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Inquisitor

par Andariel 12 Oct 2012 18:35 120

Je suis le grand gourou de la providence rôlistique ! Je suis investi d'une quête sacrée et j'entends prêcher la bonne parole à travers les terres païennes d'RPGFrance ! Tremblez goblins hérétiques et craignez le courroux de l'inquisiteur du jeu de rôle car son châtiment sera terrible ! Pendant trop longtemps vous avez succombé aux tentations blasphématoires des RPG next-gen et casualisés. Il est encore temps d'absoudre vos vils péchés et d'embrasser la grâce du sacro-saint RPG old school... Renouer avec les hauts commandements de la vieille école, c'est la croix et la bannière certes, mais j'ai foi en votre volonté de repentance. Tout n'est pas encore perdu parce que, figurez-vous, je brandis avec ce test de quoi faire voeu de pénitence. Car c'est en cette année bénie que la prophétie du petit studio Cinemax s'est finalement accomplie et que le tant attendu Inquisitor a fini par voir le jour. Alors, suivez assidûment mon sermon et gare aux somnolents !

 

Le tant attendu Inquisitor ? C'est bien peu dire ! C'est quand même carrément une petite arlésienne qu'on a là. En effet, Cinemax, le studio indépendant tchèque qui s'en occupe et à qui l'on doit notamment Numen et Daemonica a commencé à travailler dessus en 1999. Tout à fait Messieurs-dames ! Inquisitor nous vient directement du fameux âge d'or du RPG et il est donc old school à juste titre, puisqu'il a mis dix ans pour sortir et trois ans pour être traduit en anglais. Par contre, ceci ne traduit pas l'incompétence des développeurs pour autant, parce qu'il faut savoir que le titre fait fondamentalement office de "fan project" et qu'ils y travaillaient à leurs temps perdus. Et puis, on ne peut pas dire non plus qu'il s'agit d'un projet sans prétention pour qu'il soit vite expédié. A titre d'exemple, le jeu se targue de regrouper en son sein (saint ?) plus d'un million et demi de mots en guise de dialogues et autres. Autant dire que c'est un chiffre qui doit en faire frémir du All_zebest...  

 

     

 

In Nomine Rosa

 

Les révélations d'Ezéchiel avaient annoncé la couleur depuis les temps immémoriaux et le continent d'Ultherst n'en fut effectivement pas épargné. D'abord, c'était la famine décimant allègrement récoltes et bétail. Ensuite, ce fut le tour de la peste qui frappait à toutes les portes et s'abattait inexorablement sur jeunes et vieillards, riches et pauvres. Il s'ensuivit enfin une averse de roches embrasées venue des cieux qui semait désolation qu'aucun mur, qu'aucune palissade ne pouvait barrer. Les plus défaitistes évoquent alors l'apocalypse et la fin du monde, alors que les plus dévots parlent d'une épreuve divine. Les plus superstitieux, la majorité du peuple donc, pointent d'un doigt vindicatif les hérétiques et les sorcières. C'est dès lors que l'Inquisition de Sainte Mère Église sera perçue en tant qu'ultime salut de l'humanité, purifiant par le feu et le sang les vices enracinés de l'hérésie et gagnant ainsi les faveurs de dieu. Cette noble quête est partagée avec la Fraternité des Vertueux et ses paladins, mais un bras de fer de pouvoir et de juridiction envenime leur relation.    

 

     

 

C'est en ces temps pour le moins troubles que vous croupissiez au fond d'un cachot, avant d'être abordé par deux mystérieux individus qui vous offrent une deuxième chance inespérée. Vous êtes alors chargé d'enquêter sur le meurtre atroce d'un marchand d'artéfacts survenu dans un petit patelin où vous commencerez votre périple. Bien sur, à ce moment là, vous êtes loin de vous douter que cette affaire cache une longue série d'événements. Le genre d'événements impliquant de sombres machinations qui mettent en péril tout le royaume, de sérieux cas d'hérésie, d'êtres maléfiques et insidieux à confronter, des retournements de situations inattendus, des révélations et autres joyeusetés... Bref, vous l'aurez peut-être compris, Inquisitor s'inspire fortement d'oeuvres comme Le Nom de La Rose d'Umberto Uco et les bases historiques qui vont avec, même si on reste foncièrement dans un contexte fantasy avec de la magie et de l'occulte. De fait, la trame principale, sans être transcendante pour autant, est suffisamment intrigante, gorgée de mystères, de complots et de surprises pour tenir en haleine, faisant ainsi habilement son office de fil conducteur bien solide.

