Vendredi 23 Avril 2021, 12:53     Connectés : 4      Membres : 3


Mot de passe oublié ?

Pas encore de compte ?

Dead Island : Riptide

par Killpower 03 Mai 2013 11:16 33

Devant le succès sans commune mesure de Dead Island, plus d'un million de copies vendues, Techland a prévu rapidement une suite à son jeu phare de zombies. Cette aventure devait faire suite à l'histoire principale et permettrait aux joueurs de poursuivre l'expérience. Il n'a donc fallu attendre qu'un an et demi pour voir poindre Dead Island Riptide. ​En partant du principe que cette suite est bâtie sur la base du jeu original, il paraissait évident qu'elle ne serait pas une version 2.0 de la saga, mais un Dead Island 1.5.  Il vous est donc fort conseillé de relire le test de Lughan, car n'aimant pas la redite ou le copier/coller, je préfère vous renvoyer à ses mots plutôt justes qui correspondent aussi bien à ce second épisode. Quant aux compléments alimentaires, Riptide nous voici ! 

 

La vidéo d'introduction est là pour nous faire un rapide résumé du premier épisode. Rappelez-vous : vous quittiez l'île de Manoï à bord d'un hélicoptère avec quelques survivants en pensant que vous vous en étiez sorti pour de bon. On pouvait donc penser que l'histoire était finie. Que nenni ! Un atterrissage sur un bateau militaire,  une interpellation musclée et hop rebelote. Enfermé dans les cales, l'épidémie gagne le navire qui finit par s'échouer sur une île touristique dont il faudra s'évader par mesure de survie. On  reprend les mêmes et on recommence. Enfin pas tout à fait. Un cinquième gai luron vient rejoindre cette fine équipe : John, soldat de l'ADF, expert en armes à mains nues et tout aussi résistant aux morsures de zombies que ses camarades.  

 

   

PNJ et univers plus propres

 

Le club des cinq 

 

Reste que cette suite vous permet, soit de reprendre votre ancien personnage de Dead Island, soit de choisir un personnage de niveau 15 pour débuter. L'histoire suit un schéma scénaristique très similaire au premier : début dans un navire pour le didacticiel, puis l'ile de Manoloï, des souterrains, puis en ville, puis dans un bâtiment. Tout cela vous prendra une vingtaine d'heures, voire plus, si vous traînez dans les quêtes secondaires. Sans oublier bien sur le new game +, qui vous permet de recommencer l'histoire.    

A part cela, retour aux anciennes capacités. Seul le petit nouveau offre des nouveautés, mais cela reste très limité. Dans le menu des compétences, on notera l'apparition de quatre caractéristiques (arme contondante, tranchante, au corps à corps et arme à feu) qui augmenteront automatiquement jusqu'au niveau 10, selon l'arme que vous utilisez principalement et qui débloqueront des bonus. On a aussi de nouvelles armes et de nouveaux mods. 

L'aspect graphique est plus réussi que son aîné avec des visages plus détaillées. Les yeux des PNJ sont plus vivants même si mes collègues de chasse m'ont indiqué les trouver plus globuleux. Il n'empêche que l'on trouve toujours des textures baveuses si l'on y regarde de plus près. 

Le bestiaire évolue un chouïa avec de nouveaux types de zombies :  le zombie amphibien que l'on retrouvera en attente dans l'eau, le zombie scientifique, véritable archer qui vous enverra des morceaux de lui-mêmes, le hurleur qui vous perce les tympans et vous immobilise ou encore le lutteur qui tentera de vous écrabouiller.

 
   
Bateau ou voiture
 

A table !

 

On trouve aussi des petites arènes, bâtiments souvent clos, dans lesquelles on pénètre pour dézinguer à tout va. On reprend donc son rôle avec joie en visitant ce "havre de paix" tout en pestant contre quelques lieux qui sont des copier/coller à l'objet près, de l'endroit que l'on a visité cinq minutes plus tôt. C'est rare, mais les développeurs auraient pu faire un effort sur certains décors, même si la zone de jeu est gigantesque et le chemin à prendre pour arriver à destination libre.

