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La Goblinothèque #1 : Jeu de rôle... Quesaco ?

par Jubei 16 Déc 2013 11:00 80

     Bonjour à tous,  aujourd'hui RPG France prend un nouveau tournant.  Dans les mois à venir, notre équipe vous proposera, en plus des tests, preview et articles habituels, des dossiers consacrés aux Jeux de rôles. «Mais c'est quoi ça?!» me direz-vous. Pas de panique!  Restez calme et lisez calmement ce qui va suivre, vous allez tout comprendre. Moi c'est Jubei et je serai votre guide tout au long de ces quelques lignes. Tout le monde se prend par la main, nous allons commencer la visite de la Goblinothèque .  

Le Jeu de Rôle

 

 Arrêtons de suite ceux qui auraient les idées mal placées.... Il ne s’agit pas de jeux conjugaux entres personnes consentantes. Bien que cela porte le même nom... Communément appelé JdR par les puristes, le jeu de rôle est une activité ludique regroupant un groupe de personnes qui s'apprêtent à vivre des aventures extraordinaires. 

 

 

Mais qu’est-ce que c’est exactement que cette drôle de bête ?

 

Le jeu de rôle est une activité où l’imaginaire et l’échange sont primordiaux. On l’apparente souvent aux RPGs vidéo, comme Final Fantasy, Dragon Quest, The Elders Scrolls et autres jeux du même genre. La seule différence entre ces deux activités, c'est que tout ceci ne se déroule pas devant un écran. En effet, les joueurs, généralement un groupe composé de 4 à 7 personnes, se réunissent autour d’une table pour vivre, via des personnages fictifs, des aventures fantastiques, futuristes, horrifiques etc. 

On trouve autour de cette table un Maître de Jeu, plus communément appelé MJ, qui crée le contexte d’aventure. Il joue le rôle du monde, des méchants de l’histoire, des divers PNJs, bref il est celui qui fait vivre le monde dans lequel les autres Joueurs vont faire vivre leur personnages, que l’on appelle Personnages Joueurs ou PJs.  Pour être simpliste  le MJ, c'est un peu votre console de jeu, mais on ne tripotte pas ses boutons....  Déjà parce que ça ne se fait pas, et ensuite parce que c'est dégueulasse.   

 

 

De quoi a-t-on besoin pour jouer à un jeu de rôle ? 

 

Il faut d’abord avoir un livre de règles, contenant les règles du jeu auquel nous allons jouer, des crayons, des feuilles de personnages et des dés, allant d'un dé à 4 faces en passant  par un dé à 6, 8, 10, 12 faces et ceci jusqu'à un dé à 20 faces.

Prenons un exemple bien connu, celui de Donjons et Dragons, une célèbre franchise qui fait intervenir des PJ dans un monde Médiéval-Fantastique, un monde inspiré du Moyen-âge Européen mais où tout le folklore fantastique, comme les elfes, les fées, les Dragons, les vampires et autres loup-garou, sont réels et monnaie courante. Les Pjs vont donc vivre une aventure ou plusieurs aventures, proposées par le Mj sous formes de scénarios. Cela peut prendre la forme d’une quête : « Retrouver le St Graal afin d’accomplir une prophétie »  ou bien, «  Assassiner un Roi Despote avant qu’il ne déclare la guerre au Royaume Voisin ». Au fur et à mesure de l’aventure, des épreuves en tous genres attendent les Pjs, des batailles, des enquêtes, des pièges. Mais comment résoudre tout cela ? Tout simplement en lançant un ou plusieurs dés et en comparant le résultat aux caractéristique du Personnage que l‘on incarne.  Pour cela, chaque Joueur possède une feuille de personnage, avec les caractéristiques physiques et mentales de ce dernier, mais également les compétences qui lui sont attribuées et qu’il sait maîtriser. 

Par exemple, un Roublard, un voleur habile,  sera plutôt quelqu’un d’agile, mais assez faible sur le plan de la force.  Il saura crocheter des serrures, poser des pièges, être discret et marcher silencieusement.  Au contraire, un barbare sera un personnage très fort, très résistant lors des batailles, mais sera d’une nullité accablante pour tout ce qui est discrétion et il sera également très faible contre des êtres sachant user de magie. Ainsi, si notre Roublard souhaite crocheter la serrure d’un coffre-fort appartenant au maire d’une ville, il faudra que le joueur qui l’incarne jette un dé. Il comparera ensuite cette valeur en fonction de sa maîtrise dans la compétence Crochetage et du degré de difficulté de l’action, cette dernière valeur étant laissée à la discrétion du Mj.   

