Dimanche 23 Septembre 2018, 16:31     Connectés : 2      Membres : 1


Mot de passe oublié ?

Pas encore de compte ?

Arcanum : Engrenages & Sortilèges

par Andariel 15 Fév 2013 19:00 61

Hé oui, il n'y a pas que les célébrités qui passent à la casserole, chez RPGFrance aussi on a nos démêlés avec les ustensiles de cuisine. Enfin, mise à part qu'on n'a nullement besoin de stretch goals et autres meules de foin, nous. Mine de rien, il en faut vraiment peu pour motiver un goblin, un bon coup de kiki étant amplement suffisant... Il faut dire que la force des choses fait que, pour une raison ou une autre, même les plus assidus du RPG passent à côté d'incontournables. De toute façon, on n'y peut rien et on n'en est pas forcément fautif, mais l'important c'est d'arriver à corriger le tir à un moment donné... Bref, sans digresser davantage, au vu de ces faits vous aurez compris que le dénommé Monsieur Arcanum : Engrenages & Sortiléges et ses complices feu Troïka Games sont impliqués dans cette affaire. Bien. Alors, maintenant faites entrer l'accusé !    

 

Tout a commencé avec un germe qui s'était développé sur le dos velu du regretté Black Isle Studios. Il ne lui fallut pas longtemps à cet organisme pour finalement éclore sous la forme du Cerbère humain qu'était le défunt Troika Games. Bon, au delà de cette image digne des Carpenter les plus dégeulasses, on peut au moins retenir les grandes lignes... Les principaux géniteurs de Fallout ont donc fait cavalier seul, ou devrais-je dire qu'ils ont fait les trois cavaliers du post-apocalypse, pour faire don de cet RPG aux zélotes de la vieille école. Arcanum : Engrenages & Sortiléges sortira alors sur PC en 2001 et sera édité par le décédé Sierra Entertainement. Oui, encore un qui a trépassé. Arcanum est ce qu'on appelle un RPG de la mort qui tue. *Humour noir à deux sous : check !*      

 

     

 

Led Zephyr

 

Arcanum c'est l'histoire d'un zeppelin de luxe répondant au doux nom de "Zephyr" qui, suite à un assaut aérien terroriste, dégringole les marches du paradis et s'écrase à grand fracas au beau milieu de nulle part. Vous, vous avez la malchance d'être à bord du dirigeable quand tout ceci se produit et vous vous réveillez, sidéré et déboussolé, sous un amas de débris. Parmi les très rares rescapés, vous percevez un gnome qui a visiblement pris cher et vous vous ruez dessus pour tenter de lui porter secours. Malheureusement, il rendait là son dernier soupir, vous confiant juste avant un anneau et sollicitant votre aide pour le faire parvenir "au garçon", tout en introduisant "le mal" dans l'équation...

Très vite, vous serez abordé par un pèlerin d'un ordre religieux qui était témoin de l'incident et qui évoquera une certaine prophétie dont vous en seriez soi-disant la réincarnation ultime. Pourtant, vous ne rigolerez plus quand vous découvrirez qu'une mystérieuse organisation en veut sérieusement à votre peau afin de récupérer l'anneau pour, à ce qu'il parait, les ramener tous et dans les ténèbres les lier...  

 

     

 

L'histoire d'Arcanum promet alors un bon nuage de mystères et de rébus, où l'intrigue assez palpitante se mêle à quelques rebondissements plus ou moins bien sentis, et au final cet élixir arrive facilement à susciter l'intérêt. Même s'il faut tout de même avouer que la quête principale est au fond empreinte d'une relative linéarité et souffre de quelques ellipses narratives un peu trop équivoques... Malgré tout, le jeu arrive à compenser très largement cela par son univers pour le moins transcendant et qui s'impose en définitive comme le tarot gagnant du titre.

En effet, ici on joue la carte insolite du contexte steampunk où les relents fantasy habituels à coup de nains et d'elfes côtoient l'époque de la révolution industrielle victorienne. Ainsi, Arcanum est un monde uchronique en pleine mutation où les équilibres de pouvoirs se voient bouleversés par la découverte de la machine à vapeur et le tumulte militaro-industriel que cela a tôt fait d'engendrer. La technologie et la magie étant mutuellement exclusives, c'est bel et bien un bras de fer hargneux qui scinde les deux camps entre progressistes d'une part et rétrogrades de l'autre. Et encore, ce n'est pas rose, façon Télétubbies, au sein d'une même faction tant les considérations raciales, les rivalités et les coups bas sont monnaies courantes...

