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Shadowrun Returns

par Andariel 31 Juil 2013 22:00 76

On va peut-être dire que j'en fais des caisses, mais l'avènement de Kickstarter et du financement participatif marque un tournant de taille dans un paysage vidéoludique de plus en plus décrépit. Sans que ce soit une franche révolution, le modèle s'annonce être une alternative de choix pour la scène indépendante. Pourtant, d'aucuns diraient que ce n'est qu'une mode passagère et que sa viabilité est sérieusement condamnée dans ce monde de rouleaux compresseurs boulimiques... Quoi qu'il en soit, les passions sont déchaînées et les yeux sont rivés sur les gros fers de lance de la plateforme pour voir si ça passe ou ça casse. Aux premières loges du phénomène "RPG old school revival" : Shadowrun Returns. L'équipe de vétérans qui est aux commandes du projet et le gros succès de la compagne ont rapidement fait de lui une des figures de proue du mouvement... Et bien, c'est le 25 juillet dernier qu'on a retrouvé son corps et ci-joint le bilan de son autopsie.  

 

Qui dit retour, dit point de départ. Celui de Shadowrun est le jeu de rôle papier éponyme paru en 1989 des mains de FASA Corporation, qui a connu une popularité grandissante dans le milieu. Si bien qu'on a vu débarquer des adaptations de la licence sur NES et Sega Genesis respectivement en 93 et 94, et une bonne poignée d'autres produits dérivés (nan, je ne citerais pas le FPS multi de 2007). Derrière FASA corporation, un certain Jordan Weismann a du abandonner sa création pour s'en aller fonder d'autres studios, mais il finit par la retrouver et la racheter en 2007.

Épaulé par quelques vieilles connaissances, Weismann crée le petit studio Harebrained Schemes en 2011 et produit Crimson : Steam Pirates, un petit jeu de stratégie navale aux relents steampunk destiné aux smartphones. Le gaillard rencontre pourtant des difficultés à trouver un éditeur pour Shadowrun Returns, le projet qui lui tient à coeur, et décide de tenter l'aventure Kickstarter en mars 2012. ​Autant dire que cela lui a bien réussi vu qu'il est parvenu à rassembler quasiment cinq fois la somme demandée. Décidement, les voies de l'effet Kiss Cool sont impénétrables... 

 

     

 

Total Return

 

Tout a commencé en 2012 avec l'Éveil. La magie qui était enfouie depuis des temps immémoriaux a repris ses droits sur un monde désormais régi par la cybernétique et la biotechnologie. Les enfants jusque là normaux ont commencé à muter en elfes, nains et autres trolls, parfois même dotés de dons magiques, et des créatures tout droit sorties de l'imaginaire ont commencé à arpenter le monde. Un monde pourtant contrôlé par de puissantes mégacorporations qui mènent les gouvernements par le bout du nez et qui dictent leur autorité quasi-totale. La plupart des métahumains et des peu fortunés sont alors traités avec dédain, privés de leur citoyenneté (SIN) et entassés dans des villes-enclos décadentes et rongées par le banditisme.

Au sein d'eux, les Shadowrunners : sorte de mercenaires de l'ombre qui combinent magie et technologie dans diverses opérations à la solde du plus offrant. Et vous, vous avez la malchance d'incarner l'un d'eux... Vous êtes contacté par un vieux, et défunt, co-équipier qui a programmé un message post-mortem vous chargeant de retrouver son meurtrier. Finalement, ce qui semble être une enquête banale au premier abord va déboucher sur un complot de grande envergure mêlant serial killers, corporations, cultistes et fin du monde. Voila qui nous change des pauv' crimes passionnels de l'inspecteur Derrick...   

