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Vue Subjective : Gothic 3

par Iosword 24 Nov 2015 10:00 39

Vue subjective, c'est quoi ? C'est un nouveau format où les rédacteurs reviennent sur des jeux, sortis il y a plusieurs années, en se focalisant sur leurs expériences de joueurs. Le principe n'est donc pas de faire la critique d'un titre, mais de parler des raisons pour lesquelles il nous a marqué.


 

Il existe des lieux qui nous marquent à vie, au point que nous y retournons religieusement année après année. Le lieu dont je vais vous parler ici est virtuel, cela fait presque une décennie que j'ai foulé ces terres et j'en garde de magnifiques souvenirs : de naufragé - échoué sur une côte - dont tout le monde se méfiait, je suis devenu un homme connu de tous. Moi qui savais à peine tenir un arc, incapable de filer le gibier à cause de ma démarche lourdaude : je suis devenu un assassin hors pair. Jadis inconnu, je suis désormais considéré comme un héros pour les miens et suis un adversaire respectable pour les autres.

J'ai choisi le destin de ce monde et mes actions seules ont mené à ce dénouement. Que ce soit une bonne ou une mauvaise chose importe peu, car en réalité, la seule chose qu'il reste aujourd'hui dans mon esprit de joueuse n'est pas tant mes choix, aussi importants fussent-ils. Ce qu'il reste c'est Myrtana. Ce royaume n'est pas seulement dans une période charnière de son existence où tout est encore possible. C'est aussi l’un de ces rares univers virtuels qui me laisse, après l'avoir exploré des centaines d'heures durant et fait tout et son contraire, une sensation de réalisme.

 

Aujourd’hui, je vais vous parler de la licence Gothic, et plus particulièrement de son troisième opus. À première vue, Gothic 3 ne se distingue pas des autres productions de Piranha Bytes, si ce n’est qu’il marque l’apogée de sa licence et l’abandon (forcé) de celle-ci par ses développeurs, qui se consoleront avec une suite spirituelle ; la trilogie Risen. Gothic 3 se distingue de ses aînés par un monde ouvert vaste – même si la licence a toujours opté pour des environnements ouverts.

 

  

 

Je me souviens qu’à l’époque l’idée d’un terrain de jeu immense m’enchantait. J’avais l’impression que les jeux de rôle occidentaux en 3D avaient encore tout à prouver. Nous étions en 2006, quatre ans avant Red Dead Redemption, et même si l’open-world existait depuis plusieurs décennies : il n’était pas commun. Si vous vous promeniez dans un rayonnage PC – une toute autre époque –, les rares jeux dits « open-world » étaient World of Warcraft et autres MMO, Oblivion, quelques autres RPG, et des clones de GTA qui n’avaient pas encore pris leur indépendance. Pourtant cette idée, cet émerveillement de l’open-world, avait été bien écorchée par Oblivion ; si le soft de Bethesda a eu une qualité, c’est que je l’ai rongé moins longtemps que prévu et, donc, libéré du temps pour savourer Gothic 3.

Bref, je vous parle de monde ouvert, mais il va de soi que Gothic 3 n’est pas construit comme un jeu moderne – et, j’en profite pour vous dire qu’ELEX, d'après des extraits que nous avions pu voir à la Gamescom 2015, semble garder cette philosophie. C’est-à-dire qu’il ne nous assaille pas de contenu, il tente de ne pas d'être un simple themepark dont nous allons user les attractions jusqu’à ce que la lassitude s’installe. Il est parfois, souvent même, vide et ne tente pas de le cacher, au contraire, il en use. Il nous rappelle que dans le monde réel, lors d’une promenade, nous ne croisons pas des lacs, des ruines ou autres endroits changeant de la végétation locale toutes les minutes.