     

     

 

Le choc des titans ou le choc des électrons ? 

 

Votre personnage est bien entendu au coeur de ce conflit épineux et sera aux premières loges pour rallier une cause et faire face aux répercussions, voire arpenter le fameux chemin de la true neutralité, tel un Batman s'il l'entend... Le Role Play tournant autour de la dualité magie/technologie est alors le leitmotiv du jeu et les nombreuses possibilités qui en découlent imposent le respect. Ainsi, en fonction de l'orientation de votre personnage, l'univers se modulera en conséquence et l'expérience en sera sensiblement affectée. Chaque PNJ dispose alors d'une barre de réaction sur laquelle votre réputation aura effet d'une façon ou d'une autre. En ce sens, un personnage ayant choisi de creuser profondément la voie de la magie se verra octroyer quelques privilèges auprès de certains partisans, allant jusqu'à du contenu spécifique non négligeable.

Mais le revers de la médaille, parce qu'il en faut toujours un dans un bon RPG, sera un lot de restrictions d'ordre technologique et le-dit personnage se verra refuser le simple fait de recourir à un train à vapeur comme moyen de locomotion par exemple... Ce potentiel déjà plus qu'honorable est solidement appuyé par des talents d'écriture monstrueux, offrant un éventail de répliques bien pensées dans les nombreux dialogues ponctuant l'aventure. Et un peu à la manière d'un Fallout, vous serez agréablement surpris de voir que les dialogues peuvent, par exemple, radicalement changer quand votre personnage est bourré comme un coing !      

                       

     

 

Cette imposante charge Role Play se cristallise clairement au niveau de la création bien garnie du personnage et, plus tard, dans sa gestion. Effectivement, à côté des caractéristiques (force, charisme, beauté...) et des résistances, la feuille de personnage est agrémentée d'un "alignométre" représentant votre alignement entre bon samaritain et raclure et, de surcroît, un "magicotechnométre" qui évalue votre penchant entre magie et technologie. Ainsi, non seulement vos opinions politiques agissent sur ces barres, mais en plus vos orientations de personnage en sont intimement liées. Parce qu'il faut dire qu'Arcanum, tout comme tonton Fallout, offre une large panoplie de builds où piocher, mettant ainsi votre créativité à l'épreuve sans pour autant vous obstruer avec un système de classe.

Mage gnome invocateur, prêtre elfe soigneur, chasseresse demi-elfe, barbare demi-orque ou encore humain pistolero, nain machiniste, gentilhomme halfelin leader d'une bande, demi-ogre à mitrailleuse Gatling, vous avez vraiment l'embarras du choix. Même s'il faut dire que le fait de gagner un seul et unique point à chaque niveau - sachant qu'il y a un plafond de cinquante niveaux - pour le "répartir" dans les caractéristiques, les compétences, les sorts et l'artisanat (oui et il y a du bon craft là dedans en plus), c'est quand même pas mal restrictif... Malgré tout, les mécanismes restent affreusement bien huilées et osent même quelques originalités notamment un système d'antécédents qui fait office de background RP mais qui induit des bonus/malus (les prémices du concept des origines de Dragon Age ?). Aussi, un système d'achat d'équipement en début de partie pour faire en sorte que celui-ci soit en adéquation avec votre build, quoique ça ne vous empêchera pas d'aligner les échecs critiques embarrassants les uns après les autres...      

 

     

 

Arca-nonne : Engouffrages & Sacrilèges 

 

Encore une fois, l'héritage des Ultima nous saute à la gorge dans ce soft, et tout comme Fallout, on a affaire à de la 2D isométrique assez terne et austère. Graphiquement, ce n'est franchement pas la joie : le jeu ne brille décidément pas par sa palette de couleurs et ses décors, et sûrement pas par ses sprites non seulement grossiers mais en plus assez redondants. Techniquement, ce n'est vraiment pas mieux : les animations sont rigides et souvent saccadées, et les effets, sommaires, sont loin de casser des briques. Le constat est plus sérieux au niveau des combats qui s'avérent brouillons, pas sexy et banals au possible, et c'est drôle car ceci confirme le petit lien qu'entretien ce jeu avec Inquisitor...

