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The Witcher 3 : Wild Hunt

par Batman 04 Juin 2015 10:00 200

Chez RPG France, il y a deux clans : ceux qui aiment The Witcher et ceux qui ne l’aiment pas. Alors que le troisième épisode de la saga s’apprêtait à sortir, je fut désigné volontaire, avec une certaine fierté, pour juger de ma plume ce RPG qui s’annonçait comme grandiose. Ceux qui me connaissent savent que je fais partie des adorateurs de la saga. Qu’en est-il de ce troisième épisode ? M’a-t-il charmé ? Oh que oui ! Pourquoi ? Réponse dans ce test !

 

Il s’appelait Geralt de Riv

 

Geralt de Riv est sorceleur. Pour ceux qui l’ignorent, un sorceleur est un être qui a subi des mutations et un entraînement rigoureux dans le but de devenir un chasseur de créatures magiques. Agile au combat, apte à la confection de potions et capable de lancer des sorts sous forme de signes, les sorceleurs gagnent leur vie en parcourant les royaumes à la recherche de monstres à abattre, moyennant finances bien sûr… L’univers de The Witcher est tiré d’une série de romans polonaise écrite par Andrzej Sapkowski.

The Witcher 2 avait laissé certains joueurs sur leur faim. Sans vous révéler les dénouements du deuxième opus, sachez simplement que celui-ci s’ouvrait sur notre ami Geralt, fier sorceleur de son état, partant à la recherche de son ancien amour : la sorcière Yennefer. The Witcher 3 reprend donc quelques mois plus tard, alors que Geralt, accompagné de son mentor Vesemir, explore les terres de Temeria sur les traces de la belle enchanteresse.


 

 

Le charme de Yennefer est fidèle aux romans


 

Le tutoriel du jeu, qui se présente sous la forme d’un étrange flashback, sera l’occasion de revenir à Kaer Morhen, la forteresse des sorceleurs, pour pratiquer les bases du gameplay. Une méthode certes vue et revue, mais qui a le mérite de fonctionner. Une fois celui-ci complété, vous voici dans la première zone de jeu qui fera office de prologue. Il s’agit d’une zone ouverte déjà relativement grande mais restreinte, dans le but de vous familiariser avec le jeu sans trop vous perdre. Une sorte de gros tuto après le petit tuto, à tel point qu'on sera surpris de découvrir l'étendue des zones suivantes.

Cette première région fourmille déjà de quêtes annexes, de petits contrats pour chasseurs de monstres, de marchands, de forgerons et autres PNJ. L’ambiance du lieu rappellera fortement les faubourgs de Wyzima du premier The Witcher : une petite bourgade peuplée essentiellement de paysans. Arrivé au terme de ce prologue, vous aurez alors accès à la plupart des zones de jeu, au détail près qu’un niveau minimum sera recommandé avant de pouvoir vraiment vous aventurer où bon vous semble. À noter que la plupart des quêtes proposent un niveau recommandé, même si celui-ci semble parfois attribué arbitrairement. Cela permet malgré tout de nous guider un peu dans la progression et de ne pas confronter le joueur à des ennemis beaucoup trop difficiles pour lui. Même si Geralt est un sorceleur qui approche la centaine d'années, rappelons que nous sommes dans un RPG et qu'au niveau 1, il sera difficile de tuer les rats et les loups, c'est comme ça.

On distingue trois zones importantes, la première à votre portée se nomme Velen. Il s’agit d’une vaste zone marécageuse parsemée de petites bourgades plus ou moins importantes. Au nord de Velen, de l’autre côté de la rivière Pontar, se trouve la cité Rédanienne de Novigrad. C'est la cité la plus grande des royaumes du nord, où la population est beaucoup plus éclectique, les nains, elfes et autres halfelins y ayant trouvé refuge il y a plusieurs années. Novigrad est divisée en plusieurs quartiers, riches en marchands, quêtes annexes et autres distractions. Pour finir, la troisième zone du jeu est l’archipel de Skellige, en pleine mer à l’ouest de la Temeria. Composée de plusieurs îles, l’environnement y est plus rude, plus froid et montagneux.

 


 

La cité de Novigrad fourmille de détails et de secrets


 

Pour conclure ce cours de géographie des royaumes du nord, ce qu’il faut retenir c’est la richesse, la diversité et la véritable cohérence des environnements. Bien sûr, The Witcher 3 n’est pas parti de rien et tire profit des deux précédents jeux, mais surtout de la série de romans dont il s’inspire avec toujours autant de fidélité pour proposer un univers immersif. Le jeu dispose également d’un système de cycle jour/nuit et d’un système de météo, rendant le tout encore plus vivant. On découvre avec plaisir qu'il existe une vraie distinction entre la zone sauvage de Velen et la zone urbaine de Novigrad.

Les quêtes s’enchaînent, certaines s’entre-mêlent, toujours avec une qualité d’écriture remarquable. Chaque quête, chaque contrat a son histoire. C’est sans doute là la plus grande qualité du jeu : toujours proposer des quêtes prenantes sans jamais ennuyer le joueur. Après plusieurs dizaines d’heure sur ce jeu, je peux vous affirmer que je n’ai jamais croisé une seule quête “FeDex”, celles qui vous font courir à travers tout le royaume pour rapporter 50 crocs de loup à un PNJ qui ne vous expliquera jamais ce qu’il souhaitait en faire. Non seulement toutes les quêtes ont une histoire, mais une grande partie d’entre elles se paient le luxe de proposer des conclusions alternatives, et je vous parle bien ici autant de la quête principale que des quêtes annexes. Bien entendu, les conséquences de vos choix sur ces quêtes secondaires ne modifieront pas toujours la face du monde. Par ailleurs, on se rendra compte petit à petit que la quête principale n'est finalement qu'un grain de sable au milieu de la masse, noyée parmi les autres intrigues. Au final on n'aura pas forcément envie de s'y investir à fond alors que celle-ci devrait être prioritaire, s'il fallait tenir compte des intérêts de Geralt. Par contre, et de la même manière que dans les précédents jeux, certains choix à priori anodins pourront avoir des conséquences primordiales sur la suite de l'histoire, pouvant entraîner la mort ou la survie de quelques personnages clés de l'intrigue.


 

  

Accepter des contrats est une chose, accorder sa confiance en est une autre…


 

Étant donné que votre quête principale consiste à retrouver quelqu’un, vous avez encore une fois une certaine liberté dans le sens où vous pouvez suivre les pistes dont vous disposez dans l’ordre de votre choix. Bien entendu, les éléments de votre enquête finiront par se recouper pour vous pousser dans une certaine direction, mais le fait de pouvoir alterner les pistes donne une liberté très appréciable dans la progression du jeu. On découvre ainsi l’intrigue et l’univers du jeu à notre rythme. La non linéarité est surtout représentée par cette progression libre. Il est important de comprendre qu'à quelques exceptions près, les conséquences seront relativement faibles sur le long terme. Par exemple, il vous est possible de libérer des zones de monstres, vous y verrez revenir la population, mais à part débloquer un nouveau marchand de temps en temps, personne ne viendra ériger un temple en votre faveur. Sur le même principe, vous avez la possibilité de libérer des PNJ emprisonnés chez les bandits. Autre élément qui aurait pu avoir plus de conséquences : la destruction des nids de monstres. Hormis quelques objets forts utiles pour l'alchimie et l'artisanat, n'imaginez pas que cela fera totalement disparaître les créatures de la région.

