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Blue Dragon

par Saltar 04 Aoû 2013 10:36 8

Dans la lignée des jRPG de la XBOX360, je vous propose aujourd'hui de découvrir un autre jeu fait par Hironobu Sakaguchi et Mystwalker : Blue Dragon. Ce jeu est un condensé de ce que peut être un jRPG, plutôt old school de par ses mécaniques et sa plastique Toriyama-esque. Blue Dragon est chronologiquement le premier jeu fait sur la console de Microsoft, par l'homme à l'origine de la saga Final Fantasy, et est sorti le 24 août 2007, soit six mois avant Lost Odyssey.

 

Blue Dragon nous met dans la peau de Shu, un jeune garçon originaire du village de Talta. Tous les ans, les villageois se font attaquer par un "requin terrestre", dont on ne voit que l'aileron sortir du sol, ravageant tout sur son passage. Son arrivée, reconnaissable aux nuages à la teinte violette et maléfique recouvrant le ciel bleu quelques secondes auparavant est encore signe de désastres et de malheurs. Mais cette année, Shu, Jiro et Kluke, les trois protagonistes que l'on contrôlera sur les cinq au total, sont bien décidés à arrêter le massacre incessant de ce monstre.

Nos héros vont vite rencontrer le grand méchant à l'origine de tout ces maux, un certain Nene, qui deviendra donc l'ennemi principal de l'aventure. D'apparence et de nom, on se rend tout de suite compte que le charisme n'est pas ce qui transpire le plus chez nos personnages, tout comme les amis et les ennemis. Mais on retrouve ici toute la patte bien connue du mangaka Akira Toriyama, auteur de la série Dragon Ball et chara-designer depuis ses débuts de la série Dragon Quest. Le jeu se veut être un jRPG old school, avec son lot de monstres au design burlesque et étrange, avec des noms souvent tirés de jeux de mots, et une ambiance héroïque aux soupçons et à l'innocence de la jeunesse.

 

       

A gauche nos héros en pleine fuite, à droite le charismatique Nene

 

"Time to kick some ass"

 

Notre équipe se retrouve très vite dans ses premiers affrontements, pour nous permettre de nous familiariser avec les combats au tour par tour. Ceux-ci se feront à mains nues dans un premier temps, le temps que nos héros découvrent leurs pouvoirs qui transformeront leur ombre en vraie machine de guerre.

En effet, Blue Dragon donne dans l'originalité en faisant combattre les personnages via leur ombre, source de leur magie. Chaque personnage devra définir un rôle pour son ombre, avec comme exemple, guerrier, mage blanc, mage noir, moine, etc. Il sera possible très tôt de changer les rôles de chacun, avec la possibilité d'en débloquer de nouveaux, même si ceux-ci restent limités comparés à d'autres jeux utilisant des systèmes de "classe" ou "job".

Les combats mettent donc en avant nos héros, sur deux lignes : la ligne avant plutôt offensive et la ligne arrière indiquée pour les mages. On choisit ici les actions de nos personnages à tour de rôle, via le menu correspondant et une ligne en haut de l'écran nous montrera l'ordre de passage des personnages, amis comme ennemis, selon les actions choisies.  Il est donc important ici de planifier ses actions pour être le plus efficace possible. Certaines actions, comme les sorts et certaines attaques pouvant être chargés pour plus de puissance, Il est possible de s'organiser précisément pour placer un soin ou une attaque avant le tour d'un ennemi, pour lui couper l'herbe sous le pied ou éviter une mort précipitée.

Les ennemis étant visibles sur la carte et les différents environnements traversés, il est possible de "sélectionner" ou d'éviter ses opposants selon ses envies, en sachant qu'un minimum de level up est requis pour pouvoir avancer dans le jeu.

L'un des points forts avec la visibilité des ennemis est l'utilisation d'une "zone d'attaque", sorte de cercle que l'on fait apparaître par simple pression d'une gâchette, qui stoppera l'action et les déplacements des ennemis, pour permettre d'attaquer plusieurs ennemis qui se trouveront dans le cercle ou simplement certains groupes, et cela par vague une fois le combat commencé. Cela permet de gagner plus d'expérience et amène quelque fois à faire se battre les monstres entre eux, si les bons ennemis sont attirés dans le combat.

