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NEO Scavenger

par Iosword 06 Fév 2015 10:00 11

Le survival game et le roguelike sont des genres ayant quelques liens. Il y a même des roguelike survival, l'un des meilleurs représentants de la chose étant UnReal World, un freeware sorti à l'origine en 1992 – et en ASCII même s'il a subit des mises à jour graphiques depuis – un roguelike méconnu devenu au fur et à mesure des années un survival hardcore vous emmenant dans des contrées nordiques et glaciales. Aujourd'hui le survival est à la mode, du FPS à la vue top-down, du temps réel au tour par tour, il y en a pour tous les goûts. Aussi, s’il existe des jeux accessibles comme Don't Starve qui reprennent beaucoup de mécaniques au roguelike, on était en droit d’attendre un réel roguelike survival. Voici Neo Scavenger, fruit du travail d'un seul homme : un ancien de Bioware ayant quitté le studio pour faire les jeux dont il rêvait, sans compromis. Et force est de constater qu'il a réussi.

Neo Scavenger – à l'instar de UnReal World – est un roguelike survival hardcore, simulationniste. S'il ne brille pas par sa création de personnage, il arrive à proposer un coté RPG un peu plus poussé que d'habitude grâce à un scénario, des dialogues, et autres événements, le tout sous forme de phases textuelles vous laissant le soin de prendre des décisions et qui ne sont pas sans rappeler les LDVELH. Ce n'est pas un jeu parfait et il abîmera les pupilles de certains d'entre vous. Son coté hardcore le réserve à un type de joueur masochiste dont je suis fière de faire partie. C'est un ovni du survival qui réussit, malgré un gameplay finalement classique, à être extrêmement complet et immersif et différent de la production récente. C'est un pauvre jeu codé sous Flash et créé – on ne peut en douter – avec amour et passion.

 

Tout les réveils du monde.

 

Le réveil est difficile pour Philip Kindred – si l'on en croit le bracelet d'identification que l'homme porte au poignet – il est seul dans une pièce sombre. Autour de lui des tubes de cryogénisation, qui d'ailleurs ne sont pas vides – jadis d'autres êtres humains y reposaient ; désormais, ceux-ci ne sont que chair avariée. À en croire la base de données encore fonctionnelle, nous incarnons le seul survivant. Soudain, Philip a l'échine qui se hérisse. Un pas lourd se fait entendre et se rapproche. La menace – quelle qu'elle soit – arrive, la question est simple, qu'allez-vous faire ? Eh bien, cela va dépendre des compétences que vous avez choisies précédemment. La création de personnage est simpliste, si Philip nous est imposé pour les besoins du scénario – même si ce dernier vous laissera de nombreux choix et est d'ailleurs optionnel dans ce survival aux relents de sandbox – les compétences du personnage sont à notre bon vouloir, ses défauts aussi.

 

  

Création de personnage on ne peut plus bancale, mais suffisante.

 

Les points de compétence étant limités vous devez faire un choix, mais si vous désirez un peu plus de points alors il faudra accepter d'être insomniaque, peu résistant (vous avez le choix du domaine), myope ou encore colérique. À côté de cela, les compétences sont diverses : Force, Corps à corps, Combat à distance, Mécanique, Oeil d'Aigle, Hacking, Athlétisme, Métabolisme, Résistance (aux maladies, à la douleur et à toutes ces choses si agréables), Furtivité, Botanique, Piégeage, Crochetage, Pistage, Médecine, Électricité. Sachant que généralement, vous aurez entre quatre et huit compétences et qu'elles vous forceront à jouer de manière un peu différente. Bien sûr, ne pas prendre la compétence de combat à distance ne vous interdira pas d'utiliser un arc ou un bon vieux colt, seulement, vous ne pourrez pas fabriquer une bonne arme à distance et vous serez moins efficace avec ces dernières.