 

     

 

Vous l'aurez compris, l'univers imbriquant heroic fantasy et cyberpunk constitue sans l'ombre d'un doute le plus grand attrait de ce Shadowrun Returns et les aficionados de la licence devraient d'autant plus retrouver leurs marques. Fascinant mais sans pour autant frôler l'indigeste et l'incohérent, c'est avec bon plaisir qu'on aborde les bribes constituants ce monde aussi mystique que dystopique. Une habile et improbable rencontre entre Tolkien et P.K. Dick qui porte à elle seule l'ensemble du titre. De l'autre côté, le scénario lui offre une aide plutôt appréciable avec son intrigue alliant enquête criminelle et fiction de conspiration. Mais il faut dire que la trame en elle-même reste dans la droite lignée de ce qui se fait d'habitude dans le jeu de rôle papier et, bien que sympathique au demeurant, elle ne casse franchement pas trois pattes à un insectoïde cyborg...

La narration, en revanche, est agrémentée d'une qualité d'écriture plus qu'honorable, qui est là pour nous faire oublier que le jeu est pratiquement dénué de toute forme de cinématique. A la manière d'un bon MJ, des textes décrivant soigneusement l'apparence et les réactions des personnages surplombent les répliques des dialogues rappelant ainsi les relents littéraires des RPG d'antan. Les verbeux dialogues sont alors affranchis de tout doublage audio, laissant libre cours à une rédaction à la fois familière et soutenue, et qui n'est pas à mettre dans les mains de tout anglophone. Du coup, âmes anglophobes s'abstenir. Du moins jusqu'à l'arrivée de la version française visiblement à la bourre.                 

 

     

 

A Runner Darkly

 

La campagne de Shadowrun Returns est donc sensuellement "story driven" : elle est ainsi intimement articulée autour de son histoire et donne la part belle aux textes. Les personnages mis en jeu, dés lors épaulés de jolis portraits, sont suffisamment hauts en couleur et intéressants, notamment l'emblématique Jake Armitage en guest star... De surcroît, au-delà d'une tendance RPG, c'est carrément une odeur résolument Aventure à la Blade Runner (le Point & Click de Westwood) qui transparaît haut et fort ici. Pour consolider cette optique, l'approche pacifique est pas mal mise en avant, bien que la force brute soit possible, voire assez souvent obligatoire. De ce fait, mis à part les rares occasions où certaines statistiques comme la force s'immiscent dans les dialogues, le gros des skill checks passe par les compétences sociales liées au charisme et aux diverses étiquettes.

Bien qu'il soit possible, dans une certaine mesure, de résoudre les situations de manières différentes, il faut avouer que plus on avance dans le jeu, plus les options s'amenuisent, jusqu'à devenir tout bonnement caduques. D'autre part, malgré les répliques différentes ornant les dialogues, force est de constater que leurs issues restent sensiblement proches la majeure partie du temps, sauf dans quelques rares exceptions et encore... De ce fait, n'espérez pas voir une palpable variation dans l'univers, encore moins dans la trame scénaristique, en fonction de vos éventuels choix. Mais bon, croyez-moi, vous n'êtes pas encore au bout de vos surprises avec ce jeu.    

 

    

 

N'y allons pas par quatre chemins : cela fait des lustres qu'on n'a pas vu un RPG aussi dirigiste. Tellement qu'un Mass Effect 3 passerait presque pour un satané bac à sable en comparaison. C'est dire. Alors certes, on n'exige pas de lui non plus qu'il soit un énième open world, mais il y a un minimum syndical qu'il est loin d'avoir respecté. Non content de nous étouffer dans des cartes souvent étriquées et peu interactives, l'outrancière linéarité nous prive des plus élémentaires des libertés, ne serait ce que du simple fait de pouvoir revenir sur ses pas. C'est un comble d'offrir un univers aussi dense de par les tenants et les aboutissants, et de choisir de n'en montrer que de vulgaires parcelles aussi factices qu'expéditives. M'enfin c'est absurde !

