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Fire Emblem : Awakening

par Iosword 06 Juin 2014 10:30 11

Fire Emblem, un nom qui fera sourire n’importe quel fan de Tactical-RPG. Et pour sûr, cette série de Intelligent Systems est celle qui a fait naître le genre en 1990 ou, tout du moins, est considérée comme son premier représentant. Mais, si beaucoup de séries se flétrissent et périssent dans le silence, ce n’est pas dans les plans de Intelligents Systems et de Nintendo, qui vont en avril 2012 sortir un réel nouvel opus et non un remake. Fire Emblem : Awakening mettra un an, jour pour jour, à quitter l'archipel nippon pour arriver en Europe, et un an de plus à me convaincre d’acheter une 3DS pour ses beaux yeux.
Et, disons-le tout de suite : je ne le regrette pas. Néanmoins, ce Fire Emblem est-il aussi fabuleux que le veut la rumeur ? Cela est une autre question !

 

Et si on faisait un retour en arrière pour commencer ? Historiquement, le tactical-RPG, un genre qui ne s’exprime qu’au Japon, est né de mécaniques occidentales comme Ultima III, Phantasie, ou encore bien d'autres. Mais passons, Fire Emblem est un monument du T-RPG, pourtant, en Europe, c’est un genre qui a bien du mal et peine à s’exporter. Ainsi, alors que la série est née sur NES en 1990, le premier opus en Europe sera le sobrement nommé Fire Emblem sur Game Boy Advance en 2004.  Après, un second opus sur GBA, un opus sur Gamecube et un sur Wii, la série semblait avoir un avenir radieux en occident. Et là vient Shadow Dragon, remake de l’illustre premier opus sur DS : bien que le jeu soit bon, c’est un mauvais Fire Emblem aux yeux des fans et les ventes sont décevantes. De ce fait, l’opus suivant sur DS, qui est aussi sa suite, ne sort pas de l’archipel nippon, alors qu’il est excellent. Du coup, si vous aimez la série, trouvez un moyen d’y jouer car, qui plus est, un patch anglais existe. Donc vous n’avez pas d’excuses !
Bref, l’avenir de Fire Emblem semblait compromis et on s’inquiétait de voir la licence quitter l’occident pour ne jamais y revenir, jusqu'à l'arrivée de ce nouvel opus. J'ai d'ailleurs une petite pensée pour Shining Force, un illustre T-RPG qui n’a pas remis les pieds en Europe depuis 2004.

 

Pas de bras, pas de chocolat. Pas de pied, pas de … Attends … Quoi ?

 
Tout d’abord, vu que je ne l’ai pas précisé dans les deux paragraphes de louanges précédents, qu’est-ce qu’un Tactical-RPG ? Eh bien, c’est un jeu de rôle tactique au tour par tour, s’inspirant forcément des J-RPG et d’un système de combats à la base occidentale (et oui, j’en remets une couche !). On dirige donc des unités sur diverses maps quadrillées en remplissant des objectifs, qui visent très souvent à exterminer tout le monde, en essayant d’opter pour une bonne stratégie. Dans un Tactical-RPG, les éléments RPG sont, un peu comme dans nos jeux de rôles stratégiques (type Heroes of Might & Magic ou Age of Wonders), souvent légers, mais ce n’est pas grave. Sachez que ce relativement nouveau Fire Emblem est un des T-RPG qui mérite le mieux son suffixe.

 

  

Les cinématiques sont vraiment bien réalisées !

 

On commence donc par la partie la moins intéressante, c'est-à-dire l’aspect graphique du soft. Les rares cinématiques du jeu sont composées telles des animes et cela rend très bien, c’est dynamique et beau. Les maps du jeu sont bien évidemment en vue isométrique avec des sprites en 2D, dans la continuité des Fire Emblem sur console portable. Niveau décors, c’est détaillé et, même si je ne l’ai que peu utilisée, la 3D stéréoscopique de la console est bien utilisée et donne une vraie profondeur aux cartes.

