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Vue Subjective : L'évolution de la trilogie Dragon Age

par Caparzo 09 Mar 2016 10:00 75

Dragon Age est une des licences phares de Bioware. Elle a su attirer de très nombreux joueurs, mais à la différence des autres grandes licences que nous connaissons, Dragon Age est également l'un des jeux qui a le plus évolué en très peu de temps. Nous allons aujourd'hui observer plus en détail cette évolution.

Contrairement à ce que vous pouvez peut-être penser, je ne vais pas vous parler ici en détail de Bioware et d'Electronic Arts, de ce qu'a pu causer ce dernier sur le développement des second et troisième opus, ou même encore des restrictions budgétaires. Non, je vais être ici beaucoup plus subjectif et parler avec le cœur. Nous allons découvrir ensemble pourquoi je trouve cette licence vraiment réussie, mais je vais aussi vous faire suivre la déchéance que j'ai pu éprouver à son sujet au fil des trois épisodes. Tout d'abord, qu'est-ce que Dragon Age ? Premier élément d'une trilogie, Dragon Age : Origins est sorti en novembre 2009 et avait la lourde tâche de devenir le successeur spirituel du très grand Baldur's Gate déjà développé par Bioware. Pour tenter de faire parler de son jeu, le développeur canadien avait usé de stratagèmes qui pouvaient sembler complètement en décalage avec l'univers du jeu. Il y a bien évidemment eu un très beau trailer cinématique mettant en avant quelques-uns des personnages recrutables comme Sten, Morrigan ou Léliana, mais les autres trailers utilisaient de la musique metal qui n'était pas du plus bel effet.

Pour aller encore plus loin, Bioware avait également organisé un concours peu avant la sortie du jeu. Plusieurs joueurs devaient essayer de battre le premier gros boss du jeu le plus rapidement possible, ainsi que réaliser des défis sur la version console de ce premier opus. Ce n'était pas déplaisant à regarder, et il me semble que c'était l'une des premières fois que l'on pouvait admirer des images de l'interface PC. Voilà pour ce qui est de l'ambiance de l'époque. Voyons maintenant comment Dragon Age a su évoluer à travers le temps.

 

Dragon Age : Origins

 

C'est donc en 2009 que nous avons pu découvrir pour la toute première fois Dragon Age : Origins. Celui-ci ne brillait pas vraiment par son originalité en nous proposant une histoire plus que terre à terre à base de méchants et de gentils, mais avait su tout de même créer des nuances de gris à l'aide de quelques personnages. Non, ce qui avait su attirer notre attention et rendre ce premier épisode plus qu'intéressant, c'était les origines.

 

  

 

Souvenez-vous, nous pouvions en effet aborder le début de l'aventure de différentes manières, que ce soit avec un humain, un elfe ou bien encore un nain. Notre point de vue sur la quête principale pouvait prendre un angle tout à fait unique si on commençait le jeu en étant un elfe réprimé de la cité de Dénérim, ou bien en étant un fils de noble humain dans notre belle propriété des Cousland. Bien évidemment, ce système avait ses propres limites et il ne fallait pas réellement compter sur lui pour espérer voir une interaction poussée sur le reste de l'aventure. Mais le système des origines nous a tout de même permis de découvrir des personnages sous un nouveau jour, et même d'avoir de nouvelles ambitions personnelles qu'un autre héros n'aurait jamais pu avoir, en commençant par exemple comme nain dans la cité d'Orzammar. Toutefois, il ne s'agit pas ici de la seule chose mémorable du jeu, voilà pourquoi je vais maintenant m'arrêter sur les personnages ainsi que sur nos compagnons.

Encore une fois, il n'aura pas fallu attendre bien longtemps avant de pouvoir découvrir nos premiers personnages mémorables, comme le fut ce cher Duncan. Auprès de lui, tout semblait prendre une tournure épique, héroïque et facile en même temps. L'héroïsme autour de ce personnage était particulièrement fort, et malgré une mort survenant très rapidement dans le jeu, il est resté pour moi l'un des personnages les plus marquants dans l'univers de Dragon Age. De l'autre côté du miroir se trouvait ce cher Loghain, personnage antipathique à la personnalité affirmée. Il était facile pour le joueur de le haïr, et il faut bien avouer qu'il en avait toutes les raisons, mais son écriture tout en nuances de gris lui donnait parfois raison malgré la cruauté de ses actes. Que dire de nos compagnons ? Dragon Age : Origins avait su trouver le bon équilibre entre des compagnons à la personnalité affirmée sans pour autant les rendre ridicules et artificiels. Que ce soit Morrigan, Alistair, Wynne ou bien évidemment Léliana, ces différents personnages dévoilaient leur réelle personnalité petit à petit, tout au long du jeu, sans que ce soit fait de manière grossière. Une réelle amitié pouvait même se créer entre le joueur et ces personnages, quand bien même leurs quêtes personnelles étaient souvent bâclées. Seule la quête de cette chère Léliana avait réussi à tirer son épingle du jeu.