Philip ne peut rester dans ces ruines. Bien qu'effrayé, il décide de passer par une fenêtre brisée pour rejoindre le monde extérieur. Un vaste monde post-apocalyptique – sans zombie au passage, mais avec des sortes d'aliens, des loups-garous et autres créatures mutantes qui ne vous veulent que du bien. Un monde généré de manière procédurale comme le veut la tradition du roguelike, néanmoins certains lieux importants ne changeront pas de place (les refuges des différentes factions, la clinique de départ, la ville de Détroit, etc.). De toute manière, si la génération procédurale sert à ne jamais savoir où l'on se dirige – grâce au sympathique brouillard de guerre qui s'adaptera à la météo et au cycle jour/nuit – cela ne gêne pas l'expérience de jeu, sans pour autant la rafraîchir vraiment. Mais hâtons-nous, Philip a les mains vides et est vêtu d'une blouse d'hôpital qui ne le protégera pas contre le climat ou les morsures, espérons donc que son étrange collier de bronze soit un porte-bonheur.

Il va falloir trouver rapidement de quoi vous couvrir, mais aussi espérer tomber sur un briquet – ou à défaut une loupe, une lunette de fusil ou toute autre chose qui vous permettra de créer des étincelles. Le feu est un élément essentiel de la survie : de la stérilisation de l'eau à celle de la nourriture, de la chaleur qu'il procure aux brûlures qu'il vous infligera – Philip étant quelque peu gauche. Évidemment, cela ne suffit pas. Il vous faudra trouver des vêtements chauds, un sac de couchage pour éviter les hypothermies mortelles et ô combien courantes en début de partie. En outre, une arme – ou un semblant d'arme plus exactement – serait appréciable, ainsi que des sacs, cartons ou autres contenants forts utiles pour transporter du loot. La permadeath étant de rigueur (avec un unique slot de sauvegarde automatique), mourir signifiera la perte de toute chose. Il faudra tout recommencer encore et encore, mais vous apprendrez toujours de vos erreurs – sauf quand votre partie sera condamnée par de la malchance dès les premières minutes.

 

  

Voici à quoi ressemble le monde qui vous entoure, n'est-ce pas laid ?

 

Avant de partir faire de la récup' et ainsi justifier le nom du jeu – scavenger voulant dire littéralement charognard ou éboueur –, il va falloir comprendre cette interface qui peut sembler lourde au premier regard. Vous êtes sur une map hexagonale, tout le jeu se déroulant au tour par tour. Les barres allant du vert au rouge sur votre gauche sont vos barres d'états (dans l'ordre : faim, soif, fatigue, encombrement, température corporelle, température ambiante, santé). Ces barres il va falloir y faire attention, ce sont vos principaux modificateurs qui influenceront aussi bien vos points d'action que votre survie. En parlant de points d'action, c'est à cela que correspond le petit compteur au dessus des barres d'états, les actions effectuables sont à votre droite. Chaque action – ou presque – vous coûtera un point d'action, parfois moins en ce qui concerne le craft et plus pour les déplacements dans de mauvaises conditions environnementales. Vous pouvez donc vous déplacer, camper, crafter, dormir ou vous reposer, vous cacher, espionner, effacer vos traces et bien sûr faire de la récup'. À coté de cela, vous avez diverses icônes et notamment celle d'inventaire.

Ce dernier sera un gouffre à temps, il faudra l'organiser au mieux et faire des choix pertinents : comment organiser votre camp ? D'ailleurs, serez-vous sédentaire ou nomade ? Que mettre dans votre véhicule avant de partir en expédition ? N'imaginez pas une belle Lamborghini, ici les véhicules ne sont pas là pour vous transporter vous, mais pour vous permettre de déplacer encore plus de stuff. Ainsi, l'un des plus recherchés est le caddie – après tout c'est cool un caddie, on met tout dans des sacs plastiques et puis ça a des roues, donc à moins de mettre un cadavre dedans on n'est pas encombré, contrairement à ce foutu traîneau... Enfin c'est mieux que rien un traîneau...  Vous voyez Neo Scavenger c'est tellement bien qu'en plus vous faites du Tetris ! Enfin, ces phases de tri et d'organisation sont non seulement nécessaires à tout survival, mais sont aussi plaisantes.