On s'énervera contre ce pop-up de zombies trop fréquents, mais on appréciera lorsque l'on repassera devant un coffre de nouveau plein. La jouabilité est toujours au rendez-vous avec les armes blanches. On aura aussi la possibilité, lorsque l'on est amont d'un zombie, de lui sauter dessus et de le tuer net. 

 

   

Paradis ou enfer ?

 

Un jeu qui se mange sans faim

 

Dans les autres nouveautés, le bateau devient un système de transport à la mode qui vous permettra de vous déplacer dans des marais sales souvent "occupés". Tout aussi maniable que la voiture sur terre mais bien moins efficace, il faudra veiller à ne pas laisser les zombies amphibiens vous agripper, sinon ils vous attireront dans l'eau pour vous y noyer.

On remarquera aussi des parties de tower defense : comprenez par là, que vous allez défendre un lieu stratégique d'assauts de zombies, sachant qu'à la mort d'un co-équipier, c'est l'échec de la mission. Ces nouvelles missions changent un peu des missions Fedex rappelant furieusement celles de l'épisode 1 pour le meilleur ou pour le pire selon que vous êtes fan de ou contre les histoires de zombies. Mais la répétition à chaque nouveau camp de cette mission tower defense peut se montrer rébarbative et totalement prévisible à force. Tout comme ces missions de sauvegarde de rescapés campés sur leur caravane entourée par des zombies. 

Il est évident qu'en un an et demi, Techland n'allait pas sortir un nouveau moteur de jeu,  surtout qu'il fallait surfer sur la vague du succès du premier avant qu'elle ne se tarisse. On se retrouve donc avec les mêmes graphismes chatoyants et les mêmes bugs, la même interface, les mêmes compétences, les mêmes défauts. Ainsi ramasser une arme, remplace celle que vous avez en main que vous le vouliez ou non. Les combats sont toujours aussi brouillons et dans les vidéos ont voit toujours les cinq protagonistes, alors que vous n'en jouez qu'un seul. 

La traduction du jeu se résume aux sous-titres, mais ce n'est pas plus mal quand on voit ce qui arrive parfois. La musique et les bruitages sont toujours d'actualités et appréciables, vous mettant sous pression lorsqu'elles s'affolent, alors que vous êtes confrontés à un groupe de zombies. Même si ce n'est pas le lieu, on pourra souligner à l'instar de la série Borderlands que le jeu en coopératif à quatre est tout aussi excellent, voire meilleur. 

 

   

Un exutoire qui ne fait pas dans le dentelle. 

 

The walking dead, version Bisounours

 

Malheureusement pour un rôliste, Dead Island et sa suite ne présentent aucun intérêt dans le système de jeu proposé ou dans l'évolution de son personnage. En effet, lorsque vous mourrez, vous perdez un peu d'argent mais vous vous retrouvez à quelques pas de l'action, voire parfois directement dans la mêlée. Il n'y a aucun challenge et aucun risque de game over et l'obligation de recommencer la mission. Non, là, vous n'avez rien à craindre. Alors vous pouvez faire n'importe quoi, il n'y aura aucun lest à votre progression. 

Rajoutez à cela, un loot très important et des armes de différentes couleurs indiquant leur rareté, mais n'offrant pas de bonus de compétence ou d'avantage visibles comme on peut le ressentir dans les hack'n slashes, ce qui fait qu'ils n'ont que peu d'intérêt. La preuve en est que vous slalomerez entre chaque avec la roulette de votre souris. On trouve toujours, grâce aux ateliers, le moyen de les améliorer ou encore de les modder, mais vous changerez d'arme au gré de votre aventure et de leur usure, sans franchement vous attacher à elles.

Non, l'intérêt de cette saga réside dans son atmosphère et son penchant pour l'exutoire. Le scénario principal vous plaçant dans la peau d'un survivant qui fait tout pour s'en sortir à grands coups de tranchants, de contondants et de flingues. C'est tout bonnement un défouloir qui use des clichés de films gores avec des litres d'hémoglobine et des démembrements dans tous les coins. D'ailleurs, la conclusion du jeu rend hommage à tous les films d'horreur d'antan que vous avez pu voir, avec sa fin à interprétations. Mais on s'en moque, on apprécie cette histoire où chaque être a sa part de responsabilité, sans pour autant être tout blanc ou tout noir. 