C’est une des raisons pour lesquelles j’aime mes excursions dans Gothic 3, il fait partie de ceux qui laissent exister les plaines vides, des falaises donnant sur une très large plage où seules quelques créatures errent et où le butin sera maigre – même si l’explorateur avisé saura qu’à flanc de montagne il existe probablement un chemin menant à une grotte. De par sa composition le jeu est sublime, il nous offre des lieux dégagés et si nous scrutons l’horizon, il essayera toujours de nous offrir des panoramas intéressants à regarder. Contrairement au world design de Skyrim, qui est construit de sorte à ce que le joueur repère des points d’intérêts et dévie de sa voie – donc ait toujours des choses à découvrir –, celui de Gothic 3 nous propose des repères visuels. Une maison en ruine, une montagne, une topographie particulière, un simple rocher sortant de terre : le but n’est pas forcement d’offrir des lieux à visiter mais d’offrir à notre cerveau des aides pour se repérer dans ces terres. Gothic 3 se pose comme moins merveilleux, mais plus crédible et tangible.

 

  

 

Et si le Héros sans Nom connaît ces terres, ce n’est pas notre cas. Rien, ou presque, n’est fait pour nous aider, nous connaissons approximativement la localisation des principaux villages et camps et nous n’avons aucune idée ce qui nous attend entre deux lieux, et, aucune manière de le prévoir si ce n’est en glanant des informations auprès des PNJ. Aussi, les écoutera-t-on avec attention – du moins jusqu’a ce que nous ayons obtenu l’information désirée, après cela, notre boussole sera notre meilleure alliée. Au départ, lâchement abandonné par nos compagnons de voyage, nous sommes perdu, désorienté dans cette immensité hostile dont les règles et la politique échappent au nouveau venu. La seule chose que nous savons c’est que les Orcs asservissent les humains.

Je me souviens de la première fois où j’ai cherché en vain le camp rebelle d’Okara. J’étais au-dessus, je pouvais observer les rebelles sans qu'ils ne s’en doutent – comprenez, l’IA ne lève pas les yeux au ciel –, mais il m’était impossible de trouver l’entrée. Tout semblait se ressembler, la végétation dense n'aidant en rien, et l’entrée était relativement loin du campement principal – ce qui est logique, si les rebelles étaient simples à trouver, leur vie virtuelle serait très vite compromise.

Généralement, une fois les lieux trouvés, aucune recherche n’est nécessaire pour y revenir ; à mesure que nous laissons les traces de notre passage en Myrtana, nous apprenons à connaître ce qui nous entoure. Cela est peut-être dû à la manière dont est construit la zone de jeu qui, si elle n’est pas toujours parfaitement maîtrisée, reste cohérente. Les développeurs ont choisi de réaliser un monde ouvert sans aucun temps de chargement visible, un tel choix s'accompagne de contraintes, et force la création d’une topographie homogène. Ceci étant dit, cette cohérence montre vite ses limites quand il s'agit d'expliquer la diversité de biome et le passage de l'un à l'autre.

 

  

 

Il est donc très plaisant d’explorer Myrtana et les royaumes proches, mais notre avatar n’a pas pour but de se prélasser dans le sable ou de flâner en forêt. Aussi, le soft a bien des besognes à proposer pour occuper le chaland – il propose aussi une population de sangliers que vous prendrez plaisir à rencontrer. Et puis, contrairement à Oblivion, le soft n'offre pas d’autres moyens de locomotion que nous même, et le seul moyen de fast travel sont des pierres de téléportation (pour les villes principales) qu’il faut tout d’abord trouver. Cette gestion moins permissive des déplacements nous force à organiser notre voyage pour s’éviter des allers-retours inutiles. Et les développeurs doivent quant à eux proposer de quoi divertir le joueur en voyage.

Gothic 3 c’est un monde qui sait être à la fois vide et vivant. Car le contenu ne manque pas et l’animation non plus : les PNJ sont actifs et vaquent à leurs occupations, et beaucoup d’entre eux auront des choses à nous raconter – du moins, les villes semblaient très vivantes à l’époque de sa sortie. Mais tout cela ne suffit pas à expliquer l’illusion de réalisme. Un point qui peut avoir son importance est le classicisme au niveau de l’univers et de la direction artistique. La série Gothic ne brille par son originalité ou son extravagance, mais, étonnamment, cela ne dessert pas le jeu, lui donnant un côté plus crédible – bon... si l'on excepte les dinosaures, mais Piranha Bytes semble avoir un problème avec ces gros reptiles puisqu'il y en a dans tous leurs jeux. Et en parlant de crédibilité, comment oublier son gameplay ? Je ne m’attarderai pas sur ce point puisqu’un test de Gothic 3 a déjà été fait dans nos colonnes, mais il est difficile de ne pas l’évoquer.

