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Blackguards

par Etienne Navarre 18 Fév 2014 10:05 68

Hasard ou coïncidence, l'année 2014 commence aussi bien que l'année 2013 a mal fini, la morve au nez et le pantalon en bas des chevilles. Honte à toi 2013 ! Tu nous as fait vivre une vraie purge, une longue traversée du désert, une micro-dépression. Merci pour rien ! Et là, comme par enchantement, le studio Daedalic, studio plutôt connu des amateurs d'aventures en pointer cliquer, se pointe (bah oui) les mains dans les poches, avec un petit sourire aux lèvres et un RPG tout frais de derrière les fagots. Résumons : RPG, tour par tour, Oeil Noir, tactique, non-linéarité... Il vous en faut plus ? Ah oui, le test, pardon.

 

Le nez rouge, l'oeil noir et le poil brillant

 

Le studio Daedalic tient une place de choix dans le coeur des amateurs de point & click : la saga DeponiaChain Of Satinav, The Whispered World... Après plusieurs incursions dans l'univers de l'Oeil Noir que les rôlistes d'antan connaissent bien, on était en droit de se demander ce qu'un premier RPG situé dans cet univers allait donner.

L'histoire de Blackguards est un cas d'école de ce qu'il faut faire d'un point de vue scénaristique dans un RPG. Résumons brièvement : vous vous faites choper au côté de la dépouille de la princesse Eleanor. Bien entendu, on vous accuse d'un meurtre que vous n'avez pas commis tandis que vous criez au loup (que personne n'a vu d'ailleurs). Direction la salle de torture pour vous tirer les vers du nez (qui sortent normalement d'un autre orifice) et c'est votre ami Lysander qui se charge de vous. Presque shakespearienne cette entame. Hélas ! Pauvre Yorick ! Je l'ai connu, Horatio ! Jeté dans un cachot sombre et humide, vous vous faites vite des copains. Naurim tout d'abord. Un nain grande gueule qui aime mettre son nez là où ça lui chante et sa hache là où ça l'amuse. Plutôt doué pour sortir de prison, il vous aide à vous évader et vous croisez aussitôt Zurbaran, un mage raffiné et sophistiqué portant un intérêt tout particulier à la gent féminine. Fausse note, il a le look d'un brésilien fan de la princesse Leia. Vous voilà donc tous les trois en quête d'une issue, de réponses et d'un coiffeur.

 

    

Des mecs torse-poil qui discutent de bâtons... Hmm...    

 

Blackguards est un exemple à suivre disais-je : l'intrigue nous évite les poncifs du genre (héros amnésique, sauver le monde, twists fumants...) et nous place aux commandes d'une équipe de malfrats qui doivent penser à sauver leurs fesses avant tout. Si l'histoire n'a rien du chef-d'oeuvre - restons sérieux - , elle a le mérite de se suivre avec intérêt et de respecter la règle des trois R : rythme, rigolade et retournements. Mine de rien, un fil narratif qui sait faire rire le joueur, le tenir en haleine et maintenir un flot constant de péripéties est un gage de qualité rare. Pour tout vous dire, je désespérais ces derniers mois de trouver un jeu qui me prenne pour un adulte sans me montrer un nibard (quoique je ne crache pas sur un sein, à moins qu'on me biiiiiiip), qui me fasse rire sans clin d'oeil ringard et qui me donne envie d'avancer sans que ce soit une contrainte.

 

Bis to quête

 

Quand on parle RPG et scénario les gars, on se sort les doigts du slip et on cause quêtes. Passons sur la passionnante trame principale pour éviter de vous gâcher la surprise. Parlons des quêtes secondaires plutôt. Wouf. Bien. Vous allez en voir de toutes les couleurs. On vous demandera ici de retrouver des autels pour forger un amant (!), de montrer vos talents dans des arènes truffées de pièges, de libérer des esclaves, de mettre la main sur les neuf morceaux d'une lance légendaire, de libérer une petite fille des griffes d'un druide... Et là où Blackguards fait très fort, c'est qu'il vous laisse suffisamment de latitude pour résoudre certaines quêtes de plusieurs façons différentes. Parfois, vous y arriverez sans combattre (prière d'augmenter votre taux de charisme, merci), parfois en combattant un ennemi totalement différent de celui que vous imaginiez. Sachez également que certaines quêtes vous réservent de belles surprises dans leur épilogue. Une d'entre elles m'a même fait rire. Pas sourire. Rire. Avec du vrai bruit sorti de ma bouche. Sans entrer dans les détails, la quête principale offre moins de possibilités qu'escompté mais compense sa relative linéarité par un travail d'écriture remarquable.