 

   

Arme à feu ou arme blanche

 

On accepte les situations qui paraissent tout à fait logiques et qui seraient de mise en cas de catastrophe. On fait donc les quêtes Fedex avec joie, même si on grognera clairement face à certaines scènes déjà vécues dans Dead Island : une personne est malade, il faut aller chercher des médicaments ; le groupe a faim, il faut aller chercher des provisions. Mais cela paraît tellement naturel dans ce contexte que cela ne choque personne.

L'évolution de l'histoire vous tire continuellement vers l'avant. En effet, le groupe de survivants vous suit au gré de la mission principale et les campements changent selon les événements. Bien sur, il est possible de poursuivre les missions secondaires dans les anciens lieux quittés, mais l'intérêt est moindre.

La construction de l'histoire tout comme les mécaniques sont à l'identique de Dead Island avec des niveaux ouverts, puis fermés puis de nouveaux ouverts, mais toujours aussi variés. Tout comme pour les armes, on commence par les armes blanches, pour finir en fin d'aventure avec des pétoires de toutes catégories. Et le bestiaire est aussi conditionné à l'identique. On rencontrera des zombies, puis des humains et encore de zombies. A croire que l'on a affaire à une copie conforme du précédent opus. 

Que nenni, l'histoire de ce second opus nous permet de mieux comprendre les événements passés et même si le scénario tire sur la longueur, on apprécie le déroulement de ce jeu d'aventure action. Du coup, pour ce qui est du RPG, c'est toujours aussi léger. On a bien des arbres de compétences, mais ils restent le plus souvent très en retrait avec simplement des bonus de caractéristiques. Du coup, le level-up de son personnage est bien secondaire.

Le scénario est linéaire et ne propose pas plusieurs fins, même si l'exécution des quêtes passe par une liberté du chemin pris, sauf dans les tunnels hyper directifs. On pourra toujours refaire l'aventure avec un personnage de niveau supérieur sans grand changement. Non décidément, Dead Island et Riptide reposent simplement sur votre envie folle de vous défouler et rien d'autre. 

 

Cinq minutes de gameplay. Ames sensibles s'abstenir. 

 

Les amateurs de Dead Island premier du nom vont retrouver leur personnage dans cette suite avec plaisir. L'atmosphère et la scénarisation agissent toujours et ils prendront leur pied pour une vingtaine d'heures environ, plus avec le mode coopératif toujours aussi jubilatoire. Ceux qui n'ont pas aimé le premier, pas la peine d'espérer mieux, vous ne pourrez que le regretter. Quant aux nouveaux venus, je vous conseille vivement de commencer par Dead Island pour pouvoir profiter au maximum de l'évolution de votre personnage et du suivi de l'histoire.

Techland nous propose donc une suite scénaristique à son hit avec quelques nouveautés tellement bien intégrées qu'elles paraissent inexistantes. On n'en attendait pas plus pour replonger dans le bain, et rallonger notre expérience sanguinolente dans un monde dévoré par le mal.

LES PLUS
  • Une suite pour notre personnage
  • Un exutoire avant tout
  • Excellent à plusieurs
  • Un complément d'informations au premier opus
  • La durée de vie
LES MOINS
  • Les mêmes défauts que Dead Island
  • Le côté RPG vraiment trop light
  • Histoire très linéaire en fin de compte

7/10

L'AVIS DE ETIENNE NAVARRE

Dead Island Riptide m'agace autant qu'il me plaît.
Entre les seconds couteaux creux et oubliables, les quêtes barbantes, les environnements resucés, la progression molle, les PNJ clonés et les bugs, il y a de quoi tirer la tronche. Et puis, d'un autre côté, la magie fonctionne. Le jeu est toujours aussi jouissif, le loot généreux, les environnements bien foutus, le level design extraordinaire (un élément essentiel du jeu que l'on oublie trop souvent, hélas), les ennemis retors et la musique fait des merveilles. Mais quelle bande son les enfants ! Quel bonheur régressif qui nous ramène droit vers l'âge d'or de Goblin et des giallos italiens ! Un régal. Le jeu est imparfait et tire vers le moyen mais respecte ses codes cinématographiques avec brio (Toxic Avenger, les giallos de Bava et argento, Lucio Fulci...) et propose un univers unique et plaisant à parcourir. Pour être honnête, jouer à cette suite me donne envie de rejouer au premier qui le surpasse à tous les niveaux.
Non, Dead Island Riptide n'est pas une bonne suite ni un excellent jeu dans l'absolu. C'est un bon défouloir gore et brutal qui fait le boulot. Il est en quelque sorte au jeu de zombies ce que Zombi 3 fut au cinéma de genre. Les connaisseurs me comprendront.

