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Criminal Girls : Invite Only

par Leuffen 28 Avr 2015 10:00 7

Joueurs du dimanche et noctambules, je sais bien que vous n'êtes pas là pour me tenir le crachoir, mais sachez qu'il y a des jours où ce job me débecte. Pourquoi ? Parce que j'ai tendance à oublier que si certains titres nous amènent à tutoyer les cimes du genre RPG, d'autres nous forcent à en fixer les abysses... et au passage celles de leurs développeurs.

Prenons par exemple Criminal Girls : Invite Only. Sorti sur PSVita en 2013 au Japon par la grâce de Nippon Ichi Software, puis le 6 Février 2015 en version européenne, c'est-à-dire partiellement censurée et dotée de textes en anglais, il s'agit du type de jeu dont les arguments nous sautent littéralement à la face. En effet, les premières images que nous envoie à la gueule une recherche sur le sujet dévoile pas mal de chair dénudée sur fond de petites exclamations surexcitées, mais également des éléments faisant penser à un bon vieux dungeon-crawler des familles. Du coup, s'agit-il d'un jeu de fessiers à peine déguisés, ou d'une perle cachée ? Après tout, c'est bien à ce studio qu'on doit la série prolifique des Disgaea et affiliés, c'est donc que les bougres de chez NIS touchent leur bille, question mécaniques de jeu intéressantes et humour décapant !

Intéressons-nous donc à Criminal Girls : Invite Only, pour le meilleur et pour le pire ! N'oubliez pas votre cravache, vous en aurez l'utilité, croyez-moi.

 

Ce boulot, c'est l'enfer

 

Le jeu nous place donc dans la peau de Robert – ou quel que soit le nom que vous lui donnerez, puisqu'il s'agit de la seule chose personnalisable chez lui – qui après avoir répondu à une offre d'embauche un peu floue dans le canard local et s'être endormi, se réveille entouré de cellules suspendues dans les airs. Mais avant qu'il ne puisse se poser des questions sur ses penchants sadomasochistes refoulés, le voilà redressé manu militari par une virago aux cheveux verts. Vêtue d'un uniforme qui aurait fait la fierté d'un officier de la Luftwaffe et vous gratifiant d'un coup de cravache quasiment à chaque fin de phrase, elle lui explique doctement qu'elle est directrice de prison, qu'il se trouve dans le dernier cercle de l'Enfer et qu'il a signé pour devenir... rééducateur. Il sera bien évidemment grassement rémunéré une fois le job fini, et surtout il pourra se réveiller, puisque seul son esprit est présent dans les limbes. Mais de quel emploi s'agit-il, exactement ?

Un morceau de joue à vif plus tard, vous apprenez que quelqu'un – on ne sait pas si c'est le grand barbu, Méphistophélès ou le Père Lustucru, démerdez-vous pour deviner – a mis au point un système pour sauver les âmes d'individus décédés trop tôt, mais qui se trouvaient si imprégnés de malice qu'ils n'auraient pu devenir que des dangers pour la société, voire le monde, s'ils avaient vécu. Déterminisme, quelqu'un a dit déterminisme ? Toujours est-il que pour avoir une chance pour être sauvées, ces personnes doivent remonter la spire des Enfers jusqu'à la surface, tels des Orphée modernes, et affronter quatre épreuves. C'est donc à vous de les amener à sortir le meilleur d'elles-mêmes pour qu'elles soient purifiées de leurs penchants malfaisants et, une fois à la sortie, ressuscitées. Suis-je le seul à trouver ce principe plus glauque que juste ou poétique ? Mais passons.

 

   

Suis-je le seul à entendre des talons claquer, ici ?

 

Vêtu vous aussi de votre costume d'officier rhénan, vous vous retrouvez donc avec sept... non, quatre jeunes femmes dissidentes sur les bras, les autres ayant trouvé le moyen de s'évader. Vous l'aurez compris, elles sont sensées représenter les péchés capitaux et ne sont nullement disposées à vous suivre. Vous aurez donc la blonde qui ne pense qu'à la valeur pécuniaire des choses, la baraquée protectrice qui hait les hommes, la naine introvertie qui a des pouvoirs de médium, la schtroumphette hyperactive qui veut retrouver sa soeur, l'intéressée qui est une pisseuse de première bourre, la bimbo qui ne veut pas en branler une tout en chauffant son monde et la je-sais-tout qui adore donner des ordres.

