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Shadowrun Returns

par Andariel 31 Juil 2013 22:00 76

On va peut-être dire que j'en fais des caisses, mais l'avènement de Kickstarter et du financement participatif marque un tournant de taille dans un paysage vidéoludique de plus en plus décrépit. Sans que ce soit une franche révolution, le modèle s'annonce être une alternative de choix pour la scène indépendante. Pourtant, d'aucuns diraient que ce n'est qu'une mode passagère et que sa viabilité est sérieusement condamnée dans ce monde de rouleaux compresseurs boulimiques... Quoi qu'il en soit, les passions sont déchaînées et les yeux sont rivés sur les gros fers de lance de la plateforme pour voir si ça passe ou ça casse. Aux premières loges du phénomène "RPG old school revival" : Shadowrun Returns. L'équipe de vétérans qui est aux commandes du projet et le gros succès de la compagne ont rapidement fait de lui une des figures de proue du mouvement... Et bien, c'est le 25 juillet dernier qu'on a retrouvé son corps et ci-joint le bilan de son autopsie.  

 

Qui dit retour, dit point de départ. Celui de Shadowrun est le jeu de rôle papier éponyme paru en 1989 des mains de FASA Corporation, qui a connu une popularité grandissante dans le milieu. Si bien qu'on a vu débarquer des adaptations de la licence sur NES et Sega Genesis respectivement en 93 et 94, et une bonne poignée d'autres produits dérivés (nan, je ne citerais pas le FPS multi de 2007). Derrière FASA corporation, un certain Jordan Weismann a du abandonner sa création pour s'en aller fonder d'autres studios, mais il finit par la retrouver et la racheter en 2007.

Épaulé par quelques vieilles connaissances, Weismann crée le petit studio Harebrained Schemes en 2011 et produit Crimson : Steam Pirates, un petit jeu de stratégie navale aux relents steampunk destiné aux smartphones. Le gaillard rencontre pourtant des difficultés à trouver un éditeur pour Shadowrun Returns, le projet qui lui tient à coeur, et décide de tenter l'aventure Kickstarter en mars 2012. ​Autant dire que cela lui a bien réussi vu qu'il est parvenu à rassembler quasiment cinq fois la somme demandée. Décidement, les voies de l'effet Kiss Cool sont impénétrables... 

 

     

 

Total Return

 

Tout a commencé en 2012 avec l'Éveil. La magie qui était enfouie depuis des temps immémoriaux a repris ses droits sur un monde désormais régi par la cybernétique et la biotechnologie. Les enfants jusque là normaux ont commencé à muter en elfes, nains et autres trolls, parfois même dotés de dons magiques, et des créatures tout droit sorties de l'imaginaire ont commencé à arpenter le monde. Un monde pourtant contrôlé par de puissantes mégacorporations qui mènent les gouvernements par le bout du nez et qui dictent leur autorité quasi-totale. La plupart des métahumains et des peu fortunés sont alors traités avec dédain, privés de leur citoyenneté (SIN) et entassés dans des villes-enclos décadentes et rongées par le banditisme.

Au sein d'eux, les Shadowrunners : sorte de mercenaires de l'ombre qui combinent magie et technologie dans diverses opérations à la solde du plus offrant. Et vous, vous avez la malchance d'incarner l'un d'eux... Vous êtes contacté par un vieux, et défunt, co-équipier qui a programmé un message post-mortem vous chargeant de retrouver son meurtrier. Finalement, ce qui semble être une enquête banale au premier abord va déboucher sur un complot de grande envergure mêlant serial killers, corporations, cultistes et fin du monde. Voila qui nous change des pauv' crimes passionnels de l'inspecteur Derrick...   

 

     

 

Vous l'aurez compris, l'univers imbriquant heroic fantasy et cyberpunk constitue sans l'ombre d'un doute le plus grand attrait de ce Shadowrun Returns et les aficionados de la licence devraient d'autant plus retrouver leurs marques. Fascinant mais sans pour autant frôler l'indigeste et l'incohérent, c'est avec bon plaisir qu'on aborde les bribes constituants ce monde aussi mystique que dystopique. Une habile et improbable rencontre entre Tolkien et P.K. Dick qui porte à elle seule l'ensemble du titre. De l'autre côté, le scénario lui offre une aide plutôt appréciable avec son intrigue alliant enquête criminelle et fiction de conspiration. Mais il faut dire que la trame en elle-même reste dans la droite lignée de ce qui se fait d'habitude dans le jeu de rôle papier et, bien que sympathique au demeurant, elle ne casse franchement pas trois pattes à un insectoïde cyborg...

