Mardi 25 Juin 2019, 20:19     Connectés : 3      Membres : 2


Mot de passe oublié ?

Pas encore de compte ?

L'Art de la Table #1

par Jubei 05 Fév 2015 10:00 36

Et voilà. Le grand jour est arrivé. Vous sortez enfin du placard et vous vous affirmez au monde. Vous êtes MJ ! Deux lettres qui font de vous un être particulier, un dieu parmi le commun des mortels. Mais que signifient ces deux lettres exactement ? Elles sont simplement l’abréviation du terme suivant : maître du jeu. Ce terme désigne le gentilhomme qui, grâce à un arsenal de livres, de dessins, de figurines, de plan et d’imagination, va vous permettre de vivre d’extraordinaires aventures par le biais d’un outil que l’on nomme Jeu de rôle. 

Inutile de présenter le Jeu de rôle ici, à moins que vous ne soyez néophyte en la matière, auquel cas je vous renverrai vers l’article de la Goblinothèque qui vous expliquera et vous présentera le jeu de rôle, cette activité ludique particulière. Cette chronique est destinée à vous aiguiller, vous futurs MJ, ou bien MJ déjà avertis.  Comme le disait un grand philosophe, je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien, et par conséquent que je ne cesserai d’apprendre du monde qui m’entoure.  

 

 

On a beau avoir pratiqué le JdR pendant des années ou bien se lancer pour la première fois, on peut toujours découvrir des astuces, des aides, et bien d’autres petits mémos ou notes qui nous aident dans notre vie de MJ. 

Aujourd’hui, et pour ce premier numéro de L’Art de la Table, nous allons parler de la construction de scenarii. Car oui mes chers amis, on ne dit pas scenarios, ce qui est faux sauf au singulier (donc sans le « S ») mais bel et bien scenarii. Beaucoup de joueurs veulent devenir MJ, passer de l’autre côté de l’écran, avec l’envie de faire vivre les aventures qu’ils ont imaginées. Mais l’imagination ne fait pas tout, car le plus dur est de coucher sur le papier les idées pour en faire ressortir une histoire, un scenario digne de ce nom. On va donc voir ici comment créer un scenario. Ce n’est pas une solution miracle et bien d’autres articles existent sur le web avec différentes méthode., mais ce qui va suivre peut être une première approche utile, non seulement pour vous MJ, mais également pour tous ceux qui souhaitent s’essayer à l’écriture afin de construire une trame scénaristique pour un jeu vidéo, un roman, une BD, etc.

 

Bonjour.  Vous vendez des idées ? 

 

Pour concevoir un scenario, une intrigue, il vous faut une idée de base autour de laquelle va se construire toute votre trame. Cela peut être n’importe quoi. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises idées. Seule la manière dont on traitera cette dernière pourra être bonne ou mauvaise. Si jamais vous ne trouvez pas l’inspiration sur le moment, ce n’est pas grave. Prenez un petit calepin et un stylo et gardez-les près de vous. Ainsi lorsqu'une idée, ou même plusieurs idées, vous viendront à l’esprit, il vous suffira de les noter et vous pourrez les examiner plus tard à tête reposée. 

Mais où trouver ces fameuses idées ? Partout ! Tout autour de vous. Tout dépend de l’univers dont il sera question.  Vous faites jouer du Cyberpunk ? Le monde autour de vous et surtout les journaux télévisés sont d’excellentes sources d’inspirations. Vous jouez dans un contexte médiéval-fantastique ? Les BD, les mangas, les romans, les séries télés sur ce thème peuvent être autant de sources d’inspiration qu’un manuel d’histoire, de mythologie ou bien d’archives archéologique. Le monde autour de vous sera votre meilleur allié. 

Vous avez votre idée ? Bien, nous allons donc passer aux choses sérieuses. Pour ma part, mon idée, qui servira d’exemple durant toute cette chronique, sera la suivante : un Jarl Viking. Ne me demandez pas pourquoi, c’est ce qui me passait par la tête à ce moment précis.

