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Raven's Cry

par Iosword 17 Mar 2015 10:00 15

Nous aurions pu parier que Raven's Cry ne sortirait jamais, ayant connu depuis sa première annonce en 2011 onze reports, rien que ça... À l'origine, le projet est développé par Octane Games et, sans exciter les foules, il a de quoi intriguer sur le papier : univers sombre, combats d'escrime et (surtout) piraterie ! Sauf que rien ne se passera vraiment bien ; le développeur ayant échoué dans ses délais et livrant un jeu d'une qualité lamentable, TopWare Interactive – éditeur du jeu – retire le projet à Octane Games en 2013. Mais alors que le projet était promis à un enterrement prématuré, TopWare décide de sauver les meubles – trop d'argent investi sans doute. Lueur d'espoir, le projet est réorganisé, s'offre le luxe de devenir un open-world – j'y reviendrai – et est confié à Reality Pump. Ce studio polonais est surtout connu pour la série de deux opus : Two Worlds. Sans être des jeux exceptionnels, ils sont sympathiques et proposent un système de jeu plutôt solide.

Nous voici donc en 2015, six reports plus tard, voilà que le corbeau dans son dernier cri atterrit péniblement sur la plateforme de Valve. Toujours porté disparu sur console, le jeu essaye de se tailler la part du lion avec un prix équivalent à un jeu AAA. Évidemment, nous n'attendions plus grand chose de Raven's Cry, une gestation aussi difficile donnant rarement un excellent jeu. Et, ici, toutes les craintes étaient possibles ; les développeurs annonçant deux semaines avant la sortie que le jeu n'est pas muni de doublages – et très accessoirement pas fini – mais que l'Early Access leur a été refusé. Très loin du lancement idéal, le jeu se fait très vite basher sur Steam, et à raison. C'est pourquoi j'avais retardé ce test, essayant de m'éviter une expérience trop désagréable ; malheureusement, cela n'a servi à rien, l'optimisation et les correctifs tant attendus n'étant toujours pas arrivés. Seulement, il faut rendre un jugement et, comprenez-moi, Pillars of Eternity sort bientôt.

 

Premiers râles d'agonies.

 

Si un jour vous devez faire un jeu narratif, vous déciderez sans doute de commencer ce dernier par une scène forte. En effet, c’est un procédé courant qui a pour but de plonger directement le joueur dans l’action, en lui expliquant peu à peu le contexte du soft. C’est aussi pour cela que la première heure de jeu – voire les premières heures selon la durée de vie – doivent être les plus soignées : elles sont décisives. Cette première impression décide la majorité des joueurs à continuer ou non. Et vous savez quoi ? À sa manière, Raven’s Cry respecte cette règle.

 

  

Les premières minutes de jeu en image, ça donne ça.

 

Tout commence donc sur les chapeaux de roues, une première cinématique pose rapidement le contexte : nous incarnons Christopher Raven, un corsaire féroce avec son piaf criard – un corbeau – et son joli crochet. Christopher est donc une sorte de Capitaine Crochet mais aussi un pauvre orphelin : ses parents ont été tués dans ses jeunes années et c’est depuis ce jour funeste que votre corbac’ partage votre vie – c’est un peu malsain de s’attacher à un oiseau pareil. Forcément, le rêve que nourrit Chris depuis cet événement est la vengeance et cela tombe bien car les corsaires ayant tué ses parents ont refait surface. Vous le devinez sans doute, mais le but du jeu sera donc d’accomplir la vengeance du protagoniste – tout cela ne brille pas d’originalité.

Alors que vous étiez en train de vous remémorer ces souvenirs morbides, votre second arrive en trombe : un navire ennemi est là, vous devez prendre les commandes et mener l’assaut. Bien que cela soit assez expéditif, cette cinématique rassure ; la technique date un peu mais est efficace, ce qui n’est pas forcément le cas des animations et des doublages – j’y reviendrai. Ne vous inquiétez pas, cet apaisement ne durera pas longtemps. Une fois au gouvernail, vous pourrez commencer à rager. Si vous imaginiez être aux commandes d’un fier et rapide galion, imaginez plutôt un navire marchand aux cales trop remplies et vous aurez une idée de la chose. La navigation est donc lourde et imprécise, il y a quelques détails intéressants comme le fait que la vitesse de navigation dépend de celle du vent et de son orientation, mais malgré cela, la maniabilité tue le plaisir que nous aurions pu éprouver en bravant les flots.