Toujours à propos des quêtes secondaires, n'espérez pas trouver de points d'exclamation ou d'interrogations au-dessus des donneurs de quêtes. Il va vous falloir discuter avec la foule, tailler le bout de gras, fouiner à droite à gauche pour dénicher certaines quêtes savoureuses. On en reparlera quand vous aurez trouvé ce petit cochon trop mignon.

 

   

Telemache après son opération chirurgicale et mon immense talent à venir à bout de batailles farouches.

 

L'interface du jeu est en tout point remarquable : discrète mais présente, fouillée mais compréhensible. Qu'il s'agisse de l'inventaire ou de la fiche de personnage, on a accès à toutes les informations nécessaires sans être enseveli sous des montagnes de chiffres ou de stats. Même chose concernant les écrans de jeu. En effet, dans Blackguards, pas de déplacement en 3D à la troisième personne. Vous vous déplacez de villages en campements sur une carte somptueuse (non vraiment, elle est superbe) pour arriver sur des écrans fixes où chaque PNJ disponible vous propose de faire des emplettes, de piquer un roupillon ou de glaner des infos précieuses. Of course de cheval, on retrouve ici tout le savoir-faire teuton de Daedalic en matière de pointer cliquer. Parfaitement mis en scène et éclairés, ces tableaux vivants sont tout le repos et la sérénité dont vous avez besoin entre deux combats. Les aubergistes vous permettront de vous remettre d'un combat douloureux, les marchands vous achèteront votre loot à prix coûtant et vous pourrez refaire le plein de munitions et de potions. Quant aux guérisseurs, ils font... leur boulot de guérisseur. Imparable ! Enfin imparable, c'est vite dit si on n'a pas monté cette caractéristique suffisamment haut.

 

  

On se la coule douce à Drôl. La penderie du héros.

 

Estoc, toc toc. Qui est là ?

 

Les combats sont bien entendu le coeur du gameplay de Blackguards alors vous allez en faire (et damnation) de la bagarre ! La progression du groupe est très bien pensée et le jeu révèle toute sa subtilité au fil des heures. N'ayez donc pas de crainte si, au début du jeu, vous trouvez ça simple et plutôt convenu. Ça l'est. Après quelques heures de jeu, ça l'est tout de suite beaucoup moins. Comme une image en noir et blanc qui se colorerait petit à petit, Blackguards amène différents éléments de gameplay au fur et à mesure (sortilèges, éléments destructibles, couvertures et duvets, aptitudes...) et diversifie ses ennemis graduellement. Le jeu devient très tactique mais ne prend jamais le joueur à défaut : quand vous ratez un coup, reportez-vous aux règles du jeu, il y a une raison chiffrée. Ça n'est jamais aléatoire contrairement à ce qui a pu être écrit dans divers tests. N'hésitez pas à consulter le résumé des règles de l'Oeil Noir disponible dans le jeu (en anglais uniquement).

 

   

La feuille de personnage : la sève de Blackguards.