Le pire c'est que le jeu prend un malin plaisir à remuer le couteau de cette contradiction dans notre plaie tant l'ambiance qu'il exhibe, tel un fruit défendu, donne l'eau à la bouche. La 2D isométrique du moteur Unity déploie des décors détaillés qui ne manquent pas d'un certain charme et d'une réelle patte artistique. Les musiques, parvenant des compositeurs des anciennes adaptations, donnent agréablement le ton entre parties rythmées entraînantes et parties contemplatives plus éthérées. Voilà. L'ambiance est là, et pourtant, il n'y a pas le champ libre pour s'en imprégner. Du coup, Shadowrun Returns c'est un peu comme du strip-tease soft : On est tout excité mais c'est à peine si on touche à quelque chose...  

 

     

 

Schwarzy n'étant malheureusement pas un runner, il faut bien former un groupe un minimum complémentaire pour espérer s'en sortir dans les casses. En effet, bien qu'incarnant un seul personnage, vous aurez l'occasion de contrôler une équipe allant jusqu'à quatre individus de divers genres et races. Vous serez alors soit accompagné de personnages clés qui auront leur mot à dire, soit de runners lambda recrutables moyennant finances... En ce sens, les six archétypes disponibles, et combinables à volonté, se montrent pas mal diversifiés et le développement du personnage, basé sur un système de synergie entre les statistiques et les compétences, se révèle bien intéressant.

Ainsi, les différents builds où on peut piocher se montrent suffisamment variés dans le gameplay et les spécificités. Par exemple, le fameux Decker pourra hacker des terminaux et entrer dans la Matrice, espèce de cyberespace à la Tron, et s'y frayer un chemin en second plan à coup de programmes et de virus. Le Street Samouraï, lui, pourra devenir une machine à tuer "augmentée" par les divers implants cybernétiques mais le prix à payer sera ses points d'essence et son humanité. Là où le Shaman aura la possibilité d'invoquer divers types d'élementaires à partir de spots spéciaux sur le champ de bataille ou bien faire parler ses penchants fétichistes...

Dommage que ce soit nettement plus bancal du côté de l'inventaire et de l'équipement. La customisation des personnages se limite à une vulgaire case pour une tenue, un maximum de trois armes, quelques sorts mémorisés et une poignée d'emplacements pour les grenades, kit de soins et autres. Ces derniers peuvent être chopés dans les quelques conteneurs au détour d'un couloir, mais la pauvre tenue et le reste ne sont disponibles que chez les marchands du coin, et on ne peut pas dire que ce soit le grand choix... Pas facile de faire du shopping tout juste après les périodes de soldes.    

 

      

 

Do Androids Dream About Cyborg Samouraï ? 

 

Les runners ont beau être des beaux parleurs, ils ne sont pas des paroissiens prêcheurs de bonne parole pour autant, et c'est souvent par le feu et le fer qu'ils font leur sale boulot. L'occasion de voir que là où tout le reste est en temps réel, les combats se déroulent en un tour par tour largement influencé par celui de XCOM : Enemy Unknown (ah vous voyez ? On a bien fait de le tester ! ). Deux voire trois points d'action à dépenser, un système de couverture, des munitions illimitées et des tirs d'opportunité (overwatch). Tout y passe. Ceci étant dit, les combats héritent des défauts du titre de Sid Meier en étant pas mal prohibitifs et limités, tout en souffrant de sa comparaison avec moins d'ampleur, moins de fun, moins de challenge... En fin de compte, les combats sont tout juste sympathiques, quoique davantage desservis par les animations 3D et les effets, aussi bien graphiques que sonores, quelque peu sommaires. Mais bon, budget indie oblige.

On peut dire aussi que la difficulté ne leur rend pas honneur vu que même dans les modes les plus difficiles c'est souvent de la promenade de santé. Bon, à part peut-être les tout derniers niveaux qui sont un peu chauds. En résulte une durée de vie effroyablement courte pour un titre du genre puisque ne dépassant pas la petite dizaine d'heures. Et au vu de sa fameuse linéarité et des rares missions annexes, le potentiel de rejouabilité de la campagne est plutôt rikiki. Surtout que même les builds, on a l'occasion de les tester de long en large avec les nombreux runners recrutables dés la première, et courte, partie. Les plaisanteries, les meilleures, sont les plus courtes, comme on dit... Moi ça ne me fait pas rire. Na ! 