Or ce ne sont pas les combats sur ces mers agitées qui vont rattraper la chose. Se voulant beaucoup plus réaliste qu’un Assassin’s Creed IV : Black Flag, tout est manuel. Ainsi, il faudra régler l’angle des canons et choisir le moment le plus opportun pour tirer ; si l’idée est bonne, aucune indication ne viendra vous aider. La partie du HUD dédiée aux statistiques ennemies fait penser à une interface de développement qui n’aurait pas été changée et est donc peu lisible. Ajoutez à cela que l’IA est idiote comme pas permis, qu’elle ne changera jamais ou presque de stratégie et que nous ne pouvons pas recourir à l’abordage – on ne peut aborder un navire que quand tous ses occupants sont morts, utile n’est-ce pas ? Et il existe un système d’abordage au tour par tour mais c’est mal rythmé et inutile. Vous pouvez imaginer que la mixture obtenue est nauséabonde et peu plaisante. Heureusement, Raven’s Cry ayant un côté RPG, vous pourrez minimiser les affrontements.

 

  

Les combats maritimes avaient du potentiel, dommage...

 

Miracle, votre adversaire finira par rejoindre les abysses. Pas question d’éructer de joie pour autant, quelques secondes et une ellipse plus tard vous êtes en ville. Vous n’avez plus de navire et plus vraiment d’équipage, il va donc falloir arranger tout cela. Avant de continuer ce récit, il est temps de faire un tour par le concept d’Open-World. Reality Pump en a déjà réalisé par le passé, mais semble avoir étrangement oublié ce que voulait dire le mot. Si vous considérez que les derniers jeux d’Eidos (Thief et Deus Ex Human Revolution) sont des mondes ouverts : il va falloir m’expliquer votre définition de la chose, moi, je nomme ça un hub.

En effet, Raven’s Cry nous proposera des villes – zones où vous passerez du temps à discuter et à accomplir vos quêtes –, la plupart étant sur des îles différentes. À côté de cela, il y a quelques zones, hostiles ou non, à explorer pour chaque ville. Tout ceci est relié via un système de fast travel auquel on accède par la carte du monde. Il y a quelques rencontres aléatoires mais globalement, les Caraïbes du titre ne sont pas ouvertes à l’exploration et le nombre de zones est au final assez faible – il y a une dizaine de hubs du genre. Revenons donc sur les villes, c’est clairement ici que se situe le cœur du jeu.

 

Belle arlésienne, tu aurais mieux fait de le rester.

 

Chacune des villes aura des choses à vous offrir : taverne, tables de jeux, chantiers navals, marchands vendant des choses plus ou moins légales. Elles vous proposeront aussi des quêtes secondaires et vous permettront de faire des choix – car oui, s’il y a une promesse qui est tenue c’est celle-ci, mais nous en parlerons un peu plus tard si vous le voulez bien. Le problème de ces ports miteux est qu’ils le sont vraiment. Les villes manquent de mouvement – il ne suffit pas de faire répéter une boucle d’animation de 30 secondes à un PNJ pour donner une impression de vie –, elles qui devraient être nids de pirates dangereux, lieux exotiques, ressemblent surtout à un endroit où nous aurions envoyé tous les alcooliques de l’Amérique. De plus, les personnages ne réagissent pas ou peu à vos actions en dehors des scripts prévus par le scénario.

 

  

Je répète, ceci n'est pas un open-world.

 

Qui plus est, 70% des personnages secondaires sont doublés par la même personne et les doublages sont catastrophiques. Il y a des prises ratées qui sont restées, des phrases non-doublées alors que tout le reste du dialogue l’est, les acteurs sur-jouent, bafouillent ou articulent mal. Le jeu n’est d'ailleurs localisé qu’en anglais et en allemand, et la localisation anglaise est de qualité contestable. Vous vous souvenez de Two Worlds ? Sachez qu'à côté les doublages de ce dernier sont de bonne qualité, car même si la localisation était faite à l'arrache et les doublages réalisés par des acteurs n'ayant sans doute jamais vu aucune image du jeu, ils étaient drôles. Certes, nous ne prenions pas les personnages au sérieux mais qu'importe, le ridicule ne tue pas après tout.