La narration, en revanche, est agrémentée d'une qualité d'écriture plus qu'honorable, qui est là pour nous faire oublier que le jeu est pratiquement dénué de toute forme de cinématique. A la manière d'un bon MJ, des textes décrivant soigneusement l'apparence et les réactions des personnages surplombent les répliques des dialogues rappelant ainsi les relents littéraires des RPG d'antan. Les verbeux dialogues sont alors affranchis de tout doublage audio, laissant libre cours à une rédaction à la fois familière et soutenue, et qui n'est pas à mettre dans les mains de tout anglophone. Du coup, âmes anglophobes s'abstenir. Du moins jusqu'à l'arrivée de la version française visiblement à la bourre.                 

 

     

 

A Runner Darkly

 

La campagne de Shadowrun Returns est donc sensuellement "story driven" : elle est ainsi intimement articulée autour de son histoire et donne la part belle aux textes. Les personnages mis en jeu, dés lors épaulés de jolis portraits, sont suffisamment hauts en couleur et intéressants, notamment l'emblématique Jake Armitage en guest star... De surcroît, au-delà d'une tendance RPG, c'est carrément une odeur résolument Aventure à la Blade Runner (le Point & Click de Westwood) qui transparaît haut et fort ici. Pour consolider cette optique, l'approche pacifique est pas mal mise en avant, bien que la force brute soit possible, voire assez souvent obligatoire. De ce fait, mis à part les rares occasions où certaines statistiques comme la force s'immiscent dans les dialogues, le gros des skill checks passe par les compétences sociales liées au charisme et aux diverses étiquettes.

Bien qu'il soit possible, dans une certaine mesure, de résoudre les situations de manières différentes, il faut avouer que plus on avance dans le jeu, plus les options s'amenuisent, jusqu'à devenir tout bonnement caduques. D'autre part, malgré les répliques différentes ornant les dialogues, force est de constater que leurs issues restent sensiblement proches la majeure partie du temps, sauf dans quelques rares exceptions et encore... De ce fait, n'espérez pas voir une palpable variation dans l'univers, encore moins dans la trame scénaristique, en fonction de vos éventuels choix. Mais bon, croyez-moi, vous n'êtes pas encore au bout de vos surprises avec ce jeu.    

 

    

 

N'y allons pas par quatre chemins : cela fait des lustres qu'on n'a pas vu un RPG aussi dirigiste. Tellement qu'un Mass Effect 3 passerait presque pour un satané bac à sable en comparaison. C'est dire. Alors certes, on n'exige pas de lui non plus qu'il soit un énième open world, mais il y a un minimum syndical qu'il est loin d'avoir respecté. Non content de nous étouffer dans des cartes souvent étriquées et peu interactives, l'outrancière linéarité nous prive des plus élémentaires des libertés, ne serait ce que du simple fait de pouvoir revenir sur ses pas. C'est un comble d'offrir un univers aussi dense de par les tenants et les aboutissants, et de choisir de n'en montrer que de vulgaires parcelles aussi factices qu'expéditives. M'enfin c'est absurde !

Le pire c'est que le jeu prend un malin plaisir à remuer le couteau de cette contradiction dans notre plaie tant l'ambiance qu'il exhibe, tel un fruit défendu, donne l'eau à la bouche. La 2D isométrique du moteur Unity déploie des décors détaillés qui ne manquent pas d'un certain charme et d'une réelle patte artistique. Les musiques, parvenant des compositeurs des anciennes adaptations, donnent agréablement le ton entre parties rythmées entraînantes et parties contemplatives plus éthérées. Voilà. L'ambiance est là, et pourtant, il n'y a pas le champ libre pour s'en imprégner. Du coup, Shadowrun Returns c'est un peu comme du strip-tease soft : On est tout excité mais c'est à peine si on touche à quelque chose...  

