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[GC2016] Les mini-previews

par Iosword 09 Sep 2016 13:00 5

Parfois, nous n'avons pas grand-chose à dire. Nous voyons lors de rendez-vous des titres parfois prometteurs, et nous sommes bien en peine d'écrire quelque chose dessus. Soit parce que nous en avons déjà trop dit dans une précédente preview, soit parce qu'il n'y a rien qui en justifie une. Ces jeux sont souvent oubliés et c'est regrettable. Voici, en peu de mots, nos impressions sur certains d'entre eux.

 

Parler d'Edge of Eternity n'est pas une chose aisée. Développé par les Français de chez Midgar Studio, comprenant en ce moment cinq personnes, ce J-RPG devant à l'origine également s'inspirer de RPG à l'occidentale est en effet en production depuis une éternité. Cela n'arrange pas forcément les choses au niveau cohérence et promesses initiales, mais la démo que nous avons pu voir tourner lors de cette Gamescom 2016 semblait proposer une certaine homogénéité pas déplaisante, ce qui ne fait malheureusement pas tout. S'inspirant de grands titres qui ont marqué l'histoire du J-RPG comme les Final Fantasy, Edge of Eternity nous proposera de contrôler un héros et ses compagnons dans de grandes cartes ouvertes et tristement vides. Pire encore, le level design de l'environnement que nous avons pu découvrir n'était pour le moment réellement pas à la hauteur de ce que l'on serait en droit d'imaginer pour un jeu de ce type. Toutefois, le système de météo permettant de passer d'un temps ensoleillé à un temps enneigé était plutôt convaincant. Lors de notre balade sur ces terres arboricoles, nous avons également pu combattre quelques ennemis.

Le système de combat se déroulera au tour par tour et nous pourrons déplacer nos personnages sur des cases hexagonales s'affichant pour l'occasion. Ces déplacements nous permettront de mieux défendre nos compagnons ainsi que de se placer plus finement pour tenter d'effectuer des dégâts plus nombreux. Les compétences que nous pourrons utiliser seront quant à elles attachées aux différentes armes uniques que nos héros récupéreront tout au long de l'aventure. Cette aventure nous permettra d'ailleurs de découvrir trois grosses maps proposant une dizaine de donjons ainsi que deux grosses capitales. L'histoire devrait quant à elle se montrer plus originale que le reste puisqu'il sera question du crash d'un vaisseau extraterrestre à la technologie avancée ayant contaminé la population. Nous devrons bien évidemment chercher un remède à cette maladie.

Edge of Eternity était donc tout à fait cohérent dans ce qu'il souhaite désormais nous proposer, tout en ayant fait le choix de mettre à la trappe les inspirations occidentales. Malheureusement, l'ensemble faisait plus penser à un prototype honnête qu'à un jeu en cours de développement. Pour la sortie, nous devrons nous montrer patients – et tant mieux – puisque le titre de Midgar Studio ne verra pas le jour avant fin 2017. 2018 est d'ailleurs une date beaucoup plus envisageable.

Caparzo

 

  

 

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Lasse je suis de Kingdom Come : Deliverance : le projet est prometteur et la communication est accrocheuse, et surtout il fait rêver : un action-RPG médiéval historique, prenant place en Bohême et promettant un système de combat exigeant et réaliste, sincèrement qui n’en voudrait pas ? C’est probablement dans cet état d’esprit que j’ai backé la vision de Warhorse Studios ; presque trois ans se sont écoulés et la vision sur le papier me séduit toujours autant. Le problème c’est que la réalité est bien loin des promesses : Kingdom Come ne fonctionne actuellement pas, il dispose d’une belle plastique, d’une topographie soignée, de détails et choix qui en font une baffe visuelle, mais les mécaniques de jeu sont bancales. Tout cela, je l’avais déjà dit dans une preview réalisée en avril dernier. Depuis, la bêta n’ayant pas été mise à jour, rien n’a changé et je vous invite donc à lire cette preview si ce n’est déjà fait.

De fait, je me doutais que le rendez-vous ne servirait probablement à rien, mais nous y sommes allés avec de la bonne volonté et avec espoir d’aller au-delà des belles paroles vides de sens. Malheureusement ce ne fut pas le cas. Nous avons pu y découvrir la dague, la hallebarde et de nombreuses possibilités telles que l’empoisonnement, la discrétion et le sabotage. Et c’est à peu près tout, pour le reste la démonstration prenait place dans des lieux déjà connus des joueurs de la bêta, le camp Cuman. Ou presque, puisque cette démonstration, aussi maîtrisée soit-elle, sonnait comme un aveu d’échec. Si les combats ne fonctionnent pas dès que le joueur est confronté à plusieurs adversaires, c’est son problème, si le joueur doit attendre pendant plusieurs minutes quand il passe le temps, c’est un problème technique qui ne sera pas résolu.