 

 

Comment on joue ?

 

Voici un exemple où des personnes font leur première partie de jeu de rôle. Bon je vous préviens, ce ne sont pas des lumières..  mais ça fera l'affaire.  

Un samedi soir du mois de décembre. Jean a invité plusieurs de ses amis (Sophie, Marc, Aurore et Nicolas) à faire leur première partie de jeu de rôle. Ils arrivent tous en même temps, aux alentours de 20h. Jean invite ses amis à entrer dans la cuisine et à s'asseoir autour de la table. Après quelques bavardages, il se racle la gorge.

“ Hum. Bon, nous allons commencer.

— Maintenant ? Ben on ne se déguise pas ? demanda Marc.

— Hein ? Oh, non... Le jeu de rôle se pratique autour d'une table, en habits normaux. Ce n'est pas une pièce de théâtre, et tout va se passer dans votre tête. Donc pas besoin de se déguiser !

— Ah bon..., répondit Marc, un peu déçu. Tant pis ! Mais j'avoue que je n'ai toujours pas compris ce qu'on allait faire. Ça se joue sans rien ?

— Si, j'allais y venir. ” Jean sortit de son sac à dos des feuilles, des crayons, des sortes de formulaires, des cubes colorés en plastique, un livre, et un bout de carton comportant une jolie illustration. Puis il tendit à chacun de ses invités un formulaire et de quoi écrire.

“ Tu vas nous apprendre à remplir une feuille d'impôt ? demanda Aurore.

— Pas le moins du monde, répondit Jean en riant. Ces feuilles s'appellent des "feuilles de personnage". Je vais vous dire tout à l'heure à quoi elles servent. Pour l'instant, je vais tenter de vous expliquer en gros comment on joue. Moi, je vais être ce que l'on appelle le "meneur de jeu", c'est-à-dire que je vais diriger la partie. Je vais décrire des situations auxquelles vos personnages devront réagir, et...

— Nos personnages ? coupa Aurore.

— Oui, vos personnages. En fait, je vais raconter une histoire, et vous en jouerez les personnages principaux : vous en tiendrez le rôle.

— C'est-à-dire ?

— Bon, imaginons une histoire classique que tout le monde connaît : Peter Pan. Par une belle matinée de printemps, Peter Pan, la fée Clochette, Wendy et Jean partirent en promenade. L'air était encore humide, et la rosée les faisait glisser sur l'herbe verte lorsqu'ils improvisaient des courses. Tout s'annonçait pour le mieux, lorsqu'une détonation vint les interrompre. Peter Pan intima à ses amis de se taire, tout en leur faisant signe de se cacher derrière un buisson. Ils restèrent quelques instants accroupis, avant que Jean ne commence à entendre des bruits de pas, puis des voix. C'était le capitaine Crochet, accompagné de monsieur Mouche et d'une poignée de pirates ! Que faisaient-ils là ?...

“ L'histoire pourrait continuer encore longtemps. Mais cela resterait une simple histoire... Passons au jeu de rôle maintenant. Marc, tu joueras Peter Pan, Nicolas, tu seras Jean, Sophie sera Wendy et Aurore la fée Clochette. Je reprends.

“ Par une belle matinée de printemps, vous avez décidé de partir en promenade. C'est encore tôt, l'herbe est couverte de la rosée. Vous venez d'entrer dans la clairière d'une forêt. Tout d'un coup, vous entendez une détonation. Que faites-vous ?

— On doit répondre quoi ? interrogea Sophie.

— Vous devez dire ce que vous avez envie que votre personnage fasse. Par exemple, Marc peut dire que Peter Pan demande à tout le monde de se taire, comme dans la petite histoire que je viens de vous raconter.

— Oui, c'est ça, Peter Pan demande à tout le monde de se taire !

— Tu peux dire "je". Après tout, tu joues le rôle de Peter Pan, tu dois faire comme si tu étais à sa place !

— Ah, ok. Bon, je demande à tout le monde de se taire.

— Tu sens comme une tension dans l'air. Tu n'entends plus aucun animal, juste le vent qui souffle dans les arbres. Que fais-tu ?