 

     

 

Schwarzy n'étant malheureusement pas un runner, il faut bien former un groupe un minimum complémentaire pour espérer s'en sortir dans les casses. En effet, bien qu'incarnant un seul personnage, vous aurez l'occasion de contrôler une équipe allant jusqu'à quatre individus de divers genres et races. Vous serez alors soit accompagné de personnages clés qui auront leur mot à dire, soit de runners lambda recrutables moyennant finances... En ce sens, les six archétypes disponibles, et combinables à volonté, se montrent pas mal diversifiés et le développement du personnage, basé sur un système de synergie entre les statistiques et les compétences, se révèle bien intéressant.

Ainsi, les différents builds où on peut piocher se montrent suffisamment variés dans le gameplay et les spécificités. Par exemple, le fameux Decker pourra hacker des terminaux et entrer dans la Matrice, espèce de cyberespace à la Tron, et s'y frayer un chemin en second plan à coup de programmes et de virus. Le Street Samouraï, lui, pourra devenir une machine à tuer "augmentée" par les divers implants cybernétiques mais le prix à payer sera ses points d'essence et son humanité. Là où le Shaman aura la possibilité d'invoquer divers types d'élementaires à partir de spots spéciaux sur le champ de bataille ou bien faire parler ses penchants fétichistes...

Dommage que ce soit nettement plus bancal du côté de l'inventaire et de l'équipement. La customisation des personnages se limite à une vulgaire case pour une tenue, un maximum de trois armes, quelques sorts mémorisés et une poignée d'emplacements pour les grenades, kit de soins et autres. Ces derniers peuvent être chopés dans les quelques conteneurs au détour d'un couloir, mais la pauvre tenue et le reste ne sont disponibles que chez les marchands du coin, et on ne peut pas dire que ce soit le grand choix... Pas facile de faire du shopping tout juste après les périodes de soldes.    

 

      

 

Do Androids Dream About Cyborg Samouraï ? 

 

Les runners ont beau être des beaux parleurs, ils ne sont pas des paroissiens prêcheurs de bonne parole pour autant, et c'est souvent par le feu et le fer qu'ils font leur sale boulot. L'occasion de voir que là où tout le reste est en temps réel, les combats se déroulent en un tour par tour largement influencé par celui de XCOM : Enemy Unknown (ah vous voyez ? On a bien fait de le tester ! ). Deux voire trois points d'action à dépenser, un système de couverture, des munitions illimitées et des tirs d'opportunité (overwatch). Tout y passe. Ceci étant dit, les combats héritent des défauts du titre de Sid Meier en étant pas mal prohibitifs et limités, tout en souffrant de sa comparaison avec moins d'ampleur, moins de fun, moins de challenge... En fin de compte, les combats sont tout juste sympathiques, quoique davantage desservis par les animations 3D et les effets, aussi bien graphiques que sonores, quelque peu sommaires. Mais bon, budget indie oblige.

On peut dire aussi que la difficulté ne leur rend pas honneur vu que même dans les modes les plus difficiles c'est souvent de la promenade de santé. Bon, à part peut-être les tout derniers niveaux qui sont un peu chauds. En résulte une durée de vie effroyablement courte pour un titre du genre puisque ne dépassant pas la petite dizaine d'heures. Et au vu de sa fameuse linéarité et des rares missions annexes, le potentiel de rejouabilité de la campagne est plutôt rikiki. Surtout que même les builds, on a l'occasion de les tester de long en large avec les nombreux runners recrutables dés la première, et courte, partie. Les plaisanteries, les meilleures, sont les plus courtes, comme on dit... Moi ça ne me fait pas rire. Na ! 

 

     

 

Pour ne rien arranger dans ce paysage raboteux, un système de sauvegarde largement critiquable vient faire son show. En effet, non seulement il est impossible de sauvegarder manuellement sa progression, mais en plus les points de sauvegarde automatiques n'interviennent qu'au début de chaque mission ! Ceci émane peut-être d'une volonté de reprendre, très approximativement, le modèle "iron man" de XCOM ou d'une initiative visant à promouvoir les enjeux du Role Play, mais on s'y prend mal. Très mal. C'est une frustration monstre de devoir se retaper ad nauseam phases de commerce, répartition des points de talents et dialogues quand on bute sur un combat pas commode. Non sérieux, c'est un moyen aussi maladroit que déplaisant pour espérer étirer superficiellement la durée de vie du bousin. Même le très frustrant Dark Souls n'a jamais osé pousser le vice aussi loin et espacer autant les checkpoints...