 

Une tempête cérébrale.

 

Construire l'histoire. Voilà la chose qui va vous effrayer le plus, alors que ça ne devrait pas. En effet, beaucoup de MJ ne savent comment débuter la rédaction d’un scénario. J’ai envie de dire, commençons tout simplement par le début, le brainstorming. Rappelez-vous, on a notre idée de base, le Jarl Viking. Le Jarl est un chef de clan chez les Viking. Ce sera le thème de ce scénario, la chose autour de laquelle l’histoire va s’articuler. Mais on ne va pas commencer un scénario en disant à ses joueurs : « Aujourd’hui on va parler d’un Jarl Viking. ». Ce n’est pas tip-top comme amorce, et en plus cela donne une impression de vague.

On va donc l’étoffer un peu, notre idée. Elle est pour l’instant une pierre brute que nous allons tailler et polir pour en faire un magnifique diamant. Le Brainstorming peut se faire de différentes façons, mais pour ma part, je vous conseillerais l’association d’idées sous forme d’organigramme. C’est la méthode qui, à mon sens, est la plus facile à reprendre, surtout quand on n’a pas l’habitude d’écrire des scenarii. Cela marche un peu comme le jeu Pyramide. Vous savez, le jeu avec Patrice Lafond où les candidats disent des mots pour que leurs coéquipiers trouvent des mots qui n’ont rien à voir. «  Marteau »  => « Russie »

« Manche ? »  => « Poele »     « Epilation ? »  =>  « Portugais »     Bien joué !!!

Bref, vous avez compris la référence. Et bien là, c’est pareil. Prenons notre Jarl Viking et voyons les idées qui en découlent…. 

 

 

Les viking sont des sortes de barbares, donc des combats. Un raid viking sur d’autres peuples ? Un conflit pour un territoire ? Un voyage en mer ?  

Le Jarl est le chef d’un clan... Tentative de renversement de pouvoir ? Un complot ? Une lutte de clans ?

Les viking… On peut aussi penser à Odin. Qui dit Odin dit souvent prophétie. Un devin ? Une volva ? Prophétie pour les Joueurs ? Voilà déjà un petit paquet d’idées que nous allons maintenant pouvoir regrouper et mettre en forme.

Par où commencer ? Là, pas de solution miracle. Tout dépendra de l’idée que vous voudrez comme initiatrice. Pour ma part, je décide de partir sur une guerre de Clans. Ce sera le point de départ de mon aventure. Mais une histoire, ça se construit comment ? Faisons simple. Cela se construit comme au cinéma : dans un film, il y a des scènes. Dans un jeu de rôle, c'est la même chose (d'ailleurs dans les jeux de rôle de White Wolf, ou bien dans Les Ombres d’Esteren, ils parlent de scènes comme unité de temps). Bref, nous allons découper notre histoire en scènes importantes et  détailler chaque scène en fonction des informations, des actions, de toute chose que l’on souhaite faire découvrir aux joueurs. Cette méthode reste assez libre tant au niveau de la création qu’au niveau de la jouabilité. On aura une trame sans pour autant avoir un scénario trop rigide. On aura un large créneau pour faire face aux imprévus des joueurs et aux improvisations.

En gros, c'est comme une rédaction, vous aurez : début (la scène A), milieu (comme le milieu d'un film, là où on découvre pas mal de trucs et que l'action est à fond) et fin (appelons-la scène Z). Commençons à rédiger notre scénario !

 

De votre plus belle plume.

 

Nous l’avons vu, nous allons diviser notre scénario en scènes.  Pour mon histoire de viking, cela se passerait ainsi :

Scène A : Rencontre avec le Jarl. Les PJ, membre du clan du Jarl Björnson, sont convoqués par leur seigneur. Il leur demande d’aller enquêter sur de récents incendies de fermes à l’Est de son domaine. 

Scène  B : Les PJ voyagent. Une rencontre aléatoire aura sûrement lieux. Ennemis, amis, oracle, cela restera au choix, voir au hasard s’il y a une table de rencontre dans votre jeu.