 

          

 

Le monde est à mi-chemin entre le médiéval typé Inquisition et le fantastique, oui certes, mais ce n'est pas pour autant qu'on verra de l'elfe/nain et du dragon dans la soupe. Non, Inquisitor prend le parti de faire du dark fantasy bien cru, sans concession et plus ancré dans la réalité. Ici, il est bien question du Christianisme, même s'il admet quelques variantes, et on est bien dans le Bas Moyen Âge avec la rigoureusité historique qui en découle. L'univers y est alors substantiel et le background dense. Tout ceci met en exergue la singularité du contexte du jeu mais il faut croire que cela va encore plus loin. Pour tout dire, l'univers se présente comme étant l'un des plus sombres et des plus osés qu'il m'a été donné de voir dans un RPG. Non content d'être aux antipodes du manichéisme, des thématiques sérieuses et audacieuses y sont abordées allant de l'obscurantisme, du fanatisme religieux, voire carrément de la métaphysique, jusqu'à un large éventail de déviances sexuelles et de perversités plus tabous les unes que les autres... Pensez un peu à l'univers de The Witcher un cran encore au dessus, en plus grave, plus pessimiste et plus dépravé. 

 

     

 

Donner vie à un tel univers et le meubler d'une ampleur qui lui fait honneur, c'est un exercice loin d'être évident. Force est de constater que les développeurs s'en sortent haut la main, arrivant à gratifier leur jeu d'un cachet artistique indéniable. C'est un soin magistral qui a été apporté au design esthétique. L'architecture gothique dans le genre de celle des cathédrales fait preuve d'une beauté effarante. Les décors médiévaux minutieusement dessinés à la main témoignent d'une grande cohérence et d'un talent certain. Finalement, les décors ne sont pas globalement si variés et dépaysants que cela, mais chacun d'eux a le mérite d'être authentique et harmonieux. De l'autre côté, il faut dire aussi que l'aspect sonore n'est décidément pas en reste : les orgues aussi pesants que solennels dans les églises, les envolées folkloriques avenantes à travers les cités et les musiques ambiantes lugubres des donjons. Les musiques sont toujours à la hauteur et seront souvent dotées de mélodies bien entraînantes. En somme, l'ensemble de ce tableau confère au tout une ambiance bien épaisse et goûteuse, même si certains effets sonores restent d'une qualité relative. Je pense surtout aux gémissements féminins dans les villes que l'on dirait tout droit sortis d'un téléfilm érotique...       

 

     

 

Nigor Mortis

 

Côté gameplay, Inquisitor se présente comme un mariage 2D isométrique entre Baldur's Gate et Diablo​, une rencontre qui n'est pas sans évoquer un certain Divine Divinity me direz-vous. Dans les faits, Inquisitor va plus loin qu'un simple mélange entre RPG et hack 'n slash dans ses mécanismes. Disons qu'il alterne entre ces deux facettes dans ses phases de jeu, plus qu'il n'entreprend de les fusionner, bien qu'il y ait effectivement fusion de certains de leurs éléments. Les notions de hack 'n slash pointent le bout de leur nez au niveau des contrôles (maintenir le click gauche pour avancer, click droit pour activer une compétence, ALT pour afficher les textes des objets...) et certains principes (divers niveaux de couleurs d'équipement, identification d'objets, durabilité...). En revanche, cela lorgne bien plus du côté du RPG dans l'essence du gameplay. Les combats, par exemple, sont loin d'atteindre le dynamisme et l'aspect jouissif d'un Diablo, les animations, les sensations et les effets étant plutôt rudimentaires. Les mauvaises langues iront même jusqu'à qualifier les combats de mous et bancaux, et on ne pourra pas trop les contredire là-dessus. En vérité, ils se rapprochent plus de ceux d'Arcanum et avouons qu'ils sont parfois tout aussi confus. Mais ils ont toutefois le mérite salvateur d'offrir une bonne vieille pause active et arrivent finalement à passer sans grande encombre.    