Vous les reconnaissez là-dedans, les tares qui sont censées vous envoyer au Tartare sans passer par la case départ ? Pas moi, ou alors certaines de ces donzelles en cumulent d'autres qui ont oublié de venir le jour de la loterie. Mais poursuivons, encore. Car oui, comme si cela ne suffisait pas, ce qui ne devait être qu'un rite initiatique se change en parcours du combattant lorsque des monstres appelés Convicts – que je traduis par "accusés" en mon fort intérieur – viennent participer à la fête et font disparaître la geôlière qui était censée nous expliquer les ficelles. Il y a bien évidemment une raison à cela, mais vous ne l'apprendrez qu'au bout de nombreuses et globalement insipides tribulations sur lesquelles je reviendrai plus tard. 

 

Une affaire d'autorité

 

Avant toute chose, une petite précision. Un des problèmes de ce jeu est que notre ami Robert n'a pas la moindre once de charisme. Déjà que ses lignes de dialogue ne sont pas nombreuses – bien qu'il s'agisse des seules où des choix sont possibles –, ce personnage est d'une telle fadeur par rapport aux caractères bien trempés des femmes dont il a la responsabilité que c'en est affligeant. Impossible de lui faire pousser une beuglante ou de le rendre entreprenant, il continuera à se montrer alternativement encourageant et timide. Un simple détail ? Non pas, car vous allez vous rendre compte que cela détonne avec les mécaniques de jeu.

Criminal Girls : Invite Only est donc un dungeon-crawler où vous explorez en temps réel un à un les différents blocs de l'Enfer, chacun ayant sa thématique et son bestiaire liés à un élément particulier. Pour vous assister, vous aurez principalement à votre disposition une minimap et une carte de la zone... qui en vérité ne vous serviront guère vu les faibles dimensions des étages de chaque bloc et le fait que chacun de ceux-ci est découpé en suites de salles réservant peu de surprises. Oh, vous avez bien des coffres visibles ou invisibles à vous mettre sous la dent, mais le reste est désespérément vide, à l'exception de rares petits objets qui auront leur importance plus tard et d'interrupteurs pour activer l'ouverture des portes qui gênent votre avancée.

 

   

Leuffen's Angels, ou presque

 

La gestion de vos héroïnes – vous êtes trop bien habillé et trop faible pour vous abîmer les phalanges sur les ennemis – est tout aussi simpliste : pas d'équipement, juste une barre de points de vie, une de mana, de l'expérience et une poignée de caractéristiques. Ajoutez à cela des CM qui constituent à la fois la monnaie locale ainsi que la ressource alternative nécessaire au développement des personnages, et vous aurez une vue d'ensemble correcte. Cette ressource, que vous récoltez à la fin des combats, est en effet réinvestissable lorsque vous atteignez des sortes de portails d'un rose lumineux qui vous donnent accès à "l'infirmerie", une zone où vous êtes à l'abri de toute agression et où ces dames seront soumises à votre oeil d'aigle. Il n'est pas question ici de discussions autour d'une tasse de thé, mais plutôt d'imposer votre autorité à l'aide de cinq instruments que vous allez découvrir au fur et à mesure.

Chacun débloque un arbre de cinq compétences actives ou passives par femme, qu'il va falloir ensuite obtenir via des... comment dire ? Des séances de discipline à base de coups de cravache, appareils électriques ou liquides étranges ? Des mini-jeux mettant en situation des jeunes femmes dans des positions humiliantes, le tout ponctué par des petits cris dont on ne sait s'ils traduisent la souffrance ou l'extase ? Les deux, et je peux vous assurer qu'aucune de ces définitions n'est agréable à expérimenter... ce qui est paradoxal, puisque ces jeux sont en difficulté croissante et nécessitent une utilisation intéressante des deux faces de la console. Bref. Comme vous pouvez vous en douter, le coût de ces améliorations n'ira qu'en augmentant, ce qui implique de gérer de façon intelligente votre argent.

 

   

Non, pas de commentaire. Non.