Dites-moi quelle est la grande spécialité de l’Allemagne ? Ceux qui songent aux bretzels ou aux voitures n’ont pas tort, mais ici nous parlons de jeux vidéo, et dans ce domaine l’Allemagne est connue pour ces jeux nous faisant incarner le métier dont nous rêvions étant enfant. Bien sûr, à première vue, Gothic et [Insérer une profession] Simulator n’ont pas réellement de points communs ; pourtant, ils partagent une philosophie commune : la volonté de simuler et de s’approcher du réel. De ce fait, le soft propose un système de combat intéressant sur le papier, mais rigide comme pas permis une fois en main. Et surtout, il propose une progression du personnage n’ayant pas grand-chose à voir avec ses cousins américains.

 

  

 

Qui dit simulation dit difficulté. Ici le premier problème est la survie en environnement hostile. Car, certes, nous ne devons pas remplir notre panse ou calmer notre soif, mais la nature nous est hostile et le restera. À force d’affrontements, nous gagnerons des points d’expérience. Ces points seuls ne suffiront pas pour acquérir de nouvelles compétences ou pour augmenter nos statistiques, nous allons devoir faire appel à d'autres personnages et trouver un maître dans le domaine qui nous intéresse. Le problème c’est que le chasseur du coin refusera de nous apprendre comment filer le gibier s’il n’y a pas de compensation à la clé. Aussi il faudra prouver notre valeur, lui rendre des services ou encore alléger notre bourse (voire, parfois les trois, les habitants du coin étant ingrats).

Service, ce mot a toute son importance en Myrtana. On nous rappellera souvent que nous ne sommes rien, pire même nous n’avons pas de nom, nous revenons dans un royaume qui n’est plus réellement le nôtre, changé par le sang. Notre ancienne patrie a perdu, à la fois, ses terres et sa superbe : les quelques miettes du gouvernement restant se terrent sous un dôme magique tandis que les reliquats de l’armée se cachent dans la forêt et semblent désormais composés de plus de fermiers que d’hommes d’armes. Le reste de la population locale travaille pour les Orcs, généralement au titre gracieux d’esclave. À côté de cela, le Nordmar et ses habitants ne se soucient guère des guerres intestines et les Hashishins, vivant dans la région désertique du Vagrant, connaissent une ère de prospérité puisque ce sont des marchands. Or l’être humain est une marchandise comme les autres, et les Orcs sont à la recherche de main d’œuvre.

Comme nous ne sommes rien et que nous représentons une menace minime, nous pouvons jouer à Gothic 3 sans nous soucier des trois principales factions (Rebelles, Orcs et Hashishins), nous pouvons nous contenter d’explorer et de rendre service à ceux que nous rencontrons. Mais, tôt ou tard, il faudra choisir à qui prêter sa lame. Le système de faction est la marque de Piranha Bytes et met en avant une notion importante : celle du choix. La liberté d’action est un des concepts principaux du jeu vidéo, et encore plus des jeux de rôle. Bien souvent, le choix, quand bien même serait-il illusoire, est lié à des questions d'éthique.

 

  

 

Dans Dishonored par exemple, vous incarnez un assassin dont le but est la vengeance, mais vous pouvez le faire de deux manières : céder à la rage et à la cruauté en tuant tous ceux qui croisent votre route, ou à l’inverse être furtif et éviter les victimes inutiles – le tout avec quelques nuances intermédiaires. Jamais le soft d’Arkane ne vous forcera la main directement, mais il met en place un juge : la petite Emily. Orpheline de l’impératrice dont vous êtes désormais le protecteur mais aussi le modèle. Comme toute enfant, Emily va se construire par rapport à vos actes et, si vous résolvez tout problème par le sang, elle deviendra une femme froide, tyrannique et cruelle, voyant la violence comme la solution la plus simple aux conflits.