Pour les combats et les scènes autres, c’est de la modélisation 3D assez classique et plutôt fine. D’ailleurs, on peut noter, même si cela est totalement inutile, la possibilité de changer d’angle de vue et de zoomer pendant les combats. Le character design est quant à lui très réussi, malgré quelques choix étranges, comme l'aspect des armures lourdes des chevaliers et des généraux. La bande son est de très bonne facture, mélodieuse et adaptée aux situations. En ce qui concerne les doublages, ils sont de bonne qualité et on a le choix entre l’anglais et le japonais. La réalisation fait donc un presque sans faute. Presque, car il y a un détail très étrange : les personnages, quand ils sont en 3D, n’ont pas de pieds. Pourquoi ? Je n’en sais rien mais c’est très troublant, même si j'ai vite fini par ignorer la chose.  

Pour l’interface et la maniabilité, ceux qui connaissent la série ne seront pas dépaysés. Pour la jouabilité : il suffit d’utiliser le stick directionnel et les boutons, même si les unités peuvent être déplacées via l’écran tactile. Au niveau de l’interface, on retrouve les menus indiquant ce qui va se passer pendant le combat, c'est-à-dire les dégâts faits selon l’arme, la précision, le taux de critique, même si bien sûr l’aléatoire peut modifier toutes ces valeurs. On retrouve aussi les détails sur les objets dans l’inventaire, les statistiques du personnage et tout le reste. La série ayant plus de vingt ans, la formule ne change pas vraiment et c'est tant mieux, car l’ergonomie est parfaite.

 

  

Le Charac' design est majoritairement sympathique.

 

Dans un RPG, il faut incarner un personnage, non ?

 

Bon, c’est bien joli les graphismes et l’interface, mais concrètement qu’est-ce qu'il se passe dans cet opus ? Tout d’abord, vous devez créer un avatar que vous allez incarner. A vous donc de le personnaliser : vous avez le choix du nom, du sexe, de l’âge, du visage et de la coupe de cheveux. Rien d’extraordinaire me direz-vous, mais c’est appréciable. Au niveau de la classe, si le système est assez permissif pour votre avatar vous n’avez pas le choix : vous serez Stratège et vous évoluerez en Grand Stratège, un point c'est tout. Une classe assez polyvalente, capable de manier la magie et l’épée. Le fait d’incarner un personnage précis n’est pas nouveau dans la série, on le trouvait déjà dans Fire Emblem, l’opus sur GBA, mais on n'avait pas la possibilité de combattre.

A vrai dire, ce système est tout simplement celui du deuxième opus sur DS, jamais sorti chez nous. Et c’est une bonne chose car on se sent plus impliqué dans l’histoire. Le scénario reste léger et se suffit à lui-même : vous êtes amnésique et rencontrez Chrom, prince d’Ylisse. Comme vous n’avez rien de mieux à faire et qu’apparemment vous savez vous battre et donner des ordres, vous décidez de l’aider. Et lui, il laisse un(e) inconnu(e) devenir stratège de son armée... Belle naïveté que les scénarios de jeux vidéo. Néanmoins tout est là : il y a des enjeux, des twists, c’est cohérent et cela s’embellit avec le temps. C’est donc loin d’être mauvais. Pourtant, la trame subit un problème de rythme : il y a du très bon, du mauvais et surtout il manque quelque chose. Finalement, ce qui sauve Awakening de ce sentiment, c’est sa qualité d’écriture et le charisme de ses personnages.

 

  

Vous n'avez pas grand chose à choisir pour votre avatar mais c'est toujours mieux que rien !

 

L’histoire s’étale sur 25 chapitres comportant une quinzaine de missions annexes sur lesquelles je reviendrai. Au niveau de la durée de vie, cela dépend de la difficulté. En effet, comme toute licence, Fire Emblem veut toucher un large public et la série est connue, à raison, pour sa grande difficulté. Plutôt que de tout rendre trop simple, les développeurs permettent aux joueurs de choisir leur difficulté. Il y a donc trois modes de difficulté : normal, difficile, expert. De plus, en finissant le mode expert, on débloque le mode dément. Globalement, la difficulté change les statistiques des ennemis, donc leurs précisions, leurs dégâts, les chances de critiques que vous allez subir, ainsi que leurs techniques, votre prise d’expérience, etc… A cela vient s'ajouter deux modes de jeu : le mode débutant et le mode classique.