Ici, c'est pitoyable : laisser des prises ratées, entendre le doubleur reprendre son souffle entre deux phrases ou des respirations coupées d’un coup… Sans parler de l’écho et du bruit de fond permanent qui donnent l’impression que les doublages ont été enregistrés au studio même, dans la salle du fond où l’on enferme les stagiaires. Si à cela vous ajoutez une qualité d’écriture qui va du minimum syndical au roman de gare, des personnages – héros inclus – qui sont des stéréotypes éculés, l'inexistence de la syncro labiale et les mille et un bugs d'animation : eh bien, vous aimeriez en conclure que les dialogues ne sont pas le cœur du jeu. Sauf que si.

Christopher Raven aime parler, il passe plus de temps à discuter pour ne rien dire qu’à accomplir ses besognes de corsaire. Le scénario et l’univers sont les seules choses qui auraient vraiment pu sauver le soft. Outre les problèmes d'écriture, le scénario est une quête de vengeance basique et l’univers est sombre (en termes colorimétriques), pas mature pour un sou, mal exploité, vide et à la limite de la parodie. La seule chose que le titre fait bien, c’est de proposer des choix et des résolutions de quêtes multiples. À vous de voir si vous voulez aider là l'escroc ou l'assassin, obtenir un navire de manière financière ou tuer son propriétaire ; c’est appréciable bien entendu mais ces choix passent par des dialogues pénibles.

 

  

Bourrinez... ça marchera mieux.

 

Raven's Cry commence à ressembler à un naufrage, n'est-ce pas ? Il faut donc rendre à Caesar ce qui lui appartient, Raven's Cry est aussi muni de bonnes idées, bien qu'il n'invente rien. Ainsi, à l’instar des embranchements dans les quêtes, les deux arbres de compétences (un pour le corbeau, un pour Chris) sont pensés pour vous proposer plusieurs manières de jouer. Le problème étant que les combats d’escrime sont mauvais et brouillons, l’IA tout aussi peu futée que sur les flots, ainsi le meilleur moyen de ne pas mourir est encore de martyriser clavier et souris. Ce qui fait que même si les arbres de compétences proposent des options, nous ne les utiliserons pas.

Votre navire est lui personnalisable – et plusieurs modèles sont disponibles – et s’il est toujours sympathique de pouvoir personnaliser son outil de travail, la navigation étant fastidieuse, ce système devient vain. Vous pouvez aussi recruter des officiers – la chair à canon lambda étant recrutée automatiquement quand vous arrivez à quai –, que nous obtenons via des quêtes principales ou annexes, et chacun d’eux dispose de forces et de faiblesses. Ces malus et bonus affecteront donc votre navire selon les postes décernés. Sachez aussi que dans Raven’s Cry, même si les déplacements se font à coup de fast travel, il faudra vous occuper de la panse de votre équipage, sous peine de subir des pertes et d'amenuiser le moral de tout ce beau monde.

Le moral dépendra d’ailleurs de votre réputation et donc de vos actes. En outre, un système de pavillons (drapeaux) existe, changer ce dernier permettra d’infiltrer des mers hostiles avec plus ou moins de difficulté – et permettra donc d’éviter des combats. D’ailleurs, cela marche bien mieux que l’infiltration que propose le jeu une fois à terre, assez ridicule et mal foutue – ainsi vous ne pourrez pas vous accroupir si vous avez de l’eau jusqu’aux chevilles, ce qui est handicapant sur une île. Problème : toutes ces idées ne sont pas mauvaises mais mêlées à l’ensemble du jeu, elles deviennent inutiles, gadgets ou obsolètes. Pourquoi penser à la rejouabilité – ou à la liberté d’action – quand le jeu proposé est bancal et injouable ? Telle est la question.

 

  

C'est joli, hein, mais ça sert pas à grand chose.

 

En outre, souvenez-vous du début de ce test, la première heure de jeu est encore la moins pénible. Elle est expéditive, les didacticiels sont mal branlés – les settings aussi d'ailleurs – et, pourtant, la première heure de jeu est la plus soignée... Voulez-vous vraiment imaginer la suite ?

 

"Deutsche Qualität" qu'ils disaient...

 

Finissons-en, Raven’s Cry est un soft agonisant dont la réputation est déjà lamentable. Pas besoin de l’enfoncer plus que nécessaire. Toutes les mécaniques de jeu ayant été balayées, il est temps de parler de l’aspect technique. Je vous l’ai déjà dit, la technique du jeu est datée. Mais cela n’aurait pas été grave si l’optimisation était au rendez-vous. Or ce n’est pas le cas, le jeu consomme bien trop de ressources et ne tournera que sur de bons PC – ainsi mon ordinateur portable a été incapable de me laisser jouer à Raven’s Cry avec un taux de FPS décent, même en low, avec des crashs réguliers, alors que je n’ai aucun problème pour jouer à Dragon Age Inquisition sur ce même PC avec quelques compromis et une qualité moyenne.