Scène C : Arrivés sur le lieu de la première ferme, les PJ vont enquêter et trouver des indices. Traces de pas, de chevaux, cadavres, pas de pillages, armes avec un blason ? Ceci est dû à une attaque du clan ennemi.   

Scène D : Une scène à 2 facettes. Si les PJ ont repéré l’éclaireur ennemi, la scène D consistera en une course poursuite ou bien une filature. S’ils ne l’ont pas vu, ils seront pris en embuscades sur le chemin de retour, et seront forcés à battre en retraite dans le territoire de l’ennemi.

Etc, etc, etc, jusqu’à la scène Z : Combat entre les deux clans.


Si le clan des PJ gagne, le Jarl accordera des privilèges aux PJ, car il aura gagné de nouvelles terres. Sinon les PJ devront fuir et tenteront peut-être de se venger du Jarl ennemi. 

Le nombre de scènes dépend de la taille que vous voulez donner à votre scénario. En générale, 8 scènes suffisent pour un scénario de 4 heures, sachant que vos joueurs sortiront de votre scénario à un moment donné. Le tout, c’est que votre scénario soit cohérent et que vos PJ soient au centre de l’aventure. N’accordez par trop d’importance aux PNJ, sauf aux antagonistes qui seront les némésis des PJ. N’hésitez pas à prendre du recul sur votre scénario. Faites-le lire à divers autres MJ qui sauront vous donner des conseils sur la rédaction, la forme et le fond. 

Enfin, pour que votre scénario soit attrayant, il n’appartiendra qu’à vous de le faire vivre et de le rendre passionnant.  Ce sera votre roleplay et le souffle que vous insuffler au scénario qui feront que la partie de JdR sera inoubliable par vos joueurs ou non. Il faut savoir donner un vrai caractère à ses PNJ, une vraie personnalité, avec une vraie motivation. Personne n’est méchant juste pour le plaisir d’être méchant. Et cela commence par l’écriture de vos PNJ importants, de leur background, leurs motivations. Le plus dur sera de jouer ces êtres. Mais ceci est une autre histoire.

 

Et si je n’ai pas d’idée ? 

 

Pas de panique ! Si vous n’avez pas d’idée de scénario, je vais vous fournir une petite liste, non-exhaustive, de scenarii type. Avec un peu d’entrainement et à force de combinaisons, ces simples exemples pourront se transformer en scenarii bien plus élaborés.

 

  • Le scénario Baston

C’est le plus simple à mettre en place. Amusez-vous à composer un groupe de délinquants, de criminels, de hors-la-loi ou de pirates intersidéraux. Il faut qu’ils soient bien organisés et bien équipés, avec un QG pas trop difficile à identifier (je n’ai pas dit : facile d’accès, attention).

Votre bande d’affreux terrorise la région/le quartier/ce secteur de la galaxie, et les PJ, appelés à la rescousse ou eux-mêmes victimes des affreux, doivent mettre un terme à leurs activités. D’où traquenards, pièges, attaques, contre-attaques.
Très bateau comme scénario, mais je vous assure que ça occupe efficacement une soirée de jeu.

  • Le scénario Baston Amélioré

La situation est grosso modo la même que la précédente, à ceci près que les forces sont déséquilibrées. Les Affreux sont bien plus nombreux, bien mieux équipés ou bien mieux organisés (ou pire, ils font partie de la caste dirigeante), ce qui rend la confrontation frontale hasardeuse pour les PJ ; ils vont devoir ruser pour se débarrasser d’eux ! (à réserver aux PJs rusés... enfin, pas trop bêtes... quoique...)

  • Le tir aux personnages...

... ou comment le scénario précédent peut rapidement dégénérer. Non seulement les PJ sont confrontés à des affreux du type précédemment cité, mais en plus les affreux les traquent particulièrement pour une raison ou une autre. De chasseurs, les PJs passent à l’état de proies : ce scénario est organisé autour de la fuite, de la discrétion et de la paranoïa... Il se peut même que les victimes habituelles des affreux ne leur soient d’aucun secours, car ils ont eux-mêmes peur, et préfèrent collaborer ou trahir les PJ plutôt que de risquer leur peau, leur famille, ou leur trou noir intergalactique.