6/10

Commentaires (33)

#2

Beyondmin

Message supprimé le 03/05/2013
#3

nadir1979
Citoyen

Salut beyondmin , pourrais tu rectifier , on comprend rien et ça m’intéresse ce qu'ont dit sur le jeux , je me tâte encore ( acheter ou pas acheter that's a question)

#4

Etienne Navarre
Gobelin

Oublions ce triste sire qu'est Beyondmin.
#5

Megamat
Gobelin

Ca doit être un zombie...
sinon, je suis du même avis que mes compères, c'est un vrai plaisir de repartir dans Dead Island, surtout à 4 !
#6

nadir1979
Citoyen

thank you ser navarre.

Beyondmin n'est plus.....the end.
#7

Chinaski
Grand chevalier

Bon test. Merci les gars.

C'est vrai que le loot était un peu insipide, mais quand j'ai eu fabriqué mon Marteau de Thor, je ne l'ai plus lâché de tout le jeu, dépensant des fortunes pour le réparer encore et encore ; je pense que j'en fabriquerai un autre pour cette aventure... à moins que l'équipement ne soit transféré avec la sauvegarde lui aussi ?

J'hésite encore... mais si il est Mattei's approved, c'est quand même bien tentant !

Message édité pour la dernière fois le : 03/05/2013 à 19:04

#8

Hayden
Noble

Tu ne récupère pas ton équipement seulement tes compétences.

Et sinon je l'ai acheté et je me demandais s'il y avait des compère pour massacrer du zombies ?

Même si certains point mérite d'être améliorer, j'aime beaucoup l'aspect défense du campement en customisant les armes des compagnons, les barrières et tout.

Message édité pour la dernière fois le : 03/05/2013 à 17:06

#9

Killpower
Gobelin

On y joue pas mal via Steam.
Et la tronçonneuse, c'est top.
#10

Chinaski
Grand chevalier

Ok merci Hayden.
Si j'y joue ce sera sur Xbox ( avec un fauve de merde ). Suis-je le seul ?
#11

Etienne Navarre
Gobelin

J'hésite encore... mais si il est Mattei's approved, c'est quand même bien tentant !

Je valide : nous avons un connaisseur.
#12

Chinaski
Grand chevalier

Trinquage virtuel ! Na zdrowie !
#13

cabfe
Seigneur

Le coup des jambes qui dévalent la pente à 2'20, j'ai adoré !
#14

Killpower
Gobelin

Et l'arrivée en bas de la pente avec dislocation du corps, c'est vrai que c'est assez génial. Du grand art.
#15

redd
Seigneur

J'avais craqué pour le 1, je l'ai regretté, et ce test confirme que je ne vais pas refaire cette erreur.

Donc merci :-)
#16

Etienne Navarre
Gobelin

Pas de quoi !
#17

Shizam
Grand chevalier

Dites les Gobelins!? Zen avez pas marre des zombies? Y a pas encore overdose?

En tout cas c'est un sacré filon à exploité pour les studios depuis quelques petites années, quand ils sont revenus à la surface.

C'est vrai, y en a toujours eu dans les Résidents Evil, qui est un peu le "papa" des jeux zombiesque. Red Dead qui avait fait un addon sympatoche dans le genre (même si perso j'ai pas vraiment accroché).

Tient va , petite question à 1 kopec:
-Quel est selon vous le jeu qui a soulevé la plaque d'égout pour les remettre au gout du jour?
Je dirais, que ça tourne autour de la sortie de Résident évil 5, puisque Red Dead avait lui me semble-t-il déja été inspiré par cette re-nouvelle vague.