 

Vous aurez donc le loisir de développer votre équipe de brutes épaisses comme bon vous semble. Archer, tank, DPS corps à corps, mage, soigneur... Les builds sont relativement libres mais surtout très bien agencés. Si vous prenez le temps de bien étudier les aptitudes et compétences disponibles, vous verrez rapidement que le jeu est finalement simple si vous prenez le temps d'y investir un peu de temps. Exit l'arbre de talents débile avec ses choix restreints. Vous avez un vrai système de développement de personnage intelligent avec bonus-malus. En effet, pour chaque compétence d'arme, vous pouvez orienter votre spécialisation entre attaque et défense, sachant que cela influera sur le type d'ennemi rencontré. Sans rentrer dans des détails longs et fastidieux, sachez que cette fiche de personnage est, de loin, l'une des plus intéressantes que j'ai pu voir. Gratifiant, le jeu l'est quand vous gagnez un combat complexe après avoir réfléchi chacune de vos actions et que vous pouvez dépenser vos précieux PA (points d'aventure remplaçant les habituels points d'expérience). D'ailleurs, l'inaction est parfois préférable à l'action. Exemple. Aurelia, la mage de mon groupe a un sort de zone de niveau quatre (gare aux dégâts sur vos équipiers au passage) : sa valeur d'initiative étant élevée, je préfère la faire attendre. Mes combattants au corps à corps vont rameuter les ennemis en un gentil troupeau qui va vite griller quand le tour d'Aurelia viendra. Méchoui time.

Les phases de combat ne se contentent pas toujours d'objectifs basiques, comme tuer tous les adversaires. Parfois, il faudra atteindre telle zone, protéger tel objet, passer une zone en un minimum de tours... Les énigmes sont variées et vous demanderont de réfléchir vos escarmouches avec subtilité. C'est ça aussi la grande force de Blackguards : vous gaver d'hexagones sans que vous ne sachiez jamais où vous allez mettre les pieds. Et avec ses quelques 190 zones de combats, autant dire que vous allez en parcourir de la case.

 

   

1/ Chercher à faire mal. 2/ Réussir à faire mal.

 

Hexagone with the wind

 

Concernant la durée de vie du jeu, elle est boostée aux hormones. Non seulement vous allez mettre plusieurs dizaines heures à en voir le bout pour peu que vous fouiniez à droite à gauche, mais la rejouabilité est sensationnelle. Je vous mets au défi de ne pas avoir envie de tester un autre build alors que vous êtes sur votre première partie ! Sachez à titre d'exemple que le jeu se "libère" au départ du chapitre trois et qu'il m'a fallu plus de trente heures pour y arriver.

La musique du jeu fait des merveilles. Elle a sa place toute méritée auprès de la sublime partition d'Age Of Conan (qui reste la référence à mes yeux). Les sonorités orientales se mêlent à des percussions lourdes qui donnent aux thèmes du jeu un cachet ténébreux et exotique, et confère son atmosphère si particulière à Blackguards. Je n'en dirais pas forcément autant du doublage : il oscille régulièrement entre le très bon, le lambda (comme Gordon Freeman, qui n'était pas très causant pourtant) et le mauvais. Pitié, aidez-moi à retrouver mon fils. Il a été vu pour la dernière fois... Fais silence catin ! Ta voix me hérisse la frisette et ton haleine me souille pour trois lunes.

 

  

Choix de destination, choix de cible.

 

Les graphismes. Je sais que certains s'en fichent, mais moi pas. Bon, ils ne sont clairement pas à la pointe de la technologie et accusent un certain retard sur les textures. On notera également quelques petites chutes de framerate sur les cinématiques mais rien de dramatique ou de gênant. Au final, tout cela est plus que largement compensé par une direction artistique de toute beauté. Les éclairages affichent un rendu brumeux qui colle à merveille aux environnements visités. Lors des combats, les animations sont fluides et bien foutues mais les visages des personnages déconnent sévère dans certaines séquences (ouvrez la bouche et dites aaaaaaahhhh...) Ce qu'il faut retenir, c'est que le jeu rend honneur à l'Oeil Noir et la proposition graphique faite aux joueurs est honorable. Je me répète mais certains villages offrent un rendu artistique maîtrisé et des perspectives choisies avec soin.

Ah, j'allais oublier. Le mode multijoueur en ligne. Je vous laisse quelques secondes hein, j'attends un peu. C'est bon ? Non ? OK une devinette pour vous aider : un nain porte quoi ? Vous avez la réponse ? Bravo ! Ceci conclut le paragraphe sur le multijoueur de Blackguards qu'on aurait pu intituler pour l'occasion Blagueguards. Si je suis fier de ma connerie ? Affirmatif, et quoi d'autre ? No comment.