 

     

 

Pour ne rien arranger dans ce paysage raboteux, un système de sauvegarde largement critiquable vient faire son show. En effet, non seulement il est impossible de sauvegarder manuellement sa progression, mais en plus les points de sauvegarde automatiques n'interviennent qu'au début de chaque mission ! Ceci émane peut-être d'une volonté de reprendre, très approximativement, le modèle "iron man" de XCOM ou d'une initiative visant à promouvoir les enjeux du Role Play, mais on s'y prend mal. Très mal. C'est une frustration monstre de devoir se retaper ad nauseam phases de commerce, répartition des points de talents et dialogues quand on bute sur un combat pas commode. Non sérieux, c'est un moyen aussi maladroit que déplaisant pour espérer étirer superficiellement la durée de vie du bousin. Même le très frustrant Dark Souls n'a jamais osé pousser le vice aussi loin et espacer autant les checkpoints...

Mais bon, on n'est pas à une maladresse près à ce niveau. Le jeu est truffé de boulettes de game design entre le mode tour par tour qui se poursuit quelques fois alors qu'il n'y a aucun ennemi dans les parages, des compétences dont l'amélioration est à peine perceptible comme celle du contrôle des esprits du shaman (en plus, dans la description, cela dit qu'il serait possible d'en invoquer deux à partir d'un point, et cela n'a jamais été le cas) et j'en passe et des meilleures... Maintenant, tous les espoirs sont tournés vers l'éditeur de niveaux et son éventuelle intervention salvatrice. J'avoue que je l'ai à peine bidouillé mais les retours dont j'ai eu écho n'étaient pas reluisants. Oui, il semblerait qu'il soit accablé de limitations au niveau du contenu et des mécaniques modifiables, et qu'il serait de ce fait réservé à une élite de moddeurs patients et chevronnés. Eh bah, si c'est le cas, ça me fait une belle jambe cybernétique, moi ! 

 

 

La plus grande réussite de ce Shadowrun Returns est sans conteste le fait qu'il soit la preuve vivante que le financement participatif est bel et bien une option de développement viable. Il représente ainsi une des bannières de guerre qui ralliera les armées de l'indé dans leur croisade, et ceci n'est pas un mince exploit. Au delà de cet état de fait et malgré les grands espoirs qu'il a nourri, le rejeton de Weismann est décidément d'une moindre envergure qu'escompté et l'arrière-goût de désillusion n'en est qu'irrémédiable.

Là où il avait expressément le potentiel d'être une des pierres angulaires du RPG moderne, les flagrantes carences et les inexorables astreintes qu'il manifeste le relèguent au rang de "bon petit jeu pour passer une poignée d'heures de plaisir coupable". Et donc au lieu de vous ruer sur ce qui s'apparente à un DLC et un éditeur de niveaux, votre serviteur fiélon vous préconise de reporter votre run pour quelques mois le temps que le prix se tasse davantage et que du contenu plus conséquent sorte de l'ombre.                        

LES PLUS
  • L'univers Shadowrun !
  • Ambiance globale réussie
  • Narration bien amenée
  • Le développement du personnage
  • Le potentiel de l'éditeur (ou pas)
LES MOINS
  • Honteusement linéaire et cloisonné
  • Systéme de checkpoints foireux
  • Faible durée de vie de la campagne
  • Errances de game design
  • English only (for now)

