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Vue Subjective : Gothic 3

par Iosword 24 Nov 2015 10:00 39

Vue subjective, c'est quoi ? C'est un nouveau format où les rédacteurs reviennent sur des jeux, sortis il y a plusieurs années, en se focalisant sur leurs expériences de joueurs. Le principe n'est donc pas de faire la critique d'un titre, mais de parler des raisons pour lesquelles il nous a marqué.


 

Il existe des lieux qui nous marquent à vie, au point que nous y retournons religieusement année après année. Le lieu dont je vais vous parler ici est virtuel, cela fait presque une décennie que j'ai foulé ces terres et j'en garde de magnifiques souvenirs : de naufragé - échoué sur une côte - dont tout le monde se méfiait, je suis devenu un homme connu de tous. Moi qui savais à peine tenir un arc, incapable de filer le gibier à cause de ma démarche lourdaude : je suis devenu un assassin hors pair. Jadis inconnu, je suis désormais considéré comme un héros pour les miens et suis un adversaire respectable pour les autres.

J'ai choisi le destin de ce monde et mes actions seules ont mené à ce dénouement. Que ce soit une bonne ou une mauvaise chose importe peu, car en réalité, la seule chose qu'il reste aujourd'hui dans mon esprit de joueuse n'est pas tant mes choix, aussi importants fussent-ils. Ce qu'il reste c'est Myrtana. Ce royaume n'est pas seulement dans une période charnière de son existence où tout est encore possible. C'est aussi l’un de ces rares univers virtuels qui me laisse, après l'avoir exploré des centaines d'heures durant et fait tout et son contraire, une sensation de réalisme.

 

Aujourd’hui, je vais vous parler de la licence Gothic, et plus particulièrement de son troisième opus. À première vue, Gothic 3 ne se distingue pas des autres productions de Piranha Bytes, si ce n’est qu’il marque l’apogée de sa licence et l’abandon (forcé) de celle-ci par ses développeurs, qui se consoleront avec une suite spirituelle ; la trilogie Risen. Gothic 3 se distingue de ses aînés par un monde ouvert vaste – même si la licence a toujours opté pour des environnements ouverts.

 

  

 

Je me souviens qu’à l’époque l’idée d’un terrain de jeu immense m’enchantait. J’avais l’impression que les jeux de rôle occidentaux en 3D avaient encore tout à prouver. Nous étions en 2006, quatre ans avant Red Dead Redemption, et même si l’open-world existait depuis plusieurs décennies : il n’était pas commun. Si vous vous promeniez dans un rayonnage PC – une toute autre époque –, les rares jeux dits « open-world » étaient World of Warcraft et autres MMO, Oblivion, quelques autres RPG, et des clones de GTA qui n’avaient pas encore pris leur indépendance. Pourtant cette idée, cet émerveillement de l’open-world, avait été bien écorchée par Oblivion ; si le soft de Bethesda a eu une qualité, c’est que je l’ai rongé moins longtemps que prévu et, donc, libéré du temps pour savourer Gothic 3.

Bref, je vous parle de monde ouvert, mais il va de soi que Gothic 3 n’est pas construit comme un jeu moderne – et, j’en profite pour vous dire qu’ELEX, d'après des extraits que nous avions pu voir à la Gamescom 2015, semble garder cette philosophie. C’est-à-dire qu’il ne nous assaille pas de contenu, il tente de ne pas d'être un simple themepark dont nous allons user les attractions jusqu’à ce que la lassitude s’installe. Il est parfois, souvent même, vide et ne tente pas de le cacher, au contraire, il en use. Il nous rappelle que dans le monde réel, lors d’une promenade, nous ne croisons pas des lacs, des ruines ou autres endroits changeant de la végétation locale toutes les minutes.

C’est une des raisons pour lesquelles j’aime mes excursions dans Gothic 3, il fait partie de ceux qui laissent exister les plaines vides, des falaises donnant sur une très large plage où seules quelques créatures errent et où le butin sera maigre – même si l’explorateur avisé saura qu’à flanc de montagne il existe probablement un chemin menant à une grotte. De par sa composition le jeu est sublime, il nous offre des lieux dégagés et si nous scrutons l’horizon, il essayera toujours de nous offrir des panoramas intéressants à regarder. Contrairement au world design de Skyrim, qui est construit de sorte à ce que le joueur repère des points d’intérêts et dévie de sa voie – donc ait toujours des choses à découvrir –, celui de Gothic 3 nous propose des repères visuels. Une maison en ruine, une montagne, une topographie particulière, un simple rocher sortant de terre : le but n’est pas forcement d’offrir des lieux à visiter mais d’offrir à notre cerveau des aides pour se repérer dans ces terres. Gothic 3 se pose comme moins merveilleux, mais plus crédible et tangible.

