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Dragon Age : Origins, notre Preview

par RPGFrance 18 Juil 2009 12:19 0

La dernière fois que j’avais touché à Dragon Age, j’étais encore resté perplexe face aux contrôles et à l’IA. Cette fois, les derniers doutes se sont envolés, la présentation par BioWare chez EA, à Lyon, m’a définitivement convaincu. C’est bon, vous pouvez arrêter de me raconter toute l’histoire !

 

Dragon Age, c’est un gros scénar, des dialogues, des choix moraux… Du BioWare quoi. A chaque fois que les développeurs présentent le jeu, c’est difficile de sortir de ce schéma, au point où scène après scène on commence à se demander si on n’est pas en train de se faire spoiler toute l’histoire. Cette fois ci, c’est avec pas moins de deux groupes différents que BioWare nous fait la démonstration de leur talent d’écriture. Le premier groupe est dirigé par un joueur humain noble doté d’une compagne sorcière au caractère bien trempé. L’objectif est alors de rentrer dans la tour des mages, gardée par les templiers : un garde a besoin d’être convaincu. Heureusement, il manifeste un intérêt certain pour un apport de féminité dans les rangs des chevaliers. La sorcière répond à ses avances par tant de sarcasmes menaçant que le pauvre garde préfère autant vous laisser passer au plus vite, sans taxe charnelle. On change de démonstrateur : c’est une magicienne à la tête du second groupe. Le PNJ qui intervient ce coup-ci est un guerrier formidable, réputé pour sa cruauté. Lorsqu’il s’approche du garde, c’est pour… lui offrir des cookies. Des cookies arrachés plus tôt à un enfant « qui n’en avait plus besoin » dixit la montagne de muscle. Comme quoi, BioWare n’a pas oublié l’humour dans son titre.

 

Être né quelque part…

 

La démonstration continue, avec des dialogues toujours différents selon l’attitude des deux joueurs, mais aussi leur race, leur classe ou leurs origines. J’ai pu voir après que si la création de personnage proposait six backgrounds différents, il n’y en avait vraiment que deux par race (entre humains, elfes et nains). Cela dit les possibilités reste énormes et le potentiel de rejouabilité vous saute à la figure dès les premières minutes ! Les sessions de jeu organisées après la présentation étaient tout bonnement étonnantes : cinq journalistes ont débuté leurs parties et sur cinq écrans, j’ai eu l’impression de voir cinq jeux différents. En plus le scénario vous plonge très rapidement dans les intrigues, et les premières conséquences de vos actes émergent au bout de quelques minutes. Le rythme de l’aventure s’annonce effréné ! D’ailleurs, BioWare confirme : il n’y aura pas de pose gestion et glandage dans l’aventure. Des quêtes secondaires, oui, plein, mais vous n’aurez pas l’occasion d’organiser le fonctionnement d’un château, ni construire un village, ou un truc comme ça.

 

Purée mais… c’est dur !

 

 

Et donc, l’aspect combat qui m’avait refroidi la dernière fois ? Et bien j’ai pu y goûter à nouveau avec mon nain noble voleur. Les contrôles étaient beaucoup plus intuitifs, l’interface beaucoup plus claire. Votre personnage débute avec quelques compétences : on trouve de tout, du débuff de protection à l’étourdissement, en passant par le tir à bout portant et plein d’autres trucs qui sonnent vachement « D&D ». Comme au PMU, on joue à Dragon Age comme on aime : en vue tactique pour tout contrôler ou en restant seulement sur son perso pendant que l’IA gère les alliés, en pausant toutes les deux secondes ou en laissant filer l’action. Bref, c’est pas mal du tout malgré un aspect assez bourrin qu’il faudra analyser en détails lors du test. Tout ce que je peux dire, c’est que le mode difficile est véritablement difficile ! Ce n’est pas le « vrai » mode normal comme souvent. C’est sûr, je n’essayerai même pas le mode Cauchemar.

 

Avatars et nez crochus

 

Si je ne m’étais pas pris une tôle au premier combat sérieux, j’aurais bien continué des heures. Du coup je me suis rabattu sur les étranges petits fours lyonnais, avant de retourner m’amuser plus en profondeur avec la customisation de personnage. On peut dire qu’elle est puissante du fait des nombreux visages horriblement laids que l’on a pu voir fleurir durant la présentation. Rien de révolutionnaire, bien entendu, mais un outil correct… D’ailleurs c’est un peu vrai de la majorité des graphismes : du bon boulot, avec certains passages grandioses et d’autre un peu foiré. Ca dépend des textures, mais visuellement, Dragon Age est majoritairement réussi. En revanche, impossible de dire comment le jeu tournera en condition réelle : les PC faisant tourner le jeu semblaient plus qu’irréels ! Et pourtant ça ramait parfois… surement du taf d’optimisation à terminer.

 

Bienvenue chez Microsoft

 

De l’autre côté de la pièce, la version Xbox360 était un peu boudée pour la bonne raison que la démo était extrêmement courte : Il ne s’agissait que d’un combat contre un gros Boss (déjà vu ailleurs.) En deux minutes c’était plié. Passons sur l’aspect visuel certainement pas encore peaufiné (fort aliasing, par exemple), cette version Xbox360 était surtout là pour nous montrer l’interface console de Dragon Age. Et ma foi, c’est plutôt pas mal. On perd la vue tactique façon STR, mais en dézoomant au max et avec le switch de perso, plus les pauses à volonté, on obtient facilement une version stratégique des combats. Le pad permet de configurer deux sets permutables de trois compétences pour les activer rapidement. Le reste est accessible via un menu radial tout à fait honnête. Du bon boulot, merci !

 

L’aventure, et au delà

 

PC ou console, une chose est sûre, Dragon Age passera par moi, et plutôt deux fois qu’une. Pourtant, j’ai rarement le temps de recommencer un jeu, mais celui-là, je sens qu’il va rester longtemps dans mes favoris. Déjà on peut espérer que la communauté, poussée au cul par un BioWare à fond dans l’user content, nous ponde des scénars et des mods à foison. Même sur Xbox360, il est prévu que ces ajouts fait maison soient apportés aux joueurs via une sélection par BioWare. Et puis du DLC est bien évidemment déjà prévu. Espérons simplement qu’on n’essaye pas de nous plumer trop, via le live ou l’EA store (pour les joueurs PC). Il n’y a plus qu’à prier pour une démo (pour vous, moi ça va, j’en ai vu assez) et que Dragon Age affirme son potentiel.

 

Fumble

 

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