6/10

L'AVIS DE BATMAN

Le jeu de rôle papier Shadowrun m'a toujours intéressé pour son univers original mêlant créatures issues de la fantasy et les technologies cyberpunk. A moi les joies de l'elfe hacker et du nain qui tire des pruneaux calibre 12. Shadowrun Returns, c'était l'occasion de se plonger dans cet univers trop délaissé par les jeux vidéo depuis l'adaptation sur console 16bits. J'ai découvert avec plaisir ce petit monde en 3D isométrique, à l'esthétique très réussie, avec un soin tout particulier apporté à l'écriture des dialogues. Je me suis réellement cru face à un Maître du Jeu, me dictant les attitudes des personnages et l'ambiance des lieux visités, Shadowrun Returns un véritable jeu de rôle interactif ! Les combats, même si peu nombreux, sont des plus plaisants. Avec un petit air de XCOM, les fans de tour par tour seront ravis ! Alors certes, le jeu a quelques bémols : la progression est très linéaire, il n'y a presque pas d'exploration et les maps sont relativement petites. L’absence de sauvegarde manuelle pourra également poser soucis, obligeant à finir un chapitre avant de quitter sa partie. Il ne reste plus qu'à espérer que les mods fleuriront rapidement sur la toile pour renouveler la durée de vie du titre !

8/10

L'AVIS DE MONTARON

S'il n'est pas le chef d’œuvre indépendant by gamers for gamers, Shadowrun est un jeu avec un fort capital sympathie. Doté d'une écriture de bonne qualité, d'une direction artistique de bonne facture (même si elle ne plaira pas à tout le monde), de combats tactiques avec des possibilités de builds suffisamment riches pour motiver un paquet de reroll. On regrettera la linéarité, le peu de personnalisation d'équipements, la durée de vie un peu chiche même si elle est appelée à être allongée copieusement par l'éditeur.

7/10

Commentaires (76)

#51

Montaron
Seigneur

Seul mod que j'ai testé et qui m'a vraiment laissé un souvenir agréable c'est "Orks Against The Machine" qui non content de se payer une référence classe à un groupe légendaire avait un scénar pas mal. Seul truc chiant c'est que c'était prévu en plusieurs épisodes et j'ai pas l'impression que le moddeur ait pondu la suite, pis le dernier niveau était un peu poussif. Mais bien sympa dans l'ensemble.

Message édité pour la dernière fois le : 23/12/2013 à 21:28

#52

TrollTraya
Garde royal

La série des Antumbra est pas mal. le premier est cours et plutôt convenu, mais les choix pris dans ce dernier affecte le deuxième.

Razor's Edge est pas mal aussi, avec différentes voies pour terminer ses missions.

The Deep one vaut pour ses missions secondaires qui explorent des gameplay différents.

The price of conviction nous permet d'incarner Coyote pour une courte aventure avec différentes solutions pour achever l'aventure.

Y'a pas mal de mods abandonné (?) en plein développement qui valent le coup comme Jacked-up, Silver Angel, Life on limb...

Y'en à pas mal d'autres qui ont des échos prometteurs que j'ai pas encore essayé : a Slitch in Time, Kill city Detroit, the Shadow of Salish-Sadish, etc...

En ce moment je suis sur le début d'un mod sandbox, Shadowrun unlimited : me paraît pas très passionnant, mais y'à de très bonnes idées : les contrats docwagon, la notoriété, etc...

Message édité pour la dernière fois le : 23/12/2013 à 21:52

#53

redd
Seigneur

Merci pour ces conseils, je regarderai après avoir fini la campagne.
#54

Dwilaseth
Seigneur

Merci pour les mods, je prends note également. Il y a aussi un projet assez connu/ Celui du remake de l'épisode Super Nintendo. Parait qu'il est sympa !

Les textes sont relativement bien écrit, on sent que le jeu est conçut par des fans de la saga Shadowrun papier

Tu dois jouer en Anglais, non ?

Message édité pour la dernière fois le : 30/12/2013 à 09:28

#55

TrollTraya
Garde royal

Finalement Shadowrun Unlimited apporte beaucoup, notamment dans sa gestion de l'aléatoire. Enfin, c'est de nouveau le hasard (jet de dés simulé) mesuré face à vos caractéristiques/compétences qui déterminent le résultat de vos actions (hacking, tentatives de crocheter une porte sans déclencher d'alarme, convaincre votre interlocuteur, etc...), et les paramètres de vos missions aussi sont déterminées par le hasard (votre employeur va simplement vous payer, vous accorder un bonus ou tenter de vous doubler ? etc...)

