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Heroes of Might and Magic 4

par Montaron 02 Fév 2014 12:00 22

Dernier Heroes de la série qui sera réalisé par 3DO avant le rachat par Ubisoft, Heroes of Might and Magic IV divise les fans. Certains le considèrent comme un épisode de trop, d’autres le trouvent mal aimé pour rien. Donc rien que pour vos yeux, dissection d’un jeu « polémique ».

La santé mentale, c’est comme une araignée au bout de son fil, avant que je la mette dans ma bouche

 
L’histoire prend place après la fin de la dernière extension de Heroes III. Gelu, armé de la Lame d’Armageddon, affronte Kilgor porteur de l’Epée de Froid. Si vous vous souvenez bien, on nous répétait que les deux ne devaient jamais se rencontrer et ce n’est pas pour rien. Leur rencontre déclenche un cataclysme qui détruit le monde d’Enroth. Tout pourrait s’arrêter là mais on se retrouverait bien chèvre pour faire un jeu. Résultat des portails vers un autre monde (une autre passerelle pour parler le jargon des fans de Might & Magic) du nom d’Axeoth. Le peuple d’Enroth s’y exile, ne souhaitant guère se faire griller les plumes dans une apocalypse des plus inamicales. 
 
  
 
La campagne du jeu est divisée en six parties indépendantes les unes des autres. Chaque campagne nous fait suivre un personnage principal affilié à une des villes du jeu et de son histoire. En s’appuyant sur ce contexte de monde vierge à la fois à conquérir et à se partager entre les nouveaux venus et les anciens. Le tout en gardant en arrière fond les rancunes et animosités de l’ancien monde. 
Chaque campagne est de très bonne qualité et je dois dire que de mon expérience de joueur, elles font parties des meilleurs que j’ai pu goûter dans un jeu de stratégie. Celle du Havre nous fait suivre l’aventure de Lysander, paladin qui cherche à maintenir le royaume renaissant de Paledra, fondé par les anciens habitants d’Erathia (on y croise des allusions à la reine Catherine qui feront plaisir aux fans d’Heroes III) face à un imposteur se prétendant descendant de la dynastie Cœur de Griffon. Le Bastion nous fait, lui, suivre Waerjack, jeune barbare venant du royaume de Kilgor et secondé par son père adoptif Tarnum, un nom qui devrait rappeler certaines choses à certains. Axée sur l’unification d’un royaume par une nation barbare, il y a de quoi rappeler de bonnes vieilles effluves de Conan avec ses barbares fiers et quelque peu portés sur la hache. La Réserve nous colle dans les basques d’Elwin, un jeune aristocrate elfe qui pour une amourette se retrouvera à déclencher une guerre civile. C’est dingue, mais une belle histoire d’amour dans un jeu de stratégie c’est assez rare pour être signalé.
L’Asile relate les aventures de Tawni Balfour, jeune pirate reprenant le navire de son outre à vinasse de père. Son but : rien d'autre que la conquête de la Mer d’Or, avec en tête le but de devenir reine des pirates. L’Académie se consacre à l’histoire d’Emilia Nighthaven, fille d’un verrier qui finira par fonder une nation à force de réunir les réfugiés. Nation qui attire l’attention du roi immortel Gavin Magnus et de son sbire Solmyr, personnages bien connus des fans de la licence. Et enfin, le meilleur pour la fin : la Nécropole nous fait côtoyer le personnage de Gauldoth, à moitié mort-vivant, ce nécromancien à la philosophie des plus dérangeantes. Ce dernier entreprend de récréer l’empire des nécromanciens de Deyja et Eofol dans un royaume mort-vivant. Tout irait bien dans le plus nécromantique des mondes avant que la situation le pousse à réviser un peu son jugement.
 