Dragon Age : Origins c'était également un thème musical principal fort, une direction artistique assez pauvre, une variété d'environnements honnêtes, mais pas plus que ça, et surtout un système de combat très efficace. Il ne s'agissait bien évidemment pas du système de combat le plus complexe existant, mais celui-ci avait su trouver un bon rythme nous permettant de créer des tactiques élaborées, de profiter de combos destructeurs, tout en évitant de tomber dans des lenteurs insoupçonnables, comme avait si bien su nous le proposer Drakensang. La vue isométrique permettait également d'avoir une très bonne lisibilité sur les affrontements, et la possibilité de passer à la troisième personne lors de l'exploration nous donnait l'occasion d'admirer les décors sous un autre angle.

 

  

 

La personnalisation de nos personnages n'était pas non plus en reste, tout aussi bien physiquement qu'au niveau des compétences. Pouvoir jouer un guerrier armé d'un arc ou bien un voleur armé de deux épées longues était quelque chose d'exaltant. Bon d'accord, ce n'était pas non plus une première, mais au vu de sa suite, il s'agissait d'éléments bienvenus. Ce premier opus était donc une réussite sur de nombreux points, mais il pêchait cependant sur l'écriture de sa quête principale et sur ses quêtes secondaires ridicules. Heureusement pour lui, l'introduction des Gardes des Ombres donnait un intérêt plus que certain au joueur de s'intéresser à l'univers de Dragon Age, qui n'en était alors qu'à ses balbutiements. Ce premier épisode était donc plus que prometteur et laissait présager un second opus d'un même niveau, si ce n'est mieux. Malheureusement, Bioware semble avoir complètement raté l'occasion de transformer l'essai.

 

Dragon Age 2

 

Si je devais parler objectivement de Dragon Age 2, je dois bien avouer que je n'en ferais pas que des éloges. Bioware a effectivement bien cherché à se faire taper sur les doigts avec ce second opus, mais d'un point de vue plus subjectif, je ne l'ai jamais trouvé très déplaisant à jouer. Contrairement à Dragon Age : Origins, Dragon Age 2 avait su corriger l'un des plus gros défauts du premier opus : son histoire. Enfin, nous avions ici une histoire globale à la hauteur de nos espérances, sachant mêler la politique, la religion, le destin d'une ville ainsi que le devenir de gens ayant beaucoup moins d'importance. L'univers du jeu avait gagné en profondeur, en maturité et il n'était enfin plus question de sauver le monde d'un simple dragon. Oui je sais, il s'agit d'un Archidémon, mais au final c'est du pareil au même.

L'histoire de Dragon Age 2 mettait cette fois-ci en scène Hawke, un humain, que les développeurs nous avaient malheureusement imposé. Exit donc le choix des races, mais heureusement que le choix des classes était encore présent. Hawke était donc le héros ordinaire par qui tout allait se jouer. Un héros qui ferait face aux Qunari, un héros qui combattrait les mages et les Templiers, mais un héros qui n'en était pas vraiment un et qui ne ferait que subir la grande histoire. En effet, l'histoire de Hawke a la particularité de nous compter les tribulations d'un réfugié ayant fui l'Enclin avec sa famille et dont le seul but était de survivre grâce à des jobs minables. Malgré un postulat de base très réussi et une histoire principale qui valait réellement le coup d'œil, l'ensemble perdait trop souvent énormément de valeur à cause d'une réalisation globale plus que ratée.
 

  



Ce second opus était en effet bien plus court que le premier, ne lui permettant pas de réellement étoffer son sujet, et zappait des moment très importants dans la vie de Hawke. Quelle idée de tirer un trait sur la première année de Hawke dans la cité de Kirkwall ! Ne pas le voir s'intégrer et reprendre le court de son histoire au moment où sa vie allait enfin évoluer était selon moi une bien belle erreur pour la narration, mais la production est certainement passée par là. La production limitée est également passée sur la réalisation honteuse des environnements. Non pas qu'ils étaient déplaisants à regarder, tout le contraire en réalité, mais ces derniers étaient d'une répétitivité sans nom. Je me rappelle encore de cette mine ridicule simulant une bonne dizaine d'environnements différents, avec comme subterfuge pour ne pas s'en rendre compte des points d'entrée différents et des passages bloqués.