Il est également bon de noter que The Witcher 3 fourmille de petites références à la culture populaire. Ainsi, certaines parties de la quête principale s'inspireront librement du conte d'Hansel et Gretel. Au détour d'un dialogue avec un nain, celui-ci évoquera 50 nuances de Grey, ou encore on pourra citer un pugiliste nommé Durden, tailleur de profession, autrement dit : Tailor Durden, personnage du film Fight Club. Et bien sûr, ce ne sont que quelques exemples, il en existe bien d'autres qui ne pourront être relevés que par les joueurs les plus avisés.
 

 

Le temps de l’épée et de la hache est arrivé


 

On se demandait si The Witcher 3 serait un véritable jeu à monde ouvert comme Skyrim ou s'il fonctionnerait plutôt avec un système de régions à la Dragon Age : Inquisition. Bien qu’il y ait une segmentation par zones, et contrairement à ce que laisse penser le prologue, nous avons bien affaire à un véritable monde ouvert. Vous pouvez par exemple passer de la région de Velen à celle de Novigrad tout à fait naturellement, sans temps de chargement ! Il est important de souligner qu’à l’exception du chargement initial lorsque vous lancez ou chargez votre partie, l’ensemble des chargements du jeu se fait en fond, ce qui vous permet de parcourir le monde de The Witcher 3 sans être interrompu dans votre exploration. On pourra observer néanmoins quelques bugs de "clipping", avec parfois des éléments du décor ou des PNJ qui apparaîtront subitement devant vous, mais je ne l'ai constaté que très rarement.


 

 

Suivre les sentiers ou partir explorer l’inconnu, c’est à vous de voir


 

Libre à vous de parcourir ces contrées à pied ou à cheval, en suivant gentiment les voies qui relient les différents patelins ou en coupant sans vergogne à travers bois. Les déplacements ne sont pas d'une extrême précision, surtout à cheval où il devient difficile de combattre, on préférera poser pied à terre pour mieux maîtriser ses mouvements. Vous avez également la possibilité d’emprunter des petits bateaux de pêche pour naviguer sur les étendues d’eau. Rien de particulièrement épique si vous voulez mon avis. Mais cela permet de gagner rapidement des îles au lieu de se farcir des lacs entiers à la nage, et prend tout son intérêt une fois arrivé sur les îles Skellige. On remarquera que l'armure de Geralt, ses deux épées et son arbalète ne l'empêcheront pas de nager, même en eau profonde.

Se promener hors des sentiers battus n’est pas sans risque puisque vous vous faites la cible des bandits, chiens errants, goules et autres bestioles qui se feront un plaisir de vous dévorer tout cru. Mais c’est aussi l’occasion de découvrir des lieux mystérieux, des nids de monstres ou des campements, autant d'endroits qui vous permettront de récupérer des objets et de l’équipement intéressants. La carte du monde vous indique d’ailleurs ces points d’intérêt de petits points d’interrogation, qui seront remplacés par différents pictogrammes une fois découverts. Une mode discutable qui n'est pas sans rappeler Assassin's Creed ou les derniers Far Cry.

Le HUD du jeu est très riche en informations, presque trop en fait. Mais il est fort heureusement possible de personnaliser les données affichées afin d’alléger l’écran, ce qui ravira les joueurs hardcore qui n’aiment pas se laisser guider par une mini-map par exemple. L’exploration est bien sûr au cœur du gameplay, ce qui n’a rien d’étonnant pour un jeu avec un monde ouvert. Le jeu propose donc un système de voyage rapide accessible via les panneaux de directions proches de chaque ville et autres croisements. Encore une fois, libre à vous de vous en servir ou pas. Au début je favorisais les ballades à cheval, mais je dois avouer qu'arrivé un certain moment, on apprécie les voyages rapides quand on connaît par cœur les environs d'un lieu mille fois explorés.

Les enquêtes occupent également une place prépondérante dans le jeu. En effet, avant de pouvoir pourfendre une créature menaçante, il s’agit de la trouver ! Le jeu propose un système de « vision du sorceleur », qui n’est pas sans rappeler la « vision de détective » dans les Batman Arkham ou la « vision d’aigle » dans Assassin's Creed. Elle permet d’identifier les sources de bruits des créatures environnantes, les traces de pas, les odeurs spécifiques ou encore des indices très précis pour progresser dans une quête. Cette dimension d’enquête permet de diversifier un peu plus le gameplay, évitant ainsi de suivre bêtement des marqueurs et d’enchaîner les combats, car il faudra parfois faire preuve de jugeote pour dénicher les indices. Attention cependant, tout le monde n'appréciera pas le principe, et cela pourra paraître rapidement répétitif.


 

 

Les talents de limier de Geralt sont plutôt utiles


 

Cette vision vous permet également de mettre en évidence tous les contenants qui se trouvent proches de vous, utile lorsqu’il s’agit de piller une grotte de ses trésors ou un campement de ses provisions. Tout ce que vous pourrez trouver a son utilité. La nourriture vous permettra de vous soigner et l’équipement vous permettra de profiter de bonus de statistiques utiles en combat. Tout le reste servira soit à la création de pièces d’équipement chez un armurier, soit à la confection de potions, huiles, bombes et autres composants alchimiques. Ce qu’on appelle le "craft", ou l'artisanat dans notre belle langue française, a ici une place importante dans le gameplay. Un bon sorceleur est un sorceleur qui sait se préparer avant d’exécuter ses contrats. Les forgerons seront des alliés de choix lorsqu’il s’agira de créer des carreaux d’arbalète, démonter des objets pour en récupérer les éléments de base ou encore acheter des schémas afin de pouvoir créer de nouvelles armes ou armures. Il vous est ainsi possible de recycler vos objets ou de les revendre si vous préférez en tirer de l’argent plutôt que des ingrédients. Le principe est finalement assez "role play" puisque tous les forgerons ne peuvent pas créer toutes les pièces d'équipement. Par contre, on sera toujours un peu frustré de trouver le schéma d'une super arme, d'accumuler tous les éléments nécessaires à sa création pour constater que l'on est dix ou vingt niveaux en dessous du minimum requis pour l'équiper.

Vous aurez donc l’occasion de croiser un grand nombre de PNJ plus ou moins utiles lors de vos aventures : marchands, herboristes, chamans, barbiers… Car oui, même un sorceleur a le droit de prendre soin de son look ! Les barbiers font d’ailleurs partie de l’un des seize DLC que les développeurs distribueront gratuitement et à intervalles réguliers. Un bon moyen de faire parler du jeu après sa sortie même si d'un autre côté, ils auraient pu être intégrés au jeu dès le départ ou tous distribués d'un seul coup. Enfin, il faut bien faire parler du produit pour qu'il se vende !

Pour en revenir à notre sorceleur et son système de craft, sachez que le système d'alchimie a été revu. Désormais, vous ne créez plus des potions à l’unité, mais des bases de potions. Une fois une base créée, plus besoin de la recréer, il vous faudra simplement disposer d’alcool fort pour qu’une potion soit automatiquement générée lorsque vous méditez. Du coup, les ingrédients pour les potions sont plus difficiles à rassembler, mais vous n’avez à les rassembler qu’une seule fois. Cela a un côté beaucoup plus gratifiant, et comme vous ne tombez plus aussi facilement en panne de potions, vous n'êtes pas forcé de garder un stock faramineux de chélidoine pour vos Hirondelles. Il existe cependant des versions améliorées de chaque potion. Ajoutez à cela le fait qu’il existe un grand nombre de potions, vous resterez finalement toujours à l’affût des ingrédients, sans pour autant que cela pénalise vraiment votre progression.