  • Le scénario-Voyage

Pour une raison ou pour une autre, les PJs doivent absolument se rendre d’un point A à un point B.

Seulement voilà, entre A et B, le chemin est peu sûr, et arriver au point B sain et sauf est une sacrée affaire : en effet, vous, MJ, avez placé sur leur route toutes sortes d’obstacles comme des brigands, des monstres, des percepteurs d’impôts, des étendues désertiques hostiles et des nébuleuses radioactives à positrons mordorés. Sans parler que des problèmes les attendent peut-être au point B. Ou qu’il va falloir refaire le chemin inverse, car il y a des problèmes au point A.

Autant vous dire que ce scénario est super super bateau, mais il est néanmoins d’une remarquable efficacité. Relisez Bilbo le Hobbit : c’est un scénario-voyage...

  • Tribulations en terre étrangère

Variante du scénario-voyage. Dans ce type de scénario, le danger n’est pas immédiatement identifiable, car les PJ traversent le territoire d’une communauté ou d’une civilisation aux valeurs étranges et très éloignées des leurs. Non seulement ils doivent survivre à la xénophobie ambiante, mais encore veiller à ne pas heurter la population et l’autorité avec leurs idées ou leur comportement atypique ou grossier (voire sacrilège).

Je dois vous avouer que mes joueurs préfèrent encore traverser à la nage un marais infesté d’alligators mutants que de passer une nuit dans une auberge au pays des puritains adorateurs du soleil. Pourtant cette contrée est réputée pour son pacifisme...

  • L’évasion

C’est le scénario-voyage amélioré. Mais les choses se compliquent : le point A est isolé. Il peut en effet s’agir de la geôle où croupissent les PJs, d’une citadelle ou d’une planète assiégée, d’un plan (ou une ombre) hostile et invivable, d’une ligne de front... Bref, la motivation pour le voyage est très forte chez les PJ, et l’opposition est soit organisée (dans le cas d’une armée), soit extrêmement dangereuse (contrée hostile peuplée de cannibales), soit professionelle et méthodique (les gardiens de prison). Bref, il va falloir la jouer fine...

  • Le Donjon

Variante du scénario précédent. Les PJ doivent faire intrusion dans un lieu enclavé et isolé du monde par une force hostile. Oui, les scénarios Porte-Monstre-Trésor font partie de cette catégorie, mais on va dire que c’est l’enfance de l’art et que vous avez dépassé ce stade à la puberté.

  • Un personnage étrange

Soit un PNJ très particulier, avec plein de bizarreries qui choquent ou irritent les joueurs et les autres PNJ en général, quand il ne les met pas en danger avec son comportement. Qui plus est, il a ses propres motivations, plus ou moins éloignées de celles des joueurs.

Et voilà que pour une raison ou pour une autre, les PJ vont devoir se le fader tout le scénario ! Qu’ils doivent le protéger, l’escorter ou le surveiller, ils vont devoir réparer ses gaffes, puis les prévenir, s’engueuler avec le PNJ, expliquer et réexpliquer des concepts qui lui sont étrangers.

Pour finir, deux solutions : soit finalement le PNJ sauve la mise aux PJ grâce à ses dons un peu particuliers, et c’est le début d’une étrange amitié...
Soit le PNJ leur sert une fourberie finale, et s’enfuit en ricanant du tour qu’il a joué aux joueurs (ce PNJ est en grand danger de se faire buter)...

Un excellent exemple de ce type de scénario, c’est l’épisode de Fondation, la saga d’Isaac Asimov, où intervient le Mulet...

  • Le faux-cul

Pour une raison ou pour une autre, les PJs évoluent en compagnie d’un PNJ en qui ils ont toutes les raisons d’avoir confiance.