   
 

En ce jour, nous fîmes voiles ver le Détroit des Tempêtes

 
En matière de gameplay, on retrouve les fondamentaux de la série Heroes : une ville, des héros, un open world, des points d’intérêt, du tour par tour. Chaque faction explore à son tour la map, dans la limite de la barre d’action de ses troupes. Si on garde le noyau dur du gameplay propre à la série, Heroes IV ajoute son lot sympathique de nouveautés qui changent la donne, sans pour autant la transfigurer.
Tout d’abord, par le fait que désormais les troupes peuvent se déplacer sans héros. Si cela parait anodin en soit, c’est loin d’être aussi innocent. Cela évite la création des habituels héros « mules » dont on avait l’habitude dans Heroes III et dont la seule vocation était de faire des aller-retour entre la ville et le héros principal, pour ré-alimenter ce dernier de créatures. Pour ensuite repartir chercher un nouvel arrivage et ainsi de suite. De la même manière, plus rien ne vous empêche d’envoyer quelques troupes indépendantes garder vos scieries, mines et autres points intéressants, mettant au chômage le héros mule, ce qui n’est pas un mal entre nous.
Dans le même ordre d’idée, le héros est désormais une unité à part entière. Fini l’époque où il se plantait derrière les troupes et lançait un sort de temps à autre en regardant ses larbins se foutre sur la tronche avec les gaillards d’en face. Désormais, il est sur le champ de bataille comme tout le monde, se fritte, tire à distance, utilise sa magie à son tour et peut mourir comme une unité standard s’il se retrouve confronté à un dragon noir quelque peu hostile. Le bon côté de la chose, c’est que du coup la montée en puissance du héros est bien mieux retranscrite. De la même manière, les objets magiques ramassés sur la map en cours d’aventure ont un effet bien plus visible. Et si vous êtes du genre fantaisistes (ce qui est une grande qualité), vous pouvez toujours essayer un groupe à plusieurs héros, voir exclusivement composé avec. C’est pas nécessairement simple, notamment face à un pack de dragons noirs mais très fun à expérimenter, et ouvre de nombreuses portes tactiques via les combinaisons : un héros mage et un héros guerrier, chacun ayant des compétences boostantes qui s’additionnent en combat et en exploration par exemple. 
Et puisqu’on est quand même dans un opus sorti en 2002, la 3D isométrique entre enfin dans la partie. Si on peut trouver que la vue isométrique a moins bien vieilli que la 2D des précédents opus, ce qui est assez vrai, cela permet de mieux prendre en compte la configuration du terrain. En effet si on regarde Heroes III et son arbre solitaire en plein milieu du champ de bataille c’est un bond en avant. La visibilité est prise en compte, que ce soit pour les éléments du décor, les angles d’attaques, les tirs des unités à distance et les goulets d’étranglement à unité. Un chouette plus dans les batailles.
 
   
 
En matière de ville, la gestion est restée la même : une construction de bâtiments par tour, les rentrées se font à chaque nouveau tour, on y recrute ses petites bestioles délicates. Dans le fond, rien n’a changé drastiquement et c’est tant mieux. Néanmoins Heroes IV a la bonne idée de changer quelques mécaniques de-ci de-là, qui le rende bien différent de son aîné. Tout d’abord par la suppression de l’amélioration des unités présentes dans Heroes III, plus de bâtiments à upgrader. Vous allez sans doute rugir en hurlant à la casualisation, mais rassurez-vous bonnes gens. 3DO a été malin pour remplacer le système par un autre tout aussi malin. Au lieu de booster les mêmes créatures et d’arriver à des villes qui sont toutes les mêmes au final, le jeu vous propose pour chaque stade de créatures le choix entre deux types différents. Sur les cinq slots de créatures disponibles trois sont à alternatives, ce qui offre une jolie palette de combo. Un feature qui renforce la variété tactique et rompant un peu la monotonie des affrontements de armées qui étaient toutes les mêmes dans Heroes III. Un bon point pour le p’tit jeune.
Un autre point appréciable, même s’il castre le grobillisme chèrement défendu dans Heroes III, c’est la spécialisation magique des villes. Il y a désormais cinq grandes écoles de magie, chaque ville ayant la sienne, sauf la faction barbare qui a autre chose à faire que des étincelles surnaturelles à la con. Les sorts s’apprennent comme de coutume dans une guilde des mages construite en ville. La bonne idée pour ne pas non plus frustrer les joueurs est la possibilité de construire deux librairies qui donnent accès à deux autres écoles de magie « cousines » à celle de votre faction. Par exemple la faction de la Mort a pour cousine celle de l’Ordre et du Chaos, ce qui fait qu’un héros nécromancien pourra apprendre ces deux écoles, en plus de celle de sa faction. De même un héros de l’Ordre pourra apprendre la magie de la Mort et celle de la Vie. Etcetera selon une boucle cyclique vachement bien pensée à mon sens.
 

