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Journal de Quêtes de l'an 2015, semaine 15

par Toupilitou 12 Avr 2015 09:00 8

Il n'est pas anodin que de joyeux développeurs aient affublé leur désopilante création vidéoludique d'un titre aux consonances de marketoïnomane compulsif. Pour eux, Steam, c'est les grands espaces au beau milieu desquels leur chiffre d’affaire se fera du testicule en or, en vendant à bon prix leur quincaillerie. Sans vouloir leur faire de la peine – avec tout le mal qu'ils se sont donné, ce ne serait pas très sympathique – il faut bien reconnaître que le tour de passe-passe qui consiste à faire un saut de quelques dizaines d’années en arrière n'a au premier abord rien de franchement alléchant. Les voyages d'accord, mais dans le passé, ça dépend où, comment et avec qui.

 

Quoi qu’il en soit, au temps, hélas lointain, de ma folle adolescence, lorsque mes occupations subversives de rebelle en lutte contre l'ordre établi m'en laissaient le loisir, je jouais. Beaucoup, énormément, à tout ce qui me tombait sous la main. Et à l’époque, même si nous trouvions les gros pixels magnifiques et révolutionnaires, il n’en est plus vraiment de même à l’heure actuelle. Maintenant, c’est de "l’Art". Avec Dragon Fantasy : The Volumes of Westeria de Muteki, retour aux sources en 8 bits, du graphisme à l’audio. Finalement, la communication du studio sur ce jeu et ses features est super light ; le pitch tient sur quatre lignes et se limite à dire que vous allez poutrer des monstres, ainsi qu'explorer des grottes et donjons. Du 8 bits pour faire du 8 bits, mouais... Fort heureusement, ce genre de jeux finit toujours par se prendre une déculottée phénoménale qui les renvoie à un néant dont ils avaient eu la mauvaise idée de surgir. Next !

 

   

 

Enchaînons rapidement avec Relativity War : A Science Space RTS de Fungameco. Avec un nom pareil, vous vous imaginez de suite un truc totalement abscons. Eh bien, plus ou moins, puisque dans ce god-game / stratégie / aventure / simu / action (... hmmm, vous me suivez encore ?), vous aurez la possibilité de faire mumuse avec la théorie de la relativité d'Einstein. Et tandis que je creuse les features de ce jeu, et aussi amusant qu'il puisse être, je m'enfonce toujours plus profondément sans rencontrer la moindre couche bien dure de RPG. Next !

 

   

 

Dis voir, mon petit gobelinou, est ce que... tu aimes les films de gladiateurs ? Oups, excusez-moi, une vie antérieure vient de refaire surface ; mais que voulez-vous, tous ces gladiateurs aux muscles huilés et saillants, ça a toujours eu un effet fou sur les loutres. Quoi qu'il en soit, est-ce le cas avec I, Gladiators de Steel Monkeys, vous mettant dans la peau d'un de ces rois de l'arène, avec des jolis graphismes donnant un rendu très BD en cel-shading ? Eeeeh bien, pas vraiment. Vendu deux fois moins cher sur la plateforme de la pomme, ce portage foireux en provenance d'IOS va vous permettre de vous taper un ulcère en essayant de contrôler votre combattant (... car pensé pour du tactile), dans ce beat'em all comprenant des microtransactions à la sauce pay to win. Le nom de l'éditeur, Next Dimension Games Adventures, m'offre par contre une belle porte de sortie histoire d'enchaîner sur... autre chose.

 

   

 

Vous êtes toujours là ? Rassurez-vous, le plus dur est passé. Pour relever le niveau, voici Hero Generations de Heart Shaped Games. Ce jeu nous donne un mélange inattendu de 4X et de Roguelike, et pour reprendre les mots du développeur : "Quand Civilisation de Sid Meier rencontre Passage et Zelda". Avouez que, dit comme ça, cela donne plutôt envie ! Vous aurez donc la possibilité d'explorer un monde généré procéduralement, histoire de récolter gloire et fortune, afin de rencontrer l'âme soeur, puis de concevoir un rejeton. Lorsque l'avatar que vous contrôlez vient à mourir, vous prenez alors en main votre progéniture. Quant au côté 4X, il est ramené à un niveau plus personnel et individuel ; chaque tour que vous passerez correspondra à un an de vie de votre avatar. La patte graphique, quant à elle, est ma foi relativement sympathique. À voir !