 Piranha Bytes ne fait, lui, que peu intervenir la morale. Celle-ci a sa place et il serait simple de relier les différents peuples à des positionnements éthiques. Ainsi, nous verrions dans les Orcs un peuple maléfique, barbare et colonisateur, dans les rebelles un peuple meurtri ayant toute légitimité dans leurs actes terroristes puisqu’ils ne cherchent qu’à retrouver leurs terres. Ceux qui ont choisi de commercer ou de travailler comme mercenaires avec les Orcs sont de vils humains. Et les druides et les nordiques semblent avoir plus de considération pour la nature que pour leur propre race. Lors des diverses conversations avec les uns et les autres, ils nous expliqueront leur idéologie et tenteront de nous y faire adhérer.

Pourtant, le jeu ne récompense pas plus une voie qu’une autre et nous sommes seul juge de nos actes. Ces derniers auront des conséquences : se faire connaître comme mercenaire orc dans une région rendra les rebelles du coin méfiants, ils finiront par refuser d’échanger avec nous, puis si nous continuons dans cette voie, deviendront hostile et avertiront, peu à peu, les autres rebelles de nos allégeances. Jouer sur plusieurs tableaux risque donc d’être difficile et risquera de causer notre perte. Mais gagner en réputation auprès des Orcs leur prouvera notre valeur, nous progresserons dans leur hiérarchie et nous passerons de possible marchandise à pion très utile. Rencontrer des généraux orcs se mérite et le sentiment d’accomplissement est présent.

 

  

 

Comme nous ne sommes rien, tout nous est possible et la liberté offerte permet un fort aspect roleplay. Qui plus est nous pouvons ôter la vie et raser des villes entières, seul ou avec l’aide d’une faction. Ces lieux désormais dépourvus de vie ne tarderont pas à être investis par la faction adverse. Nos choix ont des conséquences visibles, tout cela donne à Gothic 3 une cohérence mais aussi, comme je le disais plus tôt, un côté tangible. Au final, même si Myrtana n’est qu’un univers virtuel où, nous et nous seul, sommes promis à une grande destinée, il reste qu’en jouant j’étais immergée comme rarement.

 

Parfois, je me dis que Gothic 3 aurait pu ne jamais rester dans ma mémoire : entre la release difficile où les bugs étaient légion, les nouvelles idées finalement peu présentes puisqu’il affine juste la formule chérie du studio, sans parler du système de combat bien trop rigide. Et pourtant, dix ans après, c’est de lui dont je me souviens ; de lui et de Myrtana qui régulièrement use de ses charmes pour m’attirer dans ses griffes. Gothic 3 n’est qu’un jeu, un programme complexe, mais il propose un monde d’une cohérence rare, un système de choix et une exploration qui ne ressemble à rien d’autre (sinon aux autres jeux de Piranha Bytes). C’est un jeu qui, parfois, tendait à me faire oublier son statut de software, en me laissant incarner un héros sans nom dont l’histoire était à construire.

 

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Commentaires (39)

#2

Shaam
Grand chevalier

Ça doit bien faire 3-4 fois que je lance le jeu, j'y passe 2-3 bonnes heures, j'me lasse pas a chaque fois de refaire ce début tellement il est chouette (bon, forcement puisque y'a des orcs), puis je ragequit a cause des combats...

J'aime bien le format, un air de nécromancie, ma deuxième passion après les orcs ! Ca me donne envie de relancer Gothic, mais pas ses combats...
#3

Gaek_Shao
Guerrier

Arrgh. Je lutte depuis plusieurs semaines. Je ne l'avais pas fini, faute de changement de pc.

Mais de voir ces images, me fait réentendre sa musique.

Il y avait quelques features, fort sympathique (cuisiner, crafting) que son principale concurrent (Oblivion) n'offrait pas.

Je sens que je vais bientôt craquer...........
#4

DAlth
Garde royal

C'est pour moi le jeu le plus abouti de Piranha Bytes. La progression est laborieuse, les choix, non manichéens, et les musiques...
#5

Kylelesage
Garde

Intéressant comme article, ça donne envie d'y jouer en tous cas ^^. Juste une petite coquille, quand tu parles de dishonored "Jamais le soft d’Arcane...", c'est Arkane :)

Message édité pour la dernière fois le : 24/11/2015 à 12:23

#6

tatalia
Villageois

le jeu où le loup est la créature la plus coriace à tuer.

