhéreront pas aux zones à inspiration trop bloodbornienne. Avec ce titre cohérent de bout en bout, la licence est arrivée artistiquement à maturité, et il vous suffit de jeter un œil aux screens qui ornent ce test pour vous en convaincre. Un mot sur le sound design : si comme à son habitude le titre est avare en musique – les réservant à certains lieux marquants et aux boss –, les bruitages eux sont du plus bel effet et seront une aide précieuse pour le joueur. Pour parler technique, sur PS4, le framerate est la plupart du temps stable, l’aliasing peu présent et les temps de chargement relativement courts. Cependant, la profondeur de champ reste mal gérée, et les décors lointains ressemblent plus à de vieilles images bitmap qu’à du lowpoly.  

Si la direction artistique sublime le titre, et si nous ferons régulièrement des haltes pour observer un panorama, les environnements et la verticalité restent avant tout des éléments de gameplay. Le joueur avisé doit ainsi prêter attention à ce qui l'entoure pour se repérer et pour évaluer les dangers futurs. Un géant au loin sur une tour, une arène de boss où des piliers pourront vous protéger, ou encore un simple message disposé sur le sol par un autre joueur ou un développeur, seront autant d’indices qui pourront vous sauver la vie si vous y prêtez attention. Sans parler des nombreux raccourcis déblocables, qu’ils prennent la forme d’une porte fermée ou d’un simple ascenseur, permettant d'accéder plus facilement à un boss à partir d’un feu de camp. Cet aspect metroidvania reste au cœur du level design, mais cette fois-ci les zones sont moins imbriquées et la progression globale semble plus linéaire. Ce qui n’est pas réellement un problème puisque les niveaux sont plus vastes et les chemins alternatifs plus nombreux.

 

Praise the Flame

 

Dès la fin du tutoriel, vous arriverez à Lige-Feu qui servira, une fois encore, de hub central. C’est ici que vous monnayerez les âmes durement récoltées contre des niveaux, objets et autres améliorations d’armes. C’est aussi ici que les PNJ avec qui vous pourrez – entre autres – commercer s’installeront une fois rencontrés. Lige-Feu, avant d’être un hub, est un sanctuaire, dans tous les sens du terme : seul lieu paisible que vous proposera le soft, vous y verrez régulièrement passer quelques PNJ liés à des quêtes qui, derrière leurs propos énigmatiques, vous guideront dans cet univers et vous offriront des indices précieux. Même si le jeu reste cryptique et qu’il vous demandera de lire les descriptions d’objets pour tenter de saisir son propos, une fois n’est pas coutume : votre avatar et ses objectifs sont clairement définis dès le départ.

 

  

Les victoires en coopération sont une manière ludique, et rapide, de farmer.

 

Serviteur de la flamme, vous devez entretenir le feu pour que le monde ne tombe pas une fois de plus dans les ténèbres, mais pour cela encore faudrait-il que les Seigneur des Cendres – nécessaires pour accomplir un obscur rituel – acceptent de retourner sur les trônes qu’ils ont négligés. Seulement, puisque que ces derniers refuseront de converser avec vous comme des êtres civilisés, il faudra les anéantir et ramener leurs cendres. Si vous n’avez pas joué aux précédents opus, cette histoire restera absconse, mais au moins comprendrez-vous les grandes lignes de vos faits d’armes. Pour les vétérans, les références aux précédents opus et le fan service seront là pour donner une cohérence au lore. Car, même si je sais que cela en dérange certains, il reste que tout ou presque semble justifié par l’univers de la licence et donc légitime. En outre, et même si je n’en dirais pas plus ici, Dark Souls III conclut de façon magistrale la série tout en vous laissant le choix sur la destinée du monde – en espérant cette fois que celui-ci soit respecté, et que Dark Souls III soit le dernier représentant de la licence.  

