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Dark Souls 2 : Crown of the Ivory King

par Montaron 07 Oct 2014 10:00 2

Quand je regarde les trois DLC de Dark Souls 2, je repense à un rencard que j’ai eu avec ma petite amie. Au début c’était sympa, on a ensuite bu un verre dans un bar assez bof mais au final on s’est doucement embrassés sur le quai de gare comme les deux tourtereaux que nous étions. Si j’avoue ne pas avoir embrassé délicatement le Roi d’Ivoire, ce DLC constitue une très jolie sortie de scène pour la trilogie des Lost Crowns.

 

Histoire de contextualiser, comme je l’ai fait auparavant, ce DLC a été fait avec le même personnage que Crown of the Old Iron King. Á savoir un personnage léger spécialisé en dextérité utilisant selon l’humeur flamberge ou rapière. Pas de magie ou d’archer, il est donc possible que votre expérience soit différente si vous utilisez ce genre de build.

 

 

Une intro qui a de la gueule !

 

Ma parole est poudreuse

 

Exit les volcans et les cavernes, vous voilà parti pour la glaciale Eulem Loyce. Car s’il y a bien un élément qu’on retrouve partout dans ce DLC, c’est la neige. Les paysages enneigés et bâtiments gelés seront votre pain quotidien pour la dizaine d’heure de jeu. Et mine de rien, et sans mauvais jeu de mots, c’est plutôt rafraîchissant par rapport à ce que l’on a pu voir ailleurs. La direction artistique se montre toujours aussi réussie, le blizzard ambiant permettant de masquer les lacunes techniques, un défaut qui tendait à briser l’immersion sur Old Iron King. Une bonne idée qui, de plus, rajoute une ambiance assez éthérée à l’ensemble, lorsque vous arpentez les larges allées vides et que la mystérieuse Alsanna vous ordonne de rebrousser chemin. Il faut le souligner, une des choses qui marque dans ce DLC, c’est la mise en scène. Que les puristes se rassurent, il n’y aucune avalanche de cut-scenes ou de quelconque QTE. Fidèle à elle-même, la série crée sa mise en scène par le gameplay. Et pour le coup, From Software s’est appliqué. Que ce soit les longues allées vides qui mènent à la cathédrale ou le chemin pour aller affronter le dernier boss qui suinte l’épique par tous les boutons de la manette sans même avoir besoin d’une musique forte. Les passages sont nombreux, mais je vais vous laisser de bonnes surprises.

 

Dans les bonnes surprises, les boss sont de la partie. Moi qui râlais depuis le début, là j’en ai eu pour mon argent. Tout d’abord parce qu’on a enfin des boss magiciens, là où à part de la sorcellerie ou des sorts de foudre, quelque chose qui manquait cruellement dans le jeu de base (seulement 2 sur la grosse pelote que l’on rencontrait). Ensuite parce que, autant par leur design que leur déroulement, ils sont particulièrement réussis. On trouve du monstre, qui à nouveau manquait dans le jeu de base, et de l’humanoïde qui n’est pas juste un combattant un peu plus grand. Et comme déjà mentionné précédemment, la mise en scène avant et pendant l’affrontement est un régal.

 

 

Du boss qui envoie

 

Toujours dans le domaine des combats, il faut signaler le petit bémol du bestiaire. Si son design et les patterns des différents adversaires n’ont rien de critiquable en soi (les golems de glaces sont très bien pensés notamment), il souffre d’un manque de variété. Le DLC propose moins d’une dizaine (et on est plus proche de cinq que de dix) de nouveaux adversaires. Lesquels ayant plusieurs armes en commun, autant le dire, le loot est un peu maigre. Peu de nouveaux sets sont de la partie. Mais si vous n’êtes pas un collectionneur acharné, cela tient plus du détail qu’autre chose. Pour en revenir au bestiaire, un détail qui m’avait fait tiquer sur Crown of the Old Iron King est ici de retour : je n’avais vérifié qu’après mais le fantôme rouge avec un nom en français n’était en fait pas un joueur que j’avais affronté. En effet, les fantômes rouges gérés par le jeu ont vu leur IA copieusement améliorée, à tel point que j’en étais venu à croire qu’il aurait pu s’agir de vrais joueurs. Jusqu’à ce que je joue hors ligne pour avoir le droit de tester en paix et que ces messieurs me tombent dessus quand même. J’ignore comment ils ont codés ça mais je leur tire mon chapeau.