 

Outre cette fonctionnalité profondément dérangeante, l'infirmerie vous permettra de régénérer totalement les personnages, de sauvegarder – des sauvegardes rapides hors-combat sont possibles mais impliquent de quitter le jeu automatiquement – et de vous téléporter vers des portails découverts sur les étages précédents, ce qui vous sera utile pour les occasions où vous devrez vous adonner aux joies du backtracking. En effet, lorsque vous aurez suffisamment "affirmé votre autorité" sur l'une de ces dames, elle vous demandera avec l'air de ne pas trop y toucher un petit service qui impliquera de revenir dans un bloc précédent pour y effectuer une tâche cruciale.

Ne vous emballez pas, vous n'en aurez au maximum que quatre par personnage, et il s'agira simplement d'abattre un ennemi spécial ou d'aller trouver un objet au sol auquel vous n'aviez découvert aucune utilité. En parlant d'item, vous serez content d'apprendre que l'infirmerie vous donnera accès à une boutique vous proposant le minimum vital : potions, antidotes et autres utilitaires du même acabit. Que voudriez-vous acheter d'autre avec vos CM puisque vous n'avez pas d'équipement, de toute façon ?

Bref, tout cela laisse un goût de trop peu en bouche. Sauf les scènes de sadomasochisme, qui n'ont en plus aucun sens au vu du caractère de cette lavette de personnage principal et de celui de ses "protégées".

 

Brutes de décoffrage

 

Exploration en temps réel oblige, la plupart des combats se déclenchent de manière aléatoire, à moins que vous n'utilisiez une compétence spécifique pour les provoquer ou les éviter. Une fois l'affrontement lancé, vous pouvez vous apercevoir qu'un groupe, formé de quatre héroïnes que vous aurez préalablement sélectionnées, entoure un maximum de cinq ennemis. Notez que je dis "entoure", parce que contrairement aux canons du genre il n'est pas question ici de parler d'avant-garde ou d'arrière-garde ; le placement de vos unités spécialisées dans les dégâts n'influera donc en rien le déroulement de l'affrontement.

Celui-ci se déroule au tour par tour selon l'initiative de chaque belligérant... puis le reste dépend à la fois des techniques que vous avez débloquées et de la clairvoyance de vos chiennes de guerre. En effet, à chaque début de tour, celles-ci vont vous faire chacune une proposition d'action en solo ou en combinaison : il peut s'agir d'attaques physiques, magiques, de capacités de soutien affectant tout le groupe, j'en passe et des meilleures. Par exemple, la bodybuildeuse de votre groupe peut vous proposer de faire en sorte qu'elle et ses partenaires se mettent en position de défense pour un tour parce qu'elle a un mauvais pressentiment.

 

   

Vous trouvez ça compliqué, vous ?

 

Un concept intéressant, n'est-ce pas ? Et si je vous dis que vous êtes obligé de suivre l'un des quatre avis et que ceux-ci ne sont pas toujours pertinents ? Pouvez-vous seulement imaginer le nombre de fois où j'ai dû temporiser durant un tour ou deux parce que les seules options qui m'étaient offertes pour achever un ennemi impliquaient de dépenser moult points de mana (ce qui est une hérésie, puisque tous les dungeon-crawler parus depuis des années nous ont habitués à jouer à l'économie dans l'appréhension d'un boss-surprise) ? Ensuite, on peut penser que je noircis le tableau... mais je vous en laisse seuls juges. Les combats présentent en effet deux caractéristiques qui augmentent les possibilités tactiques : une fois par tour, vous pouvez échanger la place de l'un des membres actifs avec celle d'un autre se trouvant dans la réserve, tout en laissant l'opportunité d'agir à la nouvelle arrivante. Dans la même optique, vous pouvez utiliser UN objet par tour.

Exprimé comme ça, vous vous dites sûrement que c'est une excellente idée ? Sauf que non. Primo, vous allez vous apercevoir que sur tous les personnages jouables, la moitié d'entre eux a une utilité très situationnelle car trop fragiles ou manquant de punch. Secundo, le côté aléatoire des décisions de vos personnages est d'autant plus irritant du fait que VOUS AVEZ PLUS DE CHANCES DE VOUS FAIRE AGRESSER PAR DES MONSTRES DANS CE JEU QUE DANS UNE RUELLE DU BRONX LA NUIT, BON SANG DE BOIS !