 

 

Comme tout RPG, The Witcher 3 a son lot de PNJ


 

J’aimerais maintenant faire une petite parenthèse sur l’un de mes gros coups de cœur du jeu : le Gwynt ! Il s’agit du jeu de cartes qui vient remplacer le poker aux dés. En grand fan de jeux de cartes évolutifs, je dois dire que ce mini-jeu qui a tout d'un jeu complet est une vraie réussite ! Je vous invite d’ailleurs à regarder la vidéo découverte du jeu pour avoir un aperçu d’une partie. Vous aurez donc le loisir d’affronter des joueurs à travers toutes les bourgades du jeu, l’occasion de gagner des cartes uniques contre les plus forts d’entre eux. Vous pouvez également acquérir des cartes chez certains marchands, et tout le principe consiste à avoir le jeu le plus complet et le plus efficace. Il existe au total quatre factions : Les Royaumes du Nord avec lesquels vous commencez, l’Empire de Nilfgaard, les Monstres et la Scoia' tael (les elfes et les nains). Chaque faction ayant ses propres cartes uniques et ses propres spécificités. Pour chaque faction, il existe quatre cartes “chefs”, chacune d’entre elles vous permettant d’utiliser un pouvoir unique durant la partie. Un véritable jeu dans le jeu qui poussera les collectionneurs et amateurs de jeux de cartes à s’investir à fond. IGN l'a d'ailleurs qualifié de meilleur qu'Heartstone, c'est vous dire. Sachez par ailleurs que l’édition collector sur Xbox One proposait deux decks de Gwynt, un goodie en apparence anodin, mais qui vous permet de tester le jeu pour de vrai avec vos amis. Je ne sais pas vous, mais moi ça me rend un peu jaloux...


 

 

Certaines cartes correspondent à des personnages croisés dans les jeux précédents


 

Une lame d’argent pour les monstres…


 

Tout comme ses prédécesseurs, The Witcher 3 est résolument orienté vers l’action et les combats. Si certaines quêtes peuvent être résolues de manière pacifiste, il vous arrivera régulièrement de devoir recourir à la manière forte. Il sera d'ailleurs parfois frustrant de devoir saisir les armes alors que l'on aurait aimé que les choses finissent autrement, mais cela fait partie du métier.

Un sorceleur possède deux armes : une en argent pour les monstres et l’autre en acier pour les humains et les « non-humains », c’est à dire les nains, elfes et autres halfelins. En combat, Geralt dégainera automatiquement l’arme qui correspond à votre adversaire, et s’il est assez rare que vous ayez à affronter monstres et humains en même temps, vous avez toujours la possibilité de rengainer une arme pour dégainer l’autre. Le jeu propose un système de ciblage si vous souhaitez concentrer vos attaques sur un seul adversaire, mais il s'avérera presque une contrainte plutôt qu'une véritable aide dès que vous avez plusieurs adversaires. Il sera alors préférable de combattre sans ce système de ciblage afin de pouvoir passer rapidement d’un adversaire à l’autre lorsque vous êtes encerclé.

Tout comme dans The Witcher 2, vous avez deux types d’attaques possibles : les attaques rapides et les attaques plus lentes, mais plus puissantes. Par contre, vous disposez désormais de deux types d’esquive : l’esquive courte qui consiste en un simple pas chassé et l’esquive longue vous permettant de vous éloigner ou de vous approcher d’un adversaire sur une plus longue distance. Il s’agit donc d’alterner les bonnes attaques et les bonnes esquives au moment opportun pour pouvoir vaincre vos adversaires en évitant d’être blessé. Un système diablement efficace et intuitif, qui en plus retranscrit parfaitement les méthodes de combat des sorceleurs telles qu’elles sont décrites dans les romans d’Andrzej Sapkowski.


 

 

Les animations de combat sont réussies et les « finish moves » spectaculaires


 

Vos épées ne servent évidemment pas qu’à attaquer. Tout comme dans The Witcher 2, vous pouvez également parer les coups de vos adversaires, et avec le bon timing effectuer un contre. Il existe même une compétence qui vous permet de dévier les projectiles. On retrouve également le système de bombes aux effets divers que vous pouvez lancer sur vos ennemis, celles-ci s’équipent dans l’inventaire et vous pouvez y accéder via un menu radial ou un raccourci clavier selon vos préférences.

De la même manière, vous pouvez accéder à votre arbalète qui vient remplacer les dagues de lancer de l’épisode précédent, sans doute parce qu'une arbalète, c'est beaucoup plus stylé. Cette arme dispose de munitions de base illimitées, mais vous aurez tout le loisir de créer des carreaux plus puissants, avec par exemple des têtes en argent ou perforantes, mais cette fois-ci disponibles en nombre limité. L’arbalète est un bon moyen d’attirer l’attention d’un ennemi trop loin de vous sans éveiller les soupçons des autres aux alentours. Elle vous permet également de mettre à terre les harpies afin de les achever au sol si vous êtes assez rapide. En dehors de ça, elle tient plus du gadget qu'autre chose puisque vos épées s'avéreront bien plus radicales pour terrasser vos ennemis.

Mais que serait un sorceleur sans ses célèbres signes, cette forme de magie rudimentaire mais ô combien efficace en combat ? Tout comme dans les précédents jeux, on retrouve sans surprise les cinq signes ayant chacun leur utilité propre : Aard pour repousser ou assommer vos adversaires, Igni pour les enflammer, Yrden pour les piéger et les ralentir, Axii pour les étourdir et les contrôler et Quen pour vous entourer d’un bouclier magique. Vous disposez de base des cinq signes, mais vous pourrez débloquer des améliorations et des utilisations alternatives via l’arbre de compétences. J’y reviendrai un peu plus tard. Utiliser un signe dépensera votre endurance, qui se recharge petit à petit en combat. Il faudra donc les utiliser judicieusement, ou débloquer les compétences nécessaires pour pouvoir les utiliser plus souvent, au risque de vous mettre dans une situation dangereuse en combat, par exemple en lançant une vague de flammes là où un bouclier magique aurait été plus judicieux. Vous pouvez passer d'un signe à l'autre toujours avec le menu radial, ce qui est en fait loin d'être pratique puisqu'il faudra alterner les signes pour être vraiment efficace en combat, en ouvrant ce menu qui ralenti l'action. On lui préférera largement les raccourcis clavier pour le coup.


 

 

À gauche, le signe d’Igni, à droite un ennemi charmé par le signe Axii


 

Pour finir sur les combats, vous pouvez également vous équiper de deux consommables utilisables via un raccourci. Si vous pouvez y équiper de la nourriture, il est préférable d’y assigner des potions une fois que vous en aurez quelques unes en réserve. J’ai tendance à favoriser la potion d’Hirondelle qui permet de soigner notre sorceleur, ainsi que la potion de Tonnerre qui augmente sa force. Néanmoins, libre à vous d’y équiper ce qui correspond le mieux à votre style de jeu en anticipant ce que vous devrez affronter. Certaines potions vous permettent de regagner de la santé à chaque ennemi tué, d’autres d'améliorer votre régénération d’endurance, ce genre de choses. Il s'agit de bien choisir, car vous ne pourrez pas utiliser d'autres objets de soin en combat.