 

     

       

De toute évidence, on ne peut pas dire que la technique soit vraiment un atout dans Inquisitor. Et d'ailleurs, qui ne s'en doutait pas un peu, vu sa nature de petit indé d'Europe de l'Est ? Les premiers abords seront sans doute les plus déconcertants particulièrement du côté des animations de déplacement rigides rappelant un peu ceux d'Avernum/Avadon, et une bonne pelletée d'autres animations. ​Pourtant, ce serait de la mauvaise foi d'impétieux de déclarer que cette rugosité technique compromet l'appréciation du jeu tant on aura vite fait de n'en voir que du feu avec l'habitude (et un brin de tolérance)... Une grosse part de votre boulversement viendra aussi de l'initiative du jeu à vous jeter dans la gueule du loup, sans didacticiel, sans scripts, sans voix off, sans rien. Ben oui, vous incarnez un gars comme les autres et il n'y a pas de raison pour que vous ayez droit à une quelconque intervention divine guidant vos premiers pas dans un monde aussi malmené. Dés lors, un petit passage par le manuel, ma foi bien fourni et superbement illustré, s'impose et vous devrez alors prendre vos marques par vous-même comme tout hardcore gamer qui se respecte.  

 

     

 

Et on est bien parti pour en feuilleter du manuel, tant les mécanismes du jeu se révèlent fournis. Bon, ce n'est pas tout à fait ce que vous en penserez quand vous verrez que la sélection de classes ne se limite qu'à trois archétypes notamment le paladin, le prêtre et le voleur. Mais il faut savoir que ce choix relativement maigre est largement compensé par un potentiel RP non négligeable, induisant ainsi une honorable rejouabilité. En effet, selon une classe donnée vous aurez accès à du contenu et  même des endroits exclusifs. Le paladin pourra accéder aux locaux de la Fraternité à partir d'un certain rang, le prêtre pourra gravir les échelons de l'Inquisition gagnant ainsi davantage de pouvoir exécutif, alors que le voleur s'immiscera au sein de la noblesse, et pourra même devenir baron et se voir assigner un domaine ! Bien entendu chaque classe aura droit à son lot de prédispositions et de compétences dédiées, aussi bien actives que passives. Et bien évidemment à chaque prise de niveau, on aura à répartir des points de caractéristiques et des points de compétences qui serviront à débloquer divers seuils de maîtrise, en corrélation avec le niveau du personnage. Les mécanismes sont ainsi d'un classicisme évident, mais demeurent quand même redoutablement convaincants.    

 

     

 

On ne nous épargne pas non plus les bonnes vieilles compétences sociales, qui sont elles aussi propres à chaque classe. A certains moments et quand la maîtrise de la discipline le permet, le prêtre pourra intimider son interlocuteur, tandis que le voleur fera jouer son éloquence. Dans le cas échéant, on pourra toujours soudoyer les récalcitrants, mais vous vous doutez bien de la relativité de l'initiative... En revanche, la magie, elle, est disponible pour toutes les classes, bien que le prêtre en soit favorisé, et il est même possible d'en acquérir les divers ouvrages. Ceci dit, les disciplines arcanes admettent les écoles sacrées (magie divine, magie des miracles...) approuvées par l'église d'un côté, et les écoles prohibées (magie païenne, magie infernale...) peu orthodoxes de l'autre. Le jeu est dés lors pourvu d'un système d'alignement qui influe sur les dites disciplines magiques. En ce sens, avoir un alignement penchant du côté de l'hérésie, puisqu'on est du genre à prendre des partis douteux, fait qu'on lancera les sorts hérétiques plus efficacement, et caetera... Et puis d'ailleurs, franchement, avoir un sort "Crucifixion" et une compétence "Flagellation",  ça n'a pas de prix !      

 

      

          

Inquisitio Haereticae Pravitatis

 

Quelles que soit la classe et les compétences adoptées, on aura à collaborer étroitement avec la fameuse Inquisition, et il faut dire qu'on n'en attendait pas moins. En effet, au fil de notre périple, on sera porté à enquêter sur moultes affaires cabalistiques et à démanteler diverses couvertures hérétiques. La chasse aux indices s'ouvre alors à vous : Un détail équivoque sur le lieu d'un rituel, une pièce à conviction négligée, un témoignage accablant... Le détective qui sommeille en vous devra se déchaîner, scrutant les pistes, confrontant les suspects et accumulant les preuves. Une fois l'inculpation suffisamment garnie, il sera temps de faire appel à l'autorité inquisitoire, arrêter de gré ou de force les (présumés) coupables et les envoyer à la geôle. Dès lors, on pourra se délecter à volonté des plaisirs sadiques de la chambre de torture entre Strappado, Vierge de fer et autres douceurs, sollicitant ainsi les confessions meurtries des victimes. Pour finir, c'est bien au bûcher et à la place d'exécution que se conclura votre lutte contre les infâmes mécréants, purgeant une fois pour toutes leur sacrilège... Tout un programme !    