Dans le premier, les unités perdues reviennent à condition de venir à bout de la map, dans le second c’est de la permadeath.  Un petit conseil : jouez avec cette dernière. Une des forces de Fire Emblem est d’avoir des unités uniques et limitées. Ce sont des personnages et non de simples soldats. Or sans permadeath, tout l’attachement et le stress disparaissent. Cela devient banal de perdre une unité ou d’avoir survécu à un coup presque mortel. De plus, cela donne une réelle dimension humaine et on s'acharnera à recommencer parfois une dizaine de fois une map pour ne perdre personne.

 

  

Les combats sont suffisamment dynamiques pour que l'on n'aie pas envie de les passer.

 

Donc, la difficulté changeante c’est une bonne idée. Néanmoins, il y a un point noir : le mode normal n’en est pas un. En effet, dans ce mode, le jeu est trop facile en ignorant par exemple des règles fondamentales de la série comme le triangle des armes, alors que le mode difficile pourra frustrer les néophytes à partir du second tiers de l'aventure. Surtout si vous jouez avec la permadeath et que vous ne voulez perdre personne. Il aurait donc été plus intelligent de créer un réel mode normal pour ceux qui ne connaissent pas la licence, mais qui veulent quand même un peu de challenge. Pour reprendre sur la durée de vie, cela dépendra donc de la difficulté et de la manière de jouer de chacun.

Pour ma part, j’ai commencé en mode expert et en comptant les nombreux essais et les missions annexes, j’ai dû y passer plus d'une quarantaine d'heures, le tout sans perdre d’unité (oui, je me vante !). Puis, j’ai immédiatement enchaîné avec le mode normal et si je ne compte pas le temps perdu à farmer des unités aléatoires pour monter tous les personnages au max pour le plaisir… Eh bien, j’ai du finir le jeu en moins de vingt heures, sachant que je n’ai eu besoin de recommencer que deux fois une map à cause d’un personnage mort d'un rush intensif. Mais bon, assez parlé de difficulté et parlons plutôt du système de combats et des nouveautés de cet opus.

 

Et donc, ce système de combat :

 

Avant de développer les nouvelles idées, faisons un point sur les mécaniques de la série que l'on retrouvera dans cet opus. Tout d'abord, le principe du jeu n'a pas changé : la carte est quadrillée, vous devez généralement tuer tout le monde et pouvez déployer en moyenne une dizaine de personnages que vous choisissez. Ces personnages peuvent se déplacer puis changer d'arme équipée, échanger un objet avec une autre unité. Vous pouvez attendre, attaquer ou encore utiliser un objet consommable. Tout cela en un tour et ce pour chaque unité, avant que les ennemis et les hypothétiques alliés profitent du leur.

Vos unités ont un nombre de points de vie donné (qui reste cependant réaliste) et ils font plus ou moins de dégâts selon leur armes et l'ennemi en face. On retrouve dans la licence Fire emblem deux notions phares : le triangle des armes et la trinité des magies (qui n'est pas présente dans cet opus). Le triangle des armes est un mécanisme simple et essentiel : les épées sont plus performantes contre les haches, les haches contre les lances et les lances contre les épées ; les autres armes et les magies étant neutres vis à vis de cette triangulaire. Ce rapport de force affecte la puissance et la précision des armes de l'attaquant et de sa cible et il est extrêmement important. De plus, cela implique d'avoir, si la classe le permet, plusieurs types d'armes sur soi et de bien choisir ses unités.

 

  

Vous pouvez même transformer un mage noir en chevalier, si ça ce n'est pas de la liberté !