Parlons un peu des compétences. Celles-ci sont décomposées en quatre catégories : le combat, les signes, l’alchimie et les techniques. Cette dernière branche vous permettra de débloquer des compétences un peu particulières vous permettant par exemple d’utiliser vos points d’adrénaline en combat, points que vous gagnez lorsque vous attaquez ou êtes attaqué. D’autres sont des compétences passives, comme la possibilité de regagner de la santé le jour et de l’endurance la nuit en dehors des combats. Les trois autres branches sont plus classiques. Les compétences de combat vous permettent d’améliorer la puissance de vos coups à l’épée ou de votre arbalète, ou encore de ralentir le temps lorsque vous visez avec votre arme à distance. Les compétences de signes permettent d’améliorer les effets des signes, de débloquer des effets bonus ou encore des effet alternatifs. Par exemple, vous pourrez transformer votre sort de piège Yrden en un puissant sort offensif qui attaquera les ennemis qui s’en approchent, très pratique lorsque les adversaires deviennent trop nombreux. Pour le coup, le système de compétences fonctionne mieux que dans The Witcher 1 ou 2, où les compétences étaient nombreuses mais pas toujours bien organisées. Le fonctionnement ici est plus clair et plus logique.


 

 

Certains signes peuvent s’avérer redoutables une fois les bonnes compétences acquises


 

Vous avez également la possibilité d’équiper des mutagènes qui vous donnent un boost dans certaines statistiques, comme un boost de santé, de force ou de puissance des signes. L’effet de ces mutagènes est décuplé si vous les associez à des compétences de la même couleur. Le nombre d’emplacements de compétences et de mutagènes est cependant limité. Ainsi le jeu favorise le fait d’améliorer au maximum une compétence plutôt que de débloquer plein de compétences au niveau 1. Il sera également préférable de spécialiser Geralt dans une ou deux branches de compétences afin de pouvoir associer les mutagènes de la couleur correspondante et profiter du bonus ainsi généré.

Bien sûr cela reste facultatif, mais recommandé pour les niveaux de difficulté les plus élevés. Le jeu propose d’ailleurs quatre modes de difficulté, et même dans le second, certaines créatures s’avèrent difficiles à abattre si vous n’optimisez pas vos compétences et votre équipement. Cependant, The Witcher 3 est globalement bien plus abordable que ses aînés avec un gameplay riche mais moins fouillis et une courbe de difficulté bien mieux équilibrée que dans The Witcher 2.


 

… une lame d’acier pour les hommes


 

Graphiquement, le jeu est une véritable réussite. Bien que certains semblent lui reprocher une baisse de qualité par rapport aux trailers, je dois dire que je ne l’ai pas vraiment constatée sur cette version PC. Avec une GeForce GTX 970, le jeu tourne quasiment au maximum avec un framerate variant de 40 à 60 FPS, ce qui est plus qu’appréciable. Quoi qu’il en soit, l’esthétique et la direction artistique du titre sont sans conteste de grande qualité. Les effets de lumière associés à une gestion de la météo surprenante de qualité donnent au monde de The Witcher 3 une ambiance mystérieuse et envoûtante. À plusieurs reprises, je me suis surpris à ralentir le pas alors que le jour déclinait, que le vent se levait, agitant les branches de la forêt dans laquelle je m’étais perdu et qu’au loin, les cris des loups s’élevaient tandis que je m’approchais de plus en plus de leur tanière.


 

 

Les effets de lumière à l’aube et le crépuscule ont un côté presque magique


 

Le level design est d’excellente facture, chaque environnement est criant de réalisme, créé avec le plus grand soin. Il est fort à parier que chaque lieu, chaque forêt a été créé à la main, ou alors CD Projekt Red possède un super algorithme de génération de décors. Qu’il s’agisse des villes, des plaines, des marais ou des forêts, parcourir l’univers de The Witcher 3 est un véritable plaisir pour les yeux. Du côté des options, nous avons la main sur un grand nombre de paramètres afin d'ajuster le jeu à la configuration de chacun. On notera par exemple la possibilité d'activer l'HairWorks, une nouvelle technologie de NVidia, certes ultra gourmande, mais qui propose un rendu de grande qualité pour les chevelures et autres pelages. Cependant, c'est le genre d'option que l'on désactivera sans grand regret pour gagner en fluidité. Le moteur physique est parfois un peu capricieux. Si les mouvements de la végétation agitée par le vent rend redoutablement bien, on surprendra parfois les ennemis à faire des bonds de quelques mètres en mode pantin désarticulé au moment de recevoir le coup de grâce.

Du côté des menus et de l’ergonomie, c’est sans doute là que le jeu pèche le plus. Certains textes sont parfois un peu petits (mais un correctif est prévu à ce sujet), la navigation dans les menus n’est pas parfaite, que ce soit à la souris ou à la manette, même si on constate une amélioration par rapport à The Witcher 2. L'inventaire et le système d'équipement sont encore un peu laborieux à la manette, mais il suffit de prendre son temps. Le jeu n’est pas exempt de bugs, même si encore une fois la qualité de finition du jeu est supérieure à celle The Witcher 1 ou 2. Parmi ceux-ci, on pourra citer quelques crashes du jeu après un voyage rapide, ou des freezes dans certains menus, bien que ce dernier bug ait été corrigé depuis, à l'heure où je rédige ce test. CD Projekt Red reste fidèle à sa réputation et les développeurs sont d’une réactivité surprenante pour réaliser et déployer les correctifs.


 

 

Les « cut-scenes » sont également très bien mises en scène


 

La bande son du jeu est une véritable tuerie. Dans la veine des épisodes précédents, on retrouve cette ambiance médiévale un peu mystique, avec des musiques tantôt discrètes et mystérieuses, tantôt imposantes et épiques. On retrouvera ça et là les notes des thèmes des deux précédents jeux mêlées à de nouvelles mélodies de grande qualité. Je me suis d’ailleurs écouté en boucle les musiques des trois épisodes durant la rédaction de ce test sans m’en lasser ! Les effets sonores et doublages sont également sans reproches. Les doublages de la VF sont très réussis, avec en grande partie les mêmes doubleurs que pour The Witcher 2. Les dialogues sont très bien écrits et traduits, tout comme les descriptifs des quêtes ou les livres que vous pourrez récupérer durant vos aventures.

Avec un nombre incroyable de quêtes et son monde immense, The Witcher 3 dispose d’une excellente durée de vie. Libre à vous de vous concentrer uniquement sur la quête principale pour boucler le jeu en une trentaine d’heure, mais si vous voulez mon avis ce serait un bien beau gâchis… Car si vous prenez le temps de découvrir tous les secrets qu’il renferme, le jeu aura de quoi vous occuper entre 100 et 200 heures ! Pour ma part, j’approche les 40 heures à la rédaction de ce test, et franchement je ne m’en lasse pas.


 

L’ensemble des images de ce test sont tirées de la version PC et ont été capturées par mes soins.


Pour d’autres avis sur The Witcher 3, vous pouvez aller voir le test de notre partenaire Dagon's Lair.

 

 

Évidemment que The Witcher 3 était l’une des plus grosses attentes de 2015. Jeu phare de la nouvelle génération de console, véritable aboutissement de la saga du sorceleur dans le monde du jeu vidéo, The Witcher 3 était une magnifique promesse et elle a été tenue. Il a su conquérir autant les fans de la première heure que les nouveaux venus. CD Projekt est allé au bout de ses ambitions en proposant un jeu abouti, riche, immersif et qui s’impose déjà comme un standard pour sa génération et celles à venir. Ne reste plus qu’à attendre les extensions, mais d’ici là, le jeu a de toute façon de quoi sérieusement vous occuper pendant un bon moment !