Ceci dit, là où les combats en temps réel sont irrémédiablement indigestes, Arcanum admet l'option salvatrice de faire basculer les affrontements en mode tour par tour, se débarrassant ainsi de leur inhérente confusion et leur procurant une portée tactique bienvenue... Du côté de l'interface, avouons qu'on fait quand même mieux que le titre nucléaire de Black Isle. Pourtant, certains aspects restent quelque peu éreintants notamment l'inventaire, qui même si cette fois se base sur un système de cases, manque un peu d'options de confort tels que l'empilement d'objets, le "Ramasser tout" et consorts...            

 

       

 

Toutefois, comme tous les bons oldies qui se respectent, passé les premiers abords grimaçants et le temps d'adaptation, on ne tarde pas à se prendre au jeu. L'expérience Arcanum n'en demeure pas moins agréablement enchanteresse et son ambiance se révèle vite tout à fait happante... Déjà, le tissu musical qui y est bordé ne manque pas de charme, puisqu'il émane exclusivement d'un quatuor à cordes s'incrustant à merveille dans ce paysage victorien (aah, l'île du désespoir...). Mais aussi et surtout le fait que le jeu vous donne amplement l'occasion de s'imprégner de son ambiance à travers son contenu avoisinant les soixantes heures en une seule partie, et bien plus encore en perspective au vu de son gros potentiel de rejouabilité.

Ainsi, vous aurez accès à une carte en monde ouvert où la liberté est le maître mot - encore une fois à la Fallout, décidément...- et bourrée de rencontres aléatoires, de quêtes multi-dimensionelles, de grandes cités qui ne demandent qu'à être explorées... Cependant, à cause de toute cette ampleur, il faut dire que la difficulté du jeu n'est pas des plus équilibrées tant elle est limite excessivement ardue au début de l'aventure (cf le fameux pont de Tristes Collines) et vire à la promenade de santé dans les hauts niveaux. Même si le jeu propose de recourir aux services de compagnons, qui bien qu'autonomes, sont suffisamment personnalisables pour constituer un précieux soutien.

 

          

 

Pour finir, notez qu'Arcanum admet un mode multijoueur, chose qu'il fallait quand même souligner. Je vous avouerais que je n'ai jamais daigné l'essayer par le passé et que récemment, pour les besoins de ce test, mes tentatives ont été infructueuses, donc... Il faut aussi savoir que même si Arcanum avait eu la réputation d'être buggé et mal optimisé à sa sortie, c'était sans compter sur l'intervention de la communauté depuis le temps... Le jeu, avec les derniers patchs officiels et communautaires, est désormais honorablement stable sur la plupart des configurations. Surtout que les versions trouvables sur le marché que ce soit ici ou  vont dans ce sens... Aussi, avec les nombreux mods disponibles améliorant pas mal l'expérience de jeu, pas besoin d'attendre qu'un je-ne-sais-quel opportuniste nous ponde une quelconque enhanced edition...

     

Allez, pas la peine d'y aller par quatre chemins et faisons juste avancer le schmilblick : Arcanum est un satané prodige du RPG occidental. Point. C'est tout bonnement une pièce maîtresse dont on chantera les louanges encore et encore jusqu'à la fin des temps rôlistiques. Avec ses engrenages bien huilés et ses sortilèges très potents, Arcanum ​est une invitation au rêve et un appel au voyage, et il est ainsi l'illustration ultime d'un grand RPG. 

Au delà de sa nature primaire de succession de lignes de codes et d'amas de pixels, l'Arcanum de feu Troïka Games s'impose avant tout en tant que monde absorbant où on s'égare à faire vivre notre personnage avec une latitude et une liberté d'action imposantes. Et ce malgré quelques menues faiblesses au niveau de l'enrobage et de certains aspects très très vite oubliés. Comme quoi, il y a finalement de quoi harceler un Chris Avellone... Tiens, il y a même de quoi enquiquiner un Mégamat pour qu'il s'y essaye ! Allez RPGFrance, tous avec moi ! Faisons pousser Mémé dans les orties d'Arcanum ! Mégamat ! Mégamat ! Mégamat !             