 

L'aléatoire a aussi une place importante dans le jeu : parfois vous aurez la chance de faire un critique dévastateur, d'esquiver un coup, même si l'ennemi a une grande précision (et inversement). De plus, les niveaux gagnés donnent entre un et trois points de statistiques supplémentaires répartis aléatoirement. Vous pouvez aussi bien gagner +1 en force en un level que plus +1 dans toute les statistiques par exemple. Selon les classes, l'aléatoire est tout de même contrôlé et pour l'avatar, le personnage joueur, nous pouvons mettre un malus et un bonus pour orienter l'évolution de ses statistiques. Par la suite, le levelling est assez particulier : dès le niveau 10, vous pouvez utiliser un item pour convertir votre personnage en classe élite de niveau 1 de votre choix. Mais vous pouvez tout aussi bien monter votre personnage au niveau 20, puis passer en classe élite de niveau 1, qui elle-même pourra monter jusqu'au niveau 20. L'intérêt d'attendre est surtout de maximiser vos statistiques. Sachez que vous pouvez aussi réaffecter vos personnages dans une autre classe non élite selon vos besoins à condition d'avoir l'item requis.

Voilà, vous savez tout des rudiments très vite résumés de Fire emblem et on peut maintenant s'intéresser aux nouveautés de cet opus : les duos, cette nouveauté qui va changer la donne. Désormais, si deux unités sont côte à côte, elles s'aideront, empêcheront l'autre de recevoir un coup mortel ou attaqueront à leur tour. De plus, cela fera monter la relation de soutien entre les personnages. Plus le soutien sera fort, plus les statistiques de l'unité attaquante seront boostées et plus l'unité de soutien aura une chance d'intervenir.

En outre, vous pouvez aussi faire que ces unités côte à côte n'en fassent plus qu'une via l'option duo. Cela aura plusieurs conséquences : tout d'abord une des deux unités verra son tour perdu, mais le boost de statistiques et le soutien n'en seront que plus grands. Cela pourra aussi permettre de protéger une unité faible ou de faire un duo entre une unité lente et une unité rapide pour les déplacer plus vite sur la carte de jeu.  En clair, cette option réinvente les schémas tactiques de la licence, malgré le fait qu'une des unités perde un tour. En revanche, une fois un haut soutien atteint, on peut reprocher aux duos de déséquilibrer fortement la difficulté du jeu.

 

  

Comme vous pouvez le voir Chrom a bénéficié de l'aide d'un de ses compagnons.

 

A cela s'ajoute un menu où vous pourrez assister au dialogue entre vos deux personnages à chaque fois qu'ils passent un palier de soutien (il en existe trois : C, B, A). Certains personnages de sexes opposés peuvent même atteindre un soutien de rang S, ce qui signifie qu'ils vont devenir mari et femme et qu'ils pourront peut-être avoir une progéniture via le système d'héritage sur lequel je reviendrai ci-dessous.

Au niveau de la carte des combats, il y a une autre nouveauté : les cases événements. Elles sont au nombre de deux par map et offrent quelque chose d'aléatoire quand une de vos unités arrive dessus. Cela peut être un objet ou de l'expérience, voire même une augmentation du soutien entre deux unités. Pour finir, sur ce point, vos personnages possèdent des techniques selon votre classe et d'autres critères. Cinq techniques au plus peuvent être équipées, vous devrez donc les sélectionner, pour peu que vous arriviez déjà à en avoir cinq. Qu'est-ce que c'est concrètement ? Des bonus de statistiques, des choses qui vous permettent de riposter en premier quand on vous attaque, ad nauseam... Bref, c'est un point très intéressant et fondamental dans les difficultés élevées.

 

Suffit-il de prendre les meilleurs ingrédients pour faire un bon plat ?