— Ah, ah, tu nous as dit tout à l'heure que c'était Crochet qui arrivait. Bon, je me cache derrière un buisson.

— Et les autres, vous faites quoi ?

— Ben, on le suit ! On n'est pas fous !

— Vous passez quelques instants derrière le buisson à retenir votre souffle. Peter et Jean, vous entendez des bruits qui se rapprochent.

— Oui, c'est le capitaine Crochet, on sait.

— Vous voyez passer devant vous une biche affolée. Elle semble fuir.

— C'est pas le capitaine Crochet ?

— Qui vous a dit que ça serait lui ?

— Toi ! Tu as raconté qu'il allait arriver avec Mouche et des pirates !

— Peut-être dans la première histoire, mais quel serait l'intérêt de la rejouer de manière exacte ? Si vous savez tout ce qui va arriver, ce n'est plus drôle ! Je dois être le seul à connaître le scénario de l'histoire ; ce n'est pas du théâtre...

— Alors comment on va faire ?

— Tout ce que vous devez faire, c'est réagir aux situations dans lesquelles je place vos personnages.  Continuons. Vous entendez à nouveau des bruits, sur votre droite, venant de là où est arrivée la biche.

— Ça, c'est les pirates.

— Pas sûr, on devrait écouter pour savoir si c'est des bruits de pas, suggéra Sophie.

— Ouais, pas bête !

— Effectivement, il s'agit de pas humains. Au jugé, il y a plus de trois personnes qui arrivent.

— Chut, ne faites pas de bruit, demanda Nicolas.

— Eh bien moi, je vais aller narguer le capitaine ! déclara Marc.

— OK, ça va, on s'arrête là ! Vous avez tout compris au jeu de rôle !

— Hein ? C'est tout ? Et ce que tu as sorti de ton sac, ça sert à quoi ? demanda Aurore.

— C'est juste du matériel pour jouer. Vous avez appris la partie "rôle", mais il reste la partie "jeu" à voir. Pour cela, regardez les feuilles que je vous ai données. ”

Les quatre amis jetèrent un œil sur leur formulaire et y lurent des rubriques du genre : nom, âge, taille, poids, force, dextérité...  C'est pire que le recensement, ton truc ! Bon, tu nous connais, alors pourquoi tu nous demandes tous ces renseignements sur nous ?

— Ce ne sont pas des renseignements sur vous, mais sur vos personnages ! Vous devrez décrire précisément votre alter ego, pour bien pouvoir vous mettre dans sa peau. Est-il brun ou blond ? A-t-il les yeux bleus ou verts ? Etc.

— En face de "force", "adresse", etc., je dois mettre "oui" ou "non" ?

— Ça, ce sont ce que l'on appelle des "caractéristiques". Ce sont des données chiffrées qui vous permettent de savoir si votre personnage est plutôt faible ou non, plutôt intelligent, etc.

— Pourquoi elles sont chiffrées ?

— C'est là que réside le "jeu". Chaque jeu suppose des règles, et en jeu de rôle, il y en a aussi. Ces règles servent à dire ce qu'un personnage est capable de faire, et s'il y arrive. Par exemple, pour un humain normal, sauter au-dessus d'un fossé de 1 km de large est impossible. Sauter par-dessus un trou de 50 cm est inratable. Par contre, sauter un fossé de 3 m de large est hasardeux, et dépend des personnes : certaines y arriveront plus facilement que d'autres. Pour voir si ton personnage arrive à le faire, tu jettes des dés, et tu compares le résultat à votre score pour voir si tu réussis.

— Si j'ai bien compris, on a chacun des scores différents. Par exemple, disons que je suis très agile, je me mets cinq en face du mot "agilité". Ça marche comme ça, hein, ça va jusqu'à six, parce que les dés ont six faces ! s'exclama Sophie, toute heureuse d'avoir compris.

— À peu près. Disons que si tu as cinq en Agilité et que tu fais cinq ou moins en lançant un dé, tu réussis, si tu fais plus, tu rates... Mais là où tu as tort, c'est quand tu dis que tous les dés ont six faces ! Regarde ceux-ci..., dit Jean en lui tendant les cubes colorés en plastique.

