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Lundi de l'indie # 28 : Westerado

par Andariel 24 Mar 2014 08:00 9

Howdy ho dudes ! C'est le Stetson entre les oreilles, le cigare entre les dents, le Poncho entre les bras et le Colt entre les jambes que le lundi de l'indie vous revient. Oui, les indés de cape et d'épée c'est bien badass, mais ceux avec des bandanas et des revolvers ne sont pas loin. Pourtant, il est regrettable de voir qu'à part un SteamWorld Dig, le Western reste très peu représenté côté indé et à peine mieux sur PC en général. A croire qu'il n'y a plus de place que pour les Roguelikes et les bacs à sable de zombies dans le monde de tonton clavier/tata souris... Puis il était une fois dans l'Ouest, un Westerado qui est venu pointer le bout de son harmonica en plein désert Mojave...

 

Évadé de prison en janvier 2013, ce jeune Westerado​ a été très vite assimilé à une sorte de Red Dead Redemption retro sur PC. Ceux qui comme moi trouvent ce raccourci un peu perché, seraient quant à eux plus tentés de dire, comme son nom le laisse un peu transparaître, qu'il s'agirait plus du fils illégitime de Wasteland et Desperados. Quoi qu'il en soit, tout le monde conviendra que le rejeton d'Adult Swim arbore des graphismes 8 bit typés pixel art. La direction artistique jouit alors d'une palette de couleurs tiède et chatoyante qui octroie au jeu un petit charme imparable. Par contre, les sprites des personnages en jeu se révèlent un peu trop grossièrement pixélisés et risquent de faire saigner les yeux des amateurs de l'anticrénelage. Surtout quand le jeu décide étrangement de zoomer dessus, lors des conversations donnant alors lieu à une espèce de barboullis de pixels. Mais les cowboys, les vrais, les durs, savent s'adapter dans les climats arides et s'en accommoderont plus ou moins rapidement.  

 

     

 

D'ailleurs, Westerado ne risque pas de dépayser le moindre cowboy, puisqu'on nous livre ici le traditionnel pitch de la quête de vengeance sanglante. C'est avant tout l'histoire d'un jeune homme, que je prends l'initiative d'appeler "Blondin", qui voit sa famille massacrée par un mufle, alors qu'il était parti à la chasse au buffalo. Arrivé sur les lieux trop tard, Blondin ne parvient à découvrir qu'un vague indice sur le parricide qui lui a saccagé sa petite maison dans la prairie. Notre Blondin se lance alors dans une enquête parsemée de plomb et d'interrogatoires dans le but de rassembler le plus possible d'indices et de démasquer le coupable. Le jeu est dés lors porté par les nombreux dialogues à choix multiples où Blondin aborde les PNJ à volonté, soit pour mener ses investigations, soit pour taper un brin de Causette, ou Jean Valjean, je ne sais plus...       

 

      

 

Le fond de l'affaire Westerado est donc de séparer le bon grain de l'ivraie des PNJ rencontrés entre le bon, la brute et le truand. Le jeu offre alors des possibilités plutôt marrantes, genre s'écrier "It was you !" dans un élan de paranoïa, incriminant la vieille dame rencontrée par hasard et qui n'avait rien demandé. Et dés lors, on vous laisse la latitude de dégainer votre arme à tout moment de la conversation envoyant votre interlocuteur courir partout, ou le tétaniser de terreur dans un "haut les mains" ou encore provoquer une fusillade avec les pistoleros... Vous l'aurez compris, on est loin du mélodrame pseudo-historique d'un Red Dead Redemption. ​Westerado c'est du pur Western bolognaise décomplexé et centré autour de dialogues absurdes, de situations loufoques et des easter eggs en veux-tu en voilà. Par exemple, un des hubs où débarque Blondin au début de son aventure répond au nom de "Clintville" en hommage à son fondateur "East Clintwood". Cherchez la référence.

