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Blackguards

par Etienne Navarre 18 Fév 2014 10:05 68

Hasard ou coïncidence, l'année 2014 commence aussi bien que l'année 2013 a mal fini, la morve au nez et le pantalon en bas des chevilles. Honte à toi 2013 ! Tu nous as fait vivre une vraie purge, une longue traversée du désert, une micro-dépression. Merci pour rien ! Et là, comme par enchantement, le studio Daedalic, studio plutôt connu des amateurs d'aventures en pointer cliquer, se pointe (bah oui) les mains dans les poches, avec un petit sourire aux lèvres et un RPG tout frais de derrière les fagots. Résumons : RPG, tour par tour, Oeil Noir, tactique, non-linéarité... Il vous en faut plus ? Ah oui, le test, pardon.

 

Le nez rouge, l'oeil noir et le poil brillant

 

Le studio Daedalic tient une place de choix dans le coeur des amateurs de point & click : la saga DeponiaChain Of Satinav, The Whispered World... Après plusieurs incursions dans l'univers de l'Oeil Noir que les rôlistes d'antan connaissent bien, on était en droit de se demander ce qu'un premier RPG situé dans cet univers allait donner.

L'histoire de Blackguards est un cas d'école de ce qu'il faut faire d'un point de vue scénaristique dans un RPG. Résumons brièvement : vous vous faites choper au côté de la dépouille de la princesse Eleanor. Bien entendu, on vous accuse d'un meurtre que vous n'avez pas commis tandis que vous criez au loup (que personne n'a vu d'ailleurs). Direction la salle de torture pour vous tirer les vers du nez (qui sortent normalement d'un autre orifice) et c'est votre ami Lysander qui se charge de vous. Presque shakespearienne cette entame. Hélas ! Pauvre Yorick ! Je l'ai connu, Horatio ! Jeté dans un cachot sombre et humide, vous vous faites vite des copains. Naurim tout d'abord. Un nain grande gueule qui aime mettre son nez là où ça lui chante et sa hache là où ça l'amuse. Plutôt doué pour sortir de prison, il vous aide à vous évader et vous croisez aussitôt Zurbaran, un mage raffiné et sophistiqué portant un intérêt tout particulier à la gent féminine. Fausse note, il a le look d'un brésilien fan de la princesse Leia. Vous voilà donc tous les trois en quête d'une issue, de réponses et d'un coiffeur.

 

    

Des mecs torse-poil qui discutent de bâtons... Hmm...    

 

Blackguards est un exemple à suivre disais-je : l'intrigue nous évite les poncifs du genre (héros amnésique, sauver le monde, twists fumants...) et nous place aux commandes d'une équipe de malfrats qui doivent penser à sauver leurs fesses avant tout. Si l'histoire n'a rien du chef-d'oeuvre - restons sérieux - , elle a le mérite de se suivre avec intérêt et de respecter la règle des trois R : rythme, rigolade et retournements. Mine de rien, un fil narratif qui sait faire rire le joueur, le tenir en haleine et maintenir un flot constant de péripéties est un gage de qualité rare. Pour tout vous dire, je désespérais ces derniers mois de trouver un jeu qui me prenne pour un adulte sans me montrer un nibard (quoique je ne crache pas sur un sein, à moins qu'on me biiiiiiip), qui me fasse rire sans clin d'oeil ringard et qui me donne envie d'avancer sans que ce soit une contrainte.

 

Bis to quête

 

Quand on parle RPG et scénario les gars, on se sort les doigts du slip et on cause quêtes. Passons sur la passionnante trame principale pour éviter de vous gâcher la surprise. Parlons des quêtes secondaires plutôt. Wouf. Bien. Vous allez en voir de toutes les couleurs. On vous demandera ici de retrouver des autels pour forger un amant (!), de montrer vos talents dans des arènes truffées de pièges, de libérer des esclaves, de mettre la main sur les neuf morceaux d'une lance légendaire, de libérer une petite fille des griffes d'un druide... Et là où Blackguards fait très fort, c'est qu'il vous laisse suffisamment de latitude pour résoudre certaines quêtes de plusieurs façons différentes. Parfois, vous y arriverez sans combattre (prière d'augmenter votre taux de charisme, merci), parfois en combattant un ennemi totalement différent de celui que vous imaginiez. Sachez également que certaines quêtes vous réservent de belles surprises dans leur épilogue. Une d'entre elles m'a même fait rire. Pas sourire. Rire. Avec du vrai bruit sorti de ma bouche. Sans entrer dans les détails, la quête principale offre moins de possibilités qu'escompté mais compense sa relative linéarité par un travail d'écriture remarquable.