Mais bon, on n'est pas à une maladresse près à ce niveau. Le jeu est truffé de boulettes de game design entre le mode tour par tour qui se poursuit quelques fois alors qu'il n'y a aucun ennemi dans les parages, des compétences dont l'amélioration est à peine perceptible comme celle du contrôle des esprits du shaman (en plus, dans la description, cela dit qu'il serait possible d'en invoquer deux à partir d'un point, et cela n'a jamais été le cas) et j'en passe et des meilleures... Maintenant, tous les espoirs sont tournés vers l'éditeur de niveaux et son éventuelle intervention salvatrice. J'avoue que je l'ai à peine bidouillé mais les retours dont j'ai eu écho n'étaient pas reluisants. Oui, il semblerait qu'il soit accablé de limitations au niveau du contenu et des mécaniques modifiables, et qu'il serait de ce fait réservé à une élite de moddeurs patients et chevronnés. Eh bah, si c'est le cas, ça me fait une belle jambe cybernétique, moi ! 

 

 

La plus grande réussite de ce Shadowrun Returns est sans conteste le fait qu'il soit la preuve vivante que le financement participatif est bel et bien une option de développement viable. Il représente ainsi une des bannières de guerre qui ralliera les armées de l'indé dans leur croisade, et ceci n'est pas un mince exploit. Au delà de cet état de fait et malgré les grands espoirs qu'il a nourri, le rejeton de Weismann est décidément d'une moindre envergure qu'escompté et l'arrière-goût de désillusion n'en est qu'irrémédiable.

Là où il avait expressément le potentiel d'être une des pierres angulaires du RPG moderne, les flagrantes carences et les inexorables astreintes qu'il manifeste le relèguent au rang de "bon petit jeu pour passer une poignée d'heures de plaisir coupable". Et donc au lieu de vous ruer sur ce qui s'apparente à un DLC et un éditeur de niveaux, votre serviteur fiélon vous préconise de reporter votre run pour quelques mois le temps que le prix se tasse davantage et que du contenu plus conséquent sorte de l'ombre.                        

LES PLUS
  • L'univers Shadowrun !
  • Ambiance globale réussie
  • Narration bien amenée
  • Le développement du personnage
  • Le potentiel de l'éditeur (ou pas)
LES MOINS
  • Honteusement linéaire et cloisonné
  • Systéme de checkpoints foireux
  • Faible durée de vie de la campagne
  • Errances de game design
  • English only (for now)

6/10

L'AVIS DE BATMAN

Le jeu de rôle papier Shadowrun m'a toujours intéressé pour son univers original mêlant créatures issues de la fantasy et les technologies cyberpunk. A moi les joies de l'elfe hacker et du nain qui tire des pruneaux calibre 12. Shadowrun Returns, c'était l'occasion de se plonger dans cet univers trop délaissé par les jeux vidéo depuis l'adaptation sur console 16bits. J'ai découvert avec plaisir ce petit monde en 3D isométrique, à l'esthétique très réussie, avec un soin tout particulier apporté à l'écriture des dialogues. Je me suis réellement cru face à un Maître du Jeu, me dictant les attitudes des personnages et l'ambiance des lieux visités, Shadowrun Returns un véritable jeu de rôle interactif ! Les combats, même si peu nombreux, sont des plus plaisants. Avec un petit air de XCOM, les fans de tour par tour seront ravis ! Alors certes, le jeu a quelques bémols : la progression est très linéaire, il n'y a presque pas d'exploration et les maps sont relativement petites. L’absence de sauvegarde manuelle pourra également poser soucis, obligeant à finir un chapitre avant de quitter sa partie. Il ne reste plus qu'à espérer que les mods fleuriront rapidement sur la toile pour renouveler la durée de vie du titre !

8/10

L'AVIS DE MONTARON

S'il n'est pas le chef d’œuvre indépendant by gamers for gamers, Shadowrun est un jeu avec un fort capital sympathie. Doté d'une écriture de bonne qualité, d'une direction artistique de bonne facture (même si elle ne plaira pas à tout le monde), de combats tactiques avec des possibilités de builds suffisamment riches pour motiver un paquet de reroll. On regrettera la linéarité, le peu de personnalisation d'équipements, la durée de vie un peu chiche même si elle est appelée à être allongée copieusement par l'éditeur.