Revenons donc à nos moutons, l'inventaire n'a pas une valeur fixe, cela dépendra de votre stuff. De base, vous avez un emplacement pour un sac à dos et vos deux  mains, qui elles aussi pourront contenir des sacs, armes ou autres items ; vous avez aussi des poches dans certains vêtements, que vous bénirez pour cela. De toute manière, quand vous êtes désespéré – ce que vous serez – une bouteille ou un sac de chips à la main peuvent servir de conteneur. Par contre, faites toujours attention à la durabilité de vos objets : un sac qui vous lâche quand vous n'en avez pas de secours provoquera un abandon de stuff forcé – que vous ne retrouverez pas plus tard, n'imaginez pas être le seul pilleur – et donc un déchirement interne.

 

  

En cas d'apocalypse rendez-vous au supermarché le plus proche et volez un caddie, c'est très utile.

 

De nos jours, on survit à tout sauf à la mort.

 

Bon, maintenant que l'interface est acquise – pas besoin de vous dire que la case en bas avec du texte c'est les logs, si ? – il est temps de commencer à bouger. Philip se ruera donc vers les premières ruines visibles – correction : Philip se traînera. Avec un peu de chance, ces ruines contiendront de quoi bien débuter mais, l'ange gardien de Philip ayant tendance à s'éclipser, vous ne trouverez peut être rien. Et tant que vous n'aurez pas de godasses vous continuerez à vous traîner lentement. Vous ne pouvez pas faire de la récup' partout, seulement sur les lieux indiqués par une petite loupe, les caisses signifiant du loot sur la zone. Le système de scavenge est assez simple : un menu textuel s'ouvre avec les différents lieux de la zone et trois barres (loot, sécurité, furtivité). Ces trois paramètres sont influençables selon vos compétences et vos objets (le tout s'adaptant évidemment au lieu). Vous l'aurez compris, plus vous serez équipé, mieux vous dropperez. Eh oui, cruel est le début de partie !

Nous allons imaginer que Philip a survécu à sa première nuit, où tout est sombre et où tout déplacement est donc proscrit tant que l'on n'est pas équipé de lunettes nocturnes fonctionnelles – ou au moins d'une bonne vielle torche. Avec un peu de chance Philip se croit prêt à tout, muni de fringues chaudes, d'un sac et d'une arme. La matinée est brumeuse et vous ne voyez pas à trois mètres, qu'importe vous avancez et là... Malheur ! Un étranger arrive. Il va de soi qu'il ne fait pas partie d'une faction pacifiste. Il est temps de se battre, Philip est tremblant et vous mourrez peut-être.

Le système de combat n'est pas traditionnel. Au tour par tour, avec un menu textuel et des informations primordiales que l'on balaie d'un geste de main au début. Un système qui paraîtra obscur et peu tactique. Pourtant à force de pratique, il se révélera logique et bien plus stratégique que l'on ne pourrait le croire. En effet, si vous agissez via des icônes pour choisir votre prochaine action sans connaître celle de l'adversaire, il faudra deviner via les statuts et les logs retranscrivant les dernières actions. Ainsi vous saurez si votre ennemi est en pleine forme ou à terre, saigné à blanc ou plein d'énergie, aveugle ou encombré, etc... Et vous devrez agir en prenant en compte tous ces paramètres ainsi que de la distance qui vous sépare et de la météo.

 

  

Voici les combats, est-ce plus clair ? Non ? Ne vous inquiétez pas, c'est normal.

 

Globalement, vous avancerez, vous reculerez, frapperez, attendrez, tenterez de parer ou d'esquiver, insulterez l'adversaire ou proposerez un cessez-le-feu. Décrit ainsi, cela ne ressemble pas à grand chose mais il est réellement complet. Philip a donc survécu à cet affrontement, mais il est mal en point. Il va donc falloir essayer tant bien que mal de soigner ses blessures. Pour cela, de l'eau – que l'on a fait bouillir d'abord pour la stériliser si possible – servira à nettoyer les plaies et des chiffons pourront être utilisés comme bandages de fortune. La technologie aidant, si vous en avez les moyens vous pourrez vous procurer des robots ou d'autres outils médicaux de pointe pour vous aider, mais il vaut mieux les garder pour les cas urgents. Pour le moment, Philip se contentera de chiffons sales et de repos.