Toujours à propos des quêtes secondaires, n'espérez pas trouver de points d'exclamation ou d'interrogations au-dessus des donneurs de quêtes. Il va vous falloir discuter avec la foule, tailler le bout de gras, fouiner à droite à gauche pour dénicher certaines quêtes savoureuses. On en reparlera quand vous aurez trouvé ce petit cochon trop mignon.

 

   

Telemache après son opération chirurgicale et mon immense talent à venir à bout de batailles farouches.

 

L'interface du jeu est en tout point remarquable : discrète mais présente, fouillée mais compréhensible. Qu'il s'agisse de l'inventaire ou de la fiche de personnage, on a accès à toutes les informations nécessaires sans être enseveli sous des montagnes de chiffres ou de stats. Même chose concernant les écrans de jeu. En effet, dans Blackguards, pas de déplacement en 3D à la troisième personne. Vous vous déplacez de villages en campements sur une carte somptueuse (non vraiment, elle est superbe) pour arriver sur des écrans fixes où chaque PNJ disponible vous propose de faire des emplettes, de piquer un roupillon ou de glaner des infos précieuses. Of course de cheval, on retrouve ici tout le savoir-faire teuton de Daedalic en matière de pointer cliquer. Parfaitement mis en scène et éclairés, ces tableaux vivants sont tout le repos et la sérénité dont vous avez besoin entre deux combats. Les aubergistes vous permettront de vous remettre d'un combat douloureux, les marchands vous achèteront votre loot à prix coûtant et vous pourrez refaire le plein de munitions et de potions. Quant aux guérisseurs, ils font... leur boulot de guérisseur. Imparable ! Enfin imparable, c'est vite dit si on n'a pas monté cette caractéristique suffisamment haut.

 

  

On se la coule douce à Drôl. La penderie du héros.

 

Estoc, toc toc. Qui est là ?

 

Les combats sont bien entendu le coeur du gameplay de Blackguards alors vous allez en faire (et damnation) de la bagarre ! La progression du groupe est très bien pensée et le jeu révèle toute sa subtilité au fil des heures. N'ayez donc pas de crainte si, au début du jeu, vous trouvez ça simple et plutôt convenu. Ça l'est. Après quelques heures de jeu, ça l'est tout de suite beaucoup moins. Comme une image en noir et blanc qui se colorerait petit à petit, Blackguards amène différents éléments de gameplay au fur et à mesure (sortilèges, éléments destructibles, couvertures et duvets, aptitudes...) et diversifie ses ennemis graduellement. Le jeu devient très tactique mais ne prend jamais le joueur à défaut : quand vous ratez un coup, reportez-vous aux règles du jeu, il y a une raison chiffrée. Ça n'est jamais aléatoire contrairement à ce qui a pu être écrit dans divers tests. N'hésitez pas à consulter le résumé des règles de l'Oeil Noir disponible dans le jeu (en anglais uniquement).

 

   

La feuille de personnage : la sève de Blackguards.