— Ce sont des dés, ça ? Mais ils ne sont même pas cubiques, en fait ! Celui-là  a huit côtés, celui-là en a vingt... Et cette pyramide, là, en a quatre ! Je n'en avais jamais vus des comme ça, mais c'est vrai que ce sont des dés, ils ont des chiffres dessus !

— Eh oui. Ce qui fait que, généralement, on utilise une échelle plus grande pour les caractéristiques : souvent, elles sont sur vingt.

— Donc, pour réussir un saut si j'ai 15, je lance ce dé-là, à vingt faces ?

— En gros, oui.

— Et ton carton avec le dessin, il sert à quoi ?  interrogea  Aurore.

Jean le déplia, et le fit tenir debout devant lui.

“ De mon côté, il y a un résumé des règles. Cela me sert aussi à cacher le scénario, pour que vous ne voyiez pas ce qu'il va arriver !

— Encore une question : on est obligés de jouer à Peter Pan ? demanda Marc.

— Absolument pas ! Il y a des jeux pour jouer dans l'univers de James Bond, de la Guerre des Étoiles, etc. Il n'y a que l'embarras du choix...

“ Bon, eh bien voilà, je crois que vous savez l'essentiel, on va pouvoir réellement commencer à jouer ! ”

Et ils passèrent la nuit entière à sauver des princesses, pourfendre des dragons et explorer de nouvelles contrées... pour commencer !

 

Simple, non ? Le jeu de rôle est un jeu d'imagination, l'une des facultés les plus importantes chez l'homme avec le rire (et cela tombe bien, il y a les deux en jeu de rôle). Entrer dans le monde du jeu de rôle, c'est devenir un rêveur éveillé... Vous aussi, rejoignez les rangs des rôlistes.  

 

 

 

 

 

Commentaires (80)

#76

elButor
Noble

Deux petites question me viennent à l'esprit concernant le Jeu de Rôle papier.

Puis-je faire jouer à mon petit cousin Kévin qui débute dans le JdR un mago avec un 18 en intel? Et surtout s'il n’arrête pas de faire n'importe quoi comme entrer le premier dans une pièce avec son D4 point de vie et sa dague émoussée. Le MJ doit il dans ces cas la dicter la conduite au joueur néophyte afin que ses actions soient plus en accord avec ses stats ou alors le tuer en planquant un assassin derrière la porte?

Une autre question par rapport aux alignements, dans AD D ils sont bien formalisés a travers une grille bien foutue (celle qu'on cache du coin de la feuille) je me demandais si cette notion d'alignements était généralisée dans le JdR ou bien spécifique a Donjons et dragons?
#77

cabfe
Seigneur

Dès que Kévin rentre plein d'entrain dans une pièce, sans vérifier si elle était vide, tu mets un ennemi qui l'assomme avec un coup de gourdin.
Tout le reste de la rencontre se fera sans lui et il reprendra ses esprits quand ce sera terminé.
Avec un peu de chance, il comprendra qu'il devra être plus prudent la prochaine fois, voire qu'il doit "céder le passage" aux professionnels de l'entrée dans une pièce inconnue.
#78

Chinaski
Grand chevalier

Les alignements c'est du D&D typique, mais pas mal d'autre jeux utilisent des systèmes de réputations ou autres ( Berlin 18,...).
Un JDR dont j'oublie le nom qui se passe au japon médiévale use un système d'honneur et de déshonneur très punitif, par exemple.

Pour ton cousin, l'intelligence du personnage n'est qu'une stat pour les éléments mathématiques des règles de jeu.
C'est son intelligence de joueur qu'il doit utiliser en RP, alors pas de pitié !
L'érudit le plus futé peut aussi se monter très imprudent, si tu veux une justification RP.

A l'inverse, tu n'empêcheras pas un joueur dont le personnage est un gros barbare avec 2 en Int de jouer intelligemment et d'avoir de bonnes idées.
C'est comme ça que je maitrise, en tout cas, mais c'est un peu à ta guise...

Message édité pour la dernière fois le : 12/07/2015 à 17:13

#79

elButor
Noble

En fait j'ai pas de cousin Kevin, les miens sont plutot dans mes ages et grand adeptes de cRpG, un truc de famille on dirait mais je me sens un peu petit joueur à coté, vu qu'en plus ils sont calés Jrpg et JdR papier.
Tout ça pour dire que le Kevin c'était moi lors d'une de mes toutes premières partie d'ADD masterisées par mon prof d'info de 5eme.
Le seul truc que j'attendais c'est pouvoir passer lvl 4 pour chopper la boule de Feu mais je suis mort avant.