Quoi de mieux pour se reposer et se réchauffer les miches que de faire un bon feu, de capturer et d'éventrer un pauvre écureuil puis de faire chauffer la viande avec patience ?  Pour cela, il va falloir utiliser votre environnement et comprendre le système de craft qui, autant le dire, sera lui aussi obscur à tout nouveau venu. Pour autant, je n'ai pas vraiment d'explication à vous donner. Vous avez un onglet avec quelques recettes préconçues pour bien commencer – que vous ne pourrez très probablement pas utiliser, n'ayant ni les skills ni les items requis – et après cela sera au bonheur la chance, parfois vous dénicherez des petits papiers sur lesquels vous trouverez des recettes, à vous de les noter dans un coin, de les apprendre par cœur ou de les garder sur vous. Il n'est pas nécessaire d'avoir ces recettes pour crafter un item, rien ne vous empêche d'expérimenter et d'avoir des bonnes surprises. À vous d'apprendre à maîtriser le jeu et ses systèmes, ainsi que de faire bon usage de l'environnement et de vos compétences.

Nous en avons quasiment fini et pourtant, Philip n'en est pas au bout de ses peines. L'univers de Neo Scavenger n'est pas le plus sympathique qui soit – comme vous pouvez le deviner – outre la survie qui vous posera quelques problèmes et qui sera loin d'être toujours assurée, ce sont surtout les divers ennemis humanoïdes ou non et les events aléatoires ou prévus par le scénario qui viendront vous faire porter un genou à terre. Il faut savoir que lorsque l'interface de combat se lance, vous ne pouvez savoir à quelle faction votre ennemi appartient. Pour cela, il faudra accepter de perdre deux tours et d'être vulnérable pour tenter d'engager une conversation. Avec un peu de chance, l'ennemi sera pacifiste ou s'enfuira. Dans le premier cas une conversation s'engagera – via un menu textuel – et vous pourrez en apprendre plus sur l'univers qui vous entoure. Mais, si votre adversaire appartient à une faction cannibale ou à des adeptes d'une religion un peu barrée, il ne tiendra qu'à vous de tenter de vous enfuir ou d'essayer de réduire en charpie sa boîte crânienne.

 

  

Ces phases textuelles vous forceront à faire des choix, fuir sans se poser de question en est un.

 

Le cannibalisme ou la source assurée de nourriture.

 

Je ne vous parlerai pas ici du scénario, ce dernier est bien glauque et plus intéressant que l'on aurait pu le croire de prime abord. Ce n'est pas juste un scénario prétexte et cela est une très bonne chose. Vous aurez quelques choix et quêtes secondaires à faire et cela vous mènera à l'exploration de la zone de jeu, mais aussi à connaître votre passé – pauvre amnésique que vous êtes. Et comme ce scénario n'est pas une obligation dans ce monde bien rempli, vous pourrez l'ignorer pendant longtemps. J'ai personnellement mis plus de vingt heures à m'y intéresser par curiosité puis, pour cause de différent d'objectif, je l'ai à nouveau laissé de coté. Côté durée de vie, comme tout bon roguelike, elle n'a de limite que votre lassitude

Je tiens à insister sur le fait que Neo Scavenger, malgré ses graphismes pixélisés et dégueulasses, est un jeu qui offre une immersion de qualité. Cela on le doit à l'univers profond et bien construit, à la richesse du bestiaire, aux dialogues et aux events aléatoires qui vous mettront toujours dans des situations délicates moralement parlant – mais qui vous rappelleront que l'honnêteté est une qualité rare. Neo Scavenger continent aussi beaucoup de subtilités de gameplay, le cannibalisme en est une. Ce dernier vous apportera des avantages – la viande humaine étant une ressource plus que courante et succulente – mais votre état mental ne s'en portera peut être pas mieux et puis, peu d'humains aiment les cannibales. Il y a aussi des lieux de commerce nous permettant d'échanger les produits de consommation devenus inutiles – comme les smartphones, ordinateurs et autres joies sur lesquelles nous passons des heures tous les jours – contre un peu de nourriture, de l'équipement ou tout simplement de bons vieux billets verts. L'univers a su s'ancrer dans un réel pour renforcer notre immersion.