Je savais que je rentrerais les bottes sales de cette aventure

 
Comme beaucoup de jeux en 3D isométrique, Heroes IV accuse bien ses onze ans d’âge. La direction artistique est très honnête malgré quelques fautes de goûts (je pense notamment à l’héroïne du chaos avec sa moumoute à cornes qu’elle enlève pour se gratter le crâne en combat !). Les décors proposent une variété assez agréable, que l’on soit en pleine mer, dans les forêts, les plaines gelées ou des cavernes lugubres. Y’en a pour tous les goûts et les couleurs. Chaque petit détail faisant le charme des environnements, que ce soit un sprite de cachalot qui se balade alors qu’on est en pleine mer ou un jet de souffre dans une grotte. Heroes IV appartient encore à cette époque de jeux que beaucoup, dont moi, chérissent : celle où les graphismes sont suffisamment propres pour ne pas avoir de la bouillie, mais pas encore assez détaillés pour laisser l’imaginaire du joueur combler les trous. A l’image des jeux Infinity Engine où chaque silhouette de pixels vous semble hurler sa personnalité, parce que vous avez suffisamment de place laissée par le jeu pour y croire. 
 
   
 
Et comme dans les jeux Infinity Engine que je citais juste avant, un immense point est là pour vous aider à vous plonger dans le bain : les musiques. De tous les Heroes que j’ai fait, les musiques du IV restent mes préférées. Toujours avec Paul Anthony Romero, le compositeur attitré de la série, à la baguette. On savoure de longues mélodies planantes qui agrémentent superbement les longs voyages qui font la moelle du jeu. Les afficionados d’Heroes II se réjouiront d’ailleurs du retour des chœurs féminins qui étaient aux abonnés absents du III. C’est, à mon sens, ce qui fait en grande partie la magie des Heroes : cette sensation de voyage, d’errance, de développement d’une nation et de son héros. Sensation renforcée par le cadre de la campagne, qui insiste sur le contexte de colonisation/découverte d’un nouveau monde.
Si je devais retenir un gros point noir sur ce Heroes et il est de taille c’est l’absence de mod multi en local. S’il y a bien un truc qui m'a occupé de nombreuses après-midi lorsque j’étais môme, c’était bien les parties en hot seat avec ma frangine sur Heroes II, puis Heroes III. Et son absence sur ce quatrième opus me fait mal au bas de la colonne vertébrale. Le plus regrettable étant qu’à côté de cela, il n’y plus un seul serveur multi. Le fait est qu'il fonctionne à base de gamespy tellement archaïque, qu’on croirait qu’il fonctionne encore en frottant des silex pour faire du feu. Pour une série qui a toujours joui d’un multi savoureux, ça fait mal au cœur. Je présume qu’il y a moyen de le régler via divers bidouilles et autre magouilles. Mais pour qui ne souhaite pas mettre les mains dans le cambouis comme moi, c’est quand même une belle tache sur le tableau.
 

Heroes IV est pour moi le digne successeur du III, suffisamment proche dans ses mécanismes pour reconnaître qu’on est bien en terrain connu mais changeant assez le contenu pour qu’on ait besoin de réapprendre à jouer. J’imagine que c’est ce qui a pu rebuter les vieux de la vieille, mais je pense franchement que c’est loin d’être la pire évolution qu’a connu une glorieuse série d’antan. Quitte ou double mais Monty approved quand même !