 

   

 

Clôturons cette chronique avec un dernier Roguelike : Tower of Eglathia de Lord of Eglathia, tiré du bouquin éponyme de Jeremy N. Johnson. Lorsque vous démarrerez ce jeu, il vous sera demandé de définir votre biographie, en choisissant entre autres les raisons qui vous ont poussé à rentrer dans ladite tour. Cette dernière comprend de nombreux niveaux vous permettant de faire évoluer votre personnage parmi trois arbres de compétences : barbare, mystique et assassin. Malgré une interface légèrement à la ramasse et un rendu global relativement amateur, ce jeu semble tout de même remplir son office. À réserver pour ceux qui ont très très faim de Roguelike, donc.

 

   

 

En espérant que la semaine à venir soit encore meilleure que celle que nous venons de vous décrire, on se retrouve dimanche prochain les gobs !


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Commentaires (8)

#2

Gelukpa
Guerrier

Y a rien de folichon cette semaine.
#3

ninheve
Grand chevalier

mouai...t'es bien courageux la loutre à tout essayer!
#4

mm678player
Garde royal

Et à l’époque, même si nous trouvions les gros pixels magnifiques et révolutionnaires, il n’en est plus vraiment de même à l’heure actuelle

D'accord à 1000 %.

Quand je parle encore ces dernières années des jeux auxquels je jouais dans les années 80, 90, puis plus précisément de Might & Magic 7, Heroes 4, Morrowind, etc... c'est quand c'était ce qu'il y avait de mieux (pour mes goûts de l'époque). Et surtout pour dire qu'aujourd'hui certains découvrent le monde du jeu avec des graphismes plus photoréalistes, mais parfois avec des fonctionnalités moins bonnes (ou moins dans mes goûts).

Mais je ne comprends pas les gens qui ne se sont mis que ces dernières années aux jeux auxquels je jouais même fin 90's, début 2000's, quand il y a eu autre chose entre.

(ce qui ne m'empêche pas de faire une trentième partie d'un vieux truc, quand je ne suis PAS encore passé à plus récent...)
#5

Toupilitou
Garde royal

@Nini : Ma banquière ferait une attaque si je m'amusais à acheter tous les jeux qui sortent chaque semaine ; j'en essaye, certes, mais clairement pas tous !

#6

mophentos
Paladin

moué rien de sympa cette semaine.

mais merci quand même pour les news ;)
#7

Shizam
Grand chevalier

Ouep , pas grand chose de bien trippant! En attendant le prochain tour de Toupi!. .....

Tient sur le sujet Arène de Gladiateurs, il y avait un p'tit "tactic" assez sympa sur console. J'ai oublié le nom.
C'est d'ailleurs en tactic que ce genre de jeu s'exprime ( ou pourrait s'exprimer) le mieux je trouve.
1vx1 / 2vs2 / 5vs5 / etc..
Y aurait moyen de faire un bon jeu sur cette base Gladiateurs en arène.

Le petit jeu de course de chars ...arf oublié le nom également, mais je sais que vous étés affutés les Gobelins! Est pas mal du tout dans le même esprit.
Mériterait bien d'etre revu en beau jeu 3D type "simu".
#8

Hapax
Citoyen

"Hero Generations" semble prometteur sur le papier, mais d'après les critiques sur Steam, le gameplay est rapidement lassant et il y a des gros soucis de sauvegardes corrompues. Je passe mon tour, d'autant plus que je ne suis pas convaincu par les graphismes enfantins.
#9

Monsieurb
Novice

Et à l’époque, même si nous trouvions les gros pixels magnifiques et révolutionnaires, il n’en est plus vraiment de même à l’heure actuelle


Il y a certains vieux classiques auxquels je n'avais jamais joué et que j'ai apprécié, malgré les pixels et l'âge. D'autres jeux vieillissent très mal cependant. J'ai particulièrement apprécié Final Fantasy 8 et 9, même si je n'y avais jamais joué à l'époque, malgré les graphiques. Les personnages et/ou l'histoire peuvent faire une différence. Pour ceux que ça intéresse.

Cependant, les "nouveaux" vieux jeux sont souvent une pâle copié des anciens. Ils se ressemblent car ils utilisent les même engins, souvent RPG maker. Ils manquent d'esprit et d'originalité, et surtout de personnalité. Quand en plus on a l'impression que tout a été généré procéduralement, c'est carrément inintéressant.




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