Ahem, veuillez m'excuser. Je disais donc que cette mécanique de jeu, associée à l'omniprésence des adversaires potentiels, à leur résistance et au fait que, par exemple, ils ne ratent jamais une chance de vous empoisonner – de toute façon toutes les attaques portent –, allonge artificiellement la durée de vie du soft. Vous passez votre temps à abattre vos ennemis tel le bon farmer chinois que vous êtes, puis vous revenez vous soigner à l'infirmerie, puis vous avancez ou reculez jusqu'au prochain déclic du scénario. Certes, les objets de soin et même de résurrection sont relativement bon marché, mais je vous rappelle que chaque kopeck dépensé de cette manière en est un qui ne sert pas au développement des personnages.

 

   

Un peu d'initiative, les Convicts n'attendent pas !

 

L'ensemble est d'autant plus poussif que vous ne pouvez prendre le risque de vraiment esquiver les combats, sous peine de ne pas avoir les compétences adéquates pour progresser, tant le gain de niveau – et donc de statistiques brutes – est lent. D'accord, j'exagère sans doute un brin puisque la progression s'opère de manière régulière et que j'ai éprouvé des pointes de curiosité à imaginer quelles attaques combinées le jeu allait bien pouvoir me proposer et quelles seraient les conditions pour déclencher celles-ci... mais cela m'est resté globalement frustrant.

 

Art contemporain, sans doute ?

 

Allons Leuffen, vous entends-je tenter de me secouer les puces, ce jeu ne peut pas être mauvais à tous points de vue ! C'est vrai, c'est vrai, il nous reste encore à éplucher le côté esthétique de la bête... et à voir la qualité des premiers artworks ainsi que de la musique d'intro, cela a l'air d'envoyer du pâté moldave ! Faut dire, il est rare que le bon rock japonais parvienne à mes oreilles. C'est sans doute pour cela qu'on en entendra plus parler jusqu'à la fin du jeu, je suppose. 

Plus sérieusement, c'est assez triste à dire mais ce jeu se permet, outre ses autres tares, d'afficher un vide esthétique inconcevable pour un jeu de PSVita aussi récent. Les animations ont beau être d'une qualité correcte – même si elles ne sont visibles que pendant l'exploration des blocs ou les séances de correction – et les combats rendus presque dynamiques par des dessins évocateurs de la tension guerrière, le reste est aussi plat qu'un encéphalogramme de momie. Vous voulez des exemples ? Fort bien. Souhaitez-vous que nous parlions du fait qu'il n'y a aucune variété entre les différents étages d'un même quartier carcéral, ou que chacun de ces derniers n'est qu'un copier-coller du précédent avec une thématique élémentaire différente ? Ou peut-être des musiques qui s'oublient dès que le jeu est fermé ? À moins que votre préférence n'aille au bestiaire, qui bien qu'il réserve quelques surprises est principalement repompé sur celui de nombre de dungeon-crawler asiatiques et ne varie que peu ? Ou au fait qu'il n'y ait de visuel pour AUCUN objet ?

 

   

Les descriptions des compétences sont succinctes, les convicts n'en ont pas

 

Tout cela donne l'impression d'une amorce d'univers original qui ne demandait qu'à s'épanouir comme une loutre en fleur, mais dont le développement aurait été interrompu parce qu'il fallait payer les factures à la fin du mois.

 

Au final, s'agit-il d'un bon ou d'un mauvais jeu ?

Plutôt que d'un mauvais titre, je pense que le terme qui conviendrait le mieux serait "arnaque" : non seulement le scénario est creux et l'enrobage de qualité moyenne, mais le système de combat se paye le luxe d'être à la fois laborieux et bancal alors que son principe fondamental est bon. Alors pourquoi s'infliger un tel supplice pendant plus de quarante heures, je vous le demande ?

Autre détail intéressant, le prix. Quarante euros. Soit deux fois plus cher qu'un Legend of Grimrock sur PC ou qu'un Oreshika : Tainted Bloodlines sur PSVita, si vous êtes amateur de dungeon-crawler. Mais si ce qui vous intéresse c'est plutôt un jeu qui montre un peu de cuissot... ma foi, ce n'est pas compliqué de trouver mieux. Qu'ajouter, sinon que parfois un livre peut effectivement être jugé à sa couverture.

Puissiez-vous y trouver votre Carthage.