 

LES PLUS
  • Excellent jeu tactique au tour par tour
  • Musiques envoutantes
  • Apports intelligents par rapport à Heroes III
  • Campagnes très bien écrites
  • Durée de vie énorme
LES MOINS
  • Pas de mod Hot seat
  • Difficulté parfois un peu craquée sur la fin
  • Version gog impossible à patcher en français

7/10

L'AVIS DE KILLPOWER

Après avoir usé mes sandales sur le 3 dans tous les sens (avec extension, avec mod, et les 8 Chronicles), je suis arrivé sur le 4 le premier jour de sa sortie. Et là, ça a été le drame : un jeu sorti trop tôt et annonciateur d'addons d'entrée "de jeu". Le contenu était rachitique après tout ce que l'on avait eu accès avec le 3, et les bugs par légion. On avait perdu le hot seat, certaines factions prévues plus tard, les combats en 3D isométrique illisible n'avait pas de grille d'hexagones (premier patch sorti). De plus, la présence des héros présents sur le champ de bataille rendait les unités obsolètes et déséquilibraient totalement le jeu.
La finition des graphiques et des menus étaient trop tape à l'oeil et fouillis et au lieu de faire simple, ils firent dans la fioriture.

Seule la musique a pu sauver le tout , ainsi que les extensions qui arriveront ensuite, mais la mort de 3D0 était annonçée pour ma part. Preuve que ce jeu fut une catastrophe, c'est le retour à l'esprit des trois premiers dès Heroes 5.

Chaque année, j'ai beau essayé de m'y remettre, mais c'est épidermique, je n'y arrive pas.

3/10

Commentaires (22)

#2

Shaam
Héros

Ce fut la fin de l'aventure HMM pour moi, le passage a la 3d a du joué aussi, mais depuis le 4 j'ai vraiment du mal a reprendre la série, ca a plus le même gout alors qu'en fait c'est surement pareil ! la vieillesse rend con tiens :p
#3

Phoenix
Paladin

Wouatch la différence entre Montaron et Killpower. Et je rajoute un gros + 1 à Killpower et Shaam.

Ça c'est cassé la gueule, beaucoup trop d'élement disparu et bancale, le passage de la 3d mal adapté etc. Pour ma part, Killpower à tout dis et bien résumé !
#4

reebob
Noble

Ce fut le dernier Heroes pour ma part. Mais c'est surtout parce que je préfère l'autre grande série concurrente celle des Age of Wonders que je trouve nettement plus profonde et intéressante. Depuis que j'ai joué à Age of Wonders Shadow Magic je n'ai plus jamais accroché à un HMM.
#5

Montaron
Seigneur

Wouatch la différence entre Montaron et Killpower.


Ouais mais à nous deux le jeu a 10/10
#6

Niflheimr
Villageois

Perso j'avais adoré heroes 4, pas plus que le 3, mais pas beaucoup moins ... Disont que c'est le seul episode, qui cassais vraiment les habitudes.
Dans mes souvenirs il a vraiment une place a part, avec Heroes 2, qui doit etre le premier jeu pc ou j'ai epluche le manuel pendant des heures (malgré le fait qu'il etait en anglais et que j'y comprenais pas grand chose).
Dommage que ubi ai massacré la licence apres ca, jamais reussi a accroché aux episodes apres le 4.
#7

Geralt
Grand chevalier

Moi je suis bien d'accord avec de nombreux points avec Killpower... Pour moi le 4 c'est le plus mauvais de la série des Heroes of Might And Magic.
Je suis du même avis par rapport au déséquilibre des héros dans une seule équipe... Et effectivement quand le 5 est sorti j'ai retrouvé la plupart des choses que j'aimais dans les volets précédents...
Après je n'aurais peut être pas mis 3/10 comme toi Kill, mais pas plus de 6.
Un autre truc qui me dérangeait aussi, c'était le fait de choisir entre deux bâtiments de monstres dans les châteaux (si on me comprends bien là ^^) en gros il y avait des chateaux un peu "mixés" et ça me plaisait pas du tout...
Enfin voilà mon préféré reste le 3 !
#8

Jughurta
Chevalier

Il y a plein d'autres défauts, l'IA totalement déplorable incapable de battre les "neutres" trop puissants aussi bien en campagnes (je me rappelle de passer mon tour en boucle parce que je pouvais pas battre les neutres) qu'en scénario, les animations ridicules, le peu de maps dispos, etc ... un foirage total à l'exception des caravanes.
#9

Geralt
Grand chevalier

Oui exact, j'ai oublié pas mal de trucs, mais ce sont les premiers trucs que je me souvenais bien ^^
#10

FoolEcho
Garde

L'immense point noir pour moi a été ce déséquilibrage total avec des héros capables de défaire des armées entières à eux-seuls. :-(

Pour le reste, les campagnes sont très bien écrites et les personnages attachants (par contre, dans les extensions, ça devient assez quelconque et vite barbant).