#18

reptile
Chevalier

Je dirais plutôt que le papa des jeux de zombis c'était zombi mais bon ça me rajeuni pas y'avait une version cpc qu'était pas mal petit flashback :



Pour revenir au riptide il à l'air sympa mais je pense que vu que j'ai déjà fini l'excellent Dead Island et que cet épisode bonus n'apporte pas de réelles nouveautés, j'attendrais un Dead Island 2 s'il apportent vraiment du sang neuf hihi .
#19

Killpower
Gobelin

Au purée, je l'avais complètement oublié celui-ci sur mon Amstrad !! Cela ne nous rajeunit pas !

@Shizam : non. A une époque c'était les vampires, maintenant les zombis. A suivre sur la prochaine vague.
#20

Chinaski
Grand chevalier

Tient va , petite question à 1 kopec:
-Quel est selon vous le jeu qui a soulevé la plaque d'égout pour les remettre au gout du jour?
Je dirais, que ça tourne autour de la sortie de Résident évil 5, puisque Red Dead avait lui me semble-t-il déja été inspiré par cette re-nouvelle vague.


Je dirai plutôt RE 4, qui est sorti à peu près à la même époque que les films qui ont remis les zombies au goût du jour ( 28 Jours..., l'Armée des Morts, le Territoire des Morts ), un peu délaissés dans les 90's.
Maintenant c'est vrai qu'il y en a partout... c'est l'invasion !

Message édité pour la dernière fois le : 04/05/2013 à 17:56

#21

reptile
Chevalier

Left 4 Dead

Ya pas de zombis dans RE4 ni RE5 (ce sont des infectés, las plagas)
#22

Chinaski
Grand chevalier

Hey, Reptile, c'est la même chose...

Edit : un "film de vampire" avec des vampires qui ne craignent pas l'ail, par exemple, ça reste un "film de vampire"...
Ce n'est pas un autre "genre", c'est juste une variation sur le thème.

Message édité pour la dernière fois le : 04/05/2013 à 17:28

#23

Caldanath
Gobelin

Simple, les zombies se déplacent lentement et de façon pataude, les infectés courent vite et sont plus agressifs
#24

reptile
Chevalier

Un zombi est un mort-vivant infecté par un virus, les plagas ne sont pas infectées par un virus, mais par le parasite Las Plagas il asservit l'hôte et le prive de son libre-arbitre.

Un vampire reste un vampire
#25

Etienne Navarre
Gobelin

Il ne faut pas tant cherché dans les jeux vidéo que dans le cinéma pour cette remise au goût du jour.
On peut voir qu'après le regain de slashers initié par Scream de Craven en 1996, la mode est revenue au teen-fantastique façon Obscure, et avec le retour des zombies au cinéma depuis le remake de Dawn of the Dead (2004) et Land of the Dead (2005, merci papa George), les zombies sont revenus en maîtres. En témoigne le succès de L4D et de sa suite (bien meilleure); même les indés s'y mettent (Project zomboid et DayZ par exemple).
Au final, je dirais que les qualités évidentes de L4D ont lancé le processus créatif dans les jeux vidéo (2008) mais il faut voir ce qui a permis L4D et c'est le cinéma.

Pour le moment, on reste toujours dans un cycle où le jeu vidéo regarde le grand écran et le copie, s'en inspire. Dans l'autre sens, ça n'est pas le cas. Sauf dernièrement avec The Raid qui reprend la syntaxe vidéo-ludique traditionnelle du niveau, combat, boss, niveau supérieur, combat, boss... Mais quand le cinéma adapte les jeux vidéo, c'est souvent la cata (exception faite pour Gans et son Silent Hill).

En plus, il est tout à fait logique que les zombies trônent sur un piédestal quand on voit l'état de la société et le climat ambiant. Quand tout va, on est dans un délire vampires (sexe, opulence, laisser aller, désir), quand on est en crise, les zombies sont le miroir (même indirect) de peurs ambiantes (chômage de masse, asservissement social, classes pauvres et moyennes abusées par le système, dégradation environnemental et sociétal...)

Message édité pour la dernière fois le : 04/05/2013 à 18:36





Voir tous