énervant et jouissif.
#7

ninheve
Grand chevalier

Gothic III a été pour moi la grande révélation de ce qu'on pouvait faire sur un rpg avec un monde ouvert. Une liberté de choix plutot impressionante avec des conséquences. je me souviens avoir essayer de manoeuvrer pour me rallier à plusieurs factions, jouant sur la corde raide et à chaque partie je découvrais encore des choses. Oui comme dans tous les Gothic les combats sont chauds...au début..
Gothic III est un jeu qui m'a marquée comme étant ce que les open worlds de l'epoque auraient pu être. pour tout ceux qui ont été rebutés par la difficulté de leurs premiers combats, donnez lui une seconde chance (en le patchant bien entendu ! :P)
#8

Munshine421
Garde royal

Je n'ai jamais joué à Gothic 3 mais la description que tu en fais pourrait très bien s'appliquer à Risen (difficulté ardue au début en mode survie, toutes les factions sont légitimes selon le point de vue et par conséquent les décisions qui nous poussent à nous orienter vers l'une d'elles).
#9

murlock
Villageois

Malgré le fait d'avoir fini Gothic 1 et bien entamé Gothic 2, je n'ai pas eu le courage de lancer Gothic 3... Il va falloir corriger ça, il y a un mod conseillé ?

Après, j'ai peur que les combats me fatiguent autant que Risen...
#10

ninheve
Grand chevalier

Je trouve que Gothic III a beaucoup plus de profondeur dans le gameplay et dans l'histoire que les Risen, donc si vous avez aimé les risens vous allez adorer Gothic III. Quant à des mods à conseiller? perso je conseille le gros patch fait par la communauté qui est devenu le patch officiel suite à l'abandon de la licence. Les combats au début sont chauds...j'ai appris à courir! ensuite ben l'ensemble est si riche qu'on en oubli ce petit détail :P
#11

prypiat
Paladin

Amusant concept, en forme de "déclaration d'amour" ^^ et y'a pas mieux pour vendre un jeu ^^

Après Gothic est une licence que je n'ai jamais vraiment creusé. A chaque fois que je lis/j'entends quelqu'un me dire que c'est une licence fantastique, j'en réinstalle un mais ça ne dure jamais longtemps...

J'ai acheté Gothic 3 pour le prix d'un pain il y a une éternité, j'ai du le recommencer trois ou quatre fois, mais jamais plus d'une heure ou deux... autant le concept sur le papier me botte, autant en jeu je n'arrive pas à accrocher, je sais pas pourquoi. J'ai vraiment l'impression de passer à côté de quelque chose.
J'avais même essayé le 2, mais c'est encore pire.^^

J'ai moins de mal avec Risen, mais je ne l'ai jamais fini non plus...

Allez, je réessaye ^^ ça tombe bien j'ai déjà l'impression d'avoir fait le tour de Fallout 4 ! :p
#12

Gaek_Shao
Guerrier

Moi, c'est l'inverse.
J'avais bien accroché à Gothic 3, et j'y ai passé de nombreuses heures.
On me parlait alors de Risen, et là ce fut le drame.
Jamais pu accroché à Risen. C'est fou ça.
#13

mm678player
Paladin

Gothic 3. Un nom qui ne m'évoquait pas grand chose jusqu'à présent. Mais après cet article très immersif, et ces réactions qui le complètent bien, je vais réfléchir... Donc une bonne immersion, mais se méfier des combats. Pas de Skyrim-Park, mais du réalisme... Si je le trouve à bas prix quelque part, je crois que je m'y mets aujourd'hui même...
#14

Mickaelus
Citoyen

J'ai terminé les deux premiers Gothic, et je dois bien avouer que j'éprouve et partage complètement le sentiment d'enchantement évoqué dans l'article. Moi qui aime la chevalerie, j'ai été servi dans le 2 avec la progression dans le camp des paladins, d'autant qu'il y a ce côté "européen" qui fait qu'on a une chevalerie plus rude qu'idéalisée. Un jour, j'essaierai sans doute les autres factions.

J'ai passé quelques dizaines d'heures sur le troisième opus il y a quelques mois, jusqu'à ce que ma sauvegarde ne se corrompe malheureusement (ne faites pas comme moi, gardez-en plusieurs au cas où !), et j'ai vraiment adoré ce que j'ai parcouru (soit l'essentiel de Myrtana, avec un tout petit pied en Nordmar). Je trouve que les paysages ont vraiment une âme, la végétation animée par ce qu'on appelait Speed Tree à l'époque (comme dans Oblivion ou Neverwinter Nights 2, deux autres jeux de 2006) est dense, superbe et crédible, et les textures sont encore très bonnes.