 

LES PLUS
  • Monde ouvert
  • Quêtes très bien écrites
  • Les musiques grandioses
  • Esthétiquement et graphiquement magnifique
  • Plus abordable que ses ainés
LES MOINS
  • Quelques bugs et autres crash
  • Une ergonomie pas toujours parfaite

10/10

L'AVIS DE CAPARZO

The Witcher 3 : Wild Hunt brille par la cohérence de son monde. Oubliez les quêtes secondaires inutiles, les ruines installées au hasard au milieu d'une forêt ou bien encore les personnages secondaires génériques. Le moindre élément du jeu a ici une signification particulière et tout a été placé manuellement avec amour. Les quêtes s'entrecroisent, les différents villages ont une histoire qui leur son propre, les créatures que nous pouvons chasser dégagent une vraie aura et il rare pénétrer dans une forêt obscure sans une petite appréhension, surtout de nuit. En effet, la météo ainsi que l'heure de la journée peuvent influencer les différentes créatures du jeu. Toutefois, cette cohérence poussée à l'extrême, ce souci du détail, cette histoire fouillée, mais linéaire, auraient pu facilement nuire à l'exploration du monde ouvert en ayant la sensation de parcourir un environnement balisé dans lequel il serait beaucoup plus préférable de faire les quêtes du jeu pour pouvoir pleinement en profiter, plutôt que de partir explorer au hasard les différents environnements. Il n'en est rien. Partir dans les bois dans un TES V : Skyrim, puis rejoindre un village, puis une ville tout en n'oubliant pas en passant d'explorer une grotte, tout était si dissocié que Bordeciel semblait très artificiel malgré la qualité de son exploration. The Witcher 3 : Wild Hunt nous fait quant à lui redécouvrir l'aventure avec un A majuscule et cette cohérence outrancière ne fait que renforcer son monde ouvert.

Vous l'aurez compris, ce troisième opus est une petite pépite qui distille ses différentes histoires avec une très grande justesse et qui nous permet de découvrir des environnements magnifiques au level design ainsi qu'à la direction artistique de haute volée. Pour autant, The Witcher 3 n'est pas exempt de défauts. Cette cohérence poussée à l'extrême est entachée par un système de vol complètement inexistant. Vous pourrez en effet entrer chez l'habitant et lui voler toutes ses économies. Seul les camps militaires vous garderons à l'oeil à ce niveau-là. Les combats, bien qu'excellent contre des humains, deviennent vite rébarbatifs et simpliste -et non simple- contre les créatures en ne proposant que du bourrinage à la souris. Il existe également un très grand nombre de bugs, des problèmes au niveau de l'interface ainsi qu'une maniabilité beaucoup trop lourde et imprécise.

9/10

Commentaires (200)

#26

mm678player
Garde royal

Ce qu’on appelle le "craft", où l'artisanat dans notre belle langue française, a ici une place importante dans le gameplay

Heureux de voir que certains se souviennent encore qu'on a tous les mots nécessaires dans notre belle langue, sans avoir à y insérer sans cesse de l'Anglais... (je dis ça, mais je suis infecté aussi, mais j'en ai conscience )


Oui mais du coup tu cites une ligne où il y a une faute (d'inattention j'imagine) en Français :D ("ou l'artisanat" plutôt que "où l'artisanat")

Je sais, j'avais remarqué. Mais je ne voulais pas retomber dans des travers que j'ai eus naguère sur d'autres forums, et tout corriger à chaque fois qu'une faute me fait sursauter jusqu'au plafond, ou au moins jusqu'à l'endroit où il y avait un plafond un jour...

à tel point que je ne ré-edite même plus mes propres messages quand j'y vois un "avait" au lieu de "avais" après re-lecture

Message édité pour la dernière fois le : 04/06/2015 à 13:48

#27

Gelukpa
Guerrier

En revanche... pas de système de sauvegarde/chargement rapide en 2015 ? Vraiment ? VRAIMENT ?!

Chez moi (sur PC) F5 fait une quicksave...
#28

Montaron
Seigneur

Ouais mais F9 ne la charge pas. ET ÇA C'EST GRAVE !
#29

Demoniakor
Noble

ET ÇA C'EST GRAVE !


Comme le fait de changer de nom sur steam toutes les 6h ?

Quoi ? Meuh non je ne suis pas HS.
#30

Montaron
Seigneur

Je proteste sur l'estimation de fréquence ! En général c'est plus toutes les semaines. Et tout à fait accessoirement l'avatar reste le même quoi qu'il arrive.

Si ça peut te mettre du baume au cœur j'aime bien l'actuel donc je pense que je vais le garder un p'tit moment.
#31

ninheve
Grand chevalier

Aussi souvent que ton Géralt change d'armure?
#32

Montaron
Seigneur

Bien plus. Là je suis trop haut niveau par rapport aux quêtes donc je suis un peu bloqué sur l'armure supérieure du Griffon, à ma fort grande tristesse parce que celle de l'Ours à l'air vraiment superbe (et elle a un tartan !)
#33

ninheve
Grand chevalier

Perso, j'adore la gestion du cheval.Je trouve que la physique est finalement très réaliste...et en plus le cheval évite volontairement les obstacles. Je fonce à bride abattue dans les bois sans me prendre un seul arbre..Ablette n'a peur que des abeilles !
Oui les combats à cheval sont difficiles mais finalement je pense bien plus réaliste. A moins d'avoir un poney de polo ou un bon quaterhorse entrainé....très peu de chevaux savent tourner sur eux même sur la surface d'un timbre poste en plein galop et ça s'accompagne d'une sacrée inertie (400-500 kg de muscles en plein galop lancé...). En plus le pilotage du cheval à la vue (en gros il va ou on regarde , quel plaisir!). Il y a comme un mode pilote automatique sur certaines routes, donc je profite du paysage pendant que Ablette se gère son trajet .



Bien plus. Là je suis trop haut niveau par rapport aux quêtes donc je suis un peu bloqué sur l'armure supérieure du Griffon, à ma fort grande tristesse parce que celle de l'Ours à l'air vraiment superbe (et elle a un tartan !)


Celle du chat est entre les deux, j'aime bien le look du premier niveau, petite chemisette blanche manches courtes , très printanier. Bon ensuite le niveau 2....heu...bof^^
Je n'ai pas encore le niveau pour porter la suivante.

Message édité pour la dernière fois le : 04/06/2015 à 16:30

#34

Tiphereth
Noble

Le 9/10, je pense, conviendrait mieux à un joueur découvrant la saga par cet opus.

Dans le cas des personnes qui ont précédemment joué à W1 et 2, ainsi que lu les livres de Sapkowski, il est clair et net que le 10/10 est mérité.


On touche du doigt un énorme problème du jeu en effet. Qui n'a pas lu les livres est clairement très défavorisé. On lui demande de s'attacher en quelques heures seulement à deux personnages clés (Yennefer et Ciri) qu'il n'a encore jamais croisé.

De manière générale il y a un vrai problème d'homogénéité dans cette série, chaque épisode partant dans des directions très différentes. A mon sens, ça se paye dès que le jeu tente de créer de l'empathie via la vie intime de Geralt qui n'a jamais été exploitée jusque là. Mis à part un éventuel coup de foudre, je vois pas quel non-lecteur des bouquins pourrait choisir de finir avec Yennefer s'il a l'opportunité de finir avec Triss. Il a tout partagé avec celle-ci alors qu'il ne connaît pas du tout celle-là.