De plus, la fluidité du jeu n’est jamais vraiment atteinte – sauf en zones intérieures –, les sauvegardes sont sujettes à des corruptions et les bugs sont nombreux. Sincèrement, je pourrais facilement doubler la taille de ce texte avec le nombre de bugs présents : téléportation, disparition d'un PNJ en plein dialogue, collision, blocage dans un élément du décor, mouvement perpétuel des cheveux des personnages, bug de texture, mort en mer ridicule – et imprévisible... Bref, le pire, c'est que le jeu en devient parfois drôle. Injouable et inintéressant, mais drôle.

L’interface du jeu est bordélique, peu claire et naviguer dedans – notamment dans le journal de quêtes – est un vrai cauchemar. Il n’y a même pas de remapping des touches, ce qui pour un jeu PC est très handicapant - NDR : le remapping des touches est désormais disponible, il aura juste fallu attendre plus d'un mois. En outre, si les textures sont baveuses, une direction artistique forte aurait fait oublier ce problème, mais Raven’s Cry ne dispose pas de DA. Les animations sont rigides et provoquent des bugs de collision ou d’affichage. Le soft est clairement un jeu mal fini, qui mériterait plus de six mois intensifs de développement. Mais posons-nous les bonnes questions : pourquoi le jeu est-il sorti ainsi ?

 

  

Reality Pump nous présente les premières options notées sur 10 ou sur 3 ou sur 16.

 

Que ce soit du côté de Reality Pump ou de TopWare Interactive, tout le monde est conscient de la qualité du jeu. La seule raison pour laquelle le titre a pu sortir dans cet état est simple : le budget a été consommé, et vu les nombreux reports, depuis longtemps. La réputation du jeu étant lamentable, au prix de 55€, il ne se vendra pas – bon, à moins cher ça n'en vaut pas la peine non plus. Il ne sera pas rentable, donc, probablement abandonné et jamais patché correctement. Les trois pauvres patchs qui ont eu lieu depuis la sortie – qui n’ont réglé presque aucun problème – vont en accord avec cette théorie.

 

Version presse fournie par l'éditeur.

Ma mère me le disait souvent : « L’écart entre la théorie et la pratique est plus petit en théorie. » ; cette phrase convient assez bien à Raven’s Cry. Il propose de bonnes idées qui sont rendues inutiles par la maniabilité et les mécaniques de combat ou d'infiltration. À cela, ajoutez des dialogues mal écrits et proposant les pires doublages que j’ai pu entendre ces dix dernières années, une IA stupide, un univers mal exploité et caricatural, une absence de direction artistique, une exploration inexistante. Et pour ne rien arranger le jeu est injouable : les bugs suintent de partout, la technique est datée, les animations rigides, l’optimisation désastreuse.

Avant de penser aux mécanismes de jeu offrant de la rejouabilité ou un aspect RPG, le titre aurait dû penser à solidifier ses bases et à être tout simplement jouable. Effectivement, Raven’s Cry n’est pas le pire jeu qui soit, mais il est mauvais. En outre, le titre ne réinvente rien, reprenant des idées déjà utilisées dans d'autres jeux. Alors, oui, les jeux sur la piraterie sont un mets rare, mais passez sans crainte votre chemin et préférez-lui un Risen, un Sid Meier's Pirates! ou même un Assassin's Creed IV. Quand bien même il serait patché correctement un jour : vous n'en tirerez que peu de plaisir de jeu. Pour ne rien arranger, le prix est abusif.

LES PLUS
  • Drôle sans le vouloir
  • Gestion de l'équipage et du navire
  • Embranchements
LES MOINS
  • Bugs et optimisation désastreuse
  • Volonté de réalisme tuée par une mauvaise finition
  • Technique et animations lamentables
  • Dialogues : mal écrits, mal doublés, mal pensés
  • Combats d'escrime affligeants

2/10

Commentaires (15)

#2

mophentos
Paladin

merci pour le test

dommage c'est un vrais gâchis ce jeu ...
#3

Shaam
Grand chevalier

très mauvaise gestion du projet, des fonds et du studio en général, y'avait moyen de faire mieux avec moins. Suivant :p
#4

Lamenoire
Guerrier

2??!!! Mouarf arf arf!
Quel courage, quelle dévotion pour s'infliger un test aussi complet et l'écriture de ce pavé pour un jeu qui ne le mérite visiblement absolument pas!

