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C'est dans la poche #1 - Final Fantasy Dimensions

par pouicoss 11 Déc 2013 11:00 12

Oyez oyez, damoiselles et damoiseaux. Ouvrez bien vos esgourdes car moi, pouicoss, ai le plaisir et l'immense privilège d'inaugurer une nouvelle rubrique de votre site favori RPG France en ce mercredi 11 décembre 2013 : C'est dans la poche ! Après les amateurs d'indies ou d'oldies, nous nous tournons vers les baroudeurs, les globes-trotteurs, les routards et autres aventuriers connectés. Si d'un smartphone ou d'une tablette vous disposez, cette rubrique pourrait vous intéresser. Pour ce premier jet, nous accueillons un poids lourd du genre ... Rideau !

 

Final Fantasy est une série mythique et un nom qui restera - à jamais - associé au RPG sur console. Pourtant, au fil de ses 26 années d'existence, la saga créée par Square Soft s'est mise à dos bon nombre de ses premiers fans. Le passage à la 3D sur la première Playstation marqua le premier tournant majeur. Si je n'ai pas envie de discuter ici des qualités des opus post-FFVII, il faut tout de même avouer que les univers dépeints changent, et que d'un opus à l'autre, les différences se font plus nombreuses. A contrario, les cinq premiers et dans une certaine mesure le sixième semblent avoir des fondations communes plus visibles, du moins plus reconnaissables au premier coup d'oeil. 
 
Final Fantasy, c'est aussi une pléthore de spin-off qui donneront parfois naissance à des séries à part entière, comme les merveilleux Seiken Densetsu (Mana par chez nous). En 2010 et uniquement au Japon justement, un spin-off fait son apparition. Intitulé Final Fantasy Legends: Hikari to Yami no Senshi, ce qu'all_zebest vous traduirait par "les guerriers de la lumière et de l'ombre", le jeu pointe le bout de ses pixels sur téléphones portables. Le producteur du jeu n'est autre que Takashi Tokita, qui fut lead designer sur Final Fantasy IV et co-directeur de Chrono Trigger. Un CV qui fait rêver et qui promet beaucoup (moi personnellement, ça me fait ban... baver, restons polis). Fort d'un succès certain au Japon, un remake est ensuite développé pour les téléphones iOS et Android et Final Fantasy Dimensions voit le jour, cette fois-ci dans le monde entier.
 
 
  
Un menu qui en jette ... et devinez quoi ... un Cristal !
 
 
Avec tout ça, je n'ai même pas encore évoqué le jeu en lui-même. Après tout, les spin-offs Final Fantasy sont variés, et certains s'éloignent complètement des racines roleplay de la saga. Dimensions, même s'il ne fait pas partie de la série chiffrée des Final Fantasy, se veut être un retour aux sources. Et quand je dis sources, je parle des cinq premiers opus, ceux sortis sur les deux premières consoles de salon de Nintendo, il y a maintenant plus de vingt ans.
 
Pourtant, après avoir découvert de vos yeux ébahis le menu principal et entendu les quelques notes d'un "Final Fantasy Prelude" qui ne sont guère différentes des épisodes de l'époque, un premier détail saute aux yeux : l'aventure s'ouvre sur un prologue. Cette introduction est suivie de quatre autres chapitres qui constituent au final l'aventure complète : un héritage de la version mobile japonaise, diffusée au format épisodique.
 
Le pitch de départ est simple et délicieusement classique. Le monde a subit une guerre et l'Empire d'Avalon y a mis fin en devenant la principale puissance. Vous débutez votre aventure avec une équipe de quatre citoyens du royaume de Lux, théoriquement allié à l'Empire : Sol, Aigis, Glaive et Diana. La mission que le roi leur a confiée est simple : enquêter sur le mystérieux et puissant cristal qui semble être la source de l'équilibre du monde. Forcément, la mission ne va pas se passer comme prévu, et ces premières minutes rassurent : Final Fantasy Dimensions fleure bon l'Aventure, celle avec un grand A, le médiéval fantastique sans fioriture, sans technologie étrange et coiffure cheloue, bref, du Final Fantasy comme on l'aime.
 