 

Vous aurez donc le loisir de développer votre équipe de brutes épaisses comme bon vous semble. Archer, tank, DPS corps à corps, mage, soigneur... Les builds sont relativement libres mais surtout très bien agencés. Si vous prenez le temps de bien étudier les aptitudes et compétences disponibles, vous verrez rapidement que le jeu est finalement simple si vous prenez le temps d'y investir un peu de temps. Exit l'arbre de talents débile avec ses choix restreints. Vous avez un vrai système de développement de personnage intelligent avec bonus-malus. En effet, pour chaque compétence d'arme, vous pouvez orienter votre spécialisation entre attaque et défense, sachant que cela influera sur le type d'ennemi rencontré. Sans rentrer dans des détails longs et fastidieux, sachez que cette fiche de personnage est, de loin, l'une des plus intéressantes que j'ai pu voir. Gratifiant, le jeu l'est quand vous gagnez un combat complexe après avoir réfléchi chacune de vos actions et que vous pouvez dépenser vos précieux PA (points d'aventure remplaçant les habituels points d'expérience). D'ailleurs, l'inaction est parfois préférable à l'action. Exemple. Aurelia, la mage de mon groupe a un sort de zone de niveau quatre (gare aux dégâts sur vos équipiers au passage) : sa valeur d'initiative étant élevée, je préfère la faire attendre. Mes combattants au corps à corps vont rameuter les ennemis en un gentil troupeau qui va vite griller quand le tour d'Aurelia viendra. Méchoui time.

Les phases de combat ne se contentent pas toujours d'objectifs basiques, comme tuer tous les adversaires. Parfois, il faudra atteindre telle zone, protéger tel objet, passer une zone en un minimum de tours... Les énigmes sont variées et vous demanderont de réfléchir vos escarmouches avec subtilité. C'est ça aussi la grande force de Blackguards : vous gaver d'hexagones sans que vous ne sachiez jamais où vous allez mettre les pieds. Et avec ses quelques 190 zones de combats, autant dire que vous allez en parcourir de la case.

 

   

1/ Chercher à faire mal. 2/ Réussir à faire mal.

 

Hexagone with the wind

 

Concernant la durée de vie du jeu, elle est boostée aux hormones. Non seulement vous allez mettre plusieurs dizaines heures à en voir le bout pour peu que vous fouiniez à droite à gauche, mais la rejouabilité est sensationnelle. Je vous mets au défi de ne pas avoir envie de tester un autre build alors que vous êtes sur votre première partie ! Sachez à titre d'exemple que le jeu se "libère" au départ du chapitre trois et qu'il m'a fallu plus de trente heures pour y arriver.

La musique du jeu fait des merveilles. Elle a sa place toute méritée auprès de la sublime partition d'Age Of Conan (qui reste la référence à mes yeux). Les sonorités orientales se mêlent à des percussions lourdes qui donnent aux thèmes du jeu un cachet ténébreux et exotique, et confère son atmosphère si particulière à Blackguards. Je n'en dirais pas forcément autant du doublage : il oscille régulièrement entre le très bon, le lambda (comme Gordon Freeman, qui n'était pas très causant pourtant) et le mauvais. Pitié, aidez-moi à retrouver mon fils. Il a été vu pour la dernière fois... Fais silence catin ! Ta voix me hérisse la frisette et ton haleine me souille pour trois lunes.

 

  

Choix de destination, choix de cible.

 

Les graphismes. Je sais que certains s'en fichent, mais moi pas. Bon, ils ne sont clairement pas à la pointe de la technologie et accusent un certain retard sur les textures. On notera également quelques petites chutes de framerate sur les cinématiques mais rien de dramatique ou de gênant. Au final, tout cela est plus que largement compensé par une direction artistique de toute beauté. Les éclairages affichent un rendu brumeux qui colle à merveille aux environnements visités. Lors des combats, les animations sont fluides et bien foutues mais les visages des personnages déconnent sévère dans certaines séquences (ouvrez la bouche et dites aaaaaaahhhh...) Ce qu'il faut retenir, c'est que le jeu rend honneur à l'Oeil Noir et la proposition graphique faite aux joueurs est honorable. Je me répète mais certains villages offrent un rendu artistique maîtrisé et des perspectives choisies avec soin.

Ah, j'allais oublier. Le mode multijoueur en ligne. Je vous laisse quelques secondes hein, j'attends un peu. C'est bon ? Non ? OK une devinette pour vous aider : un nain porte quoi ? Vous avez la réponse ? Bravo ! Ceci conclut le paragraphe sur le multijoueur de Blackguards qu'on aurait pu intituler pour l'occasion Blagueguards. Si je suis fier de ma connerie ? Affirmatif, et quoi d'autre ? No comment.