Le coup de neuf graphique n'a pas fait de mal non plus (même si Heroes III n'a pas trop mal vieilli) et les musiques sont effectivement très bonnes (les thèmes des cités, notamment).
#11

Geralt
Grand chevalier

L'immense point noir pour moi a été ce déséquilibrage total avec des héros capables de défaire des armées entières à eux-seuls. :-(


Ouais c'est ça :/ +10, j'ai déjà parlé de ça avec des personnes, et beaucoup ne sont pas forcément d'accord, car ils sortent l'exemple des dragons noirs... sauf que pour moi t'as plus vite fait de monter des héros haut niveau qu'une grosse quantité de dragons noirs...

Et concernant Heroes III, non évidemment ! il a pas du tout vieilli je trouve ! ça beau être en "2D" je le trouve toujours aussi magnifique et bourré de détails.

Message édité pour la dernière fois le : 02/02/2014 à 15:56

#12

Killpower
Gobelin

Je rappelle que nous ne sommes pas toujours d'accord sur les jeux que nous testons et cela vous donne un aperçu de nos goûts qui sont différents les uns des autres, ce qui fait l'hétérogènéïté de l'équipe de RPGFrance.
J'aurais mis 5 avec les deux extensions, mais pas plus.

Quant à Heroes 3 dont j'ai parlé ailleurs (saga M&M), il n' pas vieilli d'un iota si vous lui intégrez le mode HD.

Avec mon dernie rlien, vous trouverez aussi dans le forum du matos pour HOMM4 pour les amateurs.

Des tonnes de mods pour y rejouer ou y jouer et c'est sans compter sur les milliers de carte à télécharger sur le net (en solo, campagne ou ailleurs).

Message édité pour la dernière fois le : 02/02/2014 à 15:03

#13

Armancia
Chevalier

C'est vraiment un épisode à part qui ne mérite pas d'être appelé Heroes IV si ce n'est à cause de son scénario.

Pour autant ça n'est pas un mauvais jeu, mais il souffre de la comparaison avec son prédécesseur qui est la référence du genre encore aujourd'hui, malgré un épisode V très bon est un épisode VI assez moyen. Comme UBI n'a pas cherché à rectifier le tir avec les addons, le jeu a une réputation qui n'est pas démérité.

#14

Geralt
Grand chevalier

@Killpower ah merci pour ton lien, je testerais ça, je le trouve déjà bien de base, m'enfin ça mérite d'être essayé.
#15

Ehlulu
Citoyen

Il y a bien un mode hot seat dans Heroes 4, il faut lancer un scénario en solo (très logique) et lors du choix des faction cocher la case "humain" pour remplacer une IA par un joueur humain.
#16

Montaron
Seigneur

Ouais 'fin ça remplace pas une bonne vieille escarmouche.
#17

Geralt
Grand chevalier

Ouais je suis bien d'accord, et en plus sur Heroes III en tout cas, on pouvait par exemple créer notre carte et ensuite la jouer comme on voulait dont le Hot Seat.

Message édité pour la dernière fois le : 02/02/2014 à 19:16

#18

ninheve
Grand chevalier

Je sais que de nombreux fan de la série n'ont pas aimé le IV alors que personnellement j'ai trouvé qu'ils avaient essayé de faire quelque chose de différent du trois avec 6 campagnes vraiment prenantes et oui, les héros avaient du pouvoir mais çà permettait de jouer autrement. Bref j'ai aimé cet opus, j'ai aimé aussi HMMIII et les deux pour moi sont complémentaires. De toute la sage de HMM le 3 et le 4 resteront mes préférés .
#19

Colinet
Paladin

Ouuuh, que j'ai aimé HoMM4!