 

     

 

Vous devez sans doute l'avoir compris, Inquisitor s'avère aussi intellectuel que vicieux. Le potentiel RPG y est pour le moins satisfaisant entre dialogues à répliques bien touffues et choix plutôt cornéliens. Qui condamner ? L'éplorée qui dit s'être fait violer par un libidineux ou bien celui-ci qui affirme avoir affaire à une tentatrice sorcière ? Qui croire ? La duchesse haut placée ou le loqueteux croque-mort ? Qui innocenter ? Le commandant des paladins ou le haut représentant de l'église ? On vous donne l'occasion de prendre des partis ayant leurs répercussions sur votre alignement et sur votre réputation auprès de certains personnages. A côté de ces choix bienvenus, le jeu vous laisse une certaine latitude RP : Jouer les pieux, jouer les prêcheurs, jouer les corrompus, en faire un mélange lunatique ? Vous le pouvez, dans une certaine limite... Il y en a vraiment pour tous les goûts et ce même du côté des quêtes, entre besognes expéditives classiques, exercices nettement plus intrigants, voire même des quêtes très particulières comme procéder à un exorcisme ou encore sanctifier un temple.    

 

     

 

Et croyez-moi, on ne sera pas en manque de quêtes et autres activités chronophages du genre. Parce que pour peu que vous preniez un minimum votre temps, la partie d'Inquisitor vous promet plus d'une centaine d'heures en perspective. Dans chacun de ses trois actes, on aura accès à une bonne tripotée de zones ouvertes à explorer, à tous moments et à vos risques et périls... Par contre, à aucun moment le jeu ne vous tiendra par la main, et malgré un journal de quêtes assez généreux, vous n'êtes pas à l'abri de vous retrouver bloqué, ne sachant plus où aller. Il vous faudra alors basculer du côté hardcore de la force et chercher... Comme je l'ai évoqué plus haut, après l'aspect très RPG des phases urbaines, c'est au cours de ces explorations que le jeu laisse transparaître sa facette hack  'n slash. On est même tenté de dire qu'il s'aventure carrément dans le dungeon crawler au niveau des donjons parsemés ici et là. Ceux-ci sont souvent longs, labyrinthiques, gorgés de pièges et de menaces, mais aussi bien évidemment de trésors. On y progresse souvent à coup de leviers à actionner, de clés à ramasser pour en débloquer les accès, et même parfois d'énigmes à résoudre. On n'échappe pas non plus à des passages secrets, quelques fois cruciaux, disséminés un peu partout. Et on se retrouve vite à longer les murs à coup de chasse aux pixels comme au bon vieux temps !    

 

        

 

Pas si hack 'n slash que cela quand même, hein, vu que foncer dans le lard conduit irrémédiablement à une mort cruelle. Oui, figurez-vous qu'Inquisitor est un peu l'analogue RPG old school de Dark Souls cette année... Il a beau proposer trois niveaux de difficulté (qui influent sur la qualité du loot disponible), le challenge sera relativement omniprésent. Par exemple, les effets négatifs momentanés dont sera affecté votre personnage passeront rarement inaperçus : le poison est aussi hantant que mortel, alors que la désorientation fera dérégler les contrôles de votre curseur de souris, là où l'aveuglement le fera tout bonnement disparaître de l'écran ! Dés lors, on veillera à matraquer la pause active et à contrôler le flux d'ennemis en les attirant un par un ou en usant la panoplie de sorts prévus à cet effet. Rien d'insurmontable pour autant, puisqu'on pourra se faire épauler de compagnons chair à canon, autonomes à la Fallout mais réceptifs à certains ordres, utiliser les sceaux magiques dévastateurs, voire même faire appel au génie de la boite de ravioli...  