 

  

 

Et si le Héros sans Nom connaît ces terres, ce n’est pas notre cas. Rien, ou presque, n’est fait pour nous aider, nous connaissons approximativement la localisation des principaux villages et camps et nous n’avons aucune idée ce qui nous attend entre deux lieux, et, aucune manière de le prévoir si ce n’est en glanant des informations auprès des PNJ. Aussi, les écoutera-t-on avec attention – du moins jusqu’a ce que nous ayons obtenu l’information désirée, après cela, notre boussole sera notre meilleure alliée. Au départ, lâchement abandonné par nos compagnons de voyage, nous sommes perdu, désorienté dans cette immensité hostile dont les règles et la politique échappent au nouveau venu. La seule chose que nous savons c’est que les Orcs asservissent les humains.

Je me souviens de la première fois où j’ai cherché en vain le camp rebelle d’Okara. J’étais au-dessus, je pouvais observer les rebelles sans qu'ils ne s’en doutent – comprenez, l’IA ne lève pas les yeux au ciel –, mais il m’était impossible de trouver l’entrée. Tout semblait se ressembler, la végétation dense n'aidant en rien, et l’entrée était relativement loin du campement principal – ce qui est logique, si les rebelles étaient simples à trouver, leur vie virtuelle serait très vite compromise.

Généralement, une fois les lieux trouvés, aucune recherche n’est nécessaire pour y revenir ; à mesure que nous laissons les traces de notre passage en Myrtana, nous apprenons à connaître ce qui nous entoure. Cela est peut-être dû à la manière dont est construit la zone de jeu qui, si elle n’est pas toujours parfaitement maîtrisée, reste cohérente. Les développeurs ont choisi de réaliser un monde ouvert sans aucun temps de chargement visible, un tel choix s'accompagne de contraintes, et force la création d’une topographie homogène. Ceci étant dit, cette cohérence montre vite ses limites quand il s'agit d'expliquer la diversité de biome et le passage de l'un à l'autre.

 

  

 

Il est donc très plaisant d’explorer Myrtana et les royaumes proches, mais notre avatar n’a pas pour but de se prélasser dans le sable ou de flâner en forêt. Aussi, le soft a bien des besognes à proposer pour occuper le chaland – il propose aussi une population de sangliers que vous prendrez plaisir à rencontrer. Et puis, contrairement à Oblivion, le soft n'offre pas d’autres moyens de locomotion que nous même, et le seul moyen de fast travel sont des pierres de téléportation (pour les villes principales) qu’il faut tout d’abord trouver. Cette gestion moins permissive des déplacements nous force à organiser notre voyage pour s’éviter des allers-retours inutiles. Et les développeurs doivent quant à eux proposer de quoi divertir le joueur en voyage.

Gothic 3 c’est un monde qui sait être à la fois vide et vivant. Car le contenu ne manque pas et l’animation non plus : les PNJ sont actifs et vaquent à leurs occupations, et beaucoup d’entre eux auront des choses à nous raconter – du moins, les villes semblaient très vivantes à l’époque de sa sortie. Mais tout cela ne suffit pas à expliquer l’illusion de réalisme. Un point qui peut avoir son importance est le classicisme au niveau de l’univers et de la direction artistique. La série Gothic ne brille par son originalité ou son extravagance, mais, étonnamment, cela ne dessert pas le jeu, lui donnant un côté plus crédible – bon... si l'on excepte les dinosaures, mais Piranha Bytes semble avoir un problème avec ces gros reptiles puisqu'il y en a dans tous leurs jeux. Et en parlant de crédibilité, comment oublier son gameplay ? Je ne m’attarderai pas sur ce point puisqu’un test de Gothic 3 a déjà été fait dans nos colonnes, mais il est difficile de ne pas l’évoquer.

Dites-moi quelle est la grande spécialité de l’Allemagne ? Ceux qui songent aux bretzels ou aux voitures n’ont pas tort, mais ici nous parlons de jeux vidéo, et dans ce domaine l’Allemagne est connue pour ces jeux nous faisant incarner le métier dont nous rêvions étant enfant. Bien sûr, à première vue, Gothic et [Insérer une profession] Simulator n’ont pas réellement de points communs ; pourtant, ils partagent une philosophie commune : la volonté de simuler et de s’approcher du réel. De ce fait, le soft propose un système de combat intéressant sur le papier, mais rigide comme pas permis une fois en main. Et surtout, il propose une progression du personnage n’ayant pas grand-chose à voir avec ses cousins américains.