 

Pour un premier coup, c'est un coup de maître. Blackguards est bien le RPG qui frappe violemment du poing sur la table pour vous réveiller d'une année 2013 en berne. Plus encore. Daedalic fait montre d'un savoir-faire certain dans le gameplay et d'une subtile habileté dans la narration. Le jeu ne prend jamais le joueur pour un idiot et lui demande de se servir un tant soit peu de sa tête pour extirper de Blackguards sa substantielle moelle. Accessible, exigeant, riche, drôle, prenant, envoûtant, subtil, charmant... Les adjectifs ne manquent pas même si le jeu a bien des défauts, je ne le cache pas. Seulement, ceux-ci sont continuellement balayés d'un revers de main par des bonnes idées en pagaille.

Difficile de ne pas voir que les développeurs de Blackguards sont des joueurs passionnés qui se sont fait plaisir et prouvent, si besoin est, que le RPG (qu'il soit tactique, J, C ou autre, m'en fous ma gueule), c'est de la bonne came. Ça, vous voyez, ça s'appelle tomber amoureux d'un jeu. Qu'est-ce que c'est bon...

Vielen Dank, Daedalic !

LES PLUS
  • Drôle, prenant et rythmé
  • Exigeant mais gratifiant
  • Une dimension tactique efficace
  • Durée de vie qui claque
  • Bande son superbe
LES MOINS
  • Quelques carrences techniques
  • Certains personnages en retrait
  • Quelques erreurs de localisation

9/10

L'AVIS DE ANDARIEL

Pour moi, Blackguards s'est révélé n'être qu'une carte postale de RPG, un banal trompe-l'oeil qui m'a laissé aussi distant qu’imperméable. Le studio Daedalic a eu les yeux plus gros que le ventre en délaissant les aventures condensées qu'il maîtrisait et en se lançant dans une odyssée RPGésque de longue haleine qu'il ne savait manifestement pas comment la meubler. Déjà, s'engouffrer dans la 3D plutôt que leur habituelle 2D artisanale est une erreur : bien que la direction artistique soit correcte, elle est dégradée par la technique avec notamment un abus d'effets cache-misère entre blur et Depth of Field qui lui donnent un rendu baveux limite somnifère. Les animations grossières des personnages font particulièrement tâche, et contribuent à rendre la narration suffisamment balourde et pataude pour nous faire sortir continuellement du trip. Et franchement, l'écriture, étonnamment discutable, n'aide pas des masses. Le scénario est inintéressant au possible (encore la secte qui veut plonger le monde dans les ténèbres et accomplir les desseins d'une entité maléfique en 2014) et exagérément dilaté (un acte entier coincé dans une arène de gladiateurs, condamné à faire 9 combats successifs). Les personnages sont plus caricaturaux les uns que les autres entre un nain grincheux et un mage aristocrate, et j'en oublie tellement c'est mémorable... Pour ne rien arranger, le doublage est souvent mauvais en plus d’être redondant d'un PNJ à un autre. Non vraiment, impossible de prendre Zurbaran une seconde au sérieux avec son accent simli-italien tout juste digne de Pépé le putois des Loony Tunes !

A mon sens, le souci majeur avec Blackguards c'est qu'il abuse beaucoup de notre hospitalité avec la longueur abusivement étirée de sa campagne pour donner une impression fallacieuse de bonne durée de vie. Le jeu s’essouffle clairement dépassé les 15 heures de jeu (voire moins) et devient vite une interminable succession de tronçons de combats qui peinent à se renouveler, saupoudrée de menus vaguement interactifs et de cutscenes rapidement imbuvables. Passé un certain cap vite arrivé, la progression des personnages devient difficilement une motivation avec les quelques sorts et compétences qu'on a tôt fait d'en faire le tour et une poignée de loot rachitique et peu inspirée. Cerise sur le gâteau, les combats sont pas mal de fois pensés avec les pieds genre on te force à en faire trois successivement sans te laisser faire reposer tes personnages ni sauvegarder ta progression, t'imposer des combats "flashback" tout juste pétés et qui ne prennent pas en compte ton style de jeu, te contraindre à suivre bêtement la seule et unique façon scriptée si tu veux triompher et j'en passe... A part les règles - bien implémentés, je le concède -, je ne retrouve rien de l'Oeil Noir ici : le lore et le background de la licence sont pratiquement aux abonnés absents et les quêtes secondaires sont prosaïques, juste un prétexte pour un énième combat. Bref, Blackguards est pour moi un jeu très moyen qui s’endort - et m'endort - sur les lauriers de sa licence et la nostalgie de son public, et 40 euros c'est trop cher payé pour ce que c'est.