 
  
Dragons, Aéronefs et ... Cid !
 
 
La découpe du jeu en différents chapitres nous permet d'alterner entre deux groupes de héros, les guerriers de la lumière et des ténèbres, qui se retrouvent mêlés à des événements qui les dépassent. Cette alternance entre les différents héros rappelle un peu les romans du Trône de Fer, et dans une certaine mesure le jeu éponyme de Cyanide. Et c'est fort bienvenu car le changement de personnages relance l'intérêt que l'on porte à l'histoire, en proposant des rebondissements et autres cliffhangers sympathiques, quoique parfois prévisibles. Le récit est clairement à ranger dans le registre de la high fantasy épique, même si par les dialogues, le ton donné est parfois très léger. Le jeu est ainsi bourré de références, et pas uniquement sur les anciens Final Fantasy : je me suis souvent pris à sourire devant un clin d'oeil bien senti. Mais pour en finir sur ce point, non, le jeu n'est clairement pas au niveau des meilleurs opus en matière de scénario et surtout de caractérisation des personnages. Même s'ils sont assez différents les uns des autres - voire même parfois attachants - tous les protagonistes n'ont pas forcément un background très travaillé et on n'atteint jamais le niveau dramatique d'un Final Fantasy VI ou l'intensité d'un Final Fantasy IV. Très divertissant et bien construit donc, mais pas mémorable pour autant.
 
Dimensions, en bon pot-pourri qu'il est, pioche allègrement dans ce qui s'est fait de mieux - encore heureux me direz-vous - dans les épisodes en deux dimensions. On retrouve l'éternelle World Map, les donjons à explorer, les combats à la pelle, les villes avec toujours une petite auberge, des boutiques et un mioche pas content qui nous raconte sa vie. D'ailleurs, ce gameplay qui a depuis défini un genre si associé aux consoles transpire pourtant le CRPG de grand-papa par tous les pores : qui a dit Ultima ? Je me pencherais bien sur les prémices du genre, d'ailleurs, mais là, je suis à court de café et de caractères à taper. Question gameplay donc, un excellent système de jobs est de la partie. Concrètement, chacun de vos personnage partira lors du prologue avec une classe de départ imposée ce qui permet d'avoir des équipes polyvalentes mais pas forcément très funky. Une fois le prologue terminé, la fête du slip peut enfin commencer, et c'est là que ce Final Fantasy prend une toute autre dimension - bon okay, elle était facile celle-là.
 
 
  
Vous allez en bouffer, des combats ...
 
 
Le système de combat réutilise le fameux système ATB (Active Time Battle) à mi-chemin entre tour par tour et temps réel. Mais le plus intéressant réside dans le fameux système de jobs, très largement inspiré de celui de Final Fantasy V : un gage de qualité à mon sens puisque c'est, je trouve, le plus abouti et intéressant de la série. Si vous êtes du genre à vouloir perfectionner et optimiser votre équipe, ça vaut peut-être le coup de lire la suite.
 