 

Pour un premier coup, c'est un coup de maître. Blackguards est bien le RPG qui frappe violemment du poing sur la table pour vous réveiller d'une année 2013 en berne. Plus encore. Daedalic fait montre d'un savoir-faire certain dans le gameplay et d'une subtile habileté dans la narration. Le jeu ne prend jamais le joueur pour un idiot et lui demande de se servir un tant soit peu de sa tête pour extirper de Blackguards sa substantielle moelle. Accessible, exigeant, riche, drôle, prenant, envoûtant, subtil, charmant... Les adjectifs ne manquent pas même si le jeu a bien des défauts, je ne le cache pas. Seulement, ceux-ci sont continuellement balayés d'un revers de main par des bonnes idées en pagaille.

Difficile de ne pas voir que les développeurs de Blackguards sont des joueurs passionnés qui se sont fait plaisir et prouvent, si besoin est, que le RPG (qu'il soit tactique, J, C ou autre, m'en fous ma gueule), c'est de la bonne came. Ça, vous voyez, ça s'appelle tomber amoureux d'un jeu. Qu'est-ce que c'est bon...

Vielen Dank, Daedalic !

LES PLUS
  • Drôle, prenant et rythmé
  • Exigeant mais gratifiant
  • Une dimension tactique efficace
  • Durée de vie qui claque
  • Bande son superbe
LES MOINS
  • Quelques carrences techniques
  • Certains personnages en retrait
  • Quelques erreurs de localisation

9/10

L'AVIS DE ANDARIEL

Pour moi, Blackguards s'est révélé n'être qu'une carte postale de RPG, un banal trompe-l'oeil qui m'a laissé aussi distant qu’imperméable. Le studio Daedalic a eu les yeux plus gros que le ventre en délaissant les aventures condensées qu'il maîtrisait et en se lançant dans une odyssée RPGésque de longue haleine qu'il ne savait manifestement pas comment la meubler. Déjà, s'engouffrer dans la 3D plutôt que leur habituelle 2D artisanale est une erreur : bien que la direction artistique soit correcte, elle est dégradée par la technique avec notamment un abus d'effets cache-misère entre blur et Depth of Field qui lui donnent un rendu baveux limite somnifère. Les animations grossières des personnages font particulièrement tâche, et contribuent à rendre la narration suffisamment balourde et pataude pour nous faire sortir continuellement du trip. Et franchement, l'écriture, étonnamment discutable, n'aide pas des masses. Le scénario est inintéressant au possible (encore la secte qui veut plonger le monde dans les ténèbres et accomplir les desseins d'une entité maléfique en 2014) et exagérément dilaté (un acte entier coincé dans une arène de gladiateurs, condamné à faire 9 combats successifs). Les personnages sont plus caricaturaux les uns que les autres entre un nain grincheux et un mage aristocrate, et j'en oublie tellement c'est mémorable... Pour ne rien arranger, le doublage est souvent mauvais en plus d’être redondant d'un PNJ à un autre. Non vraiment, impossible de prendre Zurbaran une seconde au sérieux avec son accent simli-italien tout juste digne de Pépé le putois des Loony Tunes !

A mon sens, le souci majeur avec Blackguards c'est qu'il abuse beaucoup de notre hospitalité avec la longueur abusivement étirée de sa campagne pour donner une impression fallacieuse de bonne durée de vie. Le jeu s’essouffle clairement dépassé les 15 heures de jeu (voire moins) et devient vite une interminable succession de tronçons de combats qui peinent à se renouveler, saupoudrée de menus vaguement interactifs et de cutscenes rapidement imbuvables. Passé un certain cap vite arrivé, la progression des personnages devient difficilement une motivation avec les quelques sorts et compétences qu'on a tôt fait d'en faire le tour et une poignée de loot rachitique et peu inspirée. Cerise sur le gâteau, les combats sont pas mal de fois pensés avec les pieds genre on te force à en faire trois successivement sans te laisser faire reposer tes personnages ni sauvegarder ta progression, t'imposer des combats "flashback" tout juste pétés et qui ne prennent pas en compte ton style de jeu, te contraindre à suivre bêtement la seule et unique façon scriptée si tu veux triompher et j'en passe... A part les règles - bien implémentés, je le concède -, je ne retrouve rien de l'Oeil Noir ici : le lore et le background de la licence sont pratiquement aux abonnés absents et les quêtes secondaires sont prosaïques, juste un prétexte pour un énième combat. Bref, Blackguards est pour moi un jeu très moyen qui s’endort - et m'endort - sur les lauriers de sa licence et la nostalgie de son public, et 40 euros c'est trop cher payé pour ce que c'est.