Contrairement à Dragon Age : Origins, qui avait su nous proposer des combats très bons, fluides et lisibles, Dragon Age 2 avait pris le pari de nous amener vers autre chose. Bien que le gameplay fût relativement similaire au premier épisode, la caméra tactique de ce dernier avait cette fois-ci laissé place à une caméra flottante dans le second opus. Il n'était plus question d'admirer le champ de bataille dans sa globalité et l'action était devenue la principale source d'intérêt. Pour tout vous avouer, je n'ai pas détesté les combats de Dragon Age 2. Le dynamisme des impacts et les déplacements rapides des personnages avaient su donner des affrontements très dynamiques donnant un style unique au jeu. Il ne s'agissait pas en effet d'un Hack'n'Slash, mais bel et bien d'un RPG proposant toujours des combats à l'ancienne, mais modernisés.

Il y aurait encore à dire énormément de choses sur Dragon Age 2, comme la musique toujours aussi sympathique, bien que moins marquante qu'auparavant, ou bien le fait que ce second opus ait pris le parti de ne faire se dérouler l'action que dans la cité de Kirkwall, ou presque, mais au final je ne retiendrai qu'un sentiment de frustration que je peux éprouver depuis que j'y ai joué. C'est la première et la dernière fois que j'ai en effet trouvé la quête principale d'un Dragon Age intéressante à jouer, et les quêtes secondaires étaient également d'un niveau satisfaisant, contrairement à celles des deux autres jeux de la série.
 

  



Pour finir, vous aurez remarqué que je ne vous ai pas parlé des compagnons que nous pouvons recruter dans cette aventure. Mais pourquoi cela ? Eh bien parce que je les trouve tout simplement inintéressants et antipathiques au possible. Malgré tout, un effort certain a été fait sur l'écriture de leurs quêtes personnelles, prouvant une fois de plus que l'écriture était sûrement le gros point fort de Dragon Age 2. Bref, le constat était bien amer, mais nous avions tout de même eu à ce moment-là l'espoir de découvrir un troisième opus qui relèverait le niveau et gommerait pour toujours ce second épisode, malgré ses points positifs.

 

Dragon Age : Inquisition

 

Open World. Voici les mots que nous avons à la bouche depuis maintenant quelques années. Comment peut-on imaginer un jeu, et qui plus est un RPG, sans un monde ouvert. Un monde dans lequel les joueurs sont invités à vagabonder à leur guise dans des zones jouables immenses, et dans lesquelles nous pouvons accepter ou non des quêtes secondaires nous en apprenant généralement plus sur les habitants de ces différentes zones. Très tôt dans le développement de Dragon Age : Inquisition, Bioware nous avait fait savoir qu'il voulait prendre l'exemple sur The Elder Scrolls V : Skyrim et son monde ouvert, et heureusement, je crois que nous avons échappé au pire en voyant que le monde de ce troisième opus n'était finalement que semi-ouvert.

Je vais peut-être paraître un peu dur avec Inquisition, mais ce troisième opus s'est littéralement sabordé en voulant nous proposer des zones jouables bien ouvertes dans lesquelles nous pourrions effectuer de nombreuses choses, mais cela n'a jamais été le point fort des jeux appartenant à cette licence. Là où dans le premier opus nous avions des zones assez petites, mais intéressantes comme Orzammar, Ostagar ou bien encore la Forêt de Bréciliane, là où dans Dragon Age 2 la cité de Kirkwall savait raconter sa propre histoire, les différentes zones ouvertes de Dragon Age : Inquisition sont remplies par un vide particulièrement pesant.
 

  



Malgré un effort esthétique apportant un plus indéniable sur quelques-unes des maps, et malgré un nouveau moteur graphique faisant du bien à la rétine, je me suis rarement autant ennuyé en explorant des environnements pourtant riches en détails. Dragon Age : Inquisition est l'exemple même de ce qu'il ne faut pas faire dans un jeu d'exploration. Il n'y a ici aucune récompense à retirer des ruines perdues sur la carte, et la population semble avoir complètement abandonné ces territoires où seuls des ennemis se demandent encore ce qu'ils peuvent bien y faire. Si on ajoute à cela une quête principale plutôt ennuyeuse et des quêtes Fedex ridicules, l'ennui semble réellement être le maître mot de cet épisode.

Est-ce que je dois continuer mon inventaire à la Prévert et vous dire que les combats de Dragon Age : Inquisition, bien que plus tactiques que dans le second épisode, sont erratiques au possible avec un gameplay et une caméra imbuvables ? Vous dire que la musique semble être aux abonnés absents, alors que sa qualité est tout de même au rendez-vous ? Vous parler des compagnons bien plus attrayants que ceux de Dragon Age 2, mais tellement plus artificiels que dans Dragon Age : Origins ? Ou bien encore vous dire que l'interface est une ineptie sans nom, rendant par exemple l'artisanat bien trop fastidieux ? Je pourrais oui, mais je vais m'arrêter là.