 

LES PLUS
  • Univers engrenant et ensorcelant
  • Possibilités nombreuses et ample liberté d'action
  • Création et gestion de personnage foisonnantes
  • Trés solide qualité d'écriture
  • Ambiance musicale classieuse et singuliére
LES MOINS
  • Techniquement et visuellement un peu rude
  • Gestion d'inventaire un peu laborieuse
  • Difficulté un peu déséquilibrée

9/10

L'AVIS DE NINHEVE

A la sortie du jeu, le monde vidéoludique du RPG était saturé de médiéval/fantastique et Arcanum y apporta une petite bouffée d’air frais en y incluant des éléments steampunk. Cette association steampunk (et son univers très victorien) et univers med/fan classique y était très réussi. L’intrigue principale soutenait notre intérêt sur de très longues heures de jeu, ainsi que les quêtes secondaires nombreuses et variées. Son gameplay ne révolutionna pas l’industrie du jeu, mais dans mon esprit, la profondeur du roleplay dans ce jeu rattrapait tous les petits aspects techniques parfois un peu dépassés (inventaire mal fichu, graphisme à la ramasse). La création et surtout l’évolution de votre personnage y étaient incroyablement riches et n’étaient pas figées dans les archétypes habituels. Votre arbre de compétences, l’artisanat et la notion de bonus/malus permettait la création et le développement de personnages très complexes et variés. Le monde nous appartenait et quel monde !

A présent, avec le recul et les années passées depuis sa sortie, Arcanum dans mon esprit évoque une petite musique de chambre, celle que l’on entend dans le jeu bien entendu, mais qui reste très symbolique de ce que ce jeu représente pour moi : une musique qui a rangé l’artillerie lourde des cuivres et percussions pour se concentrer sur quelques instruments très finement ajustés, mais dont l’ensemble créé un univers d’une richesse incroyable.

9/10

Commentaires (61)

#2

Artyparis
Guerrier

Faut que je m'y remette tonnerre.

Précision: Me souviens avoir chassé le patch HD et 2-3 autres choses pour "améliorer" la présentation du jeu (sans en changer le fond!).
#3

Montaron
Seigneur

Pour l'avoir fini vers la fin de l'année je plussoie. Arcanum c'est trop bien et ça désanuse des orang-outangs tchéques. Je lui reprocherais juste d'être artistiquement faiblard (surtout par rapport à l'univers qu'il propose, seuls quelques tableaux ont vraiment de la gueule) et surtout de ne pas développer assez en fait l'univers qu'il expose en parole (notamment par rapport aux réactions entre magie et technologies), le manque de faction franchement établie qui aurait apporté un réel plus. A part ça c'est trop cool, y'a plein de trucs à découvrir et pis faut y jouer sinon t'as raté ta vie.
#4

Tirnanog
Chevalier

Led Zephyr

les marches du paradis


Bien trouvé! Très bon. Très bon.

Très bons tests merci!
Perso, j'avais vraiment aimé qu'Arcanum suive la logique de Fallout, c'est-à-dire l'absence totale de classe, comme certains systèmes de jdr plus propices au RP (au hasard GURPS vu que Fallout a été très fortement influence, ce qui est un euphémisme connaissant le projet V13).
Dommage que de nos jours, les RPG aient du mal à sortir (voire n'en sortent jamais) du carcan des classes.
#5

TrollTraya
Garde royal

Arcanum... Un titre qui m'à fourni autant de plaisir que de frustrations... Plaisir, parce que ça roxe du poney quand même : grandes possibilités de RP qui renvoient l'immense majorité des autres titres dans les jupes de leur développeurs de mère (et pas de me**e, hein, chenapans! ), univers rafraîchissant et gigantesque, totale liberté de création et d'évolution de perso, etc... Frustrations, car il faut l'avouer, le gameplay est bancal, s'apparente à un vrai supplice et mettra donc vos nerfs à rudes épreuves, d'ailleurs il m'a fait abandonner le jeu de nombreuses fois. Mais, preuve que le jeu en à vraiment sous la capot, j'y suis toujours revenu.

Sans doute le meilleur jeu de Troïka, même si j'ai un faible pour Bloodlines.

Message édité pour la dernière fois le : 15/02/2013 à 19:31

#6

Baalka
Grand chevalier

Owi, j'vous aime les rédacs, je tenais à le dire Le seul regret que j'ai avec ce jeu, c'est, comme les BG2, qu'il a mal vieilli niveau interface et jouabilité. Les graphismes, passe encore même si c'est pas de toute beauté, c'est pas trop important.

Ah, Sierra, j'les aimais bien. D'ailleurs, Arcanum fut le premier RPG que j'ai connu, même si ce n'est pas le premier auquel j'ai joué (c'est venu bien plus tard avec Neverwinter premier du nom et Da:O), par le trailer présent sur le CD de Zeus, un autre très bon jeu Sierra et mon city builder favori.

C'était la minute 'ma vie'.
#7

mophentos
Paladin

Même avec ces graphismes "dépassé" c'est l'un des meilleurs RPG.

histoire, ambiance, gameplay, personnages ... tous est bon ...