5/10

Commentaires (68)

#2

artusancien
Novice

Plutôt d'accord avec Andariel. Combats sur plateau assez plaisant et tactique. Mais très peu immersif entre les combats ou on ne peut explorer le monde que par des menus ! Ma note 6/10

Message édité pour la dernière fois le : 18/02/2014 à 10:25

#3

dagon
Villageois

Amusant les deux avis bien contradictoires. C'est bien, ça enrichit bien le test.

Par contre, outre les qualités intrinsèques (ou non) du jeu, vous donnez à Blackguards la même note "RPG" de 3/5 que pour Might & Magic X Legacy.

A mon sens, Blackguards est plus un jeu de stratégie tactique en tour par tour avec des éléments de jeu de rôle.
Might & Magic X Legacy représente la quintessence du RPG PC et à ce titre mériterait 4 voire 5/5.
#4

Shaam
Grand chevalier

Quintessence carrément, la perfection n'existe pas ! Bon bin tel arklaash acquis récemment j'attendrais une bonne promo ! :p
#5

Etienne Navarre
Gobelin

Par contre, outre les qualités intrinsèques (ou non) du jeu, vous donnez à Blackguards la même note "RPG" de 3/5 que pour Might & Magic X Legacy.

La note RPG correspond à un barème, pas à une opinion ou à une volonté de mettre tel ou tel jeu en avant. Tous les RPG subissent le passage par ce barème et en ressortent avec une note qui n'est pas choisie arbitrairement par le testeur.
#6

Shaam
Grand chevalier

Euh on peut voir le barème nous le peuple ?
#7

Sowatt
Paladin

Non
#8

KingArthur
Citoyen

Dommage, les 2 test me semble trop subjectif et surtout tellement aux antipodes l'un de l'autre (ça en serait presque comique ) qu'ils ont finalement peu d'intérêt pour le lecteur que je suis.
Je me serais facilement laissé tenté par Blackguard avec le 1er avis très aguicheur alors que le second me conseil de conseil de garder mes sous pour l'un des nombreux grands rpg à sortir cette année.
#9

TrollTraya
Paladin

Moi j'aime beaucoup ce style. Combien de fois ai-je été dupée par un test trop unilatéral alors que la rédaction en question elle-même avouait être partagée sur le jeu en question. Là, on à le pour et le contre, ça permet, paradoxalement grâce des avis extrêmement subjectif, d'avoir un aperçu objectif de ce qui nous attends. Même si je le répéte, j'aurais préféré que ces avis "extrêmes" prennent tout les deux la forme d'avis à la fin du test qui aurait alors été moins partisan...
#10

jaiden
Villageois

Pas trés objectif le test surtout la note trop haute.
#11

DNK696
Villageois

Après avoir terminé hier Might and Magic X Legacy hier, je crois que c'est le prochain que je vais faire. Je l'avais acheté lors des soldes Steam mais je n'y avais pas encore vraiment joué. Juste essayé quelques dizaines de minutes.
#12

Armancia
Chevalier

Imo la vérité est entre les 2 tests, mais c'est un jeu plaisant si on aime le rpg tactique et que l'on estime que le scénario est juste un prétexte à affronter des défis de plus en plus dur.