 

  

 

Dragon Age : Inquisition aurait pu être une belle synthèse des deux précédents épisodes, mais il n'est arrivé encore une fois qu'à casser les codes imposés par Dragon Age : Origins et les rendre encore plus lourds que par le passé. Heureusement, sa mise en scène est tout de même bien trouvée et l'histoire du monde s'étoffe toujours plus pour notre plus grand plaisir. La table de commandement est également une belle trouvaille nous permettant d'aborder le monde d'une tout autre façon, mais là encore les quêtes injouables se trouvant sur cette table semblent mieux écrites que toutes les quêtes jouables que l'on peut trouver dans ce troisième opus. Le vase a donc cette fois-ci débordé pour de bon, et malgré un certain engouement que j'avais pu éprouver pendant les 20 premières heures de jeu, Dragon Age : Inquisition n'a fait pour moi que creuser sa tombe toujours un peu plus profondément.

 

Le mot de la fin
 

Dragon Age est donc une trilogie unique ayant su pour le meilleur et pour le pire se renouveler de façons étranges et inattendues. Malgré quelques sursauts, comme une amélioration plus que certaine des quêtes dans Dragon Age 2 ou bien un artisanat et une table de commandement dans Dragon Age : Inquisition, aucune des deux suites n'est arrivée selon moi à la cheville de Dragon Age : Origins malgré ses propres défauts. Qui n'a jamais pleuré en effet devant ces quêtes Fedex indignes d'un tel jeu ? Malgré tout, l'intention de Bioware avec ce troisième opus était tout a fait honorable, et cela me rend bien plus triste qu'énervé en voyant le résultat final. Comment peut-on passer aussi loin du but recherché, alors que tous les éléments de base sont bel et bien présents dans le jeu ? Il y aurait peut-être cette explication voulant qu'Inquisition ait d'abord été développé en tant que MMORPG avant de devenir un RPG solo, mais cela n'explique pas non plus tout.

Il ne reste plus qu'à espérer un sursaut d'orgueil de la part de Bioware, et peut-être imaginer un quatrième épisode se rapprochant dans sa construction de Dragon Age : Origins. Le DLC Intrus pour Inquisition allait dans ce sens, alors pourquoi pas. Pour finir et avant de me faire tirer dessus, je sais très bien que je n'ai pas abordé tous les points positifs et négatifs de ces trois jeux, mais il s'agit ici avant tout d'un ressenti général étayé par quelques exemples bien définis.

 

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Commentaires (75)

#2

Shaam
Grand chevalier

Moi j'étais a Ostagar, j'ai vu la guerre, sa musique, ses mabaris et ses charges majestueuses, la bataille la plus mémorable que j'ai pu faire dans ma vie ! :p

Dragon age, c'est ma licence préféré (mais pas mon jeu qui reste BG2!) pour son univers qui dépeint le racisme et la croyance d'une "magnifique" façon et puis ses personnages que j'adore :

Loghain, qu'est ce que j'adore ce mec, c'est un orc, loyal a sa vision du monde jusque dans ses pires effets, péremptoire et pragmatique avec une grosse dose de racisme, un orc je vous dis.

Morrigan, je l'aime c'est tout, de son nez a son ambition et sa volonté et sa sournoiserie, je pèche par luxure : p

Oghren, ces histoires de poissons et de culottes et son "Pimprenouille", le nain le plus sale et gras que je connaisse, j'aime les nains !

Anders avec Ser Griffouille, un mage, j'adore les mages surtout si ces des connards et lui c'est un magnifique connard.

Aveline, Argh Aveline, un des plus grand et des plus mésestimé personnage de Bioware, rien que pour ça je pardonne tout a Dragon age 2.

Solas, un elfe, un vrai, bizarre, étrange, voir même repoussant tant sur la fond que sur la forme, mais la fin d'Inquisition et de son DLC Intrus lui donne une aura qui me fait penser a Loghain, oui, vous le savez j'aime Loghain !!!

edit : bel article, pense tout pareil ou presque, vive les origines !

Message édité pour la dernière fois le : 09/03/2016 à 11:06

#3

Djefel
Chevalier

Merci pour cet avis !!

Je suis globalement d'accord avec toi même si je te trouve dur avec l'histoire du premier ! Rebâtir la garde des ombres, conclure des traités avec les différentes faction c'est épique à mon sens^^

Et puis il y a Ogren dans le 1, mais bon c'est ma nanitude qui parle

Pour conclure: le 1 je l'ai terminé je ne sais combien de fois, je l'ai adoré (surtout ses combats), le 2 je l'ai fini une fois, je ne l'ai jamais recommencé. Enfin, le 3 je ne l'ai jamais terminé...
#4

Vhaeraun
Novice

L'écriture a toujours été le point faible de Bioware. Prenons par exemple deux jeux phares: KOTOR et Nerverwinter Nights; leurs histoires sont identiques à celle de DA:O, gentil taper méchant avec quelques nuances de gris plus ou moins bien amenées au milieu.