Message édité pour la dernière fois le : 17/03/2015 à 10:49

#5

nonkhen
Citoyen

Je n'en attendais pas grand chose mais j'espérais au moins un petit jeu sympa, l'univers s'y prêtait carrément... Moais, bonjour la déception. Je n'imagine même pas la tronche qu'on fait ceux qui ce sont fait avoir en l'achetant. Bon au moins vu les vidéos qui circulent il y a de quoi se taper de bonnes barres de rires mais ce n'était pas le but. Dommage vraiment...
#6

Nayto
Garde

Comment ont-ils pu en arriver là franchement ? Je garde de très bons souvenirs des deux Two Worlds malgré quelques défauts perfectibles.

Enfin, dommage pour le studio tout de même.
#7

DAlth
Garde royal

Un jeu qui passe de main en main, développé sans réelle cohérence, c'est souvent de mauvaise augure.
#8

reebob
Noble

En exclusivité pour RPGfrance, on a retrouvé le développeur du jeu au kazakhstan. Un interview trépidant:

Message édité pour la dernière fois le : 17/03/2015 à 12:03

#9

Vorakesh
Citoyen

Version presse fournie par l'éditeur.

Ca en faisait un de moins à vendre déjà
#10

Toupilitou
Garde royal

A vrai dire, nous avons eu une version presse pour pc, mais on a raqué le prix fort pour la version Ps4 (on a été un peu trop optimiste). Du coup, eronman va se faire un plaisir de tester cette version... Pas vrai ronron ? :P
#11

Iosword
Grand chevalier

Si jamais le jeu sors sur console ! Parce que pour le moment... A part en Allemagne sous le manteau . Mais oui, si jamais, il la reçoit un jour, Eronman vous donnera un avis sur la version console (pas un test pour autant, sauf masochisme).

Pour revenir sur ce test,
Quel courage, quelle dévotion pour s'infliger un test aussi complet et l'écriture de ce pavé pour un jeu qui ne le mérite visiblement absolument pas!

Ouaip, j'estime désormais que le monde me doit quelque chose pour cette souffrance ! - Non, je n'ai aucun problème de mégalomanie - Mais à vrai dire, autant jouer à Raven's Cry m'a souvent donné envie de balancer mon PC par la fenêtre, autant écrire le test a plutôt été fun ; c'est un exercice intéressant de vouloir parler d'un jeu et de ses mécaniques sans être inutilement cassant et sans trouver des excuses qui n'existent pas (ici en tout cas) pour cacher les défauts.

Après, Reality Pump a sans doute fait ce qu'il a pu avec le projet qui aurait mieux faire d'être avorter. Cela ne veux pas dire qu'il n'ont pas leur part de responsabilité : un an et demi à bosser dessus pour une sortie plus que catastrophique ? Aucune excuse. Juste qu'ils sont partis avec une mauvaise main. J'espère pour eux qu'ils auront l'occasion de faire mieux.
#12

Fletch
Garde

Fallait attendre le 1er avril et écrire un test dithyrambique, parce qu'il le vaut bien ^^
#13

eronman
Garde royal

J'attends avec impatience cette version PS4, mais il faut attendre le 30 mars, si toutefois le jeu sort...

@Fletch : tu viens de flinguer mon idée du 1er avril, vraiment ! lol

Message édité pour la dernière fois le : 18/03/2015 à 00:15

#14

darth traya
Seigneur

Comme dirait notre ami à plumes dans pirates of the flying fortress:

"LE BATEAU COULE ! SAUVEZ LE PERROQUET !"
#15

reptile
Chevalier

C'est là que je me dis que Duke Nukem Forever est un bon jeu finalement.

Dommage pour ce Raven Cry qui même patché à mort restera dans l'oubli à juste titre. J'imagine que les développeurs doivent s'abreuver de grog pour oublier ce monumental naufrage vidéoludique.
#16

dagon
Villageois

Bel exemple d'abnégation et de masochisme en testant ce jeu.
J'ai jeté l'éponge au bout d'une heure.

Chapeau bas Iosword, je n'aurais jamais pu m'infliger ça.




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