L'histoire peine à démarrer et se révèle être assez banale, mais bon en 2014 pour innover niveau scénario sans entrer dans une certaine forme de classicisme, c'est difficile, au moins on n'affronte pas des méchants très méchants, en jouant des gentils défendant la veuve et l'orphelin. Par contre l'histoire dispose de certaines rebondissement assez intéressant qui peuvent surprendre
Graphiquement on est tous d'accord ça ne pète pas 3 pattes à un canard.
Le doublage m'a fait marrer, mais on reste dans les canons de l'univers, et je pense qu'il est là le problème. Aventurie est un univers générique de pnp, difficile d'échapper au nain grincheux, à l'elfe hippie et aux autres stéréotypes.

Au niveau des règles (et je tiens à préciser qu'aujourd'hui en 1.2 tout est en français contrairement à ce que dit le test) tout est assez clair mais le jeu est exigeant. Par exemple, tout cac dispose d'une parade, qu'on ait 95% de hit sur sa tronche il a quand même sa parade, si on oublie ce détail on se retrouve à miss très souvent, si on décide d'utiliser des coups qui sont faciles à parer , même à 95% de chance de toucher, beaucoup de gens oublies ce type de détails, sinon on a le rapport des armes, moins prononcé que dans fire emblem mais présent quand même, par exemple une dague est assez minable face à un arme contondante, donc il faut éviter d'envoyer son perso spe dague contre le gros tank bouclier + hache même avec un 85% de toucher. Tous ces détails sont écrits dans les règles, mais il faut prendre le temps non seulement de les lire et de les retenir, même moi qui en suit à ma 2nd partie en difficile il m'arrive d'en oublier et de comprendre après coup que j'ai merdé parce que là j'aurai pas dû faire ça .

Cela dit je tiens à indiquer qu'avoir 3 combats d'affilés sans pouvoir sauvegarder on appelle cela de la difficulté , on en peut pas se plaindre d'avoir des jeux faciles jouables par des gosses de 6 ans (c'est une critique qui revient très souvent en général) et derrière crier au loup quand on propose de relever le "challenge". C'est un jeu exigeant et si on a pas 1 heure ou 2 devant soi, il est préférable de s'essayer à autre chose.

Pour moi Daelic a été correcte, il y a une demo suffisamment longue pour savoir si on aime ou pas, et ne pas tomber dans le piège du jeu où l'on accroche pas et qu'on a acheté à l'aveugle au prix fort, c'est clairement un point à relever et souligner, tant il est rare ces temps ci.

Message édité pour la dernière fois le : 18/02/2014 à 12:43

#13

Caldanath
Gobelin

Ptain c'est lourd votre objectivité là. Vous voulez des tests objectifs ? On appelle ça une description du jeu, y en a plein là-bas. Ça c'est de l'objectivité. J'en ai marre de lire ça, c'est pas parce qu'on est pas d'accord avec un test qu'il n'est pas objectif.
#14

Shaam
Grand chevalier

Le coup de la difficulté parce que tu te chopes 3 combat sans pouvoir sauvegarder c'est de l’apprentissage par l'echec, un peu comme le repop d'ennemis de Dragon age 2, c'est pas de la bonne difficulté a mon avis
#15

Toupilitou
Garde royal

Je me suis pas mal retrouvé dans le test d'Etienne Navarre, où j'ai eu le même coup de coeur, au niveau ambiance, lore, fights à challenge, différences d'approches selon le personnage principal choisi, la bande son qui scotche bien... etc

Inutile donc que j'en rajoute une couche ; Après tout, avec une bonne centaine d'heure très plaisantes passées sur ce jeu, je ne risque pas d'être objectif !



#16

Tirnanog
Chevalier

Je redoutais un tel écart d'avis pour Blackguards, même si je n'ai pas fait comme Armancia l'a précisé (i.e. tester d'abord la démo avant d'acheter le jeu, et même en version boîte), j'ai fureté un peu sur le web de loin (dont les discussions sur les fora de RPGFrance, sans y prendre part pour autant).
Sur certaines choses, je ne suis pas difficile, et, ayant apprécié Aarklash Legacy, si Blackguards est au Temple du Mal Elémentaire, ce qu'Aarklash Legacy est à Icewind Dale, c'est à dire des jeux du même style tout en étant différent et avec quelques défauts à côté, ça me va. De toute façon, j'ai déjà ma boîte (que j'ai reçue hier) alors euh...

