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Les Survivals Horrors

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Andariel
Grand chevalier
#201
*jump scare*
Qui dit retour des Survival Horror en cette fin d'année dit retour des chroniques d'Andy (roh, pas encore ces fichues chroniques ! Ouais, encore. Je suis votre nemesis !) :

Alien : Isolation




Tiré de la célèbre franchise cinématographique qui a marqué à jamais le monde des sous-vêtements féminins, le jeu se situe entre le 1er Alien et sa (fausse) suite Aliens. On y incarne Amanda Ripley, la fille du personnage de Sigourney, qui part à la recherche de sa momon portée disparue et dont la piste la mènera à bord du Sevastopol, une station orbitale où il y aura plein de parties de cache-cache avec un alien baveux...


Qu'on se le dise d'emblée : toute comparaison avec le FPS Aliens : Colonial Marines est hors de propos. D'abord parce que l'autre jeu est nommé AlienS (Aliens c'est pratiquement un spin-off d'Alien, moins horrifique et plus délire Actiony de Space Marines - ce qui ne veut pas dire que c'est forcément mauvais, surtout pour le cas du film) et en plus parce que l'autre c'est un jeu Gearbox et leurs jeux sont généralement incomparables dans leur médiocrité (troll du jour : check)...

Non, A:I puise ses racines du côté des sensations claustrophobiques et horrifiques du 1er film et ça saute aux yeux ! Rien que du côté visuel, on n'est pas dépaysés d'un iota : l’esthétique résolument rétro-futuriste du film est respectée à la lettre entre les couloirs crasseux du vaisseau, la technologie très bric-à-brac 80's et même des effets VHS dans les menus. La technique n'est pas en reste : des effets volumétriques de fumée et de flammes, des effets de lumières, de le résolution des textures, tout transpire le soucis du détail et la grande qualité. Bref, graphiquement, Alien : Isolation rejoint sans peine les poids lourds de l'année. L'aspect sonore, lui, n'est vraiment pas en reste et contribue non seulement à poser l'ambiance, ma foi bien immersive, mais en plus il se révélera être un langage à maîtriser pour évaluer les menaces. Le casque stéréo est de mise donc.

L'exploration se rapproche pas mal d'un BioShock, voire d'un System Shock, dans le sens où le Sevastopol vous ouvre les bras pour visiter ses recoins et s’empeigner de son ambiance. Disons que c'est surtout un prétexte pour collecter les ingrédients de craft, parfois au détour de quelques petits embranchements annexes, pour vos différents gadgets (leurre sonore, flashbang...), qui sont finalement trop situationnels et risqués pour détrôner l'infiltration pure. A côté de ça, vous aurez accès à des data-logs et autres audio-logs qui donneront un côté vivant aux lieux. Même s'il faut dire qu'il est décevant de voir que l'écriture reste très plate et ne s'aventure jamais dans la réflexion comme c'est le cas des Shock (ou un peu comme Prometheus l'a fait, même si c'était maladroit et superficiel). Au final, on n'hésitera pas à les zapper tellement leur intérêt se révèle faible et tellement le Xeno prend un malin plaisir à venir vous trouer le dos alors que vous êtes en pleine lecture d'un terminal.

Tiens, le Xenomorphe, la star du jeu justement, parlons-en. Celui-ci possède une IA aléatoire, quoique parfois soumise à quelques scripts, afin d'accentuer son côté imprévisible et surtout retors. C'est d'ailleurs de là que provient le gros des frayeurs du jeu (du moins au début. J'y reviendrais). En effet, l'alien, étant immunisé contre la plupart de votre arsenal puisque seuls les dégâts incendiaires le repoussent (mais ça reste une solution de dernier recours, car ça ne servira qu'à le mettre en colère et il reviendra vous chercher des noises assez vite), vos rendez-vous avec la bestiole seront souvent pour le moins tendus. Le jeu vous recommande de jouer en mode difficile et, ayant fait cette bourde, je le déconseille vivement. Dans ce mode, le Xeno possède une acuité des sens purement et simplement abusée : il vous repérera à des distances hallucinantes, il viendra vous chercher dans votre cachette sans raison apparente, et à la longue ça deviendra vite source de frustration plus qu'autre chose. Surtout qu'il triche un peu en plus, puisqu'on se rendra compte que le jeu l'informe approximativement de votre position et vous serez frustrés de voir qu'il est constamment à vos trousses quoi que vous fassiez.