Malheureusement c’est un traître, un infiltré. Il va se mettre en devoir de mettre des bâtons dans les roues des personnages, de les espionner, de les voler, tout en gardant au maximum leur confiance, quitte à accuser un autre. Gageons que les PJs finiront par le démasquer avant que le faux-cul ne les perde !

Ce scénario implique que vous, MJ, vous la jouiez fine, car c’est un art d’inspirer confiance aux PJs, pour qui tout PNJ est suspect par défaut... Le meilleur exemple de ce genre de personnage c’est le docteur Yueh, dans Dune.

  • Le faux traître

Les PJs ont toutes les raisons de soupçonner un de leurs compagnons d’être un traître ou un espion. Mais voilà, ce qui paraît une évidence est en fait une machination orchestrée pour affaiblir l’organisation des PJs. Les PJs vont devoir faire la lumière sur cette affaire.

  • La machination

Idem que ci-dessus, mais ce sont les PJs qui sont soupçonnés !

  • Le scénario-événement

Les PJs sont pris dans le tumulte d’événements sur lequel il n’ont une prise que très relative, voire aucune. Il peut s’agir d’une catastrophe naturelle, d’une guerre civile, d’un soulèvement à l’occasion d’une révolution, d’un bombardement nucléaire, ou d’une épidémie foudroyante.

Ils vont devoir sauver leur peau, peut-être même sauver celle de leurs proches ou leur communauté. On compte sur eux pour organiser les secours ou la résistance.

Ce genre de scénario n’est pas si linéaire qu’il en a l’air, mais c’est un des plus faciles à mettre en scène.

  • L’enfer du devoir

Les PJs se retrouvent, à l’occasion d’un drame soudain et inattendu, en charge d’êtres sans défenses et sans ressources, dans un milieu qui d’ordinaire n’est pas hostile, mais du fait de leur charge, les difficultés se multiplient.

Typiquement, il se retrouvent avec sur les bras une communauté d’orphelins qu’ils ont sauvée des tentacules de Nyarlatothep, et l’administration cherche à mettre les enfants au secret pour éviter les rumeurs déplaisantes.

Ou alors ils doivent assurer quasiment seuls la défense d’un havre de non-combattants.

Bref, on compte sur eux ! Seront-ils à la hauteur ?

  • Diplomatie

Ce genre de scénario est à déconseiller aux bourrins...

Il y a des jeux entiers orientés sur la diplomatie, je ne vais pas tenter de les paraphraser.

Dans ce genre de scénarios, les PJs doivent présenter une requête, avec plus ou moins d’arguments, à une tierce personne ou une tierce organisation, et tenter de la faire accepter.

Ce genre de scénario recèle peu d’action, mais beaucoup d’interactions avec d’autres personnages, chacun avec leurs propres motivations. Il conviendra de heurter le minimum de susceptibilités, tout en parvenant à faire obstacle aux opposants, le tout en douceur et politesse.

La préparation d’un tel scénario ne comporte généralement que deux chapitres : la description du lieu de l’action (palais, vaisseau spatial, lupanar), qui est généralement très circonscrit, et celle des PNJ et de leurs motivations, et ce que les PJ savent d’eux.

Tout le reste n’est que roleplay !!!

  • Enquête pure et dure

Je ne vous fournirai pas d’aide sur ce type de scénarios mes amis, car c’est de loin le plus compliqué, et il nécessite un article à lui tout seul...

  • Autres

Ne croyez pas que cette liste soit exhaustive. On peut bien sûr combiner deux voire trois types de scénarios, mais à partir de trois combinaisons votre scénario va prendre des allures de campagne, et nécessitera plusieurs séances de jeu.

 

Voilà. J'espère que cet article vous aidera dans vos futurs rédactions, que j'ai hâte de lire. N'hésitez pas à les partager ou bien à faire remonter sur RPGFrance vos résumés de partie. On se retrouve très vite pour un prochain Art de la Table où l'on parlera cette fois de l'Ambiance.

 

Retrouvez nos chroniques traitant du "Jeux de rôles papier".