 

Une fois le combat fini, sur Fire Emblem vous arrivez sur la map générale, et là, comme dans certains opus précédents (Fire Emblem Gaiden et Fire Emblem The Sacred Stones) vous pouvez vous promener où bon vous semble dans les lieux débloqués. Cela ne signifie pas pour autant que vous allez pouvoir refaire les missions précédentes, mais qu'à chaque lieu de mission vous trouverez un marchand. Il vous vendra divers items, comme des potions, des armes ou encore certains objets consommables qui boosteront définitivement ou non vos statistiques. Et ces marchands vous en aurez besoin car chaque arme, bâton ou livre magique a un nombre d'utilisations limité avant de se briser. Il faut toujours faire attention aux équipements de vos personnages. Les unités peuvent avoir cinq objets dans leur inventaire quelle que soit la nature de l'objet. Avant chaque bataille, vous avez aussi accès à votre convoi où vous pouvez stocker un nombre illimité d'objets. Pour revenir aux marchands, ceux-ci peuvent aussi forger vos armes, c'est à dire maximiser les dommages et autres statistiques pour un prix assez effrayant, surtout quand on sait que cela ne restaure pas le nombre d'utilisations.

 

  

Voici Anna, la marchande. Oui, car toutes les marchandes sont soeurs jumelles et s'appellent Anna.

 

Puis, il y a les marchands itinérants qui apparaissent aléatoirement sur la map après qu'un certain temps se soit écoulé. Ces marchands, qui disparaissent après votre venue, vendent souvent des objets rares ou font des promotions. D'ailleurs, il n'y a pas que des marchands qui apparaissent sur la map, il y a aussi des monstres. Il existe même un objet assez coûteux pour forcer le spawn aléatoire d'ennemis qui ne serviront qu'à vous faire monter en expérience et qui s'avéreront très importants si vous jouez dans une difficulté élevée. En revanche, trop de farm tuera le challenge. Le réel avantage de ce système c'est que le farm n'étant en rien une obligation, les développeurs ne se reposant pas là-dessus pour nous offrir une durée de vie conséquente et c'est suffisamment rare pour être signalé.

Tout à l'heure, je vous ai parlé des affinités entre les personnages pour les duos, qui offrent d'ailleurs une possibilité indéniable de choix, la polygamie n'existant pas dans le monde de Fire Emblem. De plus, cela favorise l'immersion du joueur et c'est aussi dans ce but qu'a été ajoutée la caserne. La caserne c'est un lieu où aléatoirement des événements entre des personnages vont se dérouler (anniversaire, objet aléatoire, dialogue sans conséquence). La caserne sera aussi un lieu moralisateur. En effet, sur l'écran tactile, divers personnages s'adresseront à vous pour vous rappeler qu'à 17h30 (ndlr !) il est bientôt temps que vous alliez au lit.

Parlons d'un autre point important que sont les PNJ recrutables. Vous aurez maintes occasions de recruter des gens pour qu'ils se joignent à votre cause et cela que ce soit dans les missions principales ou celles annexes. Pour ce faire, il faudra leur parler avec le personnage adéquat ou remplir certaines conditions. Ainsi votre petite armée passera d'une demi-douzaine de protagonistes à plus d'une trentaine si tous restent en vie. Vous aurez aussi sur les maps de jeu des villages qu'il vous faudra sauver des bandits et qui vous offriront souvent des items précieux, ainsi que des maisons où les habitants vous prodigueront des conseils plus ou moins utiles.

 

  

Oui ! Aujourd'hui c'est mon anniversaire !

 

Bref, il est presque temps de conclure ce test, qui traîne en longueur, en parlant du système d'héritage, c'est à dire les enfants, et des missions annexes. Ce système est hérité (ah ah!) de  Fire Emblem Seisen no Keifu d'une manière assez différente néanmoins, car la seconde génération arrive alors que la première est toujours sur le champ de bataille. Ce qui peut paraître étrange mais qui est justifié par le scénario. Dans Awakening, quand un personnage masculin atteint un rang de soutien S avec certains personnages féminins précis, ils se marient et ont plein d'enfants.

Enfin, un tout du moins. Selon ce couple, l'enfant en question n'aura pas les mêmes techniques, les mêmes statistiques, ou encore les mêmes classes disponibles (même s'il débutera avec une classe déterminée) et il n'aura pas non plus la même couleur de cheveux qui dépend de celle du père (non, ce n'est pas une blague). Ces enfants qui sont au nombre (maudit) de treize, vous les recruterez via des missions annexes dès que leurs conditions de naissance seront réunies. Il faut avouer que ce système déçoit beaucoup, car il est trop simpliste et trop scripté, même si cela reste néanmoins agréable. Et les interactions entre les parents et les enfants via le menu de soutien restent très intéressantes et drôles.