 

     

 

Finissons-en par mentionner les petits oublis du côté de l'interface dont on aurait bien aimé s'en passer. Inquisitor s'acharne à montrer qu'il est bien un oldie avec son interface qui ne se met pas à l'échelle des très hautes résolutions et qui parait dans ce cas limite microscopique. Ensuite, il est aberrant de constater que les touches de clavier ne peuvent pas être réassignées alors que l'option figure dans les menus du jeu. Heureusement, qu'il nous reste les moyens détournés pour y remédier. Par ailleurs, on aurait aimé voir plus d'intuitivité moderne dont nous sommes désormais habitués : avoir un bouton "Ramasser tout" pour les coffres, avoir un bouton pour mettre de l'ordre dans l'inventaire, pouvoir lancer les sorts sur les compagnons directement via leurs icônes et autres... Mais bon, sérieusement, au prix où il est disponible et avec tout ce qu'il a dans le ventre, est-ce qu'on peut encore se sentir lésé?      

 

Ah, toujours d'aplomb à ce que je vois ! Peut-être êtes-vous tenté par une ultime vidéo gameplay :   

 

 

Finalement, Inquisitor c'est un peu comme de l'eau bénite façon RPG old school : les fervents apôtres y verront une consécration et une bénédiction, les peu croyants l'aborderont avec plus ou moins d'indifférence, mais les hérétiques et les possédés hurleront de douleur à son contact. Il n'en demeure pas moins un petit bijou cérémonial qui promet une expérience unique, viscérale et copieuse. Une expérience qui nous change du paysage vidéoludique actuel de par son approche anti-consensuelle, exigeante, punitive mais ô combien gratifiante.

Néanmoins, c'est un bijou qui n'est pas destiné à orner toutes les mains tant il requiert quelques concessions et pré-requis : que ce soit vis-à-vis de sa technique d'indie, de sa barrière linguistique ou de sa démarche résolument hardcore. Oui, Inquisitor est clairement en déphasage avec son temps, reste alors à voir si on le perçoit comme un jeu atemporel ou bien plutôt comme un jeu passéiste... En ce qui me concerne, je dirais que si, à plus de 18 ans, étant bilingue et se disant amateur d'old school, on n'a pas un Inquisitor dans sa ludothèque virtuelle, c'est qu'on a raté sa vie !  

LES PLUS
  • Univers sombre, gothique et riche
  • Investigation/torture/exécution
  • Durée de vie divine (140 h+) et bonne rejouabilité (RP !)
  • Prix béni (12 €)
  • Old school et hardcore !
LES MOINS
  • Quelques petits péchés coté interface et technique
  • Anglophobes au bûcher !
  • Old school et hardcore ?

9/10

L'AVIS DE ABOUNI

Les amateurs de grands RPG Balduriens ne devraient pas être déçus par Inquisitor. D'autant plus qu'il propose une aventure cousue main vraiment jouissive à travers ses nombreuses quêtes imbriquées les unes aux autres. Bref, pour une fois, on va y aller direct et concis :

Coté points forts:

- Brillant mélange RPG/H&S. Une belle formule.
- Système de build vraiment RP, avec ses autorisations/restrictions.
- Très riche système de magie, avec ses écoles blanches et noires en accord avec un système d'alignement.
- Un côté Sherlock Holmes dans les investigations où chacun tente de vous influencer en bien ou en mal, venant démontrer une belle maîtrise du coté "social" de ce RPG.
- Un bon background religieux.
- Une notice qui fera couler beaucoup d'encre (ou pas).
- Un coté hardcore quand des PNJs donneurs de quêtes peuvent mourir et ainsi vous faire échouer certaines quêtes.
- Une durée de vie et une rejouabilité RP convaincante.
- L'exploration, les pièges, les labyrinthes où rien n'est fait pour aider le joueur comme dans un parcours fléché. Encore que certaines compétences peuvent faciliter la vie du chasseur de trésor.

Coté points faibles:

- Les animations basiques signe d'un manque de moyens. Mais sachant la nature indy du titre, on ne peut pas vraiment en tenir rigueur.
- Une interface et un HUD qu'on aurait souhaité plus aboutis. En pause active notamment, mais aussi au niveau du choix des sorts qui ne figurent pas dans les raccourcis et qui se révèle finalement laborieux.
- Un journal de quêtes, bien que complet, manquant de profondeur.
- Puis bon, des problèmes de "memory leak" reconnus provoquant la malédiction du Retour Bureau.
- Une gestion minimaliste des compagnons de route et qui se limite à de simples ordres.