C'est dommage car ce sont à mon avis les meilleurs éléments dans le scénario principal. Ce qui serait mon second reproche au jeu d'ailleurs. Il est formidablement écrit ( c'est extraordinaire, purement et simplement), mais par contre il raconte une histoire qui a des défauts énormes (, on a limite l'impression c'est plus les mêmes mecs qui sont à l'écriture).

Mais pour le reste, le jeu est fantastique. Pour moi il y aura un avant et un après en terme de monde ouvert. Comme beaucoup, j'ai toujours cru qu'il était impossible de lier monde ouvert et grosse ambition scénaristique. CD Projekt RED, en un seul essai, a balayé quelque deux décennies de certitudes (ça paraît contradictoire après mes paragraphes précédents :D).

Je considère qu'ils se placent sans souci en première place des développeurs de mondes ouverts, loin devant Rockstar (ce qui est un prodige :p).

Message édité pour la dernière fois le : 04/06/2015 à 16:56

#35

Montaron
Seigneur


Celle du chat est entre les deux, j'aime bien le look du premier niveau, petite chemisette blanche manches courtes , très printanier. Bon ensuite le niveau 2....heu...bof^^
Je n'ai pas encore le niveau pour porter la suivante.


Le souci de celle du chat améliorée c'est qu'on dirait limite des fringues contemporaines. Sérieusement, tu enlèves le médaillon et quelques rivets tu peux mettre Sam Fischer période Conviction à la place de Geralt que ça choquerait personne. Elle fait habits civils avec un kevlar plus qu'armure et c'est ça détonne quand même bien. La griffon niveau 3 est super chouette, notamment la chemise de maille qui compose les manches et les épaulettes décorées qui sont juste
#36

gandalf
Guerrier

Très bon test complet,merci
#37

Chinaski
Grand chevalier

On touche du doigt un énorme problème du jeu en effet.

Mais non. C'est un énorme problème dans ta culture, pas dans le jeu

Plus sérieusement, ce n'était pas un problème dans TW1, alors qu'à l'époque personne n'avait lu une seule ligne de roman. On avait tous adoré le jeu et on s'était plongé dans l'univers comme on pouvait ( la plupart des joueurs ont préféré Shani qui apparaissait plus sympathique que Triss par exemple ).
Si ce n'était pas un problème à l'époque, ce n'en est pas un maintenant.

Que les lecteurs du romans comprennent mieux les détails, c'est évident ( c'est pareil pour un film, c'est le lot de TOUTES adaptations de roman ).
Mais les autres ne sont pas désavantagés pour autant, c'est vraiment chercher la petite bête de dire que c'est un problème du jeu, et dire que c'en ait un "énorme" en plus ?
Bref, la critique facile et gratuite de l'internaute qui s'ennuie dans son fauteuil... ( exactement ce que je suis en train de faire, présentement... ).


Sinon, bon test, qui correspond à mon ressenti : un jeu-somme, un sans-fautes et un classique instantané. Historique !


@monty, la plus belle armure, c'est la simple chemise blanche. Trop romantique !!

Par contre, faut être bon en esquive...

Message édité pour la dernière fois le : 04/06/2015 à 17:52

#38

Batman
Grand gobelin

Merci à tous pour vos commentaires sur le test ! Je suis vraiment content que vous le trouviez complet et suffisament critique malgré mon 10/10 de fan de la première heure. C'est le seul 10/10 que j'ai mis sur un test (à part Transistor, mais c'était dans l'avis, ça se remarque moins )

J'ai eu du mal à prendre du recul sur le jeu, les membres de l'équipe de rédaction vous le confirmeront...
Mais vous l'aurez compris, j'adore vraiment ce jeu, un vrai plaisir et aucune lassitude !
#39

blitosaure
Citoyen

Presque parfait en effet et comme je l'écrivais ailleurs, la meilleure démocratisation possible du RPG. Un peu comme Final Fantasy VII sur la première playstation à l'époque.

Grâce à ce jeu énorme qui prouve qu'on peut allier qualité de jeu et très bonnes ventes, on peut rêver à plus de moyens pour de futurs RPG de qualité.
#40

ninheve
Grand chevalier



J'ai eu du mal à prendre du recul sur le jeu, les membres de l'équipe de rédaction vous le confirmeront...
Mais vous l'aurez compris, j'adore vraiment ce jeu, un vrai plaisir et aucune lassitude !


je confirme je confirme!
#41

Shizam
Grand chevalier

Un test qui reflète tout à fait ce que je pense du jeu.
S'il y a bien quelques petits défauts par-ci , par-là, Le "Global" de cet open world en monde ouvert ... est proche du parfait.

Une belle maitrise du studio qui pose là, avec seulement son 3éme opus, non seulement un jeu excellent à tout points de vues, mais également un étalon dans sa catégorie.

Au point de se demander, au titre de la comparaison, est-ce que le futur MGS saura atteindre ce niveau?

Sans doute le seul Open World à etre aussi agréable et aussi bien équilibré dans toutes les parties qui le compose.

Un 10/10 pour ma part, car non seulement j'y trouve mon compte, ayant de toute façon été bien accroché par TW 1 & 2, mais également parce qu'il fallait le faire pour CDprojekt.

Un beau tacle à Bioware en passant ...

Message édité pour la dernière fois le : 04/06/2015 à 18:28

#42

Chinaski
Grand chevalier

Grâce à ce jeu énorme qui prouve qu'on peut allier qualité de jeu et très bonnes ventes, on peut rêver à plus de moyens pour de futurs RPG de qualité.

C'est clair ! C'est l'avantage de l'excellence : elle pousse les autres compétiteurs à se dépasser.
The Witcher 3 va peut-être pousser Bioware et Bethesda a se sortir les doigts du luc et à parfaire ( voire renouveler ) leurs formules décrépites.
Enfin, Bethesda surtout. Parce qui Bioware n'est qu'un esclave/golem d'EA, il n'ont plus les moyens de se remettre en question : ils n'ont plus d'âmes pour le faire...

@Batman, au fil des années, on peut toujours compter sur toi pour nous donner un avis franc et dénué de tout cynisme ou arrière-pensées, ce qui est une gageur.
Bonne continuation et "tremblez, crapules !"

Message édité pour la dernière fois le : 04/06/2015 à 18:33

#43

Borgrolf
Guerrier

ça faisait longtemps que l'on avait pas eu un aussi bon RPG !
#44

Tiphereth
Noble

Un beau tacle à Bioware en passant ...


Un beau tacle à un peu tous les développeurs de RPG et de mondes ouverts, j’ai envie de dire. : )

(A ce niveau là pour moi c'est même plus un tacle c'est carrément une humiliation sur la place publique.)

Mais non. C'est un énorme problème dans ta culture, pas dans le jeu


Ah mais moi je suis un lecteur des bouquins. Et j’ai adoré The Witcher 3. Mais je me mets à la place de ceux l’ayant pas lu. : D

Et c’est pas une critique gratuite de gros râleur (j’ai pas lésiné sur les compliments dithyrambique après, et ce malgré le fait que ces soucis dans le scénario sont, pour moi en tout cas, assez importants :p ). Si tu vas sur les forums officiels du jeu, par exemple, tu trouveras clairement ce genre de reproches de la part de gens n’ayant pas lu les bouquins. On peut les taxer de râleurs, mais n’empêche que leur sentiment est bien là, donc on peut difficilement crier à la fraude sentimentale, et faut bien se demander d’où ça peut venir.