7/10

Commentaires (76)

#26

AbounI
Grand gobelin

Ca risque pas de limiter les créations de mods le blocage sur les créations d'items et de sorts?
#27

TrollTraya
Garde royal

Mouarf, moi qui espérait que Shadowrun identity, Life on a limb foutrait tellement la honte aux concepteurs de The dead's man Twicht qu'ils se mettraient à pondre des campagnes non-linéaires, voilà qu'on apprends que la campagne de Berlin est déjà en développement et prévue pour paraître en octobre (en même temps que la release de la version linux et des localisations), voici la première image :



J'pense que c'est loupé pour qu'on obtienne une campagne officielle non linéaire cette fois-ci... Enfin, on aura de nouveaux assets avec lesquels jouer avec l'éditeur (dont un bestiaire plus étoffé, j'espère.)
#28

Andariel
Grand chevalier

Ca risque pas de limiter les créations de mods le blocage sur les créations d'items et de sorts?


Bah pour les wannabe moddeurs comme toi et moi, si. Mais pour les hardcore qui se limitent pas à l'interface de l'éditeur et s'en vont farfouiller dans les lignes du code, c'est pas insurmontable. Donc voir débarquer des mods total conversion c'est possible, mais ça sera pas commun et évident.

Ah là, je me dois de te contredire : l'éditeur à toujours été prévu, le stretch goal le concernant c'était juste pour l'améliorer


Au temps pour moi, j'ai confondu avec Wasteland 2. Mais tu serais d'accord avec moi pour dire qu'au vu de son ampleur, on n'ose pas imaginer ce qu'aurait été le jeu s'il avait à peine dépassé son seuil kickstarter et n'avait pas atteint tous ces stretch goals.

Message édité pour la dernière fois le : 03/08/2013 à 17:51

#29

Rellvaan
Garde

Franchement, je m'attendais à pire et c'est peut-être pour cela que je suis agréablement surpris en dépit de tous les défauts du jeu.
J'ai un peu joué à SR et je trouve que l'ambiance est plutôt bien rendue.
Par contre, la comparaison avec la campagne de NWN premier du nom est super pertinente même si celle de SR:R est bien plus sympa.
Dieu que c'est cloisonné. Et puis il n'y a pas moyen de développer un minimum de relation avec certains PNJ. C'est dommage car cela permettrait d'approfondir le BG du jeu tout en tissant certaines relations et, ainsi entrainant une certaine attache avec les runners un peu comme ce que j'avais ressenti avec mes persos dans XCOM.
Là, j'engage des mecs mais je me fous royalement de ce qu'il peut leur arriver si ce n'est que j'ai cramé des Nuyens pour leur présence.
Mais bon, en dépit de cette frustration, je ne regrette pas mon achat et j'espère vraiment que l'avenir sera radieux car avec un tel univers, cela serait dommage de ne pas faire quelque chose de sympa.
#30

Dwilaseth
Seigneur

A peine sortie (et pas encore disponible dans la langue de Molière) que le développeur Harebrained Schemes nous annonce la création d'un premier DLC prévu pour le mois D'octobre et qui portera le nom de "Berlin". Pour le moment pas d'infos concrète sur son contenu mais la bonne nouvelle c'est qu'il sera gratuit pour tour ceux qui ont participé au kickstarter !
#31

TrollTraya
Garde royal

Ah oui, Andy, j'en conviens... Surtout car devant le succès du KS, HBS à bien gardé sous silence le fait que les 400 000$, c'était le seuil de base pour un cRPG d'un "autre type" beaucoup moins cher à produire qu'un cRPG en vue isométrique/combat tactique 2D sur map. C'est un truc que j'ai appris par hasard pour le modérateur du forum Shadowrun Universe (à priori une source sûre, donc), car au départ (ça n'à jamais été cité dans la campagne Kickstarter) le jeu devait être en vue aérienne (pour les jeunes gamers, je prendrais l'exemple de hotline miami, ça devrait leur parler) avec beaucoup moins d'assets (eux mêmes moins travaillé). Devant les résultats du KS, la team à décidé de changer d'orientation pour prendre celle que l'on connait.

Alors, est-ce que le résultat final vaut'il la somme récoltée par KS, j'en sais foutre rien, mais la donne à changée quand le projet à lui même changé en plein KS (et c'est d'ailleursmalhonnête de la part d'HBS de n'avolir pas informé les backers de ce fait. En tout cas, je ne me souviens qu'il l'ait fait.).