Les orcs ont une sacrée tronche qui les rend attachants, les dialogues sont bien fichus (je regrette juste que les pnjs ne sortent leur réplique qu'une fois et qu'on ne puisse pas la relire ensuite) mais c'est vrai que c'est le sentiment de pouvoir choisir véritablement comment s'insérer dans le conflit politique qui donne beaucoup de charme au jeu. Là où Oblivion abandonnait complètement l'aspect politique qu'on trouvait dans Morrowind, Gothic 3 nous place au cœur des événements. Je n'ai pas encore tout vu du jeu, mais c'est vraiment excellent de pouvoir, effectivement, faire changer des villes de camp à travers des batailles épiques (je me souviens par exemple de la libération du paladin enfermé dans le phare de Cap Dûn, et avoir recommencé plusieurs fois pour qu'il survive au bout du compte !), influer réellement sur les destinées du royaume. On n'a pas trop l'impression d'être sur un rail scénaristique, et c'est déjà une prouesse. Bien sûr, il y a également tout cet aspect exploration très gratifiant, et puis des combats qui font rager mais sont autant de promesses de parties intenses.

Bref, il va falloir que je trouve le temps de le terminer. Et de tester enfin les Risen qui traînent dans ma ludothèque depuis un moment.
#15

Offen
Garde

Ah Gothic avec le mode de difficulté "réaliste" rajouté par le patch de la communauté qui te force à réfléchir avant de foncer dans le tas.
#16

redd
Seigneur

En ce qui me concerne, j'avais tout de même largement préféré Risen 1 et 2 que le 3. Mais le fait que ce dernier était optimisé avec les pieds (il faut utiliser le community patch pour qu'il soit jouable) n'aidait pas.

Des trois, je trouvais Risen 2 comme étant le plus abouti.
#17

Iosword
Grand chevalier

@Munshine : En effet, le constat peut s'appliquer aux Risen, et probablement à ELEX leur titre en développement. Piranha Bytes est un studio qui c'est (presque) construit un sous-genre du RPG à lui seul et qui, à chaque jeu, ne fait que réutiliser et l'affiner.

Mais comme Ninheve, je trouve que Gothic 3 marque une apogée et que, par la suite, jamais ils n'ont réussi à l'égaler. Risen garde le système de jeu du studio et n'est pas une mauvaise trilogie loin de là, mais est inférieure sur bien des points à Gothic 3 : que ce soit sur l'exploration (les Risen prennent place dans des mondes plus petit), en terme de liberté d'action (les factions sont bien plus cloisonnées et jouer en étant "sur le corde raide" entre plusieurs camp ne mène (généralement) qu'à être bloqué, ce qui m'est arrivé lors de ma première partie sur Risen 1 après 50h de jeu), etc.

Si je le trouve à bas prix quelque part, je crois que je m'y mets aujourd'hui même...


Que ce soit en boite, sur Gog ou sur Steam, tu peux désormais le trouver à 10 euros et il est en promotion de temps en temps.

Il va falloir corriger ça, il y a un mod conseillé ?

Le patch communautaire et, si tu veux améliorer l'aspect graphique, il y a le SweetFX.

Quant aux combats, moi j'ai pas appris à courir j'ai appris à bourriner et à ne jamais laisser le temps aux ennemis de finir leurs patterns d'attaque, cela fonctionne aussi. Ce qui donne aux combats un côté moins épique, mais qui a le mérite de les expédier surtout au début où ce n'est pas très passionnant.

Amusant concept, en forme de "déclaration d'amour" ^^ et y'a pas mieux pour vendre un jeu ^^


Heureuse que le format vous plaise ; après le concept fait qu'ils y aura des papiers assez hétéroclites selon les jeux et les rédacteurs.

Message édité pour la dernière fois le : 24/11/2015 à 19:27

#18

SIMON842
Novice

ca m'a l'air pas mal tout ça, j'ai bien envie de le tester du coup...