Après, les cartes formant le hub sont très vides, l'histoire linéaire et le début très très long (m'à fait penser à ce mod de BG 2 ou au départ on revivait l'enfance du PJ à château-suif (booooorrrrrriiiinnnnng....), mais si l'on combinait les mécaniques de ce mod à la campagne de base (qu'on saupoudrerait d'un peu de non-linéarité), SRR serait une vraie réussite. Peut être aura t'on une bonne surprise àavec Dragonfall Z finalement...
#56

TrollTraya
Garde royal

Voilà, le retour de San Goku (Dragonfall Z, arf arf...) est daté : sortie le 27 février de cette année.
En prime, voilà le trailer :


Message édité pour la dernière fois le : 28/01/2014 à 09:15

#57

Andariel
Grand chevalier

Pfff, même pas un dragon dans ce trailer. C'est pas terrible ça...

Message édité pour la dernière fois le : 28/01/2014 à 10:57

#58

TrollTraya
Garde royal

Bon, je viens de terminer Dragonfall. Une petite review ?
Commençons par un constat d'ensemble : oui, Dragonfall est toujours un cRPG "light" mais oui, il est aussi bien meilleur que la campagne de base "The dead's man twitch", et ce à tous les niveaux.
Voilà, ça c'est dit. Maintenant entrons dans le vif du sujet.
Commençons par la durée de vie. Dragonfall vous paraîtra cours, à nous autres habitué des cRPG, mais il à une bien meilleure durée de vie que la campagne de base. A titre d'exemple, ma première partie de DMS (alors que je faisais tout, et aussi en prenant un peu mon temps) à durée 15 heures. Pour Dragonfall, j'ai également tout fait de fond en comble (même si après recherche, il semblerait que j'ai loupé un run qui se débloque si on fait un certain choix...) en mode peinard. Résultats des courses : 22 heures de jeu. 7 heure de jeu en plus, c'est non négligeable (et encore, je n'ai du refaire qu'un seul combat). Donc meilleure durée de vie, check.
Maintenant, abordons la structure de la campagne. Celle de DMS m'avait fait grincer des dents. Clairement, celle de DF est bien meilleure, même si je pense qu'elle pourrait l'être encore plus. Pour faire simple, j'ai eu l'impression de voir une structure similaire à celle des deux derniers Mass Effect. Ici un hub remplace le Normandy. Puis, il y'à les missions de début et de fin de jeu qui encadrent une campagne moins linéaire que celle de DMS, sans que ce soit la panacée. Mais c'est appréciable d'avoir un certain choix par moment.
D'ailleurs puisqu'on par le des missions, avec DF, on à maintenant vraiment l'impression de faire des runs maintenant. Les objectifs et les cadres des missions y jouent pour beaucoup, ainsi qu'une interactivité accrue avec les décors (même si encore, ça reste trop limité), la présence de Banters, différentes voies pour progresser dans les cartes selon vos compétences. D'ailleurs, le level desing, sans être exceptionnel, est plus intelligent que celui de DMS (mais comme celui là était pourrave, c'était pas difficile...). Les combats eux mêmes sont plus corsés que dans DMS, ce qu'il fait qu'on ne s’ennuie pas.
Et là, je me dis que je vais arrêter d'écrire des trucs comme "Oh, il y'à plus de X que dans DMS" ou "X est mieux maîtrisé que dans DMS". Je pense qu'on aura compris que c'est une constante pour tous les domaines.
Question scénario, on évite le quasi-viol des thèmes qu'à perpétré DMS, et on à une histoire agréable à suivre. Après, ça reste du D&D avec un fond de cyberpunk et on accroche (comme moi) ou pas. C'est lié à la licence du JDR papier, pas à SRR et DF. L'histoire se laisse donc suivre et est servie par son cortège de personnage agréable, même si certains les trouveraient trop "BioWarien" à leur goûts.
Du tout bon ce Dragonfall alors ? c'est sûr que le progrès est indéniable, et ce dans tout les domaines. Pourtant il y'en à qui n'ont pas assez progressé. Comme celui des choix et des conséquences.
Alors oui, il y'à pas mal de choix, qui permettent de résoudre des situations de manière différentes et qui dans de rares cas, ont des conséquences à long termes , mais la plupart du temps, les choix sont uniquement cosmétique là ou justement, ça aurait put apporter un changement appréciable . Mais non, parce que les devs ont été (sans aucun doute) très inspiré par les deux derniers Mass Effect comme je l'ai dit auparavant, et PAR LEUR FOUTUE MANIE DE FAIRE LA CONSÉQUENCE D'UN CHOIX UNIQUEMENT VIA UN EMAIL ! Donc, pas glop a ce niveau, même si c'est mieux que DMS (Rââh, j'avais dit que j'arrêtais avec ça !^^).
Ensuite, même si DF apporte son lot de nouveau assets, je trouve qu'il y'en à trop peu pour un add-on. Alors oui, c'est cool d'avoir des skins de Knight Errants Security pour les ennemis, mais ça reste les même ennemis, pareil pour les "armor drone". Seuls quelques ennemis ont à la fois des skins différentes Et quelques capacités et armes différentes. Mais je suis mauvaise langue, il y'à 3 (seulement 3 !) types d'ennemis entièrement nouveaux (je vous laisse le soin de les découvrir), bien que pour deux d'entre eux, ils n'apparaissent qu'à la toute fin du jeu. par contre, il y'à bien une chose de décevante parmi ce nouveau bestiaire :
Bref, tout celà m'amène à la conclusion que DF est un très bon add-on, nettement supérieur à l'original (syndrome NWN ?) tout en ayant l'impression qu'il n'apporte pas assez de nouveauté en terme de gameplay et d'assets (par exemple, aucune nouveauté de gameplay si vous jouer un Decker.).
Mais la marge de progression d'HBS est clairement énorme, ce qui fait que je suis confiante en ce qui concerne leurs prochaines productions (ils comptaient par le passé faire pus d'extensions pour SRR, de tailles variable (du DLC d'une durée de vie de deux heures à d'autres grandes extensions (syndrome NWN, quoi), mais est-ce encore d'actualité ?).
Conclusion : pour moi, avec DF, HBS à rempli son contrat envers les backers. je suis donc satisfaite (et sans doute aussi car je m'attendais à ce que le jeu soit une vrai daube, ce que même le jeu de base n'est pas.)