Avant de conclure, un mot sur le jeu en ligne s’impose. Là encore, Dark Souls III reste très classique dans sa proposition, mais le système particulier de la série fonctionne encore à merveille. L’aspect coopératif reste basé sur des messages disposés ici et là par d’autres joueurs ayant vocation à aider – mais aussi parfois à tromper – le joueur. De même, il est possible d’invoquer un ou plusieurs alliés (trois maximum) pour vous venir en aide lors d’un Boss, et le matchmaking, déjà présent dans Bloodborne, fait son apparition. Quant au PVP, plusieurs objets permettent d’envahir ou de se faire invoquer dans d’autres mondes – si jamais vous êtes cordial. Bien que lag soit parfois présent, cela reste parfaitement jouable et, généralement, assez jouissif si tant est que les adversaires jouent le jeu. Pour finir, le système de serment, plus obscur, permettra de transformer certaines zones en lieu de compétitions multijoueur. Et, pour ceux ayant peur de se faire envahir après un boss – il est nécessaire d’être embrasé –, vous pourrez tout simplement désactiver le jeu en ligne dans les menus.

 

 

Version Presse fournie par l'éditeur.

Les Souls ont toujours été des jeux perfectibles, et Dark Souls III n’échappe pas à cette règle, raison pour laquelle j’ai évité d’user de trop de superlatifs lors de cette critique. Pourtant, et malgré les défauts du dernier-né de From Software, une fois la manette en main, je n’ai jamais boudé mon plaisir. Pire même, j’ai relancé un new game+ dès que cela m’a été permis. Malgré des boss pleins de bonnes idées à la difficulté contestable, une interface n’ayant pas bougé depuis le premier opus ou encore une caméra toujours aussi indomptable, Dark Souls III reste un jeu jouissif, proposant une expérience qui n’a pas encore d’égale ailleurs – sinon dans les autres Souls. Certes, le titre n'invente rien, ou presque, mais il réutilise intelligemment ce qui se fait de mieux dans la série en l’améliorant, et vous offre un magnifique voyage au cœur de la dark fantasy. Plus qu’un jeu best-of, Dark Souls III est une conclusion magistrale et maîtrisée qui, en plus de tout cela, a réussi à s’ouvrir à de nouveaux joueurs sans pour autant sacrifier son âme.

 

Lire le test PC

LES PLUS
  • Direction artistique & musiques
  • Combats plus vifs
  • Lore riche et cohérent
  • Belle leçon de level design
  • Rejouabilité
LES MOINS
  • Une caméra toujours perfectible
  • L'interface lourde
  • Des boss parfois trop simples

8/10

Commentaires (45)

#2

blitosaure
Citoyen

Je n'ai jamais joué à cette série. Le concept "die and retry" ne m'attire pas spécialement, ni les combats à outrance.

En dehors des feuilles de personnage, c'est vraiment un jeu de rôle ? qu'en-est-il du scénario et des choix...?
#3

Shaam
Grand chevalier

Il faudrait parler plus de bakcground que de scénario, de même les choix sont aussi en arrière plan, mais présent d'une certaine façon.

Ce n'est pas un jeu de rôle classique (DAI, F4, TW3) c'est avant tout un die and retry avec un pur level design & gameplay, si tu t'y lance, c'est pour cela et pour rien d'autre :p
#4

Iosword
Grand chevalier

Ce test étant celui du troisième opus traité en tant que suite, je ne suis pas revenue sur ces éléments, je t'inviterais donc à jeter un œil aux tests des opus précédents pour avoir un regard plus large sur la licence.

Dark Souls est une série qu'il serait plus facile de rapprocher du Dungeon RPG que du cRPG, certes. Tu y retrouves de nombreuses mécaniques présentes dans bon nombre de PMT (builds et équipement, amélioration d’armes, gestion d’inventaire, etc.) et, contrairement à d’autres jeux non traités ici, de manière bien utilisées. Donc, sur le plan systémique, oui c'est un RPG.

Sur le plan narratif, nous sommes face à de la narration environnementale à l'aspect volontairement cryptique. Pourtant, elle existe tout comme les choix et quelques quêtes secondaires (toujours reliées de près ou de loin à la trame principale). Dark Souls c'est un jeu vidéo, qui se raconte comme un jeu vidéo via sa mise en scène, ses animations, son bestiaire, ses descriptions d'objets, ses quelques personnages, la manière de jouer que tu peux avoir, etc. Pas via des pavés de textes ou de longues cinématiques.

Aussi, tu le classera selon ta vision. Si tu considères que le jeu de rôle se limite à des jeux très narratifs comme Torment ou Mass Effect dans des genres très opposés, effectivement il sera hors de ta vision du RPG. Si tu considères en revanche, que le genre peut-être varié et que le jeu vidéo peut être un médium narratif sans pour autant se reposer sur des mécanismes proches du cinéma ou du LDVELH, oui.