Tiens au fait, Etienne, tu as pu régler les problèmes de DVD?
#17

Megamat
Gobelin

Pour la note RPG, Blackguards à la même note que M&M X, mais pas pour les mêmes critères. Nous ne souhaitons pas mettre à disposition le barême afin d'éviter les polémiques.
#18

AbounI
Gobelin

Merci pour ce test, aux avis complétement divergeant.Je comprends le désarroi d'Andy, pour un RPG qui ne correspond pas à ses attentes, même si parfois ça me semble un poil exagéré (m'enfin, je ne suis pas toi)
J'avais déjà donné mes impressions, je vais donc éviter de me répéter, mais je reviens sur un certain tableau du chapitre 3 : le labyrinthe.C'est une carte tactique re-mar-qua-bleuh
Quand aux enchainements successifs de combats de l'arène, je préfère leur dire bravo.On est finalement face à des conséquences des combats précédents: si l'on démarre en étant dans la mouise, alors qu'il en soit ainsi.Ca ajoute, certes artificiellement de la difficulté et de la stratégie, mais au moins ça casse l'aspect casual d'un gameplay à la "je combat-je me repose pour récupérer-puis j'y retourne."

Par contre, Andy, je suis surpris que tu n'aies pas craqué sur la personnalité d'une elfette accroc.Ca change de ce qu'on voit habituellement...

Même pas un ti gob "coup de coeur"? La, je suis déçu par contre

Message édité pour la dernière fois le : 18/02/2014 à 13:46

#19

Shaam
Grand chevalier

Oki, je suppose que c'est une bonne chose de le cacher alors, ce barème huhu, du coup^^

T'facon un test RPG ca n'est jamais objectif (ou alors c'est un mauvais test), dans rpg il y a une part énorme de sensibilité, beaucoup plus que dans les autres genres, et comme chacun a la sienne propre, un test objectif n'est possible que sur les graphismes sans la direction artistique et dans une certaine mesure le gameplay basique.

Le déroulement de l'histoire et son contenu, le monde, ses endroits et ses personnages, leurs développement, pour cela, c'est a dire une grosse partie dans la plupart des rpg (et pour moi ce qui les definis), c'est forcement un avis objectif qui est donné...

Un test ca éclaire, ça n'apporte justement aucune vérité car elle n'existe point, il suffit de voir les batailles de gouts sur different RPG, même les plus grands^^

ps : confirmé par le site de Caldanath, berk berk berk :p
#20

Armancia
Chevalier

Le coup de la difficulté parce que tu te chopes 3 combat sans pouvoir sauvegarder c'est de l’apprentissage par l'echec, un peu comme le repop d'ennemis de Dragon age 2, c'est pas de la bonne difficulté a mon avis


On est pas au pays de candy dans blackguard la difficulté existe déjà belle et bien, contrairement à DA2 où c'est juste un artifice. Si daelic s'amusait à augmenter la puissance intrinsèque de certains ennemis qui sont déjà abusés (style les utulu possédés) autant dire qu'il faudrait des builds particuliers pour les tuer et ça n'est pas le but du jeu.

Comme le dit Abouni assumer la conséquence de ses actes est à mon sens un bon moyen d'augmenter la difficulté sans tomber dans le n'importe quoi et puis rp parlant ne pas pouvoir se reposer entre 3 combats qui sont proches dans le temps, c'est cohérent , alors que le contraire ne l'est pas !

Message édité pour la dernière fois le : 18/02/2014 à 13:38

#21

redd
Seigneur

Pour ma part, je trouve ça important d'avoir plusieurs avis, et d'autant plus intéressant quand ils sont différents. Cela permet de mieux comprendre les points forts du titre qui ont fait kiffé l'un, et les points faibles qui ont dégoûté l'autre.

bon, mon opinion était déjà faite grâce à la démo (j'adore ce jeu) mais j'ai pris du plaisir à lire ce test.

petite coquille, du moins si ma mémoire de rôliste est bonne : les PA sont les "points d'aventure" dans le système de l'Oeil Noir, et non les "points d'action".

par contre, je n'ai pas compris : il y a un mode multijoueur ? car ça doit être génial de faire l'aventure en coop, non ?