D'abord parce que la magie y est super-intéressante et les option stratégiques donnent le vertige, ensuite parce qu'on peut approcher le jeu de plusieurs façons différentes. Dans The Gathering Storm, c'est les héros qui font quasiment tout en solo. Dans Winds of War, on incarne un général qui ne peut se passer de son armée.

Par contre les écrans des villes sont mochissimes et les créatures visuellement ridicules.
#20

Adelrik
Villageois

Alalalala Heroes IV et ses heros barbares level 20 qui pouvaient tuer cinq Behemots par coup, que de souvenirs !

Pour le Hot Seat, c'est étrange, j'ai des souvenirs de parties en local avec mon frère et une cousine pourtant


Je poste sur ce site pour la première fois, je vous ai trouvé par hasard, je tiens à vous dire que vous avez un nouveau lecteur assidu ! Continuez comme ça !
#21

mm678player
Garde royal

Vu comme j'étais à fond à l'époque sur le trois, je me souviens que c'est avec beaucoup de suspicion que j'avais enchaîné avec le 4, pour finalement l'adorer encore beaucoup plus.
Dans ma tête j'ai complètement basculé sur le nouveau système de magies et autres compétences, et sur le système des héros présents sur le champ de bataille et toutes les possibilités que ça fait sur la carte (créatures seules, héros seuls, héros + créatures, plusieurs héros, plusieurs héros+créatures, etc...).
Et puis ne pas devoir attendre la fin de la semaine pour les nouvelles recrues.
Je me souviens avoir fait parfois des dizaines de variantes de la même carte (une fois que j'en tenais une d'assez grande et équilibrée), et autant de parties dessus. Sans parler de tout le scriptage que je me suis fait là-dessus.
Et quelques cartes spécialement faites pour s'éclater avec la furtivité, ou avec les héros combattants.

Mais sinon, toutes cartes confondues, il y avait un très gros plus par rapport à avant : les pouvoirs tous très différents de chaque unité permettaient de mettre au point de vraies tactiques spéciales sur l'écran de combat, et de ne plus jamais utiliser le bouton "combat automatique", et même de gagner des situations perdues d'avance.

Plus tard j'ai ré-essayé le trois (après des années sur le 4), et j'avais l'impression que toutes les unités étaient pareilles (pouvoirs trop peu différents, aucun intérêt à développer des tactiques particulières, bref que du "combat auto").

Moi, ils m'ont perdu pour toujours chez Heroes of Might & Magic lorsque j'ai entendu que le 5 revenait plus sur le système du 3...
#22

antineor
Novice

Avec le recul il faut rendre justice à ce jeu. Il restera dans la série des HOMM comme un chef d'oeuvre baroque dans lequel les développeurs ont pris le plus de risques.

Mais il y a quelques petites choses à savoir afin de profiter pleinement du jeu: d'abord, il faut jouer l'édition intégrale avec les derniers patchs, puis installer le mod équilibris (version 3.51), et ensuite régler la difficulté sur "avancé" mais surtout pas "expert" ou "champion".

En effet, à ces niveaux de difficulté, un bug de l'IA conduit à la mort la plupart des héros contrôlés par l'ordinateur, à cause d'une mauvaise évaluation du nombre de créatures dans les troupes neutres.

Il existe des maps démentielles réalisées par les fans pour heroes 4 qui sont de véritables défis....et un bonheur pour les yeux.

Les musiques sont sublimes...et quel plaisir de voir des cartes peintes dessinées à la main (comme quoi la 3D isométrique n'a pas que des inconvénients!).

Bon jeu à tous...
#23

antineor
Novice

Pour ceux que cela intéresse je conseille vivement de visiter les pages de Psychobabble sur le site :

http://celestialheavens.com

Vous y trouverez de nombreuses maps de grande qualité qui portent le jeu à un niveau insoupçonné...

Après cela, nul doute que nombre d'entre vous réviserons leur jugement sur Heroes 4 !




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