Le joueur peut aussi utiliser des compétences dites de "terrain" pour passer inaperçu, attirer ou repousser les ennemis et une compétence très utile qui permet de tuer simplement en les touchant à condition qu'ils soient suffisamment faibles. Cela ne fait gagner que des points d'ombre, mais permet de monter en compétence si l'on choisit bien son endroit pour le faire, tout en sachant que cette compétence est très gourmande en points de magie au début du jeu.

Pour l'augmentation de niveau, on compte ici deux types d'expérience. Celle engrangée par les héros, permettant d'augmenter leurs statistiques de base et débloquer les rôles, et celle du niveau des ombres, pour apprendre de nouvelles compétences et renforcer les statistiques clés du rôle en cours.

 

    

Une scène de combat à droite et l'anneau d'attaque à gauche.

 

Je ne sors jamais sans mon ombre

 

En ce qui concerne l'équipement, nos héros n'ont donc pas d'armes ou armures autres que leurs ombres, mais peuvent être équipés d'accessoires répertoriés en cinq catégories : bracelet, anneau, boucles d'oreille, collier et accessoires spéciaux.
Ces derniers augmentent leurs caractéristiques et les attributs de leurs attaques : force, force magique, défense et défense magique, agilité, points de vie et de magie, ainsi que les attributs élémentaires tels que le feu, l'eau et les statuts comme le poison, la paralysie, etc. Il est donc possible de personnaliser de manière très libre notre équipe pour faire face aux différentes situations.

En plus,chaque personnage apprend, en fonction du rôle de son ombre, diverses compétences qu'il faudra équiper dans les emplacements à disposition, que cela soit des compétences actives comme les magies que des passives comme les contres, augmenter le seuil de points de vie maximum et autres. Car le point intéressant ici est que chaque compétence apprise est utilisable avec un autre job, dans la mesure ou elle-ci est mise dans un emplacement. De ce fait, il est possible de créer des personnages multi-tâches, ou de se focaliser sur un style particulier pour être plus efficace. L'un des jobs déblocables permet pour cela d'augmenter les emplacements de compétences, car on devient vite limité si l'on touche un peu à tous les rôles. Cela permet plus de possibilités de personnalisation, mais peut faire perdre les spécificités de chacun.

 

    

Ce tigre doit coûter cher à Ophtalmo.

 

Suivez le guide

 

Le cheminement du jeu se fait via différents environnements que l'on traversera pendant la partie, séparés la plupart du temps par des déplacements sur la carte du monde, où notre personnage sera représenté en plus grand, comme pour les Dragon Quest ou Final Fantasy. Chaque lieu important disposera très vite d'un téléporteur qu'il faudra activer, pour pouvoir revenir rapidement dans ceux visités, pour avancer dans l'histoire ou pour faire différentes quêtes. Ceux-ci seront de temps en temps bloqués lors des passages les plus importants de la trame narrative. Le joueur dispose donc d'un peu de liberté dans son aventure, qui sera quasi totale vers la fin de la partie. Les combats ne sont pas aléatoires dans la mesure où les ennemis apparaissent sur la carte permettant de les affronter au choix, ou de les esquiver. Des trésors en tout genre parsèment les lieux visités et la carte du monde, ce qui donne envie de fouiller pour trouver objet, argent et équipements.

 

En ce qui concerne la durée de vie, Blue Dragon nous propose une aventure longue en ligne droite d'une trentaine d'heures, qui variera grandement si vous flânez sur la carte pour courir après les trésors. Le jeu propose tout de même sur le dernier disque un nombre sympathique de quêtes annexes, avec des lieux cachés, donjons bonus et boss très ardus. Il faut dire que l'histoire principale ne représente pas un véritable challenge en mode normal, ce qui permet un peu de rehausser la difficulté pour ceux qui voudront prolonger l'aventure. Il est possible de choisir entre différents doublages : français, anglais et japonais. Ceux-ci étant de bonne facture, avec une préférence pour la version japonaise pour ce genre de jeu. Nobuo Uematsu reste fidèle à son poste et nous offre une bande sonore qui colle à l'ambiance et donne une petit touche de poésie au titre, pour ne pas nous déplaire. Je ne parlerais cependant pas de poésie pour le thème des boss composé en collaboration avec Deep Purple. Pour finir sur la touche graphique, les aficionados de l'époque Dragon Ball et compagnie retrouveront la touche particulière du célèbre Akira Toriyama, mais à côté de cela, certains décors semblent bien vides. On pourrait se croire dans un Dragon Quest like mais en plus fade dans certains passages du jeu, bien que cela ne soit pas le cas tout le long de l'aventure.