Edit :
c'est pour cela et pour rien d'autre :p

Je ne suis pas fondamentalement d'accord. Bien que le gameplay soit le coeur du jeu et, effectivement, la principale raison d'y jouer : l'univers de la licence apporte beaucoup. La première fois que j'ai joué à un Souls, je n'ai rien bité à l'histoire comme tout le monde, pourtant l'atmosphère présente est en grande partie responsable de mon amour de la licence et la raison de nombreux NG+. Puisque, une fois fasciné par le gameplay, tu as envie de comprendre.

Message édité pour la dernière fois le : 26/04/2016 à 12:37

#5

AbounI
Grand gobelin

l'est quand même vachement plus simple ce 3eme que les 2 précédents:

des le départ, on peut vendre tout les trucs accumulés, mais on peut aussi se fournir en instrument de bataille (main de pyromencien accessible d'entrée), tout comme André le forgeron, lui aussi déjà installé confortablement dans une loge du sanctuaire.
Avec en plus, la faculté de porter 4 anneaux (au lieu de 2), d'avoir 3 slot par main plutôt que 2, plus de raccourci rapide pour l'utilisation d'objets, plus la capacité innée de pouvoir se téléporter (la encore des le départ) vers n'importe quel checkpoint pour peu qu'il soit découvert (alors que dans le 1, fallait déjà faire un bon bout de chemin avant de découvrir ce don), ca raccourci forcément les distances pour aller casser du boss.

Moins hardcore à ce niveau la, plus accessible.Moins de choix à faire quand il s'agit de choisir quel armement pré-équiper, puisqu'on peut en placer 6 au lieu de 4 (main gauche+main droite) : lors d'invasions ennemi, ça change beaucoup de choses. bye bye le "attend STP, je cherche ma flamme ou baton de sorcier dans mon inventaire"

La feuille d'inventaire est nettement plus claire, terminer les défilements éternels pour trouver l'objet qu'on cherche : plus d'onglets par pièces d'armure par exemple, et surtout un inventaire limité à 20 objets, l'excédent allant directement dans un coffre presque sans fond (lui aussi fournit d'entrée).
Par contre, l'endurance n'influe plus sur la capacité de charge d'équipement, et ça j'appelle ça une nette amélioration, on a une nouvelle stat pour ça à prendre en compte dans le build de Sans Nom en mode action (copyright)

Mais quel pied ce DS3 tout de même
#6

van25fr
Citoyen

Bon il va falloir que je me décide à faire la série des Dark soul (PC uniquement)
Je vais attendre un pack regroupant les 3 et si possible en DRM free.
#7

Nallitsac
Garde

qu'en-est-il du scénario et des choix...?


Et bien pour les choix je ne sais pas, mais la série Dark Souls possède un univers pour le moins très intéressant de ce que j'ai vu du premier opus. La manière de traiter l'histoire est de plus originale et (selon moi) très habile, bien que les narrations cryptiques ne puissent peut-être pas être du gout de tout le monde...
#8

jbbourgoin
Citoyen

La narration est moins "cryptique" qu'environnementale comme le dit si bien Iosword. En ce sens il est très "old-school", c'est-à-dire centré sur le jeu.

C'était quelque chose que j'avais beaucoup ressentit à l'époque de l'Amiga : ces jeux qui se racontent par leurs visuels, leurs décors, leurs monstres etc.

Shadow of the Beast 3 c'était tout un univers pour moi alors qu'il y avait très peu de texte que je ne comprenais pas bien ( je lisais pas l'anglais quand j'étais petit ).

J'ai vraiment ressentit ça dans Dark Souls : je découvre l'univers en jouant dedans, et c'est très très très cool.
#9

Geralt
Seigneur

Bon il va falloir que je me décide à faire la série des Dark soul (PC uniquement)
Je vais attendre un pack regroupant les 3 et si possible en DRM free.


Bon courage, ami utopiste. (Bon ça pourrait être "pire", tu n'as pas demandé Linux... si c'est le cas, alors je dirais que c'est illusoire.)

Mais j'aimerais évidemment aussi...