Si ce n'était pas un problème à l'époque, ce n'en est pas un maintenant.


Ben si, parce qu’à l’époque c’était ni le même jeu ni le troisième épisode. Je développe (avec à la clé quelques spoils mineurs sur The Witcher 1 et 2, et un pavé monstre totalement pas prévu ^^).

Ce n’était pas un problème dans le premier pour deux raisons essentielles. Primo, c’était justement le premier. Il faut bien voir que pour les joueurs n'ayant pas lu les bouquins, la série "The Witcher", c'est trois jeux (je parle pas de ceux ayant commencé les jeux avec le deux ou le trois, car pour eux tous les personnages sont nouveaux, donc le problème se pose moins). Y a aucun souci à introduire de nouveaux personnages si ça se fait dès le premier jeu, qui est la première histoire vécue par ces joueurs dans cet univers, et peu importe qu'il y ait des bouquins avant. Pour eux, l'histoire de Geralt commence avec The Witcher 1. Si Yennefer et Ciri avaient été introduits dès cet épisode là, tout aurait eu beaucoup plus de sens dans le troisième pour les gens n’ayant pas lu les bouquins. Forcément, les joueurs auraient eu deux épisodes de plus pour s’attacher et comprendre la relation vraiment particulière qui unissait ces trois personnages (cette relation est tellement géniale qu'elle aurait d'ailleurs bien mérité trois épisodes, mais bon c'est purement personnel :p). Là, non seulement les personnages apparaissent tardivement (c’est simple, les joueurs ne connaissant pas les livres ont beaucoup plus de raison d’aimer Dandellion ou Zoltan, alors que ce sont des personnages nettement moins importants, mais avec qui les joueurs ont partagé beaucoup plus de choses, et ce parce qu’ils sont introduits dès le premier). Deuxio, le premier épisode explore très peu les événements relatés dans les livres, rendant de fait leur connaissance beaucoup plus limitée. C’est notamment possible grâce à la bonne vieille ficelle de l’amnésie. Dans The Witcher 3, on t’explique que Geralt a retrouvé la mémoire. Mais le joueur qui n’a pas lu les livres, lui, n’a aucune information nouvelle et n’a pas les liens affectifs que peut avoir Geralt pour Yennefer et Ciri.

C’est en ça que je disais que la série n’était pas homogène. Les enjeux ont changé au fil des épisodes, et de fait, ça peut parfaitement être un problème dans le trois et pas dans le premier parce que les jeux sont différents. L’amnésie permet de construire une nouvelle histoire, et le premier exploite ce mécanisme narratif pour éviter de trop noyer le joueur sous les références bibliographiques. Par ailleurs, les personnages qui sont tirés des bouquins sont introduits à Geralt comme s’ils étaient nouveau, et le sont dès le début de l’histoire vécue par les joueurs. Enorme différence avec le troisième épisode, où non seulement ces personnages apparaissent deux jeux trop tard, mais en plus sont-ils à peine esquissés puisque Geralt est censé les connaître désormais. D’ailleurs, la rencontre avec Yennefer est complètement torchée. Ils se sont à peine retrouvés qu’elle se sauve déjà (je sais que y a une raison à ça, mais bon après des années sans s'être vus, après que Geralt a sacrifié sa vie et son âme pour la libérer de la Chasse Sauvage, ils auraient pu s'échanger deux mots quoi, j'ai pas trouvé ça crédible). Vu que le personnage est nouveau et qu’il faut le développer pour que les joueurs s’y attachent, c’était à mon avis une bien mauvaise idée.

Bref, le premier épisode te présente une histoire qui est totalement déconnectée des livres, hormis à la toute fin où ça parle très rapidement du Froid Blanc. Y a bien des références à la Chasse Sauvage, mais on voit clairement que c’était pas l’enjeu de l’épisode. L’enjeu de l’épisode, c’est la Salamandre et l’ordre de la rose ardente, des trucs nouveaux qui ne nécessitent pas d’avoir lu les livres. Personne n'a besoin d'avoir lu les livres pour apprécier le chapitre 1 avec le village et la Bête, ou bien l'enquête pour démasquer le mec de la Salamandre. Tout ça, ça fait référence à rien des bouquins, et tout le jeu est construit de cette manière, sur une succession de quêtes sans lien avec les livres, à l'exception de l'intrigue avec la fille de Foltest (la stryge). On note d'ailleurs que c'est cette histoire qu'a choisi de mettre en valeur les développeurs dans la cinématique d'intro. Pas fous les mecs ! Le trois aussi d'ailleurs, en partie, suit cette construction, et c'est à mon avis sur ces parties là que le jeu brille le plus (l'histoire du baron, pas besoin d'avoir lu les bouquins pour la comprendre).

Pour revenir au premier, ça se concentre aussi sur les choix de Geralt vis-à-vis de la neutralité, des thèmes présents dans le bouquin mais que l’amnésie de Geralt permet d’éclairer d’un regard qui ne pénalise personne, puisque ça permet de justifier que Geralt fasse différents choix (les humains, les non-humains, rester neutre ?). D'ailleurs c'était très bien vu de la part de CD Projekt RED. Bien qu'utilisant un topos vieux comme le monde, ils lui donnent beaucoup de sens dans le premier épisode en permettant à Geralt de s'émanciper des choix qu'aurait fait le personnage du livre, et justifiant ainsi la mécanique de choix scénaristique dans les trois jeux. CD Projekt RED, vous gérez.

Dans le deux, c’est une intrigue politique. C’est dur à suivre pour ceux qui n’ont pas lu les livres, mais ça ne prive pas trop les joueurs de ne pas les avoir lus (vu que les intrigues de cour sont un éternel recommencement ^^). On est sur des intrigues qui se tiennent en elles-mêmes. Dans le trois, ça se tient toujours, mais c’est plus dur, parce que la Chasse Sauvage, Ciri, Yennefer, tout ça fait référence au bouquin, et là où c’était des éléments absents des deux premiers, ou alors abordés brièvement (la Chasse Sauvage et Yennefer), là c’est vraiment le pivot du scénario. The Witcher 3, grosso modo, c’est aussi l’histoire de Ciri. Sauf que le perso est nouveau pour une bonne partie du public. C’est un vrai problème. J’aurais été d’accord pour dire que c’était un problème mineur si le personnage avait été introduit dès le premier épisode. Là effectivement, avoir lu les bouquins ça aurait été forcément bonus, mais sans que ça pénalise fondamentalement les joueurs. Mais avec son statut de conclusion, le fait d’avoir mis en avant, pour la première fois, l’histoire personnelle de Geralt, devient un souci car on voit que le premier jeu n’avait pas du tout été pensé pour (les développeurs imaginaient probablement pas où les emmènerait l’aventure The Witcher, comme nous d’ailleurs ^^). Le deux, ça s’oriente là-dessus à partir du moment où Geralt commence à retrouver la mémoire, mais c’est vraiment tardif et secondaires puisqu’ils doivent aussi se focaliser sur l’intrigue politique (nettement mieux branlée que la trame principale de The Witcher 3 d’ailleurs, malheureusement).