#8

Albondigas
Villageois

Un de ces jeux dont tout le monde dit du bien mais que je n'ai jamais eu l'occasion de tester, en tout cas le test donne envie
#9

Jeanloutre
Guerrier

Je suis d'accord avec 100% du test. Je n'ai rien à rajouter en commentaire, si ce n'est que j'appuie mes camarades pour pousser tous les puceaux d'Arcanum à aller tâter de la donzelle victorienne !
#10

Lohengrin
Garde royal

Comme le temps passe, onze bientôt douze ans, (on rajeunit pas). Merci pour les tests à rebours, je l'avais beaucoup aimé à sa sortie et il est bien rangé précieusement à l'abris de la poussière.

Oui, pour tous ceux qui ne le connaissent pas encore, allez-y sans hésitation, un vrai must.

Message édité pour la dernière fois le : 15/02/2013 à 23:43

#11

micka321
Citoyen

Merci pour ce test et merci pour le coup de vieux !!!!
putain ça le fait pas !!
#12

Killpower
Gobelin

Et il a un petit nombre de mods plus ou moins intéressants sur cette page en français et une autre.

Bien joué Andy.

Message édité pour la dernière fois le : 16/02/2013 à 08:24

#13

biwgonxgem4

Message supprimé le 16/02/2013
#14

zenokan
Garde

J avais vraiment pris du bon temps sur ce jeu a l époque. Je me souviens presque plus du jeu avec le temps mais j en ai gardé une impression rare de réussite (surtout l univers et le coté opposé magie/techno).

Je me laisserais peut être retenter un jour :p
#15

Chinaski
Grand chevalier

Très bon test, l'occasion de voir un cinq dés Rpg.
Seul le bémol par rapport à la gestion de l'inventaire me chagrine un peu, car c'est pour moi le système le plus pratique, mais bon chacun son truc.
Et c'est clair que les musiques sont envoutantes...
#16

redd
Seigneur

Un très bon test pour un très bon jeu !
#17

AbounI
Grand gobelin

Puisque le codex à fourni le titre à Magic Chris Avellone, y a t'il un gob dans le navire pour en faire en sorte que Magic Christ AbounI le teste aussi?

Merci pour le test Andy 'n Nini.
#18

Tirnanog
Chevalier

Euh sinon Andariel, c'était bien un clin d'oeil à Stairway to Heaven de Led Zep' cf mon précédent post ou c'était pas voulu (vu que personne n'a relevé)?
#19

Andariel
Grand chevalier

Ben, il faudrait que je sois absurdement chanceux pour faire un tel clin d'oeil sans l'avoir voulu quand même, je suis pas encore l'Inspecteur Gadget quoi !

Et si personne d'autre n'a relevé, c'est qu'ils doivent tous avoir une culture musicale bidon (ou que mes clins-d'oeils, même si on les pige, doivent leur passer par-dessus de la tête tellement c'est nul...)

Merci de l'avoir souligné Tirnanog, en tout cas. Par contre, t'as pas été assez fort pour remarquer l'autre clin d'oeil à Led Zep juste dans la phrase qui suit. Oui, référence au titre "Dazed and Confused". Bien que j'avoue qu'elle est franchement pas évidente à cerner


Sinon merci à tous pour vos encouragements et gloire au RPG old school des familles !

Message édité pour la dernière fois le : 19/02/2013 à 22:17

#20

Tirnanog
Chevalier

Halala, je peux encore mieux faire, effectivement pour Dazed bien trouvé également!

Bon je pourrais dire que dommage qu'on n'ait pas eu Baldur's Gate 3, car on aurait là le chien noir. Ouais Black Dog - Black Hound, c'est très approximatif tout ça...

Ça s'improvise pas en fait!
#21

Andariel
Grand chevalier

Bien trouvé ! Je m'y attendais vraiment pas et il m'a fallu quelques secondes pour tilter

Tu vois ? c'est facile d’être

Message édité pour la dernière fois le : 19/02/2013 à 22:36

#22

Tirnanog
Chevalier

Halala c'te culture j'te jure
#23

Megamomo
Villageois

Mon jeu favori de tous les temps !

Arcanum est le tout premier Crpg auquel j'ai joué, et jamais je n'ai rencontré dans un jeu du genre une telle liberté dans la construction du personnage et la façon d'interagir avec le monde du jeu. Mais plus important encore, tous ces éléments s'imbriquent entre eux avec une profondeur inégalée.