Message édité pour la dernière fois le : 14/12/2015 à 14:08

#19

kworld
Guerrier

Quant aux combats, moi j'ai pas appris à courir j'ai appris à bourriner et à ne jamais laisser le temps au ennemis de finir leur patterns d'attaque, cela fonctionne aussi. Ce qui donne aux combats un côté moins épique, mais qui a le mérite de les expédier surtout au début où ce n'est pas très passionnant.


Je valide cette technique qui est également la mienne !





Par contre j'ai réessayé récemment et j'ai beaucoup de mal... graphiquement. Alors que les 2 premiers ne me posent aucun souci sur ce point !
Ce sont surtout les paysages lointains, et les effets ( bloom , DoF , etc )qui me gênent. Je vais devoir "tweaker" un peu tout ça pour le rendre plus agréable a mes yeux !
J'ai ce soucis avec la plupart des jeux de cette époque (Oblivion par exemple est dans la même situation je préfère graphiquement Morrowind vanilla).
#20

Colinet
Noble

C'est pour moi le jeu le plus abouti de Piranha Bytes.


Pour moi aussi. Je sais que le 2 a des arguments imparables et tout mais... le cœur parle. C'est l'expérience du 3 qui a pour moi été la plus complète.

Oh, c'est hors-sujet mais je reconnais que l'ambiance du monastère dans Risen est formidable.
#21

murlock
Villageois

Je suis lâche, je viens de l'installer... :)

La version GoG (Enhanced Edition) comprend déjà le community patch 1.74

Et j'avais oublié que l'OST des Gothics est aussi bien :p
#22

Cerves
Garde

Ça vas en faire des ragequit au premier combat !
#23

Remontoir
Citoyen

J'étais tombé amoureux du 2 à l'époque.
Quand le 3 a été annoncé je n'osais à peine y croire, je l'ai attendu fébrilement et me suis jeté dessus quand il est enfin sorti.
Mais je n'ai jamais réussi à le faire fonctionner, j'avais pourtant une bonne machine. Entre les lags, les bugs graphiques et les plantages purs et simples j'ai fini par jeter l'éponge. Ce fut vraiment une très grosse déception.

Je l'ai racheté il y'a peu en version dématérialisée, et comme en plus j'ai changé de pc, après toutes ces années ça tourne (enfin) nickel.

Cet article est super et tombe à point, il me donne une envie folle de me plonger définitivement dans cet épisode.
#24

Rollerrat
Citoyen

Il y a du souffle dans le rythme et dans l'espace de cette Vue Subjective; un développement presque sensuel; une muse qui fait visiter -- sans hâte -- les paysages d'anciens poèmes; qui confie ses contemplations et ses extases, avec douceur et conviction. Pour moi, elle a eu quasiment la même force évocatrice que My heart's in the Highlands de Robert Burns. Et le tout, dans un billet parsemé d'informations plus prosaïques qui auraient pu désintéger le charme. Bin non ! Tout en souplesse.

Alors pour le nouveau format et pour la Rolls Ios : ClapclapclapclapClapclapclapclap

Note : Je dois avouer : ma perception est truffée d'un romantisme poisseux, ces jours [quelque accident qu'on maudit et qu'on adore]. Mais quand même, y'a kekchose de singulier, propre à ce billet, j'ai trouvé… et j'ai aimé !
Note 2 : Non je ne suis pas [toujours] un fayot, j'ai vraiment aimé.
Note 3 : j'ai même laissé passer une nuit avant de le relire, pour être sûr que je n'avais pas été drogué, à l'insu de mon plein gré.
#25

Nallitsac
Guerrier

Mince alors, depuis le temps que je rêve de me lancer dans cette suite du Sacro-Saint Gothic 2, va vraiment falloir que me fasse un trou dans mon emploi du temps (et dans ma tirelire) parce que là chers confrères gobelins vous n'aider vraiment pas à me contenir avec votre topic...
Très sympathique d'ailleurs ce nouveau concept : la subjectivité y'a que ça de vrai !

PS : pour ce romantisme "poisseux" Rollerrat, je n'aurais pas mieux décrit mon enthousiasme de ce format d'expression.

Message édité pour la dernière fois le : 25/11/2015 à 12:55





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