Sinon, après plusieurs heures passées sur l'éditeur, je peux dire qu'il n'est pas trop complexe à prendre en main, m'à l'air à première vue assez riche pour créer toutes sortes de situation, et ça c'est une bonne chose.

Message édité pour la dernière fois le : 06/08/2013 à 00:49

#32

darth traya
Seigneur

J'attends l'add-on Berlin + la traduction ainsi que peut-être une réduction, car de ce que j'entends, ça a le potentiel d'être un très très grand RPG, si les promesses faites pour la campagne de Berlin s'avèrent véritables.
Puis je suis tombé sous le charme du style graphique, il est très dur d'attendre pour ma pomme, j'ai besoin d'un fix avant wasteland 2, lui même un fix avant le grand projet Eternity (qui arrivera avec mon tee shirt obsidian)
Bref à la prochaine promo, je prends.

Message édité pour la dernière fois le : 06/08/2013 à 00:50

#33

Dwilaseth
Seigneur

Oui, mais sans vouloir choquer quelqu'un, je pense qu'il faut avant tout être un fan de Shadowrun, le jeu de rôle papier, pour aimer vraiment ce jeu. Les autres auront plus intérêt à se retourner sur un titre comme le dernier Xcom qui sur Steam doit pas couter plus chère. Après c'est un avis personnel. A moins de 10 euros et en français c'est sure que je ne le laisserai pas passer. Mais en attendant j'ai pas l'impression de louper quelque chose !

Message édité pour la dernière fois le : 05/08/2013 à 20:51

#34

Rellvaan
Garde

Dwilaseth, c'est clair qu'être fan de Shadowrun est un plus mais je ne pense pas que cela ne puisse pas toucher un public plus large.
Disons que si l'on est clairement intéressé par des combats tactiques et une véritable gestion d'équipe, il est clair qu'il vaut mieux se tourner vers Xcom.

Après, si l'on est fan de RPG et prêt à découvrir un produit atypique de part son univers, il faut clairement essayé SR:R tout en sachant que cela ne reste qu'un jeu "Kickstarter" et donc, pas forcément au niveau des productions "habituelles"
#35

nood2708
Novice

Globalement d'accord avec le test et les avis mais j'aimerais y apporter deux de mes avis.

Premièrement, pour continuer le débat sur les deux comms précédents, être fan ou même connaisseur de l'univers Shadowrun n'est pas spécialement nécessaire... en tous cas ça ne m'a absolument pas empêché de profiter de l'excellente narration (prévoir un dico ou un onglet ouvert sur google trad par contre, parce que le niveau d'anglais est costaud).

Deuxièmement, le système de checkpoint n'est pas si terrible que ça. Moi qui ai actuellement mes sessions de JV hâchées soigneusement par Nood Jr, 8 mois, dents qui poussent et terreurs nocturnes, je n'ai pas spécialement pati des checkpoints qui ne sont :
1- pas particulièrement espacés (15-20 minutes de jeu, suffit de quitter le jeu au moment opportun pour ne pas tout se retaper à chaque fois) ;
2- pas particulièrement mal placés, puisque situés en général avant des gros combats/dialogues.
Au contraire, le système de Rewind au checkpoint précédent est plutôt bien foutu et utile lorsque l'on s'est fourvoyé dans une impasse.
#36

TrollTraya
Garde royal

Un nouvel update nous apprends que les devs ne savent pas trop s'il faut/s'ils peuvent changer le système de sauvegarde (qui ne me gène pas trop personnellement) et que l'extension Berlin (car c'en est vraiment une maintenant) est repoussée à janvier.

C'est une très bonne nouvelle, car dans un post précédent je craignais que l'extension prenne le chemin de Deads'man twicht, et vu les changement d'orientation apportés, il est clair que le projet de départ ressemblait surement beaucoup à la campagne originelle de SRR.