5/10

Commentaires (68)

#26

Andariel
Grand chevalier

Non mais sérieux les gars, le truc de Zurbaran, c'est 100% objectif :



#27

DNK696
Villageois

Je m'y suis mis cet après-midi et je dois dire que je suis assez déçu finalement.

J'en ai déjà fait pas mal des RPG/tactique et là, j'ai l'impression que ça s'apparente plus à du puzzle-game mâtiné de RPG heroic fantasy. Certains (beaucoup) combats se résolvent uniquement à la façon qui a été prévue par les développeurs. N'essaies pas autre chose, tant que tu n'as pas trouvé la méthode à utiliser, tu ne passeras pas ! De plus, l'ensemble fait vraiment "amateur" et mal fini (fini à la pi*** comme diraient certains). Étonnant quand on voit qui est derrière. Ce ne sont pas des nouveaux venus.

Je l'ai acheté à l'époque des dernières soldes Steam, alors qu'il était encore en Early Access. Et finalement, ce système d'Early Access est bien trompeur. Pas de tests officiels (ben non, le jeu encore en alpha). Juste des avis de joueurs (haters vs total-fans) ainsi la promo directe des dévs. Donc niveau objectivité on repassera. J'achète très rarement en Early Access et à cause d'expériences comme ça, je le ferai encore moins...
#28

Jughurta
Chevalier

Je prendrais la version GOLD à moins de 10€ ou la version vanilla à 5€, d'ici là (2015) le jeu sera surement en français.

#29

Armancia
Chevalier

@DNK696
Autant je suis d'accord sur l'ealy accs qui est un procédé que je trouve très désavantageux pour le client

Autant la résolution des différents combats laisse apparaître bien souvent 2 ou 3 stratégies différentes, ça n'est pas forcement évident, mais j'ai regardé les soluces video du net après avoir fini une fois le jeu, et pour pas mal de combats difficiles j'aurai jamais adopté leurs stratégies, pour la bonne et simple raison que mon équipe est trop différente de la leur pour que ça passe de cette manière. .
#30

Iosword
Grand chevalier

Je prendrais la version GOLD à moins de 10€ ou la version vanilla à 5€, d'ici là (2015) le jeu sera surement en français.


Le jeu est déjà en français.

Après Blackguards, cela plait ou non. Personnellement j'ai aimée. Il a des défauts mais pour c'est un jeu de stratégie au tour par tour avec des éléments RPG (mais bon, quand on voit ce qu'est censé être certain RPG ces éléments sont largement suffisant).

Et, autre point, il est stupide de croire qu'un test peut être objectifs. Surtout devant un produit culturel (ce qu'est le jeu vidéo).
#31

Narakir
Citoyen

Il faudrait que les gens arrêtent d'exiger des testeurs d'êtres objectif quand on sait que le jeu vidéo est une expérience personnelle et totalement subjective. A moins que vous voulez un récit de plat qui ne parle que de la technologie utilisée pour le rendu des graphismes.