PS : tiens, le hasard fait que c'est mon millième message... Bientôt l'éveil, ou je dois attendre le 2012ème ?

Message édité pour la dernière fois le : 08/03/2014 à 15:13

#59

Dwilaseth
Seigneur

Très bonne review TrollTraya

#60

Andariel
Grand chevalier

Très mauvaise review. T'as oublié la feature la plus importante :
il y a un foutu mini-gun !





Message édité pour la dernière fois le : 09/03/2014 à 09:44

#61

TrollTraya
Garde royal

En effet, en effet, Andy, t'as raison.
C'est pour ça que tu postes une vidéo aussi décevante, pour rester dans le ton ?

Message édité pour la dernière fois le : 09/03/2014 à 10:16

#62

TrollTraya
Garde royal

Toujours pas de test de Dragonfall, sinon ?
#63

mophentos
Paladin

et toujours pas de vf ? :(
#64

TrollTraya
Garde royal

La bonne question est : y'en à t'il une de prévue pour Dragonfall ?

En tout cas, si une "amateur" se monte, je pourrai participer (même si je confesse avoir une légère tendance à modifier le texte pour que paradoxalement il colle plus au sens, qu'une traduction littérale^^)
#65

Andariel
Grand chevalier

Toujours pas de test de Dragonfall, sinon ?


