Allez, une autre chtite review comme la semaine dernière:
Afterfall: Insanity
Un petit indé Polonais sorti en 2011 dispo sur la Box, la PS3 et en démat sur le PC . Le jeu était censé être un RPG au début mais le développement chaotique (il a ainsi eu plusieurs noms) qu'il a connu en a voulu autrement, genre qu'il soit un Action/Survival Horror (Le "Action" au début, c'est exprès). D'ailleurs, ça devait être édité par les fameux CD Projekt, mais les devs ont voulu que ce soit un truc bien indé de "By gamers for gamers a la Black Isle", c'est eux qui le disent pas moi...
Une des originalités de A:I c'est son setting, qui n'est pas sans rappeler Fallout: Un univers uchronique où la 2éme guerre mondiale a connu une toute autre tournure, notamment l’Allemagne Nazi qui a eu recours à l'armement atomique pour stopper l'assaut de l'armée rouge et le conflit qui se prolongea jusqu'en 2015 où un holocaust nucléaire massif a eu lieu. Le jeu se déroule 20 ans après, soit en 2035, où dans une Pologne post-apocalyptique (pour une fois que ça arrive pas au US), les survivants se sont vu épargnés en allant s'abriter dans d'immenses abris-cités souterraines. Une d'elles nommée "Glory" est dirigée d'une main de fer par un régime totalitaire qui n'hésite pas à espionner l'intimité des habitants et y sévir d'une façon peu-orthodoxe. On y incarne Albert Tokaj, un psychanalyste confronté a de nombreux patients souffrant du "syndrome de confinement" suite à l’isolation dans les abris et très vite Albert sera confronté à une étrange maladie bien plus grave qui rend fou les victimes, voire qui provoque des mutations...
Voila, c'est donc dans ce mélange Post-apo/Cyberpunk que prend place A:I. Mais au delà de ça, difficile de ne pas penser à Dead Space quand on voit sa gueule... Pourtant, dans l’intérêt de ce Polonais, il vaut mieux arrêter la comparaison là, parce qu'un indé n'a forcément rien à voir avec un blockbuster et dans sa démesure de vouloir faire comme ses influences, il se fait très vite rattrapé par ses limitations techniques et budgétaires.
Graphiquement, le jeu s'en sort plutôt bien et techniquement c'est très stable (aucun bug ni retour bureau pour moi) mais c'est du coté de l'animation des persos, de la gestion de la physique et des effets que ça coince. Sérieux, Afterfall Insanity possède des animations dans les cutscenes qui sont vraiment pas terribles, la gestuelle est ridicule, la sychronisation labiale est infecte. Bref, les cutscenes c'est la grimace ou la rigolade assurées!
L'animation ingame est tout aussi perfectible surtout lors des combats corps à corps, très encouragés dans le jeu, inspirés de Condamned dans les mécanismes mais en sont très loin coté qualité et on se rabattra très vite sur les armes à feu, tout juste mieux. D'ailleurs, au vu des munitions plutôt nombreuses, de la régénération auto de la santé (la casualisation est passée par là) et de la relative facilité, le niveau difficile est conseillé pour garantir un minimum de stress.
Parce que le jeu a quand même le mérite d’être stressant malgré tout, il offre une bonne ambiance, plein de décors sombres et confinés et propose un système de panique que peut subir le protagoniste troublant ainsi sa vision et stressant le joueur par la même occasion. Le jeu n'est pas vraiment effrayant à cause de ses scripts plus ou moins maladroits et son coté très (trop?) action, mais l’atmosphère y est quand même quelque peu immersive et ça nous crispera quelque fois. S'ajoute à ça, un scénar qui même s'il ne casse pas vraiment 3 pattes à un mutant, se laisse suivre sans réel déplaisir (à part pour la narration dans les cutscenes).
Voila, Afterfall Insanity est finalement un jeu très moyen qui ne marquera pas les ésprits pour longtemps. Mais à petit prix et en faisant preuve d'un peu d'indulgence vis à vis de sa nature (les fans de Ze Witcher, c'est à vous que je cause!), il peut se révéler être un divertissement plutôt sympa, bancal dans la forme, mais bon dans le fond.
La perfection à travers la punition. (Vhailor, PsT)
Message édité pour la dernière fois le : 05/02/2012 à 21:48