Sinon, j'apprécie le double test. Il confirme le scepticisme que j'avais vis a vis de ce jeu. Vu que les RPGs sont de retour en nombre, il est peut-être temps d'être un peu moins indulgent qu'il y a 7 ans.
#32

flofrost
Héros

Il faudrait que les gens arrêtent d'exiger des testeurs d'êtres objectif quand on sait que le jeu vidéo est une expérience personnelle et totalement subjective.
J'espère que ça te dérange pas, mais là tout d'un coup, j'ai envie de te rouler une pelle.
#33

prypiat
Paladin

Il faudrait que les gens arrêtent d'exiger des testeurs d'êtres objectif quand on sait que le jeu vidéo est une expérience personnelle et totalement subjective. A moins que vous voulez un récit de plat qui ne parle que de la technologie utilisée pour le rendu des graphismes.



Ecoutez la voix de la sagesse.
#34

Andariel
Grand chevalier

Il faudrait que les gens arrêtent d'exiger des testeurs d'êtres objectif quand on sait que le jeu vidéo est une expérience personnelle et totalement subjective. A moins que vous voulez un récit de plat qui ne parle que de la technologie utilisée pour le rendu des graphismes.

Sinon, j'apprécie le double test. Il confirme le scepticisme que j'avais vis a vis de ce jeu. Vu que les RPGs sont de retour en nombre, il est peut-être temps d'être un peu moins indulgent qu'il y a 7 ans.

Message édité pour la dernière fois le : 18/02/2014 à 23:00

#35

Etienne Navarre
Gobelin

De mon côté, je m'oppose à l'idée que Blackguards serait un jeu de stratégie avec des éléments RP. Blackguards est bien un RPG qui se joue au tour par tour. Lui retirer son aspect RPG ou, en tout cas, le mettre au second plan, c'est tout simplement passé à côté de ce qui fait tout l'intérêt du jeu (à l'inverse d'un XCom qui est bien un jeu de stratégie avec de forts éléments RPG indéniables).
#36

Caldanath
Gobelin

Il faudrait que les gens arrêtent d'exiger des testeurs d'êtres objectif quand on sait que le jeu vidéo est une expérience personnelle et totalement subjective. A moins que vous voulez un récit de plat qui ne parle que de la technologie utilisée pour le rendu des graphismes.

Sinon, j'apprécie le double test. Il confirme le scepticisme que j'avais vis a vis de ce jeu. Vu que les RPGs sont de retour en nombre, il est peut-être temps d'être un peu moins indulgent qu'il y a 7 ans.


Je peux te faire un bisou ?
#37

AbounI
Grand gobelin

..........

Message édité pour la dernière fois le : 09/02/2018 à 01:28

#38

Etienne Navarre
Gobelin

Ce genre de débat sur la forme du test plutôt que sur le jeu est aussi inutile que de parler de coquille d’œufs quand on mange une omelette.
#39

flofrost
Héros

Abou, je sais pas si on te l'a déjà dis, mais t'es un grand optimiste ^^
#40

AbounI
Grand gobelin

..........

Message édité pour la dernière fois le : 09/02/2018 à 01:28

#41

Shaam
Héros

Le soucis pour ce jeu aussi c'est le prix, a 10 euros prés c'est le prix d'un AAA, alors que la c'est de l'indé, gros budjet mais indé quand même


quand on voit ce qu'est censé être certain RPG ces éléments sont largement suffisant


grrrrr !
#42

AbounI
Grand gobelin

..........

Message édité pour la dernière fois le : 09/02/2018 à 01:29

#43

Etienne Navarre
Gobelin

Non seulement Daedalic n'est pas un petit indé mais en plus, je ne vois pas pourquoi le fait d'être indépendant signifierait nécessairement de vendre à petit prix. C'est ridicule. Ce qui compte, c'est le plaisir de jeu. Rien d'autre.
Quand tu vas au ciné, tu payes le même prix que tu ailles voir un blockbuster ou un film indé.
#44

Shaam
Héros

J'appelle studio indépendant tout studio libre d'éditeur, Deadalic étant son propre éditeur, j'me permet donc cette étiquette, alors c'est un gros indé qui implique un gros budget certes, mais j'aimerais bien savoir quel budget par rapport a un AAA justement...