Je remarque en revanche que pour ces deux licences, le studio qui a pris la relève, c'est-à-dire Obsidian, a lui toujours su proposer des scénarios riches, complexes et nécessitant de comprendre les motivations de chacun (KOTOR 2 à ce niveau est un bijou d'écriture).

J'ai très récemment rebouclé DA:O et Awakening et j'en suis arrivé à la même conclusion que dans l'article. Un univers bien décrit, qui aurait mérité à être plus fouillé (le codex est une très bonne idée), mais en définitive des quêtes assez peu intéressantes et on a l'impression que l'univers n'est vraiment qu'une trame de fond.
Awakening commençait déjà à sentir le sapin avec des personnages absolument pas fouillés (sérieusement Oghren en mode revenant ça montre vraiment qu'ils ne savaient pas quel personnage inventer...) et une histoire qui aurait pu être intéressante et qui n'est au final qu'à peine ébauchée.

Quant à DA:I, personnellement, quand j'ai vu les mages en mode kung-fu panda (ce qui m'irrite autant que Saroumane et Gandalf dans LOR ou The Hobbit) et le système de jeu bateau (les spé' des classes sont misérables très honnêtement), je me suis détourné assez vite du jeu.

Bref oui, la saga a du plomb dans l'aile, et si le premier opus pouvait permettre d'espérer, la suite semble l'avoir enterrée à petit feu.
#5

Colinet
Noble

Merci pour l'article qui a réussi à m'intéresser de bout en bout alors que j'ai uniquement joué - à peine plus d'une fois - à Origins (que je n'aime pas du tout et sur lequel je me suis endormi d'ennui face à la narration et de dégoût face au metagame)!

Shaam, je te rejoins cependant sur le côté mémorable d'Ostagar. Et les origines sont vraiment sympa!

Perso, niveau luxure, c'est Isabela qui m'a botté. Un des rares visages de jeu vidéo qui m'aurait plu physiquement en vrai. Je parle toujours de DA:O, pas du 2.

Message édité pour la dernière fois le : 09/03/2016 à 12:03

#6

Nallitsac
Garde

Dragon Age... sans aucun doute l'une des sagas les plus controversée du petit monde vidéoludique.

On l'adore ou on adore la détester, dans tous les cas on adore jaser dessus.

Pour ma part je n'ai joué qu'au très chouette et épique Origins (mon dieu ses musiques ) et face à tant de polémiques concentrées en ses deux frères cadets je dois dire que pour ce qui est de me lancer dedans je suis un peu hésitant. J'attendrai la sortie du quatrième opus et des retours de sa communauté pour décider si plonger plus en avant dans cet univers en vaut la chandelle...
#7

darth traya
Seigneur

L'écriture a toujours été le point faible de Bioware. Prenons par exemple deux jeux phares: KOTOR et Nerverwinter Nights; leurs histoires sont identiques à celle de DA:O, gentil taper méchant avec quelques nuances de gris plus ou moins bien amenées au milieu.

Je remarque en revanche que pour ces deux licences, le studio qui a pris la relève, c'est-à-dire Obsidian, a lui toujours su proposer des scénarios riches, complexes et nécessitant de comprendre les motivations de chacun (KOTOR 2 à ce niveau est un bijou d'écriture).

J'ai très récemment rebouclé DA:O et Awakening et j'en suis arrivé à la même conclusion que dans l'article. Un univers bien décrit, qui aurait mérité à être plus fouillé (le codex est une très bonne idée), mais en définitive des quêtes assez peu intéressantes et on a l'impression que l'univers n'est vraiment qu'une trame de fond.
Awakening commençait déjà à sentir le sapin avec des personnages absolument pas fouillés (sérieusement Oghren en mode revenant ça montre vraiment qu'ils ne savaient pas quel personnage inventer...) et une histoire qui aurait pu être intéressante et qui n'est au final qu'à peine ébauchée.

Quant à DA:I, personnellement, quand j'ai vu les mages en mode kung-fu panda (ce qui m'irrite autant que Saroumane et Gandalf dans LOR ou The Hobbit) et le système de jeu bateau (les spé' des classes sont misérables très honnêtement), je me suis détourné assez vite du jeu.

Bref oui, la saga a du plomb dans l'aile, et si le premier opus pouvait permettre d'espérer, la suite semble l'avoir enterrée à petit feu.