8/10

Commentaires (120)

#51

dessinateurtuyen
Novice

Désolé de faire mon boulet, mais il n'y a pas d'endroits sur le forum pour poser des questions un peu techniques... Or donc j'ai acheté Inquisitor sur GOG et je le lance. Après le petit clip du logo de cinemax, écran noir, avec la musique qui me confirme que le jeu est bien lancé... Au bout de 5 min, je me dis qu'il y a un problème... J'ai installé direct X 10 mais bon, ça n'a strictement rien changé. Pour info je suis sous windows XP sp3. A vot' bon messieurs dames... Et désolé pour le hors sujet
#52

Oded
Paladin

Désolé de faire mon boulet, mais il n'y a pas d'endroits sur le forum pour poser des questions un peu techniques...

http://www.rpgfrance.com/taverne-forum-135-1-support-technique
#53

Reno
Chevalier

Eheh J'ai copié puis effacé mon lien, en me disant, "arrête de faire ton redresseur de tort" (comme ça que mon père m'applelait quand j'étais môme.)
#54

Andariel
Grand chevalier

Désolé de faire mon boulet, mais il n'y a pas d'endroits sur le forum pour poser des questions un peu techniques... Or donc j'ai acheté Inquisitor sur GOG et je le lance. Après le petit clip du logo de cinemax, écran noir, avec la musique qui me confirme que le jeu est bien lancé... Au bout de 5 min, je me dis qu'il y a un problème... J'ai installé direct X 10 mais bon, ça n'a strictement rien changé. Pour info je suis sous windows XP sp3. A vot' bon messieurs dames... Et désolé pour le hors sujet

Pas de problèmes, ici c'est mon domaine et j'adore les orgies de posts

Sinon, pour ton souci. Peut être qu'il te manque un codec WMV. Essaye d'installer ce pack : http://www.mediacodec.org/

Pense aussi à désactiver le filtrage Antistropique et l'Antialiasing du panneau de contrôle de ta carte graphique. ça aide des fois

Message édité pour la dernière fois le : 26/10/2012 à 15:51

#55

AbounI
Grand gobelin

J'ai moi même quelques problème de crash avec Inquisitor (runtime error, mais ça n'a rien à voir dans le cas présent).

Par contre, j'ai fureter entre les forums de gog et sur le site officiel, tu n'es pas un cas isolé.Certains rencontrent le même problème que toi, et ils l'ont résolu (enfin pas tous) avec les "freshrate" dans le fichier de config.La méthode:

-ouvrir dans "tes documents" le dossier "Inquisitor Saved Games" pour y trouver le fichier "d3dparams".Ci jamais, tu n'as toujours pas de "saved game", il y a le même fichier "d3dparam" dans le répertoire d'installation du jeu.
-ouvrir ce fichier, et dans la ligne "MaxRefreshRate", remplacer la valeur par défaut (100 si mes souvenirs sont bons) par une valeur que ton moniteur est capable de supporter, en général 60.
-Enregistrer les modif.
-lance le joue et vois si c'est résolu ou non.

D'autres encore ont simplement baisser leur résolution d'écran pour rendre le jeu jouable.

Pour une autre partie de ceux qui connaissent ce black screen, ils ont résolu la chose en désactivant l'AA du panneau de controle de leur config graphique.
#56

Montaron
Seigneur

Bon les p'tits gars qui s'y connaissent j'en apelle à vous. Commencé le truc depuis une demi-heure environ et même si ça me déplait pas je crois qu'il va falloir que je me fasse briefer dans la mesure où j'ai un peu de mal à garder la tête hors de l'eau.

1) Je constate la présence de différentes barre, autant la stamina (endurance si j'ai de bons souvenirs d'anglais) remonte toute seule quand je fous rien, autant la santé ne bouge, jusque là rien ne me choque. La question que je me pose c'est de savoir s'il y a un moyen de la faire remonter autre que les potions genre dormir ou autre ? (j'ai trouvé un feu de camp mais j'ai rien pu faire à part piller ce qu'il y avait autour)

2) J'ai vu Andy en parler mais pas moyen de trouver la pause active, j'ai épluché les options, rien, le livret, rien non plus sur une quelconque touche. Je sens que je vais en avoir besoin donc si un esprit illuminé peut me sortir de la pannade.