Commentaires (36)

#2

Baalka
Grand chevalier

Un excellent article, merci Jubei. P'têtre cela en inspirera-t-iil certains ? Amis meneurs, débutants ou vétérans, n'hésitez pas à partager vos expériences !
#3

TrollTraya
Garde royal

Vu que mes PJ font exactement tout sauf les 5 ou 6 réactions que j'imagine qu'ils vont avoir dans une situation S, je ne prépare plus de scénar : je les laisse faire leur et je brode dessus^^

Message édité pour la dernière fois le : 05/02/2015 à 11:48

#4

redd
Seigneur

Super article, merci !
#5

Toupilitou
Garde royal

Vu que mes PJ font exactement tout sauf les 5 ou 6 réactions que j'imagine qu'ils vont avoir dans une situation S

N'est ce pas là le propre du PJ ?

#6

DAlth
Garde royal

Vu que mes PJ font exactement tout sauf les 5 ou 6 réactions que j'imagine qu'ils vont avoir dans une situation S, je ne prépare plus de scénar : je les laisse faire leur et je brode dessus^^


Tes PJ ont un MJ configurable et personnalisable. Le top !

Bravo pour ton article Jubei.
A noter qu'on peut aussi jouer de la sorte sur un MMO.
Après, c'est une question de motivation et de disponibilité.

Message édité pour la dernière fois le : 05/02/2015 à 13:46

#7

Gelukpa
Guerrier

Merci pour cet article très intéressant. Je m'en servirait pour m'aider dans mes futurs scenarii.

Juste une remarque en passant (n'y voyez aucune critique), depuis une certaine émission de télé (merci Mireille...) qui, il y a 20 ans (ah oui ! déjà !), a donné mauvaise réputation à notre passe-temps favori, je préfère utiliser le terme "meneur de jeu" plutôt que "maitre du jeu". Ça parait un peu moins sectaire (des esprits tordus pourraient percevoir des tas de choses avec ce mot).

Après tout on trouve encore ce genre de choses sur internet : "Précautions à prendre avec le jeu de rôles"
Feuilletez-le c'est drôle pour ceux qui savent ce qu'est le jeu de rôles papier (mais si ma mère était tombée la dessus y a 20 ans j'aurai plus jamais rejoué de ma vie ) .

Message édité pour la dernière fois le : 05/02/2015 à 15:39

#8

Toupilitou
Garde royal

Après tout on trouve encore ce genre de choses sur internet : "Précautions à prendre avec le jeu de rôles"

Oh... My... Gob... Ça faisait longtemps que je n'avais pas lu une aussi grosse connerie.

#9

Hapax
Citoyen

Merci pour l'article !
Personnellement j'ai tendance à me noyer au moment du brainstorming et de la création du background (au final je crée un univers riche, cohérent... et injouable). Pour les gens un peu dispersés comme moi, il reste toujours les livres de JdR vendus dans le commerce ;)

Après tout on trouve encore ce genre de choses sur internet : "Précautions à prendre avec le jeu de rôles"

Oh... My... Gob... Ça faisait longtemps que je n'avais pas lu une aussi grosse connerie.

Un tissu de conneries. Je pensais que j'allais en rire, mais ça m'a limite déprimé...
#10

Neria
Villageois

Vu que mes PJ font exactement tout sauf les 5 ou 6 réactions que j'imagine qu'ils vont avoir dans une situation S, je ne prépare plus de scénar : je les laisse faire le leur et je brode dessus^^


Dixit une certaine trollesse qui a esquivé tout un scénario de campagne

Sinon, bravo pour cet article, Jubei. À la fois clair et complet, je gage qu'il aidera bon nombre de MJs, confirmés comme apprentis.
#11

Baalka
Grand chevalier

J'sais pas vous, mais j'ai trouvé amusant de caser les scénarii que j'ai écrits dans les cases définies ici par Jubei. J'avais jamais fait attention à quel point c'était souvent, bah, traditionnel C'est une classification très efficace.
#12