Tu as dit que Kotor II c'est bien, je t'aime bien.
#8

Nigel
Novice

A postériori, je me rends compte que j'ai consacré plus de temps et mémorisé plus de moments de Dragon Age 2 que Dragon Age : Origins, en ce sens, je trouve donc DA2 plus mémorable.

Mais je vous rejoint sur le fait que Dragon Age Inquisition est un raté total. Par la barbe de mes ancêtres, quel ennui ! Je me suis forcé à le finir !
#9

Wolphoenix
Guerrier

J'ai trouvé DAO soporifique, j'y ai joué quelques heures a peine, DA2 mediocre, je l'ai fini mais sans conviction, et j'ai bien aimé DAI, j'y ai joué plusieurs dizaines d'heures, en recommençant régulièrement avec une autre classe mais je ne l'ai jamais fini, lassé par les objectifs qui sont toujours les mêmes.
#10

Darjelin
Citoyen

Un peu comme vous tous, autant j'avais beaucoup aimé le premier, autant j'avais fais l'impasse sur le 2 qui visiblement était plus critiquable que plaisant.
Et pour le 3, j'ai beau parfois encore me forcer à le reprendre, la sauce ne prend pas, surtout en l'ayant attaqué apres avoir fini W3. L'absence quasi total de musique est peut etre d'ailleurs un des manque qui me pese le plus, au point que j'avais d'abord cru a un bug de ma carte son.
#11

Aleph
Chevalier

Très bon article, je me répète mais le principe des vues subjectives est vraiment sympa.

Cela dit pas de quoi me donner envie de reprendre cette sage. J'ai fini à grand peine le premier... Non pas que c'était absolument gonflant, mais l'ensemble m'avait paru fade, sans transcendance, et au final ne m'a laissé aucun souvenir. J'étais presque soulagé d'en voir le générique de fin. Forcément, je n'ai pas touché aux deux suivants...

Obligé de reconnaitre aussi que le vrai souci de Bioware réside dans le domaine de l'écriture. Bioware, comme Bethesda, ont commis la grave erreur de laisser Obsidian faire des "suites" à leurs jeux... Mask of the Betrayer qui annihile à mon avis presque l’œuvre entière de Bioware; Fallout:NV qui envoie au goulag "FO 3" et "FO 4". KOTOR 2 dont les ramifications découpent sur place KOTOR (et accessoirement tout Star Wars) tout en s'offrant le luxe de s'approcher en terme de qualité d'écriture de l'étalon PS:T (tout comme MotB, du reste, MCA oblige; MCA... MCA... MCAAAA).

Peut-être que si je tombe sur DA:2 en IMMENSE promo', pendant une phase de disette, me laisserais-je tenter... DA:I, en revanche.
#12

redd
Seigneur

Super article, dont je partage pas mal de points vue.

Dragon Age Origin est également mon préféré, et l'un des RPG préférés tout court (on va dire dans le top 5). Mais la saga prise dans son ensemble m'a déçu. Je la mets loin derrière un "mass effect" (pour la partie mise en scène, immersion, sentiment d'implication...) et loin derrière un paquet de jeux "old school" dont le gameplay me convient le mieux.

L'aspect "open world" de DAI m'a d'ailleurs bien gonflé.
Cependant, je dois bien avouer que la saga recèle de bonnes idées, et que pas mal d'éléments purement "sociaux" sont mis en avant. Outre les affrontements "mages vs le reste du monde" ; "elfes opprimés vs nobles humains" qui sont par ailleurs bien traités, il y a un paquet d'autres sujets qui s'expriment par le biais de personnages secondaires voire tertiaires, et qui donnent beaucoup de VIE à ce titre.
#13

AbounI
Grand gobelin

DA:O avait le mérite de proposer une très belle illustration de la puissance des Gardes : quand on allait se fritter au Démon-dragon, on one-shootait tous ses pions d'un seul coup.Ca avait l'avantage de pas être soulant à se taper du trash-mob pour arriver au boss, en plus d'illustrer le concept d'ennemi juré de ces gardes, qui du coup montrait bien l'avantage des ce héros sur ces monstres.C'était vraiment pas con, et pleinement assumé.
Pis bon, ses event aléatoires, ces feuilles de stat soignées en incluant les exploit perso par perso, dérivé des BG, son système d'inventaire limité bien qu'extensible, ses mécaniques d'endurance, ses blessures que j'aurais par contre voir plus poussé.
Pis Golem, il était fun aussi.
#14

Munshine421
Garde royal

Soyons clairs il n'y a que Dragon Age Origins qui était un héritier de Baldur's Gate ( 4 ans de dev) sur PC et pas un simple portage multiplateforme avec une jouabilité plus action comme l'ont été les suites.
Il n'y a rien à attendre d'un éventuel 4e opus tant que EA mettra ses sales pattes dedans et décidera de l'orientation du gameplay au détriment des joueurs PC qui ne veulent pas d'un mélange des genres.
#15