L'occasion de parler du défaut majeur du jeu à mon sens : la très mauvaise gestion du rythme. Souvent une bonne durée de vie est un bon point, non ? Et bien, avec les Survival Horror c'est vraiment délicat. La campagne de Alien : Isolation s'étale sur une vingtaine d'heures de jeu et le rythme est tel qu'il abuse de notre hospitalité au delà de la moitié du jeu. Les confrontations successives avec l'alien et la familiarité qui se crée avec son IA vulgarisent son côté effrayant et plantent la frustration. Surtout avec le système de sauvegarde old-school qui vous obligera à refaire encore et encore des scènes entières, souvent assez longues. Quand l'alien se fait absent après la 1ére moitié, se sont les confrontations avec les androïdes qui prennent le relais et, bien que assez creepy au début, ça devient vite une contrainte de chat et de sourie.

Mais ce qui dégrade le plus l’expérience du jeu, c'est surtout les allers-retours dans les mêmes environnements encore et encore imposés par un scénar étiré sans vergogne. Le scénar, lui, est bateau comme pas possible (à part un tout petit twist) et fait intervenir des persos aussi creux et oubliables les uns que les autres. Dans les faits, Ripley se la joue Bob Le Bricoleur et passe son temps à aller d'un point A vers un point B pour actionner un levier (en gros c'est un QTE) d'un générateur pour revenir au point A et appuyer sur un bouton pour ouvrir une porte qui la mènera à un point C et rebelote. La fin du jeu est d'ailleurs particulièrement mauvaise puisqu'on nous fait le coup sidérant du "et hop, cliffhanger bidon ! To be continued dans le prochain jeu qu'on vous a bien teasé ici"...

Pour conclure, je dirais que Alien : Isolation reste une réussite de part sa fidélité au matériau d'origine et de part ses mécaniques Survival Horror qui valent quand même leur pesant de Facehuggers. Mais qui, suite à son rythme mal-géré, son aspect longuet et répétitif, ainsi que ses allers-retours éreintants, s’avère être le genre de jeu avec lequel on devrait attendre qu'il tombe sous la barre du moitié-prix pour faire le pas.



I had a brother! A baby brother! And he was perfect! Perfect in every way!

Message édité pour la dernière fois le : 25/10/2014 à 17:10

Caldanath
Gobelin
#202
Hey Frederick Raynal, créateur de Alone in the Dark (le fondateur du genre Survival-Horror), revient aux origines avec un nouveau jeu indé ! Il s'appelle 2Dark et il est en campagne sur ulule en ce moment: http://fr.ulule.com/2dark/
Les lances seront secouées ! Les boucliers voleront en éclats ! Une journée de l'épée! Une journée rouge ! Avant que le soleil ne se lève!
DAlth
Garde royal
#203
Hey Frederick Raynal, créateur de Alone in the Dark (le fondateur du genre Survival-Horror), revient aux origines avec un nouveau jeu indé ! Il s'appelle 2Dark et il est en campagne sur ulule en ce moment: http://fr.ulule.com/2dark/


Merci Caldi pour cette référence.
LE jeu en 3d précalculée. Véritable prouesse technique à l'époque.
Alone in the Dark, Another World. Aragououuuuu....
C'est au pied du troll qu'on voit mieux le troll.

Message édité pour la dernière fois le : 28/10/2014 à 00:10

flofrost
Grand chevalier
#204
Je viens de voir une vidéo de Until Dawn. Pas mal, mais à certains moments j'ai cru voir un jeu Quantic Dream, et ça c'est pas vraiment pour me plaire.
Les opinions c'est comme les testicules, si on les frappe assez fort peu importe combien on en a.
Caldanath
Gobelin
#205
J'ai enfin fini The Evil Within, c'était vraiment bien ! Mon PC a toussé comme jamais (je le referais quand j'aurais une meilleure config) mais le jeu est vraiment cool, super stressant, bien fichu, toujours tendu.

Par contre le scénar' est assez complexe et laisse sujet à des interprétations. Il reste des points à éclaircir.
Les lances seront secouées ! Les boucliers voleront en éclats ! Une journée de l'épée! Une journée rouge ! Avant que le soleil ne se lève!
redd
Seigneur
#206
Je vais probablement me le prendre. J'avais bien accroché à la démo, et grâce à ma nouvelle carte graphique, j'ai pu jouer détails à fond sans aucun ralentissement.

Par contre, j'ai tenté le "reboot" d'Alone in the Dark de 2008. C'était vraiment pourri !
Steam : Redd-Lille / Géocaching : agbd59 / Bloodbowl : adrieux
Chinaski
Grand chevalier
#207
Par contre, j'ai tenté le "reboot" d'Alone in the Dark de 2008. C'était vraiment pourri !

"Terreur à central park !" Il était vraiment nullos cette épisode...
Tu gagnes 600 points d'experience pour ta participation à la défaite de Gizmo. Merde à son âme.
flofrost
Grand chevalier
#208
En même temps là tu cherches les emmerdes Redd, car ce jeu, je connais pas une personne qui l'a aimé.
D'ailleurs voila l'hymne officiel de ce jeu.
Les opinions c'est comme les testicules, si on les frappe assez fort peu importe combien on en a.