 

  

 

Qui dit simulation dit difficulté. Ici le premier problème est la survie en environnement hostile. Car, certes, nous ne devons pas remplir notre panse ou calmer notre soif, mais la nature nous est hostile et le restera. À force d’affrontements, nous gagnerons des points d’expérience. Ces points seuls ne suffiront pas pour acquérir de nouvelles compétences ou pour augmenter nos statistiques, nous allons devoir faire appel à d'autres personnages et trouver un maître dans le domaine qui nous intéresse. Le problème c’est que le chasseur du coin refusera de nous apprendre comment filer le gibier s’il n’y a pas de compensation à la clé. Aussi il faudra prouver notre valeur, lui rendre des services ou encore alléger notre bourse (voire, parfois les trois, les habitants du coin étant ingrats).

Service, ce mot a toute son importance en Myrtana. On nous rappellera souvent que nous ne sommes rien, pire même nous n’avons pas de nom, nous revenons dans un royaume qui n’est plus réellement le nôtre, changé par le sang. Notre ancienne patrie a perdu, à la fois, ses terres et sa superbe : les quelques miettes du gouvernement restant se terrent sous un dôme magique tandis que les reliquats de l’armée se cachent dans la forêt et semblent désormais composés de plus de fermiers que d’hommes d’armes. Le reste de la population locale travaille pour les Orcs, généralement au titre gracieux d’esclave. À côté de cela, le Nordmar et ses habitants ne se soucient guère des guerres intestines et les Hashishins, vivant dans la région désertique du Vagrant, connaissent une ère de prospérité puisque ce sont des marchands. Or l’être humain est une marchandise comme les autres, et les Orcs sont à la recherche de main d’œuvre.

Comme nous ne sommes rien et que nous représentons une menace minime, nous pouvons jouer à Gothic 3 sans nous soucier des trois principales factions (Rebelles, Orcs et Hashishins), nous pouvons nous contenter d’explorer et de rendre service à ceux que nous rencontrons. Mais, tôt ou tard, il faudra choisir à qui prêter sa lame. Le système de faction est la marque de Piranha Bytes et met en avant une notion importante : celle du choix. La liberté d’action est un des concepts principaux du jeu vidéo, et encore plus des jeux de rôle. Bien souvent, le choix, quand bien même serait-il illusoire, est lié à des questions d'éthique.

 

  

 

Dans Dishonored par exemple, vous incarnez un assassin dont le but est la vengeance, mais vous pouvez le faire de deux manières : céder à la rage et à la cruauté en tuant tous ceux qui croisent votre route, ou à l’inverse être furtif et éviter les victimes inutiles – le tout avec quelques nuances intermédiaires. Jamais le soft d’Arkane ne vous forcera la main directement, mais il met en place un juge : la petite Emily. Orpheline de l’impératrice dont vous êtes désormais le protecteur mais aussi le modèle. Comme toute enfant, Emily va se construire par rapport à vos actes et, si vous résolvez tout problème par le sang, elle deviendra une femme froide, tyrannique et cruelle, voyant la violence comme la solution la plus simple aux conflits.

 Piranha Bytes ne fait, lui, que peu intervenir la morale. Celle-ci a sa place et il serait simple de relier les différents peuples à des positionnements éthiques. Ainsi, nous verrions dans les Orcs un peuple maléfique, barbare et colonisateur, dans les rebelles un peuple meurtri ayant toute légitimité dans leurs actes terroristes puisqu’ils ne cherchent qu’à retrouver leurs terres. Ceux qui ont choisi de commercer ou de travailler comme mercenaires avec les Orcs sont de vils humains. Et les druides et les nordiques semblent avoir plus de considération pour la nature que pour leur propre race. Lors des diverses conversations avec les uns et les autres, ils nous expliqueront leur idéologie et tenteront de nous y faire adhérer.

Pourtant, le jeu ne récompense pas plus une voie qu’une autre et nous sommes seul juge de nos actes. Ces derniers auront des conséquences : se faire connaître comme mercenaire orc dans une région rendra les rebelles du coin méfiants, ils finiront par refuser d’échanger avec nous, puis si nous continuons dans cette voie, deviendront hostile et avertiront, peu à peu, les autres rebelles de nos allégeances. Jouer sur plusieurs tableaux risque donc d’être difficile et risquera de causer notre perte. Mais gagner en réputation auprès des Orcs leur prouvera notre valeur, nous progresserons dans leur hiérarchie et nous passerons de possible marchandise à pion très utile. Rencontrer des généraux orcs se mérite et le sentiment d’accomplissement est présent.