 

     

 

Surtout, ce qui est bien avec Westerado, c'est que tout comme Wasteland (et RDR d'ailleurs), on a affaire à un monde ouvert où le solitaire Blondin, libre et sans attache, peut s'y perdre et faire la peau à n'importe qui. Entre villes peuplés où on peut faire des parties de Poker au saloon du coin, faire des "quêtes" de chasseur de primes pour le compte du shérif, voire même faire des hold-up de banques, et des "donjons" genre des mines truffés de bandits prompts de la gâchette et parsemés de sacs de "$", Blondin a vraiment de quoi faire... L'occasion de faire parler la poudre avec les gunfights légèrement précis dans leurs contrôles mais complètement arcade dans leur feeling. Avec tout cela, la durée de vie n'est pas trop mal pour un petit jeu sans prétention, déjà que la rejouabilité est bien là. Aussi, pour un petit jeu sans prétention aucune, il faut dire que les musiques sont d'une grande qualité et donnent agréablement le ton.                  

 

     

   

Depuis le début, vous devez vous dire que vu qu'il s'agit d'un énième jeu américain de 2013, il devrait sûrement être disponible pour une poignée de dollars. Et pour quelques dollars de plus, on devrait se payer le DLC chapeau de Noël. Eh bah,  non et non. Westerado possède en effet le meilleur argument de vente imaginable : Westerado est gratuit. ​Pas Free to Play avec des micro-chépaquoi. Complétement gratos. Pour tout dire, Westerado ne coûte même pas un téléchargement/installation. Il est jouable directement sur navigateur. Pour y jouer, vous n'avez qu'à cliquer sur ce lien.

Euh, non, ce lien-ci plutôt.

 

 

Commentaires (9)

#2

Silveroc
Garde

Sympa ce titre, m'en vais essayer ça de suite !
#3

cabfe
Garde royal

Encore des bouillies de pixels. J'en connais un qui va pas être content
#4

wolf hatake
Citoyen

La mode pixel est passer pour moi, à force ça devient chiant de ne voir que du pixel à croire que les indépendants ne savent faire que ça :/
#5

Sowatt
Paladin

Enfin y'a pixel et pixel. Quand c'est bien fait, beau, harmonieux, cohérent (comme c'est le cas ici) je vois pas où est le mal.
Mieux vaut du pixel bien fait que de la 3D moche !
#6

wolf hatake
Citoyen

Ce n'est pas faux cependant pixel par ci et pixel par là c'est chiant à la longue XD
#7

skoeldpadda
Garde royal

Ce n'est pas faux cependant pixel par ci et pixel par là c'est chiant à la longue XD
On disait la même chose aux débuts de la 3D, tu sais. "Les polygones par ci, le réalisme par là".
#8

cabfe
Garde royal

On n'est plus aux débuts de la 2D par contre ;)
#9

Writher
Garde

Depuis le début, vous devez vous dire que vu qu'il s'agit d'un énième jeu américain de 2013, il devrait sûrement être disponible pour une poignée de dollars. Et pour quelques dollars de plus, on devrait se payer le DLC chapeau de Noël. Eh bah, non et non. Westerado possède en effet le meilleur argument de vente imaginable : Westerado est gratuit. ​Pas Free to Play avec des micro-chépaquoi. Complétement gratos. Pour tout dire, Westerado ne coûte même pas un téléchargement/installation. Il est jouable directement sur navigateur.

Nonnn.......j'ai joui!^^
#10

Andariel
Grand chevalier

Enfin y'a pixel et pixel. Quand c'est bien fait, beau, harmonieux, cohérent (comme c'est le cas ici) je vois pas où est le mal.


Exactement. Il faut faire la part des choses. Perso, je suis le premier à grimacer à la vue du pixel art racoleur façon "Allez les gars, on va pas se fouler et ça va passer pour du retro" comme dans Realm of The Mad God par exemple que je trouve hideux :

Là, pour Westerado, à part le zoom dans les dialogues qui est une décision étrange (même si bon, ça passe, parce qu'on s’intéressera surtout à la fenêtre du texte à ce moment là), c'est franchement travaillé. Maintenant, on aime ou on n'aime pas, les goûts et les couleurs quoi. Mais ça reste mieux que du Voxel dans tous les cas

Message édité pour la dernière fois le : 26/03/2014 à 21:07





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