Triste, pour un projet prometteur, mais justement les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent, et chez RPG France, nous ne croyons plus en ces promesses. Bien sûr, nous vous reparlerons du jeu quand il sera sorti, ou jouable dans une autre build. En attendant, nous ne pouvons que vous conseiller de vous méfier de ce projet qui, derrière des vidéos et une communication maîtrisée, semble être en bien mauvaise voie.

Iosword

 

  

 

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Depuis que les développeurs singapouriens de chez Witching Hour Studio nous ont présenté leur Masquerada : Songs and Shadows, ces derniers ont toujours mis en avant des inspirations provenant de titres comme Transistor, Dragon Age : Origins ou bien encore Baldur's Gate. Avec de telles références, je n'étais pas bien rassuré lorsque j'ai posé mes mains sur le clavier et la souris pour découvrir le prologue de ce jeu au style graphique si particulier. Il est vrai que ce n'est pas la première fois que nous pouvons voir – surtout de nos jours – un RPG utilisant une caméra isométrique et de beaux graphismes en 2D, mais les développeurs s'inspirent tout de même ici de la BD franco-belge et de la ligne claire si chère à Hergé. Les influences visuelles ne s'arrêtent pour autant pas là puisqu'un style vénitien très appuyé découlera tout aussi bien des décors que des personnages et leur accoutrement. Je ne sais pas si l'histoire nous fera voyager, mais ce sera bel et bien le cas pour la partie visuelle du jeu.

Puisque je vous parle de l'histoire, et bien que je n'aie pas réellement pu en apprendre plus, sachez que celle-ci sera totalement linéaire et qu'il s'agit d'un choix totalement assumé des développeurs. Si vous espériez donc pouvoir influencer votre aventure d'une quelconque manière, il n'en sera rien et vous ne pourrez que subir les différents dialogues. Les environnements de ce prologue semblaient également très statiques, ne me permettant pas de récupérer des objets dissimulés ici et là ou bien tout simplement d'observer des éléments du décor pour espérer obtenir quelques lignes descriptives. Seuls des points précis s'affichant sur le sol permettront d'obtenir un dialogue. L'interactivité sera donc très minimale et il faudra se contenter des combats pour enfin avoir le sentiment de contrôler les différents personnages composant notre équipe.

Les affrontements pourront se jouer en temps réel, mais nous pourrons bien évidemment utiliser la pause active, comme c'était déjà le cas dans les titres susnommés développés par Bioware. Sans surprise, Masquerada nous proposera différentes compétences par personnage, utilisant un cooldown pour se recharger, mais comme le nom du jeu l'indique si bien, nous pourrons également utiliser des masques. Ces derniers activeront des compétences spéciales, comme le fait de laisser une traînée de feu derrière Cicero lorsqu'il se déplacera, ou bien de pouvoir augmenter la rapidité des attaques d'un de ses compagnons. Nous pourrons bien entendu effectuer des attaques à distance, au corps à corps ainsi que des attaques de zone. L'aspect tactique y est particulièrement présent et ces affrontements nous permettant de combattre des ennemis variés, comme de simples humains ou bien des créatures, devraient sans nul doute être le point fort du jeu. Il ne reste maintenant plus qu'à espérer qu'ils ne soient pas redondants et qu'ils permettront une certaine rejouabilité, puisque comme déjà dit, il ne faudra pas compter sur l'histoire à ce niveau-là. Sortie prévue pour ce mois de septembre 2016 sur PC, Xbox One et PlayStation 4.

Caparzo

 

  

 

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Je vais être honnête avec vous dès le début de cette mini-preview qui se montrera bien plus courte que toutes les autres : Pankapu est avant tout un platformer proposant de l'action dans un univers où les rêves et la narration prendront une place de choix. La nature sera également un des sujets sur lesquels s'appuiera le titre de Too Kind Studio, mais il ne faudra pas s'attendre à vraiment plus. Malgré des graphismes mignons et une direction artistique réussie, nous n'aurons en effet que très peu de possibilités, mais nous pourrons tout de même à tout moment choisir parmi les trois classes que pourra revêtir Pankapu, notre héros. Il sera en effet question du guerrier pouvant bloquer les attaques avec son bouclier, d'un archer pouvant effectuer des tirs lointains, ainsi que d'un mage. Le niveau de difficulté sera par ailleurs assez élevé au vu du nombre de fois que j'ai pu mourir, mais l'habitude venant avec le temps devrait grandement nous faciliter la tâche. Bref, Pankapu semble faire très bien son boulot en tant que jeu de plateforme, mais il faudra réellement le prendre pour ce qu'il est et ne pas chercher plus loin.