 

  

 

Comme nous ne sommes rien, tout nous est possible et la liberté offerte permet un fort aspect roleplay. Qui plus est nous pouvons ôter la vie et raser des villes entières, seul ou avec l’aide d’une faction. Ces lieux désormais dépourvus de vie ne tarderont pas à être investis par la faction adverse. Nos choix ont des conséquences visibles, tout cela donne à Gothic 3 une cohérence mais aussi, comme je le disais plus tôt, un côté tangible. Au final, même si Myrtana n’est qu’un univers virtuel où, nous et nous seul, sommes promis à une grande destinée, il reste qu’en jouant j’étais immergée comme rarement.

 

Parfois, je me dis que Gothic 3 aurait pu ne jamais rester dans ma mémoire : entre la release difficile où les bugs étaient légion, les nouvelles idées finalement peu présentes puisqu’il affine juste la formule chérie du studio, sans parler du système de combat bien trop rigide. Et pourtant, dix ans après, c’est de lui dont je me souviens ; de lui et de Myrtana qui régulièrement use de ses charmes pour m’attirer dans ses griffes. Gothic 3 n’est qu’un jeu, un programme complexe, mais il propose un monde d’une cohérence rare, un système de choix et une exploration qui ne ressemble à rien d’autre (sinon aux autres jeux de Piranha Bytes). C’est un jeu qui, parfois, tendait à me faire oublier son statut de software, en me laissant incarner un héros sans nom dont l’histoire était à construire.

 

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Commentaires (39)

#26

mm678player
Paladin

Pour la tirelire ça devrait aller...
#27

Phoenix
Paladin

Pour moi, la série Gothic ne m'attire pas particulièrement, ça ne me parle pas, et je me rappelle autrefois que certains collègues me parlaient de ce jeu comme une sorte d'Elder Scrolls like via son monde libre/bac sable. Mais non rien à faire, je n'y accroche pas. L'univers Elder Scrolls me plait largement mieux.

Puis en plus récent, il y a eu les Risens, alors bien que les mécaniques de jeu sont les même que Gothic, bah bizarrement l'ambiance de Risen me plait beaucoup plus, et j'ai pris plus plaisir à faire cette série que Gothic. Risen 1 je l'ai trouver bien sympa avec son ile mystérieuse, mais le 2 reste mon préféré, ambiance pirate quoi ! Ça court pas les rues et m'a fait penser avec nostalgie Monkey Island, mais aussi notre héros avec son ptit look à la Albator j'ai trouvé ça cool Le 3 je ne l'ai pas testé, mais a l'air d'être un clone du 2 en terme de gameplay et d'interface...


Peut être qu'il faudrait que je lui redonne une chance à Gothic (3), mais pff je sais pas, non et non





En tout cas, sympa l'article ^^

Message édité pour la dernière fois le : 25/11/2015 à 23:25

#28

jbbourgoin
Citoyen

Etrangement j'ai bien aimé les deux séries, mais elles m'ont également saoulé assez vite aussi. Je n'accroche pas à l'univers non plus, l'un comme l'autre. Peut-être leur machisme ? Dans Gothic c'est à peine si la gente féminine existe, dans Risen ce sont où des femmes au foyer ou des putes. Peut-être la direction artistique qui oscille entre l'excellent et le grotesque ? J'en sais rien, mais arrivé à un moment ces jeux me gavent. Pourtant ils ont un vrai potentiel, le gameplay est intéressant ( contrairement à Skyrim vanilla ... ), mais je sais pas ça colle pas avec moi.

Il est vrai que je n'ai pas dépassé la dizaine d'heure de jeux dans Gothic 3 et Risen 1 chacun. Peut-être que la progression du personnage et de l'histoire donnent toute leur saveur à cette série de jeux.
#29

Iosword
Grand chevalier

Merci pour vos retours enthousiasmants

Pour ceux, n'ayant pas encore le jeu qui ont envie de se laisser tenter par l'aventure, sachez que Gothic 3 est actuellement en promo sur Steam au petit prix de 2 euros.

Message édité pour la dernière fois le : 27/11/2015 à 02:44

#30

Remontoir
Citoyen

à ce prix là franchement.... y'a pas gros risque à essayer
#31

Nallitsac
Guerrier

J'avoue c'est tentant. Mais bon, depuis un petit... accident survenu avec cette plateforme (rien de grave : tous mon catalogue de jeu à juste disparu du jour au lendemain sans raisons !!), je vais plutot m'en remettre au bon vieux support physique.
#32

Aleph
Chevalier

J'avoue c'est tentant. Mais bon, depuis un petit... accident survenu avec cette plateforme (rien de grave : tous mon catalogue de jeu à juste disparu du jour au lendemain sans raisons !!), je vais plutot m'en remettre au bon vieux support physique.


