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[GC2017] Preview : Aegis Defenders

par Iosword 28 Aoû 2017 17:00 0

Aegis Defenders, tout jeu indépendant de petite envergure qu’il puisse être, est le projet d’une vie : celle de son directeur créatif, Bryce Kho, qui en rêve depuis bien des années. Son histoire a ainsi débuté en tant que projet étudiant, mais Kickstarter est depuis passé par là : après une campagne réussie en 2014, il semble que le titre soit enfin proche de sa sortie – vers l’Hiver 2017 sur PC et PS4. C’est bien beau tout cela, mais qu’est-ce qu’Aegis Defenders, exactement, me demanderez-vous ? Eh bien, au premier abord, c’est un jeu indépendant tout à fait classique usant d’un beau pixel art inspiré de l’époque 16 bits et d'un gameplay mêlant metroidvania, RPG, et tower defense. Un hybride, donc, comme nous en voyons tant par les temps qui courent, mais si le projet n’est pas bien original, il pourrait en revanche séduire certains d’entre vous.

 

Jadis, l’humanité régnait sur l’ensemble du vivant, et sa civilisation rayonnait de toute part. Seulement, comme souvent, une catastrophe a bouleversé l’équilibre du monde et, si l’humanité n’a pas disparu – loin de là –, celle-ci a perdu son savoir et ses connaissances. Aussi les nombreuses technologies qui parsèment ce monde sont-elles recherchées, et mettre la main sur de tels artefacts assure à son possesseur pouvoir et puissance. Quant à ce qu’il reste des robots et des IA, ceux-ci sont vus comme des dieux par nombre de nations. C’est dans ce contexte que vivent Bart, un mécanicien, et son petit-fils Clu, un trappeur. Pour s’assurer de se remplir la panse, ceux-ci explorent les anciennes ruines et récoltent tout ce qu’ils peuvent et, peu après le début de notre aventure, ils mettent la main sur l’Aegis, une arme légendaire qui aurait, selon les mythes, provoqué la chute de la civilisation humaine. Si, au début, nos deux protagonistes n’ont que peu d’informations sur cette arme, une chose est sûre : leur découverte attire la convoitise, et il vaudrait mieux éviter que l’Aegis ne tombe entre de mauvaises mains.

 

  

 

Comme tout bon metroidvania, Aegis Defenders use d’une vue de côté et de niveaux plus ou moins complexes en mêlant action et plateforme – même si, en l’état, il ne m’a pas été possible de voir si le titre mettait en place du backtracking ou des zones interconnectées qui sont justement le propre du genre. À noter que je n’ai pu mettre la main que sur les quatre premiers niveaux. Lors de ceux-ci, nos deux personnages doivent avancer, ouvrir de nombreuses portes et autre petits puzzles et, bien sûr, vaincre ou éviter les ennemis et les pièges. L’une des premières particularités d’Aegis est que nous incarnons à la fois Clu et son grand-père Bart – une touche de la gâchette nous fait passer de l’un à l’autre –, l’IA prenant le relais pour le personnage que nous ne contrôlons pas actuellement, nous suivant – ou non – selon nos désirs.

En prenant en compte que notre équipe au complet sera constituée de quatre personnages, il faudra donc apprendre à gérer correctement ceux-ci, sachant que certains portails limitent l’accès à certaines parties du niveau à un personnage précis et vous forceront donc à vous diviser. Chacun de nos protagonistes est bien entendu différent : Bart est un mécanicien, il se bat avec un une arme à deux mains assez lente et peut construire ainsi que réparer des tourelles – entre autres choses. Clu, quant à lui, pourra en tant que trappeur poser des pièges un peu partout ainsi qu'user d’une arme à distance. Le craft est intimement lié à nos personnages et n’est pas ici une chose à prendre à la légère. Sans lui, certains ennemis seront très difficiles à battre, certaines énigmes insolvables, et surtout il vous sera impossible d’être victorieux lors d’une phase de tower defense. Aussi, il vous faudra récolter divers items – un seul et unique type d’item par personnage pour toutes les recettes de craft – en prenant en compte que vos poches sont limitées.

Ensuite, il suffira d’actionner l’input désiré pour construire presque tout ce que vous désirez. Pour construire une tourelle avec Bart, il faudra assembler deux blocs, lesquels peuvent par exemple servir à accéder à de nouveaux endroits. Clu pourra, lui, en assemblant deux mines – qui servent à faire exploser des trucs, oui c’est évident –, créer des pièges qui ralentiront les ennemis. Au fur et à mesure que nous avancerons dans l’intrigue, nous débloquerons de nouvelles recettes de craft, et certaines demanderont à vos personnages d’associer leurs compétences. La phase d’exploration prend fin lorsque vos personnages atteignent des ruines : là, le temps que vos personnages puissent extraire de précieuses ressources et artefacts, il vous faudra vous défendre contre les nombreux adversaires. Le jeu vous laissera alors une phase de préparation limitée dans le temps et, si vous êtes suffisamment rapide, vous pourrez l’écourter pour récolter plus de puces – monnaie du jeu – avant de commencer la phase de défense à proprement dite.

 

  

 

Nous en avons fini avec les aspects metroidvania et tower defense d’Aegis Defenders, mais qu’en est-il alors de l’aspect RPG ? Outre la trame narrative, le jeu met en place des dialogues à choix multiples, lors desquels nous incarnons Clu, le petit-fils. Ces choix, s’ils n’auront peut-être pas une grande influence sur la trame principale, vous permettront de gagner des RP (relation points) lorsque votre réponse est adaptée à la situation, par exemple lorsque vous accepterez d’aider votre grand-père sans hésitation au lieu de tout ramener à votre panse. Ces RP, une fois revenu au hub du jeu entre deux niveaux, vous permettront d’améliorer vos recettes de craft et, s’il n’est pas nécessaire d’améliorer ces dernières pour finir le titre, il va sans dire que cela vous facilitera grandement la vie. En outre, vous pourrez aussi profiter de ce hub pour échanger vos puces contre de l’équipement, et plus particulièrement contre de nouvelles armes. Clu ne peut, par exemple, utiliser que des armes à distance mais, entre un arc et un fusil laser, la différence est notable et, selon le type d’enemi, l’arme plus ou moins efficace.

 

De près comme de loin, Aegis Defenders a tout du jeu indépendant sympathique, plaisant pour les yeux avec son pixel art charmeur et agréable à jouer, mais pas forcément bien original, et c’est peut-être ici que se situe le problème du projet. Bien sûr, les développeurs du studio Guts Department y ont mis tout leur cœur et semblent soucieux d’en faire un jeu complet et plaisant sur tous les points, des dialogues aux combats en passant par les phases de plateforme. Il me faut en revanche avouer que je me demande encore si les éléments RPG seront correctement exploités et utiles à l’expérience de jeu. Ceci étant dit, en oubliant ces considérations, Aegis Defenders a de nombreux arguments et devrait plaire aux aficionados d’action-plateforme et de tower defense, les deux mécaniques fonctionnant aussi bien l'une que l'autre. Pour le reste, nous verrons bien dans quelques mois.

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