LES PLUS
  • La musique d'intro qui déchire
  • Le fait de laisser le choix aux personnages durant les combats
LES MOINS
  • L'absence de véritable scénario
  • La pauvreté du bestiaire
  • Les mini-jeux de mauvais goût
  • Le système de combat bancal
  • La linéarité des donjons

2/10

Commentaires (7)

#2

Chinaski
Grand chevalier

Wow, le RPG le moins bandant de ce début d'année ( 'fin j'attends le test de Raven's Cry... ).
#3

Leuffen
Guerrier

Disons que j'étais bien méfiant avant de commencer le test de ce truc. Raven's Cry en revanche tient plus de la déception plus ou moins prévisible à cause des reports et déboires multiples. Pour information, celui du jeu de pirate est .
#4

Chinaski
Grand chevalier

Ah merci, je l'avais raté.
#5

flofrost
Grand chevalier

Leuffen, vu que tu testes des trucs un peu spéciaux sur Vita, j'te conseille Tokyo Twilight Ghost Hunters qui a défaut d'être extraordinaire est tout de même bien sympa.
#6

Dragon1234
Garde

Euh... Loin de moi l'idée de critiquer tes tests, Leuffen, mais ce type de jeux vise un public bien particulier. Comme tu dis, une petite recherche image sur n'importe quel moteur de recherche donne une idée duquel.

Ce genre de jeu est généralement développé pour un public de niche dont le développeur et l'éditeur connais précisément la taille (tout du moins au Japon), et qui est intéressé principalement par les artworks. L'attrait ici sont les scènes de... "motivations".

L'absence de détails graphiques est lié au fait que les acheteurs cible de ce jeu s'en fichent. Le côté lourd du gameplay est là pour faire durer le plaisir (et probablement passer des bruitages).

Ce n'est d'ailleurs pas tant un problème de mauvaise volonté des développeurs et éditeurs que de grande fragilité des acteurs du jeu japonais qui subissent l'érosion de leur publique et où la moindre prise de risque peut être fatale au studio (voir à ce sujet, il y a un ou deux très bons articles sur Gamekult).

Donc basiquement, les critères d'évaluations de ces jeux ne sont pas les critères habituels, d'où je pense une bonne part de ta frustration.


Sinon, c'est sympathique de voir des tests de jeux Japonais sur RPGFrance, ça fait plaisir, même si les sorties sont assez limités ces temps-ci.
Le marché offre quand même quelques perles parmi la fange (Xenoblade X s'annonce a priori très bien, Bravely Second corrige parait-il les critiques du premier - surtout le recyclage de la seconde moitié du jeu), donc il devrait y avoir de quoi s'occuper en fin d'année, surtout si Nintendo s'occupe de la localisation des deux (on peut leur faire toutes les critiques du monde, ils savent faire des localisations propres et généralement avec les voix originales).
#7

Leuffen
Guerrier

Je comprend bien tes arguments, Dragon, et je me doute bien que ce titre n'est destiné qu'à un public de niche... mais je pense que cela ne tient pas la route dans le cas présent.
NIS, c'est Disgaea, c'est The World Eaters, c'est La Pucelle. C'est aussi NIS América, qui édite un sacré paquet de jeux en Europe. Comment les imaginer assez fauchés ou "érodés" pour se lancer dans ce genre de daubes ?
Je veux dire, il y a toujours eu un fond potache et des sous-entendus qui prêtaient à rire dans leurs titres. Sweet Monkey Jesus, rien que d'entendre le simple mot "dood" suffit à me faire marrer encore maintenant !
Le problème, c'est qu'ici il n'y a rien de réellement digne d'intérêt, et que faire de l'artwork cochon pour l'habiller ensuite d'un vague squelette de dungeon crawling pour le vendre ensuite à 40 boules, je dis non.
Le problème, c'est qu'il n'est pas entièrement vide : y'a des compétences, des persos, parfois des challenges, des mini-jeux qui demandent des réflexes, de l'exploration... sans parler du fait qu'il est VENDU en tant que j-rpg PEGI 18.
Tout ça pour dire que ce jeu peut être parfaitement jugé selon les critères de RPGFrance, en toute impartialité. Et pour conclure sur une note personnelle, je dirais que ce jeu ne m'a pas frustré pour un sou, simplement ennuyé de façon exponentielle.
#8

Shaam
Grand chevalier

L'attrait ici sont les scènes de... "motivations".


hahaha la barre de rire du matin ! comme dirais Obelix il sont fous ces japonais ! totalement déviant j'aime beaucoup, le pire c'est que ça s'entend plus que cela se voit !

bref, faut y jouer dans le bus avec le son a fond !




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