TrollTraya
Garde royal

@Neria : Tu sais, moi, quand on me laisse en roue libre... Y'à du dégât^^

Sinon on espère que cet article fera des émules ! On à un super site pour ceux qui se laisseraient tenter mais qui n'ont pas de joueurs, vous savez^^
#13

Jubei
Chevalier

Alors moi, comme j'aime les conneries que l'on écrit sur le net, bas je continuerais à dire Maitre de Jeu, parce que je le vaux bien et que je ne négocie jamais avec les terroristes, même du gouvernement ^^

Je suis ravie que cet article vous plait. On en trouvera de manière plus régulière que les goblinothèque. le prochain traitera de l'ambiance dans les parties. Comment instaurer une ambiance flippante, jouer avec une bande son etc..

On trouvera également des récits de mes propres parties de jdrs, ou bien des récits de parties d'autres Mj, que je commenterais. Pleins d'autres conseils pour les MJs et pour les PJs.
#14

Munshine421
Garde royal

A
Je suis ravie que cet article vous plait.



Comment je dois t'appeler Maitresse de Jeu ou Maitre de Jeu ?
#15

Jubei
Chevalier

Appel moi maitresse ! J'aime donner des coups de lance-flamme ^^

Message édité pour la dernière fois le : 05/02/2015 à 22:33

#16

flofrost
Grand chevalier

Désolé Jubei, mais je trouve que ce dossier aurait plus de valeur s'il avait été fait par un spécialiste.
#17

Haasva
Citoyen

Excellent, j'ai beaucoup appris, et j'ai pris plaisir à lire l'article.
#18

Chinaski
Grand chevalier

Bon intro au JDR, et qui a le mérite de m'avoir remémorer un truc cool que j'avais complétement oublié de faire la semaine passée ( désolé, TrollT, ça été des semaines chargées ).

Bref, bon article, sauf ça :
Les viking sont des sortes de barbares, donc des combats.

Grumph, c'est très inexact.
Mais comme ça n'a rien à voir avec le JDR, je m'abstiendrai d'écrire un long paragraphe vengeur et prétentieux comme je les aime, pour cette fois.
Mais sache tout de même que je m'en abstiens avec beaucoup de difficulté, grumph !

Message édité pour la dernière fois le : 05/02/2015 à 23:46

#19

Vhaeraun
Novice

Vu que mes PJ font exactement tout sauf les 5 ou 6 réactions que j'imagine qu'ils vont avoir dans une situation S, je ne prépare plus de scénar : je les laisse faire leur et je brode dessus^^


Moi ça me fait marrer c'est l'inverse. A chaque fois je prévois 5/6 solutions possibles pour qu'ils arrivent là où je veux et en fait ils font toujours le plus simple pour mon plus grand bonheur.

Bon article par la suite, ça permet d'avoir quelques pistes. C'est pas toujours facile de prévoir des scénar', surtout quand on passe d'un genre à un autre ou qu'on découvre un nouveau jeu.
#20

TrollTraya
Garde royal

C'pas grave Chichi^^ Mais bon, si tu es toujours intéressé, j'ai une joueuse qui vient de se désister (oh l'aut', comment elle fait sa pub !^^)
#21

Chinaski
Grand chevalier

Alors je serais ta nouvelle joueuse !
#22

flofrost
Grand chevalier

Vous êtes des rats à ignorer ma vanne, c'est pas cool, franchement rien que le fait que je me souvienne de Maïté ça mérite le respect
#23

DAlth
Garde royal

Vous êtes des rats à ignorer ma vanne, c'est pas cool, franchement rien que le fait que je me souvienne de Maïté ça mérite le respect

La femelle sphérique verbiageuse...non ne pleure pas.
#24

Chinaski
Grand chevalier

Vous êtes des rats à ignorer ma vanne


( perso, maïté ne m'a jamais fait rire, j'ai une tante exactement pareille, et crois-moi, quand t'as la bouche pleines de délices* , tu peux pas te moquer ).


*rien de sexuel, petit sacripant !
#25

Toupilitou
Garde royal

...A vrai dire, je viens seulement de comprendre ta vanne !





Voir tous