Ce qui importe c'est le plaisir de jeu, rien d'autre ? Alors dans ce cas la je ne vois pas pourquoi je ne le prendrais pas d'une mauvaise façon, c'est a dire "gratuit" puisque ce qui importe c'est le plaisir de jeu. C'est pas la bonne solution, surtout pour un jeu venant de studio de ce genre.

Mais le porte monnaie ça compte aussi, surtout cette année moi j'aime en avoir pour mon argent, et Daedalic m'avais en plus habitué au petit prix avec les Déponia que j'ai pris direct. Voila pourquoi je trouve le jeu trop cher et que j'aurais bien aimé une offre plus concurrentielle, c'est tout...
#45

Etienne Navarre
Gobelin

Ouais enfin un RPG comme Blackguards avec une belle durée de vie et une intéressante rejouabilité, c'est pas la mort 40 boules. A la différence d'un point & click qui se finit plus vite et est plus difficilement rejouable. Faut tout de même éviter d'espérer qu'un studio qui édite lui-même son jeu offre des prix au rabais parce qu'il vend des jeux moins chers à côté.
Franchement, jamais de la vie ils n'auraient pu le vendre 20 boules ce jeu. C'est impossible.

Message édité pour la dernière fois le : 19/02/2014 à 10:37

#46

Andariel
Grand chevalier

Quant à moi, je n'arrive toujours à me remettre de cette surprise qu'est l'avis d'Andy.Ton "combat qui peine à se renouveler", je suis simplement pas d'accord.

Ils sont superbement mis en scène (les 27 zombies par exemple, ou le necro), hormis un détail parfois génant il est vrai : le placement scripté de nos personnages.Souvent le mage se retrouve en 1ere ligne, ou au plus près du premier ennemi qui aura l'initiative avant lui (l'attaque de la caravane par exemple).


Bah, tu sais Bou, Blackguards c'est environ 200 échiquier de combat et c'est juste trop pour moi. Je suis au milieu du chapitre 4. Je dois en avoir fait, quoi, 150 ?, et c'est vraiment l'overdose chez moi. J'ai franchement plus aucune envie de continuer un seul combat.

Avec un nombre aussi abusé, t'auras beau faire quelques variations quelques fois, tu tomberas forcément dans la routine. Alors oui, il y a un peu de variation dans la structure de certains combats, mais je les trouve trop peu nombreuses et pas vraiment folichonne (ça ne change jamais ta perception d'un combat, ça fait juste une micro variation). Le truc de sauver quelqu'un dans un nombre de round imparti, c'est arrivé 2 fois seulement dans le jeu et dans les faits, à part une certaine urgence, t'es encore obligé de bourriner de la même façon, juste bourriner plus vite. A part ça, t'en vois tellement de combats par paquet de douze que leurs artifices deviennent apparents et redondant : Blackguards c'est bourré de combats avec des mobs qui respawnent à l'infini à moins de faire une action spécifique (fermer des couvercles ou rejoindre la zone de sortie), c'est bourré de pièges empoisonnés (dieu, qu'est ce qu'on aime le poison dans ce jeu !) et de trous dans la gadoue, c'est bourré des mêmes interactions (les leviers, les 3 cartons pour faire un barrage...) et plein de "reused assets" genre tu te bats contre la plante à tentacules chiantes genre 5 fois - wouhou, quel dépaysement - mais même avec ça les combats ont au fond la même routine : Naurim spamme "mighty blow" (la compet dégâts x3), Zurbaran spamme ignfaxius, Takate spamme son coup de lance à la Troie et voila... Tu vas me dire oui mais tu peux varier les plaisirs, et je te dis non, ce jeu est tellement limité côté équilibrage et nombre de sorts/compét, qu'en mode difficile, les stratégies viables ça coure pas les rues.

Ce que je dit, c'est que ce jeu s’entête - pour justifier son prix abusé - de proposer une durée de vie de 50 heures mais où la majeure partie du gameplay consiste à faire ad nauseam grille de combat sur grille de combat tellement abondants qu'ils finissent par saouler le joueur. J'en veux pas de la grosse durée de vie si c'est pour sombrer dans la routine. Si ce jeu avait fait le choix judicieux de se proposer à 20 euros et d'avoir une durée de vie de 15 heures mais avec une histoire qui ne soit pas dilatée et genre seulement 40 combats mais qui soient revigorants, qui aient un certain sel et ne deviennent pas redondants, j'aurais largement mieux apprécié ce jeu.

