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[GC2017] Preview : Stygian : Reign of the Old Ones

par Caparzo 31 Aoû 2017 14:40 5

Si vous suivez nos previews provenant du salon allemand dans un ordre chronologique, vous vous êtes très certainement aperçu que nous avons déjà évoqué H.P. Lovecraft lors de cette Gamescom 2017. Le bonhomme est très populaire et, malgré les horreurs qu'il nous laisse le soin d'imaginer, il n'est pas étonnant de voir d'autres titres utiliser son univers si particulier. Son apparition dans le domaine public est aussi l'une des conséquences de cette utilisation. Aujourd'hui, c'est au tour de Stygian : Reign of the Old Ones de se mettre en valeur.

 

Il existe de très nombreuses façons de représenter le monde de H.P. Lovecraft. Nous pouvons tout simplement utiliser l'époque contemporaine du bonhomme et profiter directement de l'ambiance mise en place dans ses différentes nouvelles, ou bien recourir à une période bien plus moderne au risque de perdre un certain charme et de s'éloigner du matériel original. Les Turcs de chez Cultic Games ont décidé quant à eux d'utiliser la toute première solution pour nous faire partager leur vision des choses avec Stygian : Reign of the Old Ones. Stygian est un jeu dans la plus pure tradition du cRPG s'appuyant sur un certain nombre de règles et de statistiques pour définir l'action. Il utilise cependant une direction artistique inhabituelle qui devrait en déranger plus d'un. Heureusement, c'est exactement ce qu'ont voulu les développeurs en nous proposant un rendu pouvant sembler désordonnée, à la frontière entre le dessin détaillé et le croquis bien plus basique. Si je prends le soin de parler dans un premier temps du rendu visuel dans cette preview, c’est bel et bien parce que je pense qu’il s’agit d’une des meilleures façons de représenter le monde de Lovecraft. Puis bon, cela change également beaucoup de ces teintes sombres et verdâtres auxquelles nous nous sommes maintenant habitués pour représenter l’horreur dans le jeu vidéo.

 

  

 

Bien que nous retrouvions toute la folie visuelle de Lovecraft dans cette superbe direction artistique, nous la retrouverons également dans le gameplay et plus particulièrement dans les différentes statistiques qui s’offriront à nous. Le jeu prend effectivement le temps de nous accueillir au démarrage sur un superbe écran de création de personnage. En plus d’être visuellement réussi, celui nous permet de créer le personnage de notre choix. Tout d’abord, nous devrons lui choisir son sexe (homme ou femme) qui n’aura cependant qu’une influence mineure sur le déroulement de l’aventure. La sélection de l’âge sera quant à elle beaucoup déterminante puisque elle viendra modifier nos statistiques et compétences. Ayant eu le choix entre un jeune, un homme d’âge moyen et un vieillard, j’ai pris la décision de jouer avec ce dernier et de profiter de deux compétences supplémentaires, mais de capacités physiques amoindries. S’ensuit alors une large sélection d’archétypes allant de l’aristocrate à l’académicien en passant par l’acteur, l’occultiste ou le criminel. Des sous-classes sont également disponibles et j’ai personnellement fait le choix de choisir un investigateur ayant comme background un passé d’ex-flic. Rassurez-vous, je ne vais pas vous détailler page par page la sélection de personnage ni même vous bassiner avec la moindre statistique disponible lors de cette phase de création.

Sachez toutefois que nous pouvons également choisir notre croyance parmi six propositions pouvant aller de matérialiste à nihiliste en passant par rationalisme. Le dernier écran récapitulatif nous permet quant à lui de distribuer des points dans les attributs, de sélectionner des compétences et bien évidemment de découvrir l’ensemble de nos caractéristiques. Cette phase de création est donc une belle surprise et si j’avais pu y rester des heures dessus, je l’aurais fait. Cependant, vous aurez eu droit à beaucoup moins de previews de ma part pour cette Gamescom 2017. Si néanmoins ce système de création vous intéresse, n'hésitez pas à jeter un oeil à l'une de mes précédentes news abordant le sujet. Stygian débute sur une cinématique nous montrant des horreurs sans-noms et un mystérieux portail alors que notre héros est en train de cauchemarder. Lors de son réveil dans la chambre miteuse d’une taverne, nous pouvons enfin prendre le contrôle et récupérer immédiatement son équipement. En tant qu’ex-policier, j’ai eu droit à un imperméable, un chapeau et une arme à feu. Cet équipement de base sera différent pour chacun des archétypes disponibles dans le jeu. Sachez toutefois qu'il s'agit ici d'une description du tout début du chapitre 1. Stygian nous proposera avant un prologue spécifique pour chacun des archétypes jouables, mais je n'ai malheureusement pas eu l'occasion d'y jeter un oeil.