Avant de passer à la conclusion, il me semble important de parler des quelques points qui peuvent fâcher. Le premier est que le jeu est effectivement très moche – mais je l'ai déjà dit non ? –, aussi vos pauvres pupilles pourraient en sortir avec quelques séquelles et selon la taille de votre écran, l'affichage pourra poser quelques problèmes. L'interface pose aussi quelques problèmes : par exemple, pour utiliser un sac de couchage il faut le poser dans le camp pour dormir et penser à le récupérer, or il n'existe pas de moyen d'afficher en même temps son inventaire et celui du camp ou du véhicule. Nous sommes donc obligé de glisser chaque item un par un ou passer par le sol de la zone. En revanche, comme Neo Scavenger est codé sous flash, c’est propre. Peu de bugs sont à signaler et il tournera sur n'importe quelle config – à moins d’essayer un MS-DOS. Si tous ces détails vous font peur mais que le jeu vous intrigue tout de même, sachez qu'une démo est à disposition.

 

  

Voilà, Philip est couvert. Pour autant, il peut très bien mourir dans deux minutes.

 

Pour finir, je tiens à vous prévenir. Neo Scavenger n'est pas seulement un jeu difficile, il est parfois un réel bâtard. On ne le dit pas assez souvent dans le milieu du cRPG, mais l'important n'est pas d'aller à Thouars, c'est d'en revenir. L'aléatoire est un paramètre essentiel et un bon roguelike tient – en partie – à un aléatoire bien dosé. Eh bien, parfois le jeu est très loin de cet équilibre essentiel et vous offre des morts plus que cruelles – comme vous faire attaquer par quatre Dogmans d'affilée pendant la même nuit, alors que vous luttiez déjà contre la maladie. Même si ces situations ne sont pas communes, elles arrivent.

 

Version presse fournie par le développeur.

Je l'avoue, j'avais peur en me lançant dans Neo Scavenger : un jeu de survie ? Encore un et c'est laid qui plus est... Comment y croire quand des plagiats de plagiats s'accumulent en tête des ventes Steam, avant de sombrer dans l'oubli et de se perdre dans des early access plus que longuets ? Eh bien, j'ai eu tort. Neo Scavenger est un jeu de niche, un roguelike survival qui propose un gameplay finalement classique mais riche et qui sait piocher des idées à travers divers genres pour proposer un jeu unique. Un jeu de survie hardcore qui ne vous prendra pas par la main.

Neo Scavenger n'est peut-être pas un jeu pour vous, mais si vous savez apprécier ses qualités alors vous pourrez y perdre des heures et des heures – la rejouabilité étant théoriquement infinie. Vous pourrez parfois rager devant un aléatoire trop cruel et vous dire que jouer au Tetris avec l'inventaire, ça finit quand même par être un peu chiant. Mais l'essentiel est là, le jeu est bon, plaisant et immersif. Il ne vous prend jamais par la main et vous force à réfléchir. Le tout en proposant des systèmes au premier regard très limités, mais qui révèlent avec le temps toute leur profondeur. Neo Scavenger est un très bon jeu ; si vous aimez roguelike et survival, ne pas l'acheter serait faire honte à votre bon goût. Sur ce, j'y retourne, mon Xème Philip n'est pas encore mort.

LES PLUS
  • Scénario
  • Système de craft
  • Gameplay riche
  • Combats plus tactiques qu'il n'y paraît
  • Extrêmement immersif
LES MOINS
  • Graphismes
  • Ergonomie discutable
  • Aléatoire parfois un peu trop cruel
  • English only

8/10

Commentaires (11)

#2

mophentos
Paladin

merci pour ce test.

le jeu semble intéressant.

mais je laisse passer mon tour, difficulté + anglais = pas pour moi ^^
#3

Shaam
Grand chevalier

J'crois que chuis trop jeune pour ces conneries, c'est beaucoup trop moche, c'est bête y'a l'air d'avoir une ambiance de fou...
#4

StephaneF
Villageois

Je ne le trouve pas moche du tout, au contraire (mais j'ai des goûts un peu particulier il est vrai) et j'y ai un peu joué, c'est à la fois très sympa et désespérant. Le système de combat est effectivement incroyablement bien pensé et devrait théoriquement influencer tout le monde des RPG et autres jeux en tour par tour incluant du combat, parce que parler à son adversaire ou lui balancer des éléments du décor à la tronche, ou gérer le fait que les protagonistes peuvent être debouts, rampants, allongés, aveuglés, etc ... ça devrait être le minimum vital en 2015 en fait :)
#5