Shaam
Grand chevalier

Y'a pas que le gameplay dans la vie, y'a les qunaris aussi !
#16

guila
Villageois

Merci pour cet article sur un des mes jeux préférés (Origin). Cela m'avait manqué de débattre sur l’évolution de la franchise Dragon Age.
Et je suis d'autant plus ravis que je partage complétement ton analyse sur le 1 et le 3 (je reste moins ... enthousiasme sur le 2, peut être parce que j'avais vraiment adoré le 1 et je ne pouvais qu’être déçu de la suite).
Leliana, Ogren, Morrigan, Alistair, Zevran, Sten, Wynne, même Shale, vous me manquez

En tout cas merci, bon boulot.

Enchantementtttttttttt
#17

To_an
Citoyen

Merci pour cette chronique. Et je l'apprécie particulièrement car elle correspond à mes sentiments personels quant à cette saga. Et même si DA:O souffre de défauts, il restera à mon sens le meilleur épisode des trois opus nonmés. Surtout que 2009 aura été une année chiche en terme de "vrais" RPG (en dehors de Drakensang - l'Oeil Noir, Risen, Divinity II et Mysteries of Westgate pour Neverwinter Nights [j'ose pas évoquer les DLC pour Fallout 3]). J'avais particulièrement apprécié les Origines, ayant le mérite d'expliquer un peu pourquoi notre personnage était un guerrier, un mage ou un voleur (même si c'était un peu moins vrai dans le cadre d'un elfe citadin opprimé).
Les personnages recrutables sont bien amenés (même si leur répartition m'a toujours un peu surpris et qu'il faille pour certains acheter un DLC pour le dernier d'entre eux un peu fâché aussi). Leurs quêtes secondaires ne sont pas si ternes que cela (bon d'accord, certaines si). Elles avaient le mérite d'approfondir leur psychologie (Morrigan en tête, mais là aussi les développeurs ont été un peu timides - Flemeth restera à mon sens l'un des PNJ le plus marquant de la saga). Et Oghren bon dieu, rien que pour lui j'y jouerais des heures à ce jeu.
Il est vrai que certaines quêtes secondaires prennent parfois le pas, tant du point de vue de leur qualité que de leur traitement, sur l'histoire principale (je me rappelle tout particulièrement celle de ce mage du sang rencontré au cercle que l'on retrouve à Redcliff, entre autres).
Les combats ne sont pas ma tasse de thé dans les RPG et leur orientation plus action dans les deux autres épisodes mon laissé de marbre (c'est sans doute pour cela que mes deux jeux préférés resteront Planescape Torment, Fallout 1 et Arcanum).
En revanche, il n'aura pas fallut attendre DA 2 pour que la license, telle que proposée dans le premier épisode se fusille - rappelez-vous les différentes DLC pour le premier opus ainsi que leur réception et leur condition de distribution (annonciateurs de ce que le futur dans le jeu vidéo serait pour les RPG). Mauvaises, chères - bref décevantes (et déjà réutilisant des éléments de décors du jeu original) alors que certaines auraient dues nous faire passer de très bon moments si elles avaient été mieux exploitées (deux en particulier à mon sens : Chroniques des Engeances et celle avec Morrigan).

Enfin, bref merci pour cet article Caparzo
#18

Foudrolle
Villageois


DA : O l'un des rares jeux où le début est bien plus épique que tout le reste de l'aventure (Ostagar... ) mais quel jeu ! Alors certes son écriture était plutôt bof bof, l'univers franchement banal mais il se dégageait un quelque chose de grand du petit.

Les musiques sont géniales, je les écoute d'ailleurs encore régulièrement, et font tout le charme de DA : O.

Certains compagnons sont mémorables (Oghren avec ses manières... particulières, Liliana et sa chanson, le golem blasé et ce grand causeur de Sten). Mais la palme du meilleur personnage de DA : O revient à Loghain qui grâce à son rôle de salopard droit dans ses bottes fait tout le sel du jeu. D'ailleurs Loghain est un antagoniste bien plus classe que l'architroll...

Le système des origines était fichtrement bien pensé et offrait une rejouabilité du tonnerre à DA : O. C'est simple il s'agit du seul jeu que j'ai recommencé une bonne dizaine de fois.

Concernant DA 2... Bin je n'ai pas du tout accroché pourtant l'histoire parait beaucoup plus intéressante que dans DA : O surtout parce qu'elle semble plus personnelle. Mais le jeu a prit un virage pour le moins déconcertant qui m'a totalement refroidi.