Ces changements sont :
-la campagne doublerait sa durée (même taille que dead's man twicht, alors qu'il était prévu qu'elle soit moitié moins longue)
-Une campagne non linéaire : choix des missions et surtout choix des factions à soutenir.
-Des équipiers shadowrunner mieux écrits;
-Nouveaux assets, outre ceux de la ville, concernant de nouveaux ennemis, armes, vétements et musiques.
-Amélioration des classes, même si cette fois-ci la classe d'adepte sera le focus (faut dire que par rapport aux autres, elle était un peu moins développée)
-On nous promet que Berlin dégagera une aura particulière, et habritera une galerie de personnages hauts en couleur
-les thèmes de la campagne seront en adéquation avec le sourcebook du jdr concernant l’Allemagne.

Voilà tout ce que nous promet HBS pour l'extension Berlin. Sauront'ils les tenir ? Nous verrons, mais pour l'instant ce changement de cap par rapport à ce qui à été prévu (et surement permis par les ventes relativement satisfaisante du jeu) me réjoui, car ils vont enfin dans la bonne direction.

Message édité pour la dernière fois le : 17/08/2013 à 08:56

#37

Dwilaseth
Seigneur

On verra tout çà au mois d'Octobre :)

Shadowrun Returns n'a pas dit son dernier mot ^^

Message édité pour la dernière fois le : 17/08/2013 à 10:56

#38

TrollTraya
Garde royal

Ben non, en janvier (si report supplémentaire il n'y pas)
#39

Baalka
Grand chevalier

Le système de sauvegarde me convient comme !a, elles sont assez prolifiques pour ne pas avoir à prolonger sa session de jeu et ne pas être trop entravantes (sauf cas de force majeur nous forçant à partir en urgence, on ne sauvegarde pas en plein combat en général). Le seul reproche étant que quand tu bloques sur un combat et que tu le recommences 10 fois, tu dois te retaper chaque fois toute la scène avant, ce qui peut être lourd à la fin. Une sauvegarde supplémentaire entre la phase de blabla et celle de combat serait bienvenue.

Message édité pour la dernière fois le : 17/08/2013 à 12:18

#40

Chaos17
Guerrier

Il fallait bien financer les assets, le système de jeu et l'éditeur en lui-même...


Ils ont de demandé 400 000 dollars sur Kickstarter, ils ont en obtenu 2 000 000 000 et pourtant lorsque j'ai joué à ce jeu je me suis demandé où est-ce que tout cet argent a bien pu passé.

Beaucoup de chose sont à revoir dans ce jeu surtout en matière de gamedesign, de musique, son et de scénario. Tout aurait pu être mieux introduit au niveau de l'univers s'il y avait eu plus de missions secondaire et plus des compagnons fixes.

Je pense donc qu'ils auraient du suivre l'exemple de Fallout 1 et 2. Laisser de la liberté avec une histoire principale mais que t'aie au moins la VRAIE impression d'être un mercenaire de l'ombre qui fait ce qu'il veut quand il veut.

Beaucoup d'occidentaux se plaignent de la linéarité des Jrpg ben ce jeu là est pareil. Il y a vraiment que ces graphismes et les systèmes de bases qui le sauvent à mon gôut d'où je mettrai un 5/10.

Message édité pour la dernière fois le : 19/08/2013 à 00:56

#41

TrollTraya
Garde royal

Le jeu est en ce moment en promo à -33% sur steam.
#42

Dwilaseth
Seigneur

Merci TrollTraya, dommage que le français n'ait pas été implémenté comme prévu en Octobre sinon j'aurai sauté sur cette promotion.

Message édité pour la dernière fois le : 29/10/2013 à 13:29

#43

TrollTraya
Garde royal

SRR sera finalement dispo totalement DRM-free pour tout le monde, selon le dernier update, et dispo prochainement sur GoG ! Hourra, la pute à Steam est morte, vive la pute ! Enfin une promesse tenue finalement...
#44

TrollTraya
Garde royal

Yep, l'extension Berlin est officiellement nommée :



et nous savons donc que les suivantes seront donc Dragonfall Z et Dragonfall GT

Plus sérieusement, cette campagne, si l'on en croit les caractéristiques décrites par HBS, devrait plus s'approcher d'une partie "classique" du jdr, apportera son lot de nouveau décors, ennemis, armes et magie, un éditeur amélioré et la fonction permettant de sauvegarder à n'importe quel moment. La sortie est toujours prévue pour janvier 2014.