Lohengrin
Garde royal

J'ai lu le test, merci c'est certain qu'il doit y avoir un réel intérêt, qu'il semble plus qu'intéressant que DA:I. Mais non, je n'arrive pas à me faire à ce genre là graphisme compris ... -Et sa date depuis les années 90, à l'époque ils avaient pour eux que la technologie ne suivait pas.
Heureusement il y a eut Windows III.1 après le Dos et les cartes 2/3D ... Si j'ai fais évoluer mes bécanes au niveau des graphismes tout en étant heureux que des concepteurs évoluent en même temps c'est normal, c'est l'évolution progrès aidant, mais là non!
Je l'avoue, je ne pourrais jamais faire de l'immersion dans ce genre de jeux c'est trop intello pour moi, ne me restent que les triples A, à ma grande honte.

Mais merci pour le test, très fouillé didactique au possible, il y a certainement beaucoup d'amateur du genre.
#6

DAlth
Garde royal

Un jeu de niche...quand j'entends ça, moi, je marque l'arrêt puis je fais le beau puis je jappe frénétiquement.

Bel article IO et même si je ne suis pas naturellement attiré pr les Rpg survival, il a toutes les caractéristiques pour me plaire, surtout le côté hardcore.

Ce serait intéressant d'ailleurs de faire un débat là-dessus : Un bon Rpg doit-il être hardcore ou non ?
#7

Chinaski
Grand chevalier

Mais non, je n'arrive pas à me faire à ce genre là graphisme

Moi non plus... Des hexagones sans aucun aspect visuel artistiquement travaillé, ça me rebute complétement.
J'ai besoin d'éléments graphiques un minimum chatoyants pour m'immerger dans un jeu.
C'est pour ça que je ne serai jamais un Rogue en ASCII...
Je ne suis pas trop difficile cela dit, en ce moment je joue à ça...

...mais les plateaux de wargames et les sous-menus en pagailles, ça me laisse complétement froid, je ne sais pas pourquoi...

Dommage pour moi, le jeu a l'air vraiment bien.

Message édité pour la dernière fois le : 06/02/2015 à 17:50

#8

mOshman
Villageois

Bah moi il me branche bien ce jeu
Ne serait ce que pour son aspect old school, qui "change" de ce que l'on peut voir d'habitude :)
#9

prypiat
Paladin

Pour le coup je le trouve aussi très laid. Ceci dit l'ambiance est très efficace (bien que je me demande sur quoi elle repose)... et le "trip RP" vient très facilement^^

Comme dans un certain FTL, tiens, où l'on se prenait vite pour le capitaine Kirk.

Après outre les mécanismes de craft assez classiques, j'ai beaucoup aimé le système de compétences (que l'on peut utiliser à l'envie), et surtout les combats, très lents, très longs, très difficiles, très complexes, mais auxquels je trouve un étonnant dynamisme...
Les descriptions de chaque coup sont vraiment fun, et la variété des possibilités les rend uniques. Tout ça donne lieu à des combats d'anthologie. Vraiment.

Manque plus qu'une VF. Allzy, on s'y met ?

Message édité pour la dernière fois le : 06/02/2015 à 21:26

#10

kworld
Guerrier

Je l'avais testé juste après l'avoir récupéré dans un bundle mais comme il était seulement en bêta j'ai pas poussé trop loin je préférais attendre une version finale, et depuis je n'y ai pas touché ( j'ai juste activé ma clef steam quand il y est sorti), mais ce test me donne bien envie de m'y replonger !

Message édité pour la dernière fois le : 06/02/2015 à 22:05

#11

Helyemin
Villageois

Je l'avais mis dans mes souhaits sur steam. Merci pour ce test :)

Message édité pour la dernière fois le : 07/02/2015 à 11:03

#12

thogrinn
Citoyen

Achetez. Franchement, on passe vite fait sur l'aspect graphisme, tant l'ambiance est excellente ! Par contre, c'est du hard core ; pas fait pour les rageurs. Un craft de ouf, et, pour une fois on à un bouzin assez réaliste. Perso, j'le range dans la catégorie Darkest Dungeon, c'est pas pour les tafioles !!!!!!





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