Pour DA : I alors là c'est la cata le délire d'un monde semi ouvert vide de sens et d'intérêt très peu pour moi. Comme je l'avais lu ici, dans les commentaires lors de la parution du test, être à la fois le champion de ces dames, grand patron de l'Inquisition, Sauveur de l'univers, cueilleur de champignons, coursier et facteur ça casse légèrement l'immersion.

Au final pour moi, en considérant les 3 volets comme un tout, la trilogie DA est un superbe échec qui en partant d'une base solide et prometteuse s'est plantée avec brio en tentant de se travestir pour ressembler à d'autres licences.


#19

Henniak
Novice

Merci pour l article :)

Le 1 pour les combats
Le 2 pour l histoire
Le 3 est jolis

Vivement le 4 quand même :)
#20

oAmyoAmyo
Noble

Le doublage de DA2 reste un des plus mauvais avec Two Worlds mine de rien!
Ces répliques de Hawke....bon dieu, toujours le mauvais mot au mauvais moment. Impossible de l'apprécier.
random " Les templiers ont compris nos manigances, il va nous falloir utiliser des méthodes differentes! "
Hawke " Des pratiques différentes? Tant que ça ne concerne pas des enfants et un bordel...! "
Grand silence...

C'est pas mot pour mot, mais pas loin, vraiment pas loin.

Je sais pas ce qu'il s'est passé avec Inquisition, mais comme je l'avais déjà dit dans ces forum: les 20 premières heures ont été une purge sans nom, les 100 suivantes ont été très agréables! C'est clair, c'est pas Fallout2, mais je sais pas, il s'est passé un truc, une lumière, je me suis très attaché à mon personnage et c'était parti!
#21

Shaam
Grand chevalier

C'est juste qu'il faut pas doubler le PJ d'un RPG
#22

darth traya
Seigneur

Le doublage de DA2 reste un des plus mauvais avec Two Worlds mine de rien!
Ces répliques de Hawke....bon dieu, toujours le mauvais mot au mauvais moment. Impossible de l'apprécier.
random " Les templiers ont compris nos manigances, il va nous falloir utiliser des méthodes differentes! "
Hawke " Des pratiques différentes? Tant que ça ne concerne pas des enfants et un bordel...! "
Grand silence...

C'est pas mot pour mot, mais pas loin, vraiment pas loin.

Je sais pas ce qu'il s'est passé avec Inquisition, mais comme je l'avais déjà dit dans ces forum: les 20 premières heures ont été une purge sans nom, les 100 suivantes ont été très agréables! C'est clair, c'est pas Fallout2, mais je sais pas, il s'est passé un truc, une lumière, je me suis très attaché à mon personnage et c'était parti!


Les vingt premières heures, une purge sans nom, et les cent suivantes très agréables. J'ai tout pile l'expérience contraire, car il ne se passe rien les cent heures après les vingt premières à part des grands zones de vides à vider de contenu random.
#23

Shaam
Grand chevalier

En passant esthétiquement j'ai été vraiment charmé par DAI au niveaux des environnement mais surtout des architectures, les thaig nain et les ruines elfes sont vraiment magnifique, pas eu cette impression dans les autres. Au niveau des personnages, vêtements et armures c'est le contraire, j'ai trouvé a peu pres tout horriblement moche :p
#24

Reno
Chevalier

Ben voilà, pour tempérer, ou équilibrer, je vais faire l'apologie d'Inquisition.

J'ai passé 180 heures, sur la bête, et ai beaucoup aimé ses personnages, ses paysages, et son ambiance.
Varrick en tête, nos compagnons étaient nettement plus charismatiques et denses que dans les précédents opus. Un vrai plaisir toutes ces personnalités tellement opposées ! C'est clair que ça n'a rien de naturel, mais m'en fout ! lol
Ils étaient cool, et j'ai kiffé.
Mon équipe finale était composée du sieur nain, de Dorian et Cassandra.

Ah... Et comble de l’horreur, je me suis vraiment bien fait plaisir dans les 3 dlc. lol

Bizatous !

Message édité pour la dernière fois le : 10/03/2016 à 15:34

#25

maraux
Novice

Merci pour cette brillante analyse.
Personnellement j'ai adoré DA origins , bien aimé DA2 malgré ses nombreux défauts , et je me suis carrément fait "chier" avec le 3 , j'ai eu l'impression de jouer à un open world vide.

Je rejoue régulièrement au 1 et 2, mais le 3 je n'y toucherai plus car je n'ai vraiment pris aucun plaisir avec ce jeu, la quête principale étant pas trop mal mais c'est 10% du temps de jeu .
Entre 2 quêtes principales faut se taper des zones entières avec des quêtes secondaires à mourir d'ennui, il y a de bonnes idées mais l'essentiel reste le plaisir de jouer et pour moi il est aux abonnés absents.

Je pense que je deviens difficile ( quarantenaire et génération baldur's gate).




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