 

Mystwalker nous montre encore une fois avec Blue Dragon qu'ils maîtrisent le jRPG, car on retrouve ici toutes les ficelles et les mécaniques du style. C'est aussi dans un sens sa faiblesse, car le jeu manque d'une certaine originalité et de la petite étincelle qui aurait pu le rendre encore plus intéressant. Blue Dragon reste sympathique à faire si vous n'avez pas de jRPG à vous mettre sous la dent, mais ne constitue pas une pierre angulaire du genre. Comme avec Lost Odyssey après lui, Mystwalker montre sa maîtrise du genre, sans pour autant en faire des incontournables de cette génération de console. Ma préférence va tout de même à Lost Odyssey pour la maturité des héros et le sujet abordé.
 

LES PLUS
  • JRPG pur old school
  • La bande son
  • La maîtrise du tour par tour
LES MOINS
  • Un scénario assez plat globalement
  • Pas de prise de risque
  • Une difficulté quasi absente en mode normal

6/10

Commentaires (8)

#2

Astarock
Noble

Les personnages principaux sont... Ignoble! J'admire le travail de Toriyama mais la, j'ai l’impression qu'il ne sais faire que grosso modo 20 visage différant...

Dans blue dragon au début du jeu on a une sorte de sous sangoku attardé qui fait office de héros assister par deux faire-valoir sans aucune personnalités. Plus tard on recrute le personnage auquel je voue tellement de haine qu'on pourrais en faire un monolithe qui iras gratter la surface de la lune, MaruMaro : Une sorte d'enfant d'homme chat atteint de trisomie grave, habillé comme un sac a patate et qui a chacun de ces dialogue gueule comme une truie(au passage la vf de se jeu est a chier) qui en plus est super puissant donc qu'on dois se coltiné jusqu'a la fin du jeu. Je passe les personnage que je n'ai pas rencontrer comme zola qui ma l'air d'être une sous bulma...

Par contre le système de combat -bien que classique- est plutôt sympathique, les graphisme -mise a part les personnage humains- sont plutôt cool avec des monstre originaux(mais que montre souvent le coté scato de Toriyama) et de zolie effet pendant les combats... En faite le plus gros problème de se jeu est sont trop grand classicisme que sa sois dans son gameplay que dans son histoire(blah blah blah civlisation disparue blah blah blah) et des personnage qui vont horripilant a l’inintéressant.

Message édité pour la dernière fois le : 04/08/2013 à 17:54

#3

Astarock
Noble

Message supprimé le 04/08/2013
#4

Chinaski
Grand chevalier

Il est infiniment moins bien que Dragon Quest VIII, mais quand on a qu'une Xbox ça reste un bon j-rpg.
Il mérite son petit 6, cela dit...
#5

Baalka
Grand chevalier

En même temps, j'y connais rien en consoles, mais si on est adepte de japonaiseries, on prend pas une XboX, non?
#6

Chinaski
Grand chevalier

Les "japoniaiserie" c'est sympa des fois.
J'ai une xbox ( pour pleins de raisons différentes et contradictoires) et j'étais content de voir celui-ci sortir sur cette console délaissée par le genre.
#7

flofrost
Grand chevalier

Ce jeu c'est ce qui se fait de pire dans le genre, j'entends par là qu'il n'évite aucun cliché, que les combats n'ont aucune originalité, bref si vous aimez pas le J-RPG, vous détesterez, et si vous aimez, vous ne serez jamais surpris et vous l'oublierez à peine la console éteinte.
#8

Shizam
Grand chevalier

J'avais l'intention de l'acheter à l'époque, par manque de J.rpg sur la console. puis Lost Odyssey est arrivé...Bien plus à mon gout.

#9

Demoniakor
Noble

J'avais testé. J'avais oublié. Maintenant, je me souviens.... pas de bol! Je ne l'avais pas assez enfoui dans ma mémoire.





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