 

Regarde comme il fait beau

 

Une autre grande force de ce DLC est son exploration. Si l’on reste dans quelque chose de relativement linéaire, From a repris l’idée déjà aperçue dans Old Iron King : l’évolution de la zone. En effet, à votre arrivée tout est gelé, le blizzard bloque la vue à dix mètres et des congères bloquent des accès et mécanismes. Puis, au fil de votre avancée, les choses vont se débloquer. Ce qui provoque des changements, autant dans les décors que dans les ennemis, que ce soit leur position ou leur comportement. Une excellente idée vu que vous serez appelé à retraverser certains environnements que vous redécouvrirez en conséquence. Une façon astucieuse de ne pas vous laisser vous reposer sur vos acquis.

 

  

Le DLC alterne les extérieurs glacés et les intérieurs chauds. Effet garanti

 

Autre bonne chose : là où ça manquait de papote dans les précédents DLC, on peut enfin taper la discute avec un PNJ. Ce qui contribue encore à l’ambiance, notamment par la mise en scène déjà évoquée qui gère très bien les chaud-froid des environnements par lesquels vous passez. Par contre, et c’est fort dommage, comparé aux autres DLC l’apport au background de la série est plus maigre que ce qu’on avait eu auparavant. Une confirmation sur la théorie des fragments et des cycles. Le seul élément nouveau qu’on peut se mettre sous la dent, c’est le petit dialogue débloqué une fois les quatre couronnes rassemblées, qui semble sous-entendre la conclusion de l’univers des Souls. Mais c’est là pure supposition d’amateur de lore donc…

En parlant de fin, il faut souligner la récompense cachée que je ne révélerai pas. Destinée aux dingues et aux maniaques, elle est réservée à ceux qui se sont usé le dos à retourner tous les cailloux et vous fera gonfler l’égo avec un objet plutôt grobill. Pour une fois qu’on peut jouer avec des trucs abusés dans un Souls…

 

 

Et encore des visuels pour la route parce que c'est vraiment super réussi

 

Crown of the Ivory King finit la trilogie Lost Crowns en beauté. À la fois parce qu’il est parfaitement maîtrisé, très bien rythmé et superbe artistiquement que parce qu’il a appris des erreurs de ses aînés. À ce titre, on a un excellent exemple de ce que les DLC peuvent être quand ils sont bien faits. Preuve qu’on peut en avoir pour son argent sans saigner du portefeuille.

LES PLUS
  • Très bien rythmé
  • Beaucoup de bonnes idées
  • Direction artistique très réussie
  • Dépaysant
LES MOINS
  • Avare en nouveau loot
  • Avare en background
  • On en aurait voulu plus

8/10

Commentaires (2)

#2

Falloutnwo84
Villageois

De très bons boss,des poneys,un level-design labyrinthique de folie,
et des lapins sauce-piquantes, ..ce dlc est digne des 2 précédents.
Il manque juste un vrai lien scénaristique avec le jeu d'origine.

Ah,si Skyrim (100% "Top bug-rpg-fedex") possédait le gameplay de
Dark Souls, il serait le meilleur rpg de tous les temps ,une tuerie
video game fatale.

Message édité pour la dernière fois le : 07/10/2014 à 20:33

#3

Nayto
Garde

Il n'est pas plus avare en loot et en lore que les deux précédents, quand on sait où chercher.




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