Sur ce, mon petit François de Vanterail s'en retourne tuer ses chauve-souris pour entrer à Hillbrand.
#57

AbounI
Grand gobelin

1)A part, lancer un sort de soin, boire une popo, ou , je ne connais aucun autre moyen de récup un peu de santé (qui ne se récup pas comme ça en laissant passer le temps)

2)pour la pause active, la touche du clavier Pause/Attn (si tu en as une)

Tips: Ne vendre ni ne détruire aucun objet dont le nom s'affiche en blanc, ce sont des objets de quêtes, et ça, y a rien qui le dit dans le jeu.
#58

Montaron
Seigneur

Merci beaucoup Abou, question pour les sorts de soin : ça se trouve dans quelle branche de magie du prêtre ?
#59

AbounI
Grand gobelin

Merci beaucoup Abou, question pour les sorts de soin : ça se trouve dans quelle branche de magie du prêtre ?
nom du sort : healing Touch
Sphère : Theologia Arcanea (Magie Divine)

ou contre de la stamina:
nom du sorrt : Sacrifice
Sphère : Diqusitiones Magicae (Magie des Miracles)
Seul le lanceur peut échanger de la stamina contre de la vie

Sort: Regeneration
Sphère : Elenchos Tes Pseudonymu Gnoseos (Magie Paienne)
#60

Montaron
Seigneur

Encore une fois merci Abou de ton aide. Me voila armé et paré (et assez séduit par le bestiau pour l'instant, ça cause encore plus que du Planescape et c'est terre à terre comme du Witcher avec les pieds dans la boue, ça me botte).
#61

ninheve
Grand chevalier

j'ai cédé à la tentation il y a quelques semaines mais je m'y plonge seulement à présent...et aouch, je meurs en boucle mais ce que je ne comprends pas et que j'y retourne!
je dois être masochiste
#62

maldone
Seigneur

d'apres les retours le fait de jouer en combat sans pause, avec des ennemis hyper costaud, rend le jeu même hardcore en facile.

Par contre, toujours personne pour traduire en FR les 8000 pages de dialogues ? honnêtement le jeu est sublime (ambiance et design) pour avoir maté une bonne partie du jeu en walkthrough : ici d'ailleurs le mec joue les textes, ça donne de la vie a tout le bazar, plutôt drôle.
#63

Bacab
Paladin

Quelqu'un sait comment optimiser un perso pour ne pas avoir à me prendre trop la tête avec les combats du début ?
#64

Andariel
Grand chevalier

Mon conseil : Ne prends pas le palouf si tu débutes. Tout le monde semble avoir du mal à faire le jeu avec cette classe. Ou du moins si tu t'obstines à prendre le paladin, il faut veiller à bien investir dans la magie non seulement pour les buffs mais surtout pour l'attaque à distance. Il faut donc jongler et bien savoir jongler, chose qui n'arrive qu'avec l'expérience. Ce qui fait que son build est de toute façon délicat et que c'est pas l'idéal pour un néophyte du jeu.

Le jeu est très hardcore : foncer dans un rassemblement de mob avec une arme de corps à corps, c'est la mort assurée. Et puis dans tous les RPG old school de ce genre (c'est l'héritage Ultima qui veut ça) il faut toujours penser à prendre des sorts en parallèle, parce que le guerrier pur a souvent un gameplay limité vu qu'il a rarement un panel de compétences conséquent. Du coup, il faut gérer les tas de mobs en les aggro de loin un à un ou par petits packs et penser à être très mobile. Aussi, ne pas hésiter à kitter les ennemis coriaces à distance et ne recourir au corps à corps que pour les burst quand les mobs sont à moins 25% de vie.

De ce que j'ai vu, le rogue à distance est la classe la plus puissante. Les arcs combinés à un haut score d'archerie et quelques buff sont proprement dévastateurs. Perso, je me suis fait un prêtre. Au delà de son RP pointu, cette classe de mage/prêtre est naturellement optimisée pour les sorts et bon nombre d'entre eux sont life saver. Je vais essayer de te filer des conseils sur celle-ci puisque c'est celle que je maîtrise, mais tu peux facilement extrapoler cela pour tout ce que tu veux. C'est une classe très jouissive en plus, tu commences avec des pauv' sorts mono-cible et tu finis par des AoE qui one shotent tout les mobs à l'écran.

Pour les stat, comme j'ai dit, la mobilité dans ce jeu est très importante donc l'attribut "speed" est à booster régulièrement et ce pour toutes les classes. Pour le prêtre, elle est primordiale : c'est une stat qui seconde l’intelligence (qui gouverne ton DPS et ton accès aux sorts). Ce sont les seuls stat à booster si tu veux un prêtre bien balèze. Pas besoin d'investir dans la défense (ton équipement s'en chargera de toute façon), avec des hauts score de vitesse (50 c'est la valeur maximale, après quoi tu peux commencer à investir dans la constitution) et un bon skill de joueur tu deviens virtuellement intouchable au corps à corps et en plus c'est plus pratique pour l'exploration.