A titre d'exemple, la gestion des personnages et les combats de Blackguards sont largement meilleurs que ceux de The Banner Saga qui sont affreusement simplistes. Et pourtant, je préfère largement TBS qui avec ses 15 heures propose une expérience condensée, homogène, bien meublée et bien rythmée, qui assume les limites de son gameplay et n'abuse pas de notre hospitalité en s'étalant comme un chewing gum.



Et parfois, le jeu propose un agréable choix de compagnons à sélectionner pour un combat donné, ce qui laisse libre le joueur de façonner sa stratégie de victoire.


Hein ? Je ne sais pas. Moi, dans ma version de Blackguards, j'ai pas de choix de compagnons. J'ai juste un groupe fixe composé de mon PJ, Naurim, Zurbaran, Takate et Aurélia. Si au moins on avait eu le choix de personnages sur le banc à sélectionner, ça aurait été un bon moyen de varier un peu le gameplay. Mais à ce que je sache, on l'a pas ce choix et c'est donc d'autant plus barbant.

Franchement, je ne me sens pas spécialement dur avec ce jeu, parce que comparé à un jeu du genre comme Le Temple du Mal Élémentaire avec ses classes nombreuses (12 classes TOEE vs 3 classes BLGS), son nombre de sorts imposant (200 sorts TOEE vs 24 BLGS), son choix de personnages (groupe de 6 entièrement crée + une 10 éne de persos prédéfinis vs 1 PJ + 4 persos prédéfinis), la roue contextuelle de TOEE qui renvoie se rhabiller celle de BLGS, et sans parler de l'RP et de l'exploration qui, même sans casser des briques, supplante largement celle BLGS, et je vais même aller loin en disant que TOEE est largement plus beau que BLGS. Bref, subjectivité et (soit disant) exagération de côté, rien que côté mécaniques, comparé à TOEE, qui est loin d’être parfait et qui m'a un peu déçu, Blackguards fait franchement pale figure.

Mais j'imagine Andy que les crocos (round 8) du chapitre deux t'en ont fait voir de toutes les couleurs?


Même pas. Les crocos sont buggés ou ché pas quoi, parce que après avoir reçus quelques dégâts, ils commencent à faire n'importe quoi et parcourir la map en allant se jeter dans les pièges et en laissant mes gars les maraver. C'est d'un ridicule les crocos franchement.


Tu me fera pas croire que tu n'as pas craqué pour Liam à un certain moment, c'est pas possible.Ca vaut n'importe quelle trahison biowarienne


Niam, je l'avais apprécie, malgré son voice acting pas folichon, jusqu'à ce que...

Message édité pour la dernière fois le : 19/02/2014 à 12:43

#47

Etienne Navarre
Gobelin

Je comprends la déception et les critiques d'Andy. Il n'a pas tort dans l'absolu. C'est une question d'appréciation, ni plus ni moins. Personnellement, j'ai tellement aimé les combats que j'en redemande (hop, nouvelle partie expert). Que ce fatigue à la longue, je le conçois. Soit on adhère, soit on décroche.


En revanche, il y a vraiment pas mal d'arènes avec des objectifs et des règles différents du simple combat à la West Side Story. Notamment dans les quêtes secondaires et la fameuse arène (quand on peut y retourner, il y a des niveaux assez vicieux). Peut-être n'as-tu pas fait toutes les arènes hors quête principale.
#48

Shaam
Héros

Bon le méchant démon a mieux développer ma pensée que moi au final^^'
#49

AbounI
Grand gobelin

..........

Message édité pour la dernière fois le : 09/02/2018 à 01:30

#50

Narakir
Citoyen

je dirais que c'est une remarque à coller dans tout les prochains test, peut être que la, on aurait plus ce genre de remarque...


J'en doute, l'objectivité, toute subjective soit elle, ça conforte les opinions.




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