Se déroulant dans la ville d’Arkam, l’action m’a emmené très rapidement sur le lieu dudit portail, mais seules les ruines de l’université de Miskatonic venaient déchirer l’horizon en lieu est place de cette porte vers un autre monde. Bien que très joli comme j’ai déjà pu le signaler au tout début de cette preview, je suis un peu moins convaincu par les déplacements s’effectuant seulement à la souris. Ces derniers souffrent de temps à autre d’une certaine imprécision. Quelques fois les écrans totalement en 2D ne nous permettent pas d’apprécier les volumes et il est mal aisé de savoir si nous pouvons emmener notre personnage dans les parties hautes et basses des environnements. Ces derniers sont quant à eux scindés en différentes zones accessibles via les bords de l'écran. Ceci étant dit, cette petite phase d’exploration m’a donné l’occasion de parler à quelques personnages bien écrits et de faire un tour dans un magasin. Nous pourrons vendre et acheter un très grand nombre d’objet (armes, munitions, vêtements, etc.) en échange d’une monnaie prenant la forme de cigarettes. L’ambiance sonore m’a semblé quant à elle au poil, en mélangeant un jazz inspiré à des sonorités plus inquiétantes.

 

  

 

Bien évidemment, je n’ai pas pu m’empêcher de participer à un combat. Si mes souvenirs sont bons, celui-ci s’est déroulé dans une ancienne banque infestée de personnages ayant sombré dans la folie. Le développeur m’a déconseillé de m’y rendre due à une difficulté trop élevée pour le début du jeu, mais j’y pris mon courage à deux mains. Se déroulant au tour par tour, les affrontements dans Stygian utilisent des hexagones ainsi que des points d’actions. Nous pouvons nous mettre à couvert, utiliser des armes ou bien nous protéger. Tourner le dos à un ennemi pourra nous être fatal et il faudra donc se montrer très prudent en nous déplaçant. Malgré tout, et puisque les combats n’ont jamais été le point prédominant pour un jeu se déroulant dans l’univers de Lovecraft, nous pourrons nous enfuir lorsque le nombre d’ennemis se fera bien plus faible à écran. Dans mon cas, il en restait deux. En choisissant de partir, le joueur récoltera les points d’expériences, mais devra faire l'impasse sur le loot.

 

Stygian : Reign of the Old Ones m’a donc conquis lors de cette démonstration, malgré quelques approximations dans les déplacements dues très certainement au rendu graphique en 2D manquant peut-être de relief. Malgré cela, le titre de Cultic Games semble avoir su capter à la perfection l’ambiance des nouvelles se déroulant dans le monde de H.P. Lovecraft. Et sa volonté à nous proposer également un système RPG complet s’appuyant sur de nombreuses statistiques devrait finir par nous convaincre. Bien évidemment, restons calme et gardons notre santé mentale bien au chaud avant de se jeter corps et âme sur Stygian, et attendons bien sagement sa sortie qui est prévue pour 2018.

Commentaires (5)

#2

ninheve
Grand chevalier

Je n'aurai pas parié sur ce jeu il y a quelque temps mais tu sembles être tombé sous le charme du gameplay et de la DA, à voir donc !
#3

Krogar
Villageois

Cette création de personnage que tu nous décris, je suis tout chamboulé
#4

jbbourgoin
Citoyen

Ce jeu me botte grave ^^ La DA est extraordinaire, et le système, bien que classique il me semble, est tout à fait mon style. Reste à voir si le scénario suivra.
#5

RealOkau
Villageois

Vu que pour du Lovecraft il faut un scénar béton, je croise les doigts.

Mais j'attendrai les retours quand même...
#6

AbounI
Grand gobelin

Avec un Scott Hamm qui a rejoint les rangs au niveau de l'écriture sur Stygian, il y a de quoi être confiant. On a l'a vu sur AoD, Battle Brothers et un autre projet Lovecraftien annulé :" Cyclopean" (un ancien projet ITS).

https://www.rockpapershotgun.com/2008/10/15/cyclopean-the-lovecraft-rpg/




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