Grand dieu.... T'as tenté de contacter Steam pour résoudre le problème?
#33

Nallitsac
Guerrier

Grand dieu.... T'as tenté de contacter Steam pour résoudre le problème?


Oh oui penses-tu, et le dernier retour qu'ils aient daigné m'accorder, et dont j'ai oublié la date car ça remonte un peu, me demandait de patienter le temps qu'ils "règlent" le problème... Mais merci de demander, ça fais plaisir de voir que ça ne choque pas que moi.

Bon après c'était pas non plus hyper-tragique car je ne touché plus depuis un moment à la plupart de ces jeux. Mais bon maintenant j'ai retenu la leçon : pour être sur d’être définitivement possesseur d'un produit, le support physique y'a que ça de vrai !
#34

Aleph
Chevalier

Ben je comprends bien, dans ma bibliothèque steam y a pas mal de jeux auxquels je ne toucherai sans doute plus jamais mais dans l'absolu tous ces jeux ont été payés. Quand on te cambriole, les assurances "assurent" un minimum la victime. Je vais faire un peu plus attention avec steam du coup.
#35

Iosword
Grand chevalier

Deux choses : n'achetez jamais sur des sites non légit, et gardez toute vos factures. Ce sont les seules choses, qui dans de telle situation, peuvent vous permettre de retrouver vos jeux.

Et, Steam, a partir du moment ou tu perds ton compte, sauf si tu as une communauté derrière, est dans son bon droit (selon les contrats d'utilisation eux même), ils estiment que s'il y a un problème avec ton compte, une toute petite chose pas trop légale noyé dans pleins d'autres jeux, alors c'est fini.

Message édité pour la dernière fois le : 10/06/2016 à 09:38

#36

Kaos_Sita
Villageois

Merci beaucoup pour cette magnifique ode dédiée à cette merveille qu'est Gothic 3. Bon en réalité je viens surtout de prendre un coup de vieux et je me remémore le début de mon aventure avec le pc familial avec des sauvegardes horriblement longues à faire (env 5 minutes).
Combien j'ai souffert entre les allers-retours, les combats contre un simple mob horriblement compliqué alors que je venais de massacrer le village d'orque il y a 5 minutes.

Mais également les souvenirs plus épiques comme une longue nage de la zone forestière du jeu au désert (Je sais plus combien de temps cela m'a pris, mais cela m'a semblé horriblement long).

Et puis la fin, tiens c'est sympa cette jolie petite tour, allons la piller, oh mais j'ai l'impression d'avoir déjà vu ce type au départ. On va se promener ? Pas de souci, quelques monstres un plus gros et quoi c'est déjà la fin ? (Bon ça fait plus de 60 heures dont la moitié à me promener dans les bois).


#37

cabfe
Seigneur

La première que j'y ai joué, j'ai super bien accroché.

Beaucoup plus tard, je l'ai réinstallé et il n'a pas tenu longtemps sur mon disque dur. Les combats sont trop lourds pour moi (comprendre, y'en a trop).
Avec l'âge, l'action m'ennuie, allez comprendre !
#38

Psychorat911
Villageois

C'est pour moi le jeu le plus abouti de Piranha Bytes. La progression est laborieuse, les choix, non manichéens, et les musiques...


La musique!! je pense que c'est la principale raison qui me pousse a refaire les gothics de temps à autres (gothic 1,2,3). En ajoutant un peu de nostalgie à ça et le patch dx11 au deux premier gothic (qui est merveilleux).... je retombe en extase à chaque fois.
#39

Shizam
Grand chevalier

Il faut 5 dragons de Skyrim pour faire un sanglier dans Gothic.... ;)

Si l'ont fait un rapprochement avec l'autre billet "Vue Subjective" , et la licence Drakensang, et sur pas mal d'autre jeux et RPG "Teutons", on se dit qu'ils aiment bien la difficulté à se tirer les cheveux de l'autre coté du Rhin.
Ce n'est pas un mal, et ça renforce le genre.
Mais perso, si j'ai bien aimé Risen 1, j'ai eu plus de mal avec les Gothic. Où j'étais d'ailleurs plutôt passé à coté, porté par d'autres jeux.

Sympa à lire en tout cas.
#40

8ballpool
Novice

C'est tout juste les infos que je cherchais ça tombe pile poile !




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