Message édité pour la dernière fois le : 19/11/2013 à 08:54

#45

TrollTraya
Garde royal

SRR vient de sortir sur GoG.
#46

Dwilaseth
Seigneur

SRR vient de sortir sur GoG

Ah ! Donc sans DRM ^^ Merci l'ami (avec 'i' ou 'ie' je sais plus *mdr*)

Dommage que l'achat sur Steam (ou via HBS directement) ne donne pas droit aussi au téléchargement de cette nouvelle édition sur GoG. Cela n'aurait pas été une première puisque ceux qui ont participé au Kickstarter (ou en "Early Access") de "Legend of Eisenwald", développé par Aterdux, basé sur la plateforme Desura ont eu droit récemment à une clés permettant de passer sur Steam (voir d'avoir accès aux deux versions).
#47

prypiat
Paladin

SRR vient de sortir sur GoG.

Si j'aurais su, j'aurais attendu !

Mais du coup cette version donne accès aux mods de la communauté ou pas ?

Message édité pour la dernière fois le : 10/12/2013 à 15:51

#48

Jubei
Chevalier

Je viens de me lancer dans Shadowrun returns (oui je sais, j'ai du retard) et je dois dire que en tant que joueur de jeux de rôles papiers, je suis agréablement surpris par le jeu. Alors certes c'est linéaire et je peux comprendre les joueurs de jeux vidéo avec leurs réticences, mais pour moi ce jeu est une bouffé d'air frais. Cette linéarité ne me choque pas. Les textes sont relativement bien écrit, on sent que le jeu est conçut par des fans de la saga Shadowrun papier. C'est beau, sans pour autant être ambitieux au niveaux des graphismes, mais pour un rpg basé sur un jeu de rôle papier c'est bien suffisant et je ne m'attendais pas à tant au final. Ayant connu les anciens shadowrun sur SNES et SEGA GENESIS, je peux vous dire que ce jeux est une franche réussite avec un soin apporté aux règles du jeu, à la fiche de perso, au scénario et surtout à l'univers sombre de Shadowrun. Le contexte de l'univers est bien présent. On apprécie cette ambiance sombre et froide. La jouabilité est excellente, malgré quelques bugs, comme le disais Andariel, sur la grille de combat qui peut parfois restée après que le combat soit terminé.

On regrettera en revanche le manque de sauvegardes manuelles. Ce qui est un peu frustrant quand on doit se retaper tout un niveau, mais on s'en accommode bien. Fan de jdr papiers, de cyberpunk et MJ avant tout, j'ai particulièrement apprécier l'éditeur de niveaux ! Ah voilà un truc qu'il est bien ! On peut créer ses propres intrigues, aventures, et map pour le jeu, mais les Mj en galère de map pour leur partie de JdR pourront également se servir de cette éditeur pour construire des battlemap, des plan ou simplement user des sprite de bâtiments, monstres et pnjs afin de présenter, aux joueurs sur table, l'univers Cyberpunk qui est toujours difficile à décrire.

De plus on appréciera le prix, qui n'est pas franchement élevé pour ce jeu. Je suis séduit par Shadowrun Returns et cela m'a donné envie de replongé dans les bouquins.

Pour moi, ce jeu est une franche réussite, sans parlé d'un exploit vidéo-ludique. N'oublions pas que c'est un jeu indépendant et que pour de l'indi., et bien c'est tout a fait correcte, voir mieux que certaines bouses qu'on essaye de vous faire acheter dans le commerce.

Chacun aura sa vision du jeu, mais en voyant ce petit bijoux, je me dis que les extensions à venir, les mods et les patchs ne feront qu'ajouter à la valeur du jeu ! Il n'y a plus qu'à espérer qu'un jour apparaîtra un mode multijoueur où l'on pourra être 4 à jouer une campagne.

Pour moi ce jeux vaut un 8,5/10.
#49

redd
Seigneur

Hello les gobs

je viens d'acheter le jeu (solde steam)

avez-vous des bons conseils de mods ?
#50

Jubei
Chevalier

Perso je suis en train de tester les mods, et surtout les scénars. Je ne peux encore rien te recommander, mais sache que les "mods" ou plutot les contenus de la communauté ne changent rien au jeux de bases? Ce sont soit des bonus comme un portrait d'avatar en plus pour ton perso, soit des scénarios, campagnes.

Il y a bien un mod intéressant, celui qui permet de recommencer le jeu de base en important son perso " haut level ". ^_^




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