Message édité pour la dernière fois le : 18/02/2014 à 13:40

#22

Etienne Navarre
Gobelin

Merci Redd d'avoir eu l’œil (noir) et le bon ! C'est corrigé.
#23

dagon
Villageois

Totalement d'accord avec Redd et Shaam. Un test objectif ne peut être rédigé qu'au travers le verre déformant de sa propre subjectivité (c'est de moi ça ?).

Les avis divergents ne font qu'enrichir un test et donnent la plupart du temps lieu à des discussions intéressantes :-)

Après, sur le barème "objectif" de la note RPG :
Un Mass Effect 3 Citadel a obtenu 4/5 sur le barème RPG.
Un Might & Magic X Legacy a obtenu 3/5 sur ce même barème.
Cherchez l'erreur.

"un RPG "100% labélisé RPG France" contiendra une création et une personnalisation du personnage, des caractéristiques, des compétences, des points d'expérience, un inventaire conséquent, une gestion d'équipements, des combats selon des statistiques, un vrai scénario, un système de choix/conséquences dans les dialogues, une gestion d'alignement selon les actions, un univers complet et autres... "

Si je prends Mass Effect 3, il manque une vraie gestion des caractéristiques, une vraie gestion de l'équipement (on parle bien de ME3) et des combats selon des statistiques et non de la dextérité du joueur. Pourtant, note RPG : 4/5.

On peut éventuellement dire qu'il manque à M&M X des choix/conséquences dans nombre de dialogues, mais ça reste présent dans certains cas. Idem pour l'alignement. Note RPG : 3/5...

Enfin bref, pas de quoi faire un fromage, mais ça surprend....et je poserai la question à contrario : si Might & Magic X n'est que 3/5èmes RPG, les 2/5èmes qui restent, c'est quoi ?

Message édité pour la dernière fois le : 18/02/2014 à 15:46

#24

Etienne Navarre
Gobelin

Si tu veux en débattre Dagon, il faut le faire dans l'espace approprié : http://www.rpgfrance.com/dossier-10062-1-article-les-des-sont-jetes.
Histoire de rester focalisé sur Blackguards et de ne pas partir dans tous les sens.
#25

Killpower
Gobelin

Pour te rassurer Dagon,
Might and magic X a eu 3/5 ET Blackguards 2,56/5 selon une grille sur 40 points qu el'on se garde bien (made in RPGFrance), mais qui permet de dire que les plus gros RPG ont 5/5 (Baldur's Gate, Arcanum, Drakensang, Eschalon book , etc, etc...). C'est notre grille à nous. Et même eux n'arrive pas forcément à 40/40.
Enfin gros RPG, MMX, euh ... on a connu mieux en notion de RPG... on est d'accord.

Comme on arrondit au supérieur (et que l'on ne fait pas des moitiés, des vingtièmes ou des dizièmes, sinon cela ne ressemblerait à rien), les lecteurs pourront considérer que l'on a le même potentiel RPG dans les deux jeux (d'ailleurs, ils ne sont pas loin de l'autre si on réfléchit bien). Il y a bien quelques différences qui se retrouve dans la différence de points que l'on enlève. On va pas vous faire des notions de RPG à la : 2,75 pour vous faire tiquer. parce que forcément vous tiquerez.... Tout ce que l'on peut dire, c'est que si deux testeurs prennent la grille et font le décompte, ils tombent forcément sur la même valeur (à quelques dizièmes prêt parfois). Et comme toute l'équipe a participé à la grille on peut considérer qu'elle est correcte (surtout après certains essais sur de très gros RPG qui contiennent des choses que ne contient pas MMX).

Mais comme le dit Etienne, ce n'est pas le bon lieu pour parler de notion de RPG (d'ailleurs tu pourrais nous reprocher que les JRPG n'ont que 2 ou 3/5 aussi). Mais ce n'est pas le bon endroit alors à tout de suite ailleurs....

Message édité pour la dernière fois le : 18/02/2014 à 16:43





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