 

Même les renards n’échappent pas aux loups.

 

Voilà, j'arrive enfin à la fin de ce test et pour conclure parlons un peu de la rejouablité. Entre les possibilités de réaffectation des classes, les choix d'unité possibles pour finir une map, les couples/duos et les enfants. Fire Emblem Awakening possède une rejouabilité indéniable tant que l'on ne se lasse pas du jeu. La qualité d'écriture rend les dialogues savoureux et c'est avec plaisir que l'on veut essayer toutes les affinités possibles. De plus, il est possible de rallonger la durée de vie via deux méthodes : la première, le spotpass, fonction gratuite de la 3DS, vous permettra d'affronter, voire de recruter des personnages des précédents Fire Emblem. Et des personnages, il y en a beaucoup, même si vous ne pouvez en recruter d'un petit nombre en même temps. Néanmoins, autant il est intéressant de les affronter, autant les avoir dans votre armée parait assez étrange et brise l'immersion. De plus, le spotpass vous permet aussi de recevoir des objets uniques et quelques maps annexes.

 

  

"Bonjour, je suis Anna et, contrairement à mes soeurs, je n'accepte pas les écus, seulement les points e-shop !"

 

Seconde possiblité : les DLC. Bien sûr, avec la 3DS et la Wii U Nintendo s'y est mis, et ce jeu n'échappe pas à cette nouvelle donne. Je ne me souviens plus de leur nombre exact mais en les achetant en pack, vous devrez débourser 48,91 euros pour tous les obtenir, soit le prix du jeu. Certains rajoutent des interactions entre les personnages, d'autre des maps parfois liées à des personnages phares de la série, d'autres aident au farm, etc. Rien de bien utile en somme, même si je dois avouer que pour ma part, je convertirais bien des points étoilés de la boutique Nintendo pour obtenir quelques uns de ces DLC. Bref, Fire Emblem Awakening, malgré cette politique absurde du contenu téléchargable, est un jeu a absolument posséder sur 3DS. Et le jeu est aussi jouable en coopération via le streetpass, mais pas via Internet ce qui est regrettable. D'ailleurs, l'absence de multijoueur l'est tout autant.

 

En conclusion, certains diront que les habitués de la série pourraient être troublés par les nouveautés mais je ne le crois pas, car des nouveautés : il y en a finalement très peu. En revanche, elles sont intelligentes et redonnent un nouveau souffle à la licence. Seulement, entre le scénario, l'absence de pieds et le retour du système de génération qui déçoit, Awakening accuse aussi des défauts. De même, il est regrettable de voir que Nintendo est bien décidé à user de DLC sur toutes ses licences, même si cela ne change rien à la qualité du jeu.

Je vous conseille Fire Emblem : Awakening, non pas, parce que c'est le meilleur opus de la série, mais parce que c'est le plus abouti. Cet opus a réussi l'exploit de prendre le meilleur d'une licence sans en faire une bouillie indigeste et creuse, tout en y apportant un peu sa patte. Intelligent Systems veut prouver que la licence n'est pas morte et peut s'ouvrir aux néophytes sans trahir ses fans. Et il y avait peu de chance pour que cela fonctionne : alors que dire, sinon bravo !

LES PLUS
  • Tout ce qui plait dans la série
  • L'écriture
  • La réalisation graphique
  • Les duos
  • La durée de vie
LES MOINS
  • Pas de pieds ? Quelle idée...
  • L'absence d'un réel mode normal
  • Les DLC onéreux
  • Le système de génération mal exploité

8/10

Commentaires (11)

#2

Astarock
Noble

Le plus gros probléme de ce jeu c'est qu'on ne peut pas créer un pero barbu...
#3

Emsquared
Citoyen

Le barbe encore peut passer (pour moi), mais l'absence de pieds (ou une modélisation drôlement disproportionnée) m'a sacrément troublé !
#4

Chaos17
Guerrier

Un de mes jeux favori, dommage qu'il soufre d'une grande répétitivité si on veut leveler tout les perso mais au final si on se concentre sur l'essentiel, il était vraiment cool.