Caparzo

 

  

 

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Adaptation du jeu de plateau de Games Workshop, Space Hulk : Deathwing est un shooter coopératif produit par Focus Home Interactive. Et s'il n’était que ça, sans doute ne serions-nous pas allés le voir. Seulement, derrière ces Space Marines aux armes démesurées, il y a Streum On Studio, les développeurs d’E.Y.E. : Divine Cybermancy. Tout jeu particulier et pas particulièrement accessible qu’il soit, E.Y.E. était un titre réussissant à mêler FPS et RPG de bien belle manière, le tout dans un univers cyberpunk froid et porté par une magnifique BO. Nous sommes donc allés voir Deathwing, et l’expérience fut agréable : la lourdeur des armures se fait bien sentir, les armes ont l’air d’avoir un bon feedback, c’est bordélique et un peu gore, comme l’idée que je me fais de l’univers de Warhammer 40,000.

Les environnements étriqués mènent parfois sur des grandes salles où une masse de démons, plus ou moins bien formée, se jette sur vous. Les joueurs sont coincés dans un Space Hulk labyrinthique et nul doute que le level design, s’il est réussi, pourra offrir des possibilités tactiques tout en étant anxiogène. Bref, il semble que Deathwing ait tout pour plaire, et comme il se base sur un jeu de plateau, il sera possible de personnaliser vos armes et armures, et vous disposerez de statistiques. Notons que le jeu est d’ailleurs construit autour d’un hub qui vous permettra de changer vos pièces d’équipement et de réparer votre armure. En revanche, s'il a le potentiel d’être un excellent jeu à faire à quatre joueurs, il est malheureusement hors de notre ligne éditoriale. Nous ne vous en parlerons donc plus ici.

Iosword

 

  

 

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Connus pour avoir développé Kult : Heretic Kingdoms il y a de nombreuses années et plus récemment Shadows : Heretic Kingdoms, les développeurs de chez Games Farm reviennent aujourd'hui avec un titre beaucoup plus frigorifiant et pas vraiment à l'heure. C'est in extremis que j'ai en effet pu assister à la trop courte démonstration de Vikings - Wolves of Midgard qui mettra en avant comme son nom l'indique si bien la mythologie nordique. La série du même nom (Vikings) a d'ailleurs été une bonne source d'inspiration, mais pas que puisque c'est à partir de cette même mythologie que nous serons amenés à créer notre personnage. Nous aurons en effet le choix du sexe de notre héros et nous devrons choisir une des cinq ou six déités disponibles – le développeur n'ayant pas pu me confirmer le nombre final. Ces dieux détermineront la classe de notre personnage et surtout le type d'arme qu'il pourra utiliser. En choisissant Thor nous pourrons très logiquement utiliser des marteaux, mais un autre dieu dont j'ai oublié le nom nous permettra d'utiliser un arc.

Une fois mon personnage créé, j'ai pu m'aventurer sur les terres enneigées du jeu, et je dois bien avouer que l'ensemble m'a fait penser à un hack'n'slash plutôt classique. C'est en définitive une chose très logique puisqu'il s'agit bel et bien d'un jeu rentrant dans cette catégorie, mais s'appuyant avant tout sur les compétences que nous pourrons débloquer, et beaucoup moins sur le loot. Les combats devraient donc s'annoncer un peu plus tactiques qu'à l'accoutumée, mais le titre de Games Farm proposera tout de même son lot d'hémoglobine. Le sang sera d'ailleurs déterminant puisqu'une barre à la teinte vermeille permettra de faire passer notre personnage en mode rage lorsque celle-ci sera suffisamment pleine. Il sera également question de la gestion de notre village que nous devrons reconstruire et qui servira de lieu pour l'artisanat. Question environnements, ces derniers devraient se montrer variés, et les plus frileux d'entre nous pourront se rassurer en sachant que nous pourrons également arpenter des déserts chauds.

Vikings - Wolves of Midgard ne devrait clairement pas révolutionner le genre, surtout que les ambiances nordiques sont en ce moment particulièrement à la mode. Toutefois, si son gameplay est bel et bien plus tactique et si la gestion du village joue un rôle important, alors le titre de Games Farm pourrait nous permettre de passer quelques heures sympathiques, que ce soit tout aussi bien en solo qu'en coopération (local et internet).

Caparzo

 

  

 

Commentaires (5)

#2

GodOfNipples
Garde

C'est vrai que pour Kingdom Comes : Delivrance, quand j'ai testé la bétâ il y a quelques mois, il y avait un gros soucis quand on voulait dormir, le temps passait quasiment en temps réél !

Si il ne corrige pas ce problème, je ne pense pas jouer au jeu, et je regretterai de l'avoir "backé".
#3

mophentos
Paladin

Vikings - Wolves of Midgard et Space Hulk : Deathwing me donne vraiment envie
#4

strelokk
Guerrier

Deathwing j'ai hâte de voir les premiers retours youtube de la version finale.
#5

Colinet
Noble

Il est bien ce concept de "mini-preview", surtout qu'il ne se limite pas à un simple compte-rendu.
#6

ArthDev
Novice

Je me rappel de Kingdom Comes quand on essayait de dormir.

Message édité pour la dernière fois le : 11/09/2016 à 21:15





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