Pour les compétences, "Wisdom" est un compétence secondaire qu'il faut pas oublier au level up parce qu'elle est essentielle pour les sorts. La plupart des écoles de sorts sont bonnes à prendre du moment qu'elles admettent un sort d'attaque directe, mais il faut pas s'éparpiller. Il faut se focaliser sur 2 écoles au max et avec le temps, tu verras, t'auras largement de quoi devenir maître dans un bon lot d'écoles.

Pour les sorts, le sorts d'attaque directe le plus efficace c'est "Locust Swarm" mais les autres comme "open wounds" font le travail. Un bon sort de "heal" c'est toujours utile dans les cas de force majeurs, "crucifix" est un sort de contrôle salvateur, de façon générale les sorts de contrôle sont toujours bon à prendre, "bless" pour booster tes dégâts, "levitation " qui a son utilité, "Divine mercy" et "Holy ground" pour la téléportation, "blade of fire" pour augmenter l'utilité des compagnons, et "raise dead" qui les rend bien plus pratiques (et viables). Et bien sur, faut pas lésiner sur les buffs de défense et de protection pour parer à toute éventualité surtout contre les boss.

Et bien sur, c'est du old school alors faut toujours faire le plein de popo, bien que avancé dans le jeu il y a de l'équipement de regen. Aussi, bien que c'est pas mentionné, il ne faut pas oublier de spammer la pause active (le bouton "pause break" de ton clavier) qui rend les combats autrement plus gérables.

Message édité pour la dernière fois le : 18/09/2013 à 17:57

#65

Bacab
Paladin

Ah ouai j'avais tout faux alors ! Merci je vais refaire un perso :D !
#66

Andariel
Grand chevalier

Pas de quoi. Et bon jeu

Ah autre chose. Penses à bien explorer/quêter dans la zone où t'es pour ne pas rater l'xp, et puis passes à une zone adjacente. C'est la raison pour laquelle les chouineurs prétendent que "la difficulté est mal-équilibrée". Il n'y a pas de level-scaling dans ce jeu (les ennemis ne se calent pas à ton niveau comme dans un Skyrim) : si tu t'aventures dans une zone trop avancée (genre tu sors de la ville pour aller dans les mines des orcs), tu te feras défoncer quelque soit ton build :p

Message édité pour la dernière fois le : 18/09/2013 à 16:03

#67

Chinaski
Grand chevalier

C'est la raison pour laquelle les chouineurs prétendent que "la difficulté est mal-équilibrée". Il n'y a pas de level-scaling dans ce jeu (les ennemis ne se calent pas à ton niveau comme dans un Skyrim)

Le level-scalling c'est le mal ! Vade retro !
#68

Cyrus Redguard
Noble

Je confirme avec un paladin le jeu est presque infaisable j'ai du recommencer ma partie pour changer le build de mon palouf. Et même là j'ai vraiment eu du mal mais je tenais à faire un paladin vu l'histoire du jeu pour le faire évoluer de fanatisme à réfléchie :).

D'accord avec toi Chinaski, le lvl scalling c'est la mal. Sans doute une invention de papa andi.
#69

AE0n
Chevalier

Le level-scalling c'est le mal ! Vade retro !
Certes vérité canonique, pouacre diablerie que son père.
#70

Sowatt
Paladin

Désolé pour le HS, mais moi, le level-scalling, je kiffe. Et à mes yeux c'est même plus RP que quand il y en a pas. BREF. Si vous voulez m'incendiez faites le par MP svp :D

Un jour il faudra que je me le fasse cet Inquisitor... Ca fera ton sur ton avec ma nouvelle fonction au sein du forum
#71

AE0n
Chevalier

Non abomineux sorcelier, tu seras flambé à cendre et à huis ouverts, par le feu ardant de l'enfer.
#72

Chinaski
Grand chevalier

Buuurn ! Burn !
#73

Montaron
Seigneur

On vous fera un débat là dessus rien que pour que vous ayez votre OK Corral, z'en faites.
#74

skoeldpadda
Garde royal

On vous fera un débat là dessus rien que pour que vous ayez votre OK Corral, z'en faites.


Message édité pour la dernière fois le : 23/09/2013 à 21:12

#75

Montaron
Seigneur

Skoeld m'a tuer.




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