J'ai acheté 1 DLC pour tester, je ne recommande pas parce que les nouveaux dialogues n'aident pas à améliorer l'amitié entre un duo. Et de toute façon, les persos bonus s'obtiennent en street pass (ex : la grand sœur de Chrom), je crois.
#5

shadowhope
Citoyen

Ma série de jeux jap favoris. La plupart des dlc sont dispensable, ceux sur sont pas trop mal me semble me rappeler.
Il était peut-être un peu trop facile, mais c toujours mieux que la difficulté monstrueuse du 5.

Modération: L'émulation est interdite par Nintendo, au même titre que le piratage, donc nous nous devons de retirer tes liens, désolé

Message édité pour la dernière fois le : 06/06/2014 à 20:35

#6

Astarock
Noble

Le barbe encore peut passer (pour moi), mais l'absence de pieds (ou une modélisation drôlement disproportionnée) m'a sacrément troublé !


Ah putain! J'avais même pas remarqué l’absence de pied!
#7

shadowhope
Citoyen

euh oui sauf que je vois pas le rapport avec de l'émulation. Le premier lien renvoyer vers une traduction écrite des textes et le deuxième site c'est pour un patch ok, mais il n'y pas de roms sur ce site (même si j'aurai du éviter de le mettre au cas ou, mais le 1er site je vois pas le problème).
Donc je voi pas trop l'incitation à l'émulation ici.
Persos moi je les ai tous acheté en import et il y en peut-être d'autre dans mon cas.
Vérifiez les liens la prochaine fois.
Merci

Message édité pour la dernière fois le : 06/06/2014 à 20:53

#8

Dragon1234
Garde

Cela dit, heureusement que l'épisode a réussi, parce que vu que la licence déclinait (en ventes), si elle faisait moins de 100 000 ventes, la série prenait fin. Et on peut remercier Nintendo pour sa superbe localisation. Comme sur Bravely Default. Ils ont peut être des problèmes avec certaines consoles (Wii U nous voilà) mais pour ce qui est de bien traiter leur joueurs avec des jeux non triples A de qualité, ils n'ont pas de concurrence.
Parmi les points positifs, je mettrais la possibilité d'avoir les voix japonaises. Ça n'a l'air de rien, mais c'est LE point réclamé par les fan et qui fait plaisir à voir (hein, Namco Bandai et les Tales of...)
#9

Shizam
Grand chevalier

Dommage qu'il ne soit pas multi-support.
#10

Beren
Citoyen

Il est bien mais je n'ai pas la patience d'augmenter le niveau de tous les personnages. Je trouve que c'est moins efficace de tous les augmenter que de cibler certains personnages. Après y'a toujours la possibilité de mettre en duo un fort avec un faible mais c'est moins efficace. Et vous vous faite comment ?
#11

Leuffen
Guerrier

En ce qui me concerne, j'ai une pool d'une quinzaine de personnages que j'aime bien et je les cale ensemble selon les couples qui me paraissent assortis, quitte à ce que certains ne lèvent jamais le petit doigt au final.
Par exemple, j'ai mis Vaike et Sully ensemble parce que ce sont des brutos, et c'est à peine si la cavalière approche du lvl 10 alors que le blondinet est lvl 19.
Peut pas dire que ça me pose de problème d'éthique.
Autre exemple, je me suis cassé le cul à recruter Donnell mais au final il est tellement faible que je ne le laisse pas sortir du camps (même si je sais qu'il a un gros potentiel de développement et tout le tintouin).
#12

DemKin
Guerrier

La difficulté est vraiment ce qui m'a géné dans ce FE. Les modes normal et hard sont trop simples et le lunatique est ridiculement compliqué. Venant d'une série qui maitrise sa difficulté à la quasi-perfection, c'est dommage, mais le jeu reste quand même excellent.




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