Ce que tu m'expliques c'est que tu ajoutes de la souplesse au système un peu restrictif des stats et de l'alignement.
Ça doit être sympa de maîtriser cela implique j'imagine d’être un bon narrateur avec beaucoup d'imagination. Y mettre les formes, un peu metteur en scène pourquoi pas et une qualité que tu as je crois ; un peu insomniaque.
Les systèmes profond et détaillés comme celui de Rolemaster avec sa merveilleuse table des critiques doit être réservé aux puristes très a cheval sur les règles non?

Il y avait une équipe de You tubers sympa qui mettaient en scène leurs parties avec des passages cosplay, je n'arrive pas à remettre le titre mais bon esprit j'ai trouvé. Je crois que c'étaient des canadiens.

Message édité pour la dernière fois le : 12/07/2015 à 17:35

#80

Chinaski
Grand chevalier

Rolemaster, c'est beaucoup trop lourd, pour moi, et je ne connais pas beaucoup de MJ qui aiment ce système à l'usage ( par contre c'est très intéressant à lire, si tu aimes les règles de jeux ).
Les dernières parties que j'ai maîtrisé se déroulaient dans des univers de mon cru, avec quasiment aucune règle et des thèmes adultes ( ça peut s'apparenter à une thérapie de groupe, au final ).

Mais ouais, les aspects créatifs et de réflexion de mise en scène sont effectivement les plus jouissifs pour moi en JDR, mais beaucoup de MJ plus sociaux apprécient aussi le côté animateur de soirée qui va avec.

En réalité, je me sers souvent des parties et des joueurs pour tester sur des cobayes et en direct l'efficacité d'idées que j'utilisent après pour des romans.


Ce que tu m'expliques c'est que tu ajoutes de la souplesse au système un peu restrictif des stats et de l'alignement.

Je fais la distinction entre les talents du personnage ( qui sont définis mathématiquement par les stats de sa feuille de personnages ) et le tempérament, l'âme du personnage ( définis par les actions et idées du joueurs ).
Il ne faut jamais qu'un personnage soit incapable de faire des choses que le joueur qui l'incarne sait faire. C'est une hérésie de maitrise de JDR, selon moi.

Ex : si, pendant une partie de Shadowrun, un joueur dont le personnage n'a aucune connaissance en explosif et un niveau d'int très bas m'explique qu'il fabrique un cocktail molotov, j'accepterais si le joueur connait bel et bien la recette dans la vraie vie ( avec un jet de dé, quand même, de chance, de dex ou autre... ).

La fiche de perso n'est qu'un support, une manière d'intégrer le perso dans la logique mathématique de l'univers utilisé.
Mais ce sont les joueurs qui définissent qui leurs personnages sont et ce qu'ils font, pas les maths. Sinon ils ne s'amusent pas.

PS : Tu es donc Kévin le Cousin, je le savais, c'était un test ! si !

Message édité pour la dernière fois le : 12/07/2015 à 18:04

#81

elButor
Noble

Rolemaster, c'est beaucoup trop lourd, pour moi, et je ne connais pas beaucoup de MJ qui aiment ce système à l'usage ( par contre c'est très intéressant à lire, si tu aimes les règles de jeux ).


Voila une autre qualité indispensable a un bon MJ, aimer lire et savoir prendre le temps. Les livres de règles, perso j'aime bien mais surtout les images...

je le savais, c'était un test ! si !


eh oui on a peut être tous un petit Kevin qui sommeille en nous,

mais super bon souvenir de ces parties.
Entre potes c'était bien même si ça partait systématiquement en boudin, mais quand c'est un adulte qui masterise une partie a des jeunes c'est le pied. Les clubs de JdR sont cool pour ça pour l'initiation des jeunes générations.

Ex : si, pendant une partie de Shadowrun, un joueur dont le personnage n'a aucune connaissance en explosif et un niveau d'int très bas m'explique qu'il fabrique un cocktail molotov, j'accepterais si le joueur connait bel et bien la recette dans la vraie vie ( avec un jet de dé, quand même, de chance, de dex ou autre, selon le jeu ).


C'est bien vu, avec le petit jet de Dex

Message édité pour la dernière fois le : 12/07/2015 à 18:06





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