Ainsi, de nombreux jeux offrent divers choix de personnalisation plus ou moins développés. Dans Arcanum, le choix de la race influence non seulement quelques caractéristiques, mais aussi de nombreux dialogues, la façon dont les pnjs vous voient... Incarner un demi orque moche ou un dandy elfe modifiera considérablement l'expérience sociale du jeu. Attendez par exemple de voir toutes les insultes que la bonne société d'arcanum vous réserve pour comprendre que les hybrides ne sont pas forcément très appréciés partout.

Par ailleurs, les différentes manières d'influencer la réaction des pnjs en bien ou en mal, les possibilités de persuasion, les répliques nécessitant un certain niveau d'intelligence assurent une profondeur des dialogues inégalée. La gestion des paramètres de dialogue devient un élément central et délicat du jeu, et les compétences sociales ont une réelle importance : de nombreuses résolutions de quêtes et informations sont simplement inaccessibles sans la combinaison du bon build et du bon choix de répliques. Cela contribue à pousser la caractérisation du personnage joué et de son histoire à un niveau supérieur.
A côté de ce système complexe mais dont l'exploration est totalement jouissive, les tests d'intimidation ou de persuasion d'autres crpgs sont d'une platitude extrême.

Et pareillement aux compétences sociales, toutes les options de spécialisation conduisent à des possibilités d'interaction différentes avec l'environnement du jeu, comme cela est expliqué dans le test. Toutefois il faut préciser que malgré les compétences choisies, l'orientation magie/technologie, l'alignement ou autre, la liberté dans la résolution des quêtes et les divers choix moraux qui en découlent reste presque totale- dans la limite des possibilités du personnage. Vous pouvez (spoil léger) être un mage allergique au moindre objet technologique et pourtant choisir de contrecarrer les plans d'un ensorceleur souhaitant détruire les infrastructures technologiques d'un petit village, si vous estimez que cela est meilleur pour le bien de ses habitants (et que vous souhaitez le bien de ces habitants bien entendu :))
Vous pouvez être un demi-orque d'aspect particulièrement repoussant et pourtant fédérer une alliance entre deux factions rivales, grâce à votre intelligence et votre force de caractère,...

Penchant pour la technologie ou la magie, bon ou mauvais alignement, statut de paria ou de personnage apprécié des foules, les éléments qui déterminent la façon dont le monde du jeu va recevoir le joueur sont nombreux, mais les choix qui vous reviennent restent toujours importants. En fait chaque personnage créé apporte un nouveau faisceau de possibilités quand à la résolutions des situations auxquelles le joueur est confronté. A tel point que tout cela est parfois vertigineux.

Ce qui nous ramène à un point important, un peu rébarbatif au premier abord : la limitation assez raide du nombre de points de personnage. En vérité, je crois que cette limitation ne fait qu'accroître le nombre de personnages différents possibles, et affirme davantage leur singularité et leur personnalité. Cela oblige à faire des choix cruciaux qui serviront à bien d'autres choses qu'à seulement déterminer la façon dont le personnage va tuer les monstres.

Comme a relevé Chinaski, je trouve dommage de dénigrer l'inventaire que d'une part je trouve très joli visuellement (les illustrations des objets sont plus agréables à regarder que les nuances d'herbe de la map principale :p), d'autre part assez réaliste : pas possible de stocker deux camions poids lourd de potions dans son sac à dos, en plus de cinq armures de plate et du contenu d'une camionnette de la poste en paperasse.

Enfin, comme cela a déjà été fait, il faut souligner la qualité des musiques du jeu. Pas seulement leur écriture, d'un style tout à fait original pour un jeu vidéo et parfaitement adapté à l'ambiance, mais aussi la qualité du jeu des interprètes. Etant violoncelliste, je suis forcément assez sensible à ça :p

Bon, bref, j'adore ce jeu. Merci de m'avoir donné envie de le réinstaller, c'est décidément trop bon.

Message édité pour la dernière fois le : 21/02/2013 à 12:25

#24

cabfe
Seigneur

Le jeu est excellent, je ne vais pas en faire une tartine de plus.
Le seul défaut que je lui trouve c'est le mauvais équilibrage entre un perso magicien ou technologique.
Choisir la voie de la technologie est BEAUCOUP plus dur, surtout au début.
#25

redd
Seigneur

Tiens, j'ai jamais essayé de faire des magiciens justement. Faudrait que je me fasse une femme magicienne pour voir.

Pour l'instant, je n'ai joué que technologie, soit spécialisé dans les fusils, soit dans les épées, soit dans les deux.




Voir tous