C'est prévu. Pour tout te dire, j'étais partant pour le faire mais Jubei s'est proposé pour le truc. Bon, là, la netbox de Juju passe par une zone de turbulence, mais il semble qu'il bosse quand même dessus en off. Pas de panique donc juste de la patience. Vous l'aurez le test, avec en prime un avis d'Andy.
#66

Shizam
Grand chevalier

Le Demon avait préconiser qu'on attendent une belle petite promo de derrière les fagots pour se vautrer sur le titre.
C'est l'occaz, il est en promo sur Steam à 5 ou 7 euros jusqu’à lundi. ( un Gob l'a mis dans Les Bons Plans..)

Petit doute par contre?
Il est bien coché=> interface en Francais...Mais est-ce que les dialogues sont également traduits? Ou juste le minimum vital?

#67

TrollTraya
Garde royal

SRR : entièrement traduit.
Dragonfall : non traduit.
#68

Shizam
Grand chevalier

Reçu 5/5 T.T.

EDIT: ...

Je viens de finir la campagne 1/3.
Je ne connaissais pas du tout l'univers Shadowrun, le fond d'l'affaire est vraiment sympa. Les classes , les races (petite possibilité de multi-classage sympatique) , l'ambiance glauque et morbide...
J'espère qu'ils vont traduire l'addon, des orcs à Berlin, c'est pas tous les jours qu'on joue ça..

Il est critiquable, c'est vrai, notamment le manque de tactiques en combat, ça demanderai un peu plus de possibilités.
Le petit bonus "vidéo-automatique"" de certains tirs comme sur X.Com aurait sa place également dans le jeu, pour une ambiance de combats un peu plus "léchée" disons.

Mais franchement, pour 50 balles aujourd'hui, y a pas à hésiter, ça les vaux largement.

Bon conseil d'achat, merci les Gobelins !

Message édité pour la dernière fois le : 02/05/2014 à 17:30

#69

TrollTraya
Garde royal

News sur le Codex : HBS embauche de nouveaux scénaristes/dialoguistes.
Nouvel add-on en préparation ?
#70

darth traya
Seigneur

News sur le Codex : HBS embauche de nouveaux scénaristes/dialoguistes.
Nouvel add-on en préparation ?


Bah Dragonfall fait encore de très bonnes ventes pour un add-on, ce serait dommage de laisser tomber un jeu qui marche bien.
Surtout que s'il progresse encore dans la construction de leur formule et de son efficacité, on aura le droit à un add-on digne des meilleurs jeux de rôle des années 1990.
Alors pourquoi arrêter

Mais par contre, je veux la traduction fr de Dragonfall.
#71

Caldanath
Gobelin

Je dois être à 75% du jeu et c'est pas trop mal. Mais sans être génial non plus.

La linéarité ne me dérange pas. La VF est pas trop mal traduite mais ne fait vraiment pas pro au vu des nombreuses coquilles qui la parsèment. Les combats sont plutôt cool et les dialogues très bons, malgré un scénario un peu wtf.

Par contre c'est dommage, les décors sont superbes et détaillés, tandis que les persos sont très moches quand on zoome un peu. Et j'aurais aimé une meilleure introduction à l'univers, avec un codex ou des notes trouvées par exemple. Parce qu'en tant que novice de ce background, j'ai l'impression de n'avoir aucune info dessus, et c'est frustrant.

Bref un jeu sympa, sans plus.

Message édité pour la dernière fois le : 01/07/2014 à 13:27

#72

redd
Seigneur

J'ajouterai que quand tu as DragonFall en anglais + Shadowrun en français, ça devient n'importe quoi sur DragonFall.

Les dialogues sont en anglais, mais avec des mots français ici et là.

Genre "hello man" devient "hello homme".
#73

Caldanath
Gobelin



Genre "hello man" devient "hello homme".


Ouais je l'ai eu aussi sur le jeu de base.
#74

redd
Seigneur

ah, j'avais pas fait gaffe, je pense que je l'avais fait en anglais, le dead man switch

pardon : le "dead homme switch"
#75

TrollTraya
Garde royal



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