Au final, ça peut se résumer à une simple donnée de temporalité : plus tu partages de moments avec un personnage, plus tu renforces des liens. Or le troisième épisode concentre son intrigue sur deux personnages avec lesquels tu (c'est un tu général) n'a absolument aucun lien puisque tu ne les connais pas. Tu apprends à les connaître pendant le jeu, donc ça va, mais ça n'empêche pas que c'est à mon avis une demi-mesure qui ne fonctionne justement qu'à moitié. Dans l'absolu, il aurait fallu soit zapper définitivement ces personnages et se concentrer sur une intrigue différente (peut-être sur Triss, ou un retour de Shani éventuellement), soit changer l'ensemble de la série pour qu'elle soit plus homogène et aborde dès le premier épisode Ciri et Yennefer. Or on voit bien que c'était pas pensé pour ça. Triss aurait pu raconter toute sa vie à Geralt dans le premier, mais jamais elle le fait, ce qui est bien peu crédible. La raison elle est purement narrative, c'est de pas inonder les joueurs d'informations "superflues" provenant des livres. La seule personne qui m'a parlé de Ciri, de mémoire, c'est un aubergiste qui racontait l'un des événements du bouquin sans jamais citer le nom de Ciri. Ca sentait le clin d'oeil au lecteur, mais que les développeurs ne souhaitaient pas développer davantage histoire de donner les mêmes chances à tout le monde, lecteurs et non-lecteur. Preuve s'il en est que oui, ça peut être problématique de pas avoir lu un livre si son adaptation est mal foutue (j'irais pas jusque là dans le cas de The Witcher 3, mais c'est clairement loin d'être idéal). Or ils ont changé d'avis en cours de route et ça se ressent dans ce troisième épisode. Si dès le premier épisode ils avaient ressenti ce problème, après deux épisodes passés à installer une histoire et des personnages, ça devient encore plus délicat.

Ca ne veut pas dire qu'il est impossible de s'attacher à l'histoire de The Witcher 3 et à ces nouveaux personnages, mais par contre tu te sens clairement pas concerné de la même manière que s'ils avaient été introduits dès le premier jeu.

Message édité pour la dernière fois le : 04/06/2015 à 20:16

#45

Chinaski
Grand chevalier

Sinon, tu peux toujours potasser le glossaire du jeu, dans lequel tout les points soi-disant "troubles" que tu cites sont clairement récapitulés.
Pas besoin de lire les livres, mais il faudra lire un peu quand même, c'est sûr ( ce qui, pour le dernier épisode d'une trilogie très portée sur les intrigues alambiquées, est plutôt logique en fait. )

Ton argumentaire me laisse croire que tu aurais préféré qu'on ne parle pas de Ciri et Yennefer dans cet épisode, ce qui est chelou...
Et dans l'absolu, si on peut s'attacher à un personnage "nouveau" ( comme le baron par exemple ), on peut tout aussi bien s'attacher à Ciri ou Yen même sans connaitre leur background.

Et pourquoi ne pas lire les livres aussi, finalement.
Ca mange pas de pain.

Message édité pour la dernière fois le : 04/06/2015 à 20:40

#46

Tiphereth
Noble

Ton argumentaire me laisse croire que tu aurais préféré qu'on ne parle pas de Ciri et Yennefer dans cet épisode, ce qui est chelou...


J'aurais préféré qu'on parle d'eux dès le premier épisode en fait, ou bien pas du tout (et à devoir choisir, je préfère bien entendu la première solution ^^).

En l'état, en tant que lecteur, je suis très content qu'ils en parlent. La relation père/fille mère/fille, c'est l'un des trucs que j'ai préférés dans les bouquins, donc pour moi cette partie était un bonheur. Mais ça n'empêche que le public touché par les jeux est beaucoup plus vaste que les lecteurs comme moi. Les deux premiers jeux ont été pensés pour eux autant (voire plus) que pour les lecteurs, et mon souci c'est que je trouve que le troisième fait un virage un peu trop serré pour que ça se passe sans casse.

Lire le glossaire, c'est cool, mais tu te doutes bien que lire un résume de l'histoire de Dandellion dans les bouquins et avoir côtoyé les pitreries, les histoires de coucheries et l'amitié du personnage pendant deux jeux ça donne pas du tout le même niveau d'attachement et de relation. C'est ce niveau de relation qui manque à mon avis dans un jeu dont l'intrigue repose énormément sur ces liens affectifs. Ce qui n'aurait pas posé de soucis si ces personnages avaient été plus en retrait (voire carrément absents).

Donc, c'est pas que j'aurais préféré, moi j'ai été enchanté : ), mais ce que je préfère à titre personnel c'est une goutte d'eau par rapport à l'immensité des joueurs n'ayant pas lu les bouquins et qui auraient très bien pu vivre une troisième aventure sans jamais croiser Yennefer et Ciri, qui étaient au mieux un vague nom abordé au détour d'un souvenir du deuxième épisode, au pire une inconnue complète (Ciri). Mets-toi à la place de ses joueurs. Eux, ne pas voir Yennefer et Ciri, c'est pas tellement grave, ils ne les connaissaient même pas à la fin du deux. Alors que nous autres lecteurs, on avait clairement envie de les revoir. Ca prouve bien que les attentes ne sont pas les mêmes, et ce parce que le niveau d'attachement n'est pas le même. Et de fait, concentrer l'intrigue du trois là-dessus devient un problème. Tandis que si ces personnages avaient été présents dès le début, même sans les faire apparaître directement, on serait tous, au début du troisième épisode, plus ou moins au même point. Là, les développeurs ont passé deux jeux à soigneusement éviter de nous balancer ces personnages dans la face, et d'un coup brusque, dans le trois, on fait l'inverse. Le changement de cap est quand même brutal.

N'en demeure pas moins qu'il y a des scènes exceptionnelles pour te faire aimer ces personnages (sans spoiler quoi que ce soit), mais voilà, y a quelque chose qui coince dans le suivi narratif.

Message édité pour la dernière fois le : 04/06/2015 à 20:44

#47

Chinaski
Grand chevalier

Tu pinailles longuement.
#48

Tiphereth
Noble

Et toi tu es trop indulgent. :p

Ce que tu appelles du pinaillage, j'appelle de ça de vrais soucis de narration, et pour moi c'est pas des problèmes qui sont de l'ordre du pinaillage vu que c'est pour moi l'un des trucs les plus importants de cette série de jeux.

Mais bon tu as raison de pas me croire, même si tu balaies un peu vite mes arguments. Mais effectivement, la vraie preuve, elle vient des joueurs n'ayant pas lu les bouquins. Je ne peux que t'inviter à lire les avis des joueurs, les multiples topics sur le forum officiel où ça se plaint de Yennefer, où ça demande à avoir plus de Triss, où la Chasse Sauvage est critiquée (à juste titre, elle est nulle dans le jeu, alors qu'elle est super dans le bouquin), etc.
#49

Chinaski
Grand chevalier

Je ne peux que t'inviter à lire les avis des joueurs, les multiples topics sur le forum officiel où ça se plaint (...)

Non merci ! Ca va pas la tête !

En fait, tu a lu les bouquins, mais tu n'a pas réussi à t'attacher aux personnages car tu as trouvé que ceux-ci sont mal introduits pour les joueurs n'ayant pas lu les livres.
Tu as l'art de te gâcher le plaisir. Ou bien c'est juste pour le plaisir de pinailler
#50

flofrost
Grand chevalier

Puis surtout, le truc, c'est que des gens qui se plaignent parce que "y a trop de trucs à lire dans le jeu" c'est pas nouveau, j'ai même envie de dire que ça arrive à chaque RPG qui grâce (ou à cause) de son succès voit des joueurs pas habitués au genre s'y intéresser.




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