Pour Iosword/Shaam, je suis aussi d'accord avec elle. L'univers des Souls est quand même bien plus attirant que son gameplay. Je trouve ce jeu fou, même en ayant à peine touché. Cette ambiance quoi...
#10

Rolala
Garde

Bah, il méritait un bon 9 ce dernier Souls. Pour une fois qu'un triple A ne prend pas le joueur par la main. Mon jeu de l'année pour le moment avec Hyper Light Drifter en indé.

Chouette test.
#11

flofrost
Grand chevalier

Bah, il méritait un bon 9 ce dernier Souls.
Faut pas déconner non plus, on a ici toujours les mêmes erreurs que dans le premier, alors qu'on a pas à faire à un petit projet là, tu parles de AAA, pour moi c'est sensé en être un vu le pognon qu'ils se font avec cette licence.
Les armes des ennemis qui passent au travers des murs pendant que toi si t'as vu trop grand avec une lance ou une épée à deux mains, tu te contente de faire des travaux de maçonnerie dans les couloirs étroits, c'est à la limite du foutage de gueule, si en plus tu rajoutes à ça une caméra qui est sans doute tenue par un parkinsonien, je pense que dire que c'est un très bon jeu (le 8 puisque tu parles notes), et non pas un incontournable (9 et plus), ça convient parfaitement.
#12

Nallitsac
Garde

La narration est moins "cryptique" qu'environnementale


J'entendais cryptique en référence à certains dires ou non-dits des différents personnages qui invitent vraiment le joueur à une défiance aux apparences que nous offre le scénario.
Sinon oui elle est avant tout "environnementale", mais je considère que c'est le mélange des deux aspects narratifs qui la rend passionnante : explorer un univers dont on ne pourra jamais connaitre tous les tenants et aboutissants.
#13

Rolala
Garde

"Faut pas déconner non plus, on a ici toujours les mêmes erreurs que dans le premier, alors qu'on a pas à faire à un petit projet là, tu parles de AAA, pour moi c'est sensé en être un vu le pognon qu'ils se font avec cette licence.
Les armes des ennemis qui passent au travers des murs pendant que toi si t'as vu trop grand avec une lance ou une épée à deux mains, tu te contente de faire des travaux de maçonnerie dans les couloirs étroits, c'est à la limite du foutage de gueule, si en plus tu rajoutes à ça une caméra qui est sans doute tenue par un parkinsonien, je pense que dire que c'est un très bon jeu (le 8 puisque tu parles notes), et non pas un incontournable (9 et plus), ça convient parfaitement."


Les défauts que tu cites sont souvent cités dans les test, c'est vrai (rien d'insurmontable ma foi et pas de quoi se péter une veine du cou)... mais de part sa nature et sa structure, il restera pour moi un incontournable... plus encore pour un joueur qui découvre la série en commençant par celui-là.

Message édité pour la dernière fois le : 26/04/2016 à 18:11

#14

oAmyoAmyo
Noble

Moi aussi je trouve ça même carrément honteux qu'au bout du troisième opus il n'y ai strictement aucune amélioration au niveau des hitbox et des textures pas solides.... 60 Balles quand même, ça craint!

Message édité pour la dernière fois le : 26/04/2016 à 18:10

#15

auty
Citoyen

Les Souls ne sont pas des AAA, et ce, malgré leur succès. Ils restent calibré pour un public de niche. C’est pas le le joueur occasionnel qui se paye 3 ou 4 jeux à l'année et qui choisit les gros titres aux campagnes promotionnelles hyper agressives qui va s'orienter vers cette licence.

Sinon, par rapport au test :

"et le matchmaking, déjà présent dans Bloodborne, fait son apparition"

Ou je n’ai pas compris cette phrase, ou tu as oublié que le DLC du premier Dark Souls introduisait un système de combat en arène et que Dark Souls 2 en propose de base via deux convenants.

Message édité pour la dernière fois le : 26/04/2016 à 18:39

#16

Iosword
Grand chevalier

Ou je n’ai pas compris cette phrase, ou tu as oublié que le DLC du premier Dark Souls introduisait un système de combat en arène et que Dark Souls 2 en propose de base via deux convenants.


Matchmaking dans son sens premier : faire rencontrer des personnes ayant des points communs. Celui introduit par Bloodborne étant un système, où il est possible d'utiliser des mots de passe pour jouer seulement avec les personnes usant de ce même mot de passe. Et donc permettant de faire de la coop ou du PVP avec des potes de manière bien plus simplifié.

Je reconnais que la phrase n'est pas hyper claire

Message édité pour la dernière fois le : 26/04/2016 à 18:58

#17

blitosaure
Citoyen

Aussi, tu le classera selon ta vision. Si tu considères que le jeu de rôle se limite à des jeux très narratifs comme Torment ou Mass Effect dans des genres très opposés, effectivement il sera hors de ta vision du RPG.


ok donc je vais continuer à passer mon tour, ce n'est pas tant que je ne le considère pas comme un RPG mais que ce n'est pas ce style de RPG que j'aime
(contrairement aux jeux à choix et au rpg tactique type xcom).

Merci pour le test et l'avis (idem pour les autres avis éclairés). y'a certains jeux qui ont beau être bons et très bien critiqués, je n'accroche pas (enfin a priori vu que je n'ai pas essayé).

Message édité pour la dernière fois le : 26/04/2016 à 19:10

#18

Rolala
Garde

"Merci pour le test et l'avis (idem pour les autres avis éclairés). y'a certains jeux qui ont beau être bons et très bien critiqués, je n'accroche pas (enfin a priori vu que je n'ai pas essayé)."


Tu n'as pas essayé le jeu ou d'accrocher ?

Message édité pour la dernière fois le : 26/04/2016 à 19:39

#19

oAmyoAmyo
Noble

Rpg veut plus rien dire de toute façon pour les éditeurs. Dark souls est RPG parce qu'il y a trois quatre stats.
#20

Rolala
Garde

Personne n'a dit que c'était un rpg "pur et dur" (même pas FromSoftwre). Il y a un article sur RPGFrance qui explique les genres et sous-genres, je crois. Ta remarque peut être tout aussi valable pour n'importe quels "RPG" triples A sortis ces dernières années.

http://www.rpgfrance.com/dossier-10393-1-role-playing-game-ton-univers-impitoyable

Message édité pour la dernière fois le : 26/04/2016 à 19:38

#21

Iosword
Grand chevalier

Rpg veut plus rien dire de toute façon pour les éditeurs. Dark souls est RPG parce qu'il y a trois quatre stats.


Non, c'est un Dungeon-RPG, parce que l'expérience proposé est similaire sur de nombreux points à ce qu'on attends d'un Dungeon RPG, temps réel en plus peut-être. Dungeon-RPG qui est lui même l'un des nombreux genre (ou sous-genre) né du PMT comme le H'n'S, le roguelike, le dungeon crawler, le J-RPG, le Tactical-RPG, etc. PMT qui est lui même la base du jeux de rôle papier et vidéo.

Certes, RPG est un terme qui ne veux rien dire pour les communicants, mais pour les joueurs ça a encore un sens.
Il y a un article sur RPGFrance qui explique les genres et sous-genres, je crois.

Ceci étant dit, nous n'avons rien pour expliquer les genres non, puisque c'est un sujet à débat et que nous ne nous déjà pas forcement d'accord entre nous. En revanche, et à mon avis c'est à celui-ci que tu pense, Toupilitou s'était penché le bordel derrière le terme RPG.

Message édité pour la dernière fois le : 26/04/2016 à 19:44

#22

Rolala
Garde

Heu... oui. C'est le lien que j'ai mis.
#23

Iosword
Grand chevalier

Heu... oui. C'est le lien que j'ai mis.

Lors que j'étais en train d'écrire mon message et de chercher l'article, tu n'avais pas encore édité ton post. Du coup, entre temps tu as édité et moi j'ai cherché pour rien
#24

Rolala
Garde

Ouip


Un truc comme ça en passant : vous ne trouvez pas que Vagrant Story sur la première playstation partage pas mal de similitudes avec les Souls ?

Pas d'un point de vue combat, évidemment, mais dans l'aspect farming/loot/etc par exemple. Ma soeur qui est une folle dingue de ce jeu m'a souvent fait la réflexion.

Message édité pour la dernière fois le : 26/04/2016 à 19:58

#25

oAmyoAmyo
Noble

J'ai jamais su dans quelle catégorie mettre le premier Dark Souls sur Steam. Je l'ai mi dans Dungeon Crawler......!

Moi je vois pas ce que tu trouves comme points communs forts avec Vagrant Story, à part que ce sont les deux des bons jeux! Peut être les surprises de voir des gros boss bien vilain dans VS aussi!




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