Chaque job propose son propre panel d'aptidudes et de ses propres limitations : les équipements et objets sont en effet réservés à certaines classes et viennent modifier les caractéristiques principales des personnages en conséquence. Outre l'expérience acquise qui permettra de faire monter de niveau votre petite troupe,  vous obtiendrez des Job Points à certains moments du jeu. Ces Job Points peuvent être redistribués pour "améliorer" la classe des personnages, et ainsi leur donner accès à de nouvelles compétences exclusives. Ce qui est intéressant, c'est que les personnages principaux ne sont pas limités à un seul job. Les habilités spéciales précédemment acquises par un personnage sont conservées même si on décide de changer sa classe. On peut donc créer des profils très variés, et s'amuser à faire les builds les plus performants ou les plus timbrés. Mieux encore, Dimensions introduit un système de Fusion. Comme son nom l'indique, la Fusion permet à un personnage possédant deux compétences "compatibles" de les combiner pour créer une attaque encore plus dévastatrice. Et ça c'est cool, d'autant que vous n'aurez pas accès à tous les jobs - notamment les plus exotiques - dès le début et que c'est à vous de découvrir les différentes Fusions. Il faudra se retrousser les manches, car le jeu ne vous mâchera pas le travail. Mais la vraie différence, qui n'est d'ailleurs pas au goût de tous, est d'avoir limité le nombre de Job Points. Vous n'aurez pas l'occasion en une partie de monter au maximum tous les jobs, et qui plus est, pas sur un même personnage. Dès lors, le choix d'évolution reviendra uniquement au joueur, et les possibilités s'en trouvent décuplées. Et au final, FF Dimensions se dote d'un système vraiment intéressant. Il se distingue de tout autre opus et devient un vrai jeu d'expérimentation qui incite le joueur à bidouiller, trifouiller, et optimiser son équipe.

 
  
Vivent les menus ...
 
 
Je pourrais encore en parler des heures tant il y a de choses à dire - et pas que des bonnes. Le nombre abusé de combats contrebalancé par une difficulté bien dosée, les compositions musicales tantôt excellentes, tantôt anodines, un système de Fusion excellent mais manquant cruellement d'explications ...
 

Dans tous les cas, Final Fantasy Dimensions est, clairement, un gros coup de coeur et une délicieuse madeleine de Proust pour tous les amateurs des anciens jeux de Square Soft : c'est d'ailleurs, ne nous le cachons pas, à cette tranche de joueurs qu'il se destine. Reste alors à y mettre le prix. Un peu moins de 20 € sur le Play Store, un prix exorbitant pour un jeu mobile, mais pas si déconnant quand on sait que bien des jeux "gros budgets" actuels comme anciens, n'ont pas un quart du contenu que propose Dimensions. Et tout ça, dans votre poche, où vous voulez, quand vous voulez ! Mais au pire, si vous êtes radin, attendez les soldes.

 

Commentaires (12)

#2

Chaos17
Guerrier

C'est un (sous) Final fatansy 5. Il reprend plus ou moins la même manière de progresser et de débloquer les classes. Au temps jouer directement à FF5 ou Bravery default si vous aimez avoir un système de classe dans un rpg (chose plutôt rare).

Je n'ai pas joué à beaucoup de Rpg sur mobile à cause de leur pauvreté graphique, là où les a-rpg font de gros efforts.

Le seul jeu que j'ai adoré dans l'univers héroic fantasy (sur mobile) et qui reprend les bases du Rpg est : Dungeon village de Kairosoft. Je l'ai tout simplement trouvé additif et délicieux. Vivement, leur jeu de "pirate" où ils y mêlent exploration en bateau à un Dungeon village.

Message édité pour la dernière fois le : 11/12/2013 à 11:08

#3

mophentos
Paladin

ce jeu semble intéressant, mais beaucoup trop chère ...

pour le moment je joue à Inotia 3 & 4

https://play.google.com/store/apps/details?id=com.com2us.inotia3.normal.freefull.google.global.android.common
#4

Darll62
Garde

Si je suis généralement sévère avec Square-enix, trouvant que depuis le 12 ème opus la licence Final Fantasy n'a plus d'âme je reste cependant plus ouvert à des titres reprenant les bases dans anciens ff.

Ca parait joli et de plus traduit dans la langue de Molière donc je plussoie l'initiative mais c'est un poil cher.

#5

Chinaski
Grand chevalier

Bonne initiative une rubrique sur les rpg portables.
Perso je n'y joue pas, mais entre tout les remakes et les exclus, je m'y perdrais peut-être moins...
#6

pouicoss
Seigneur

C'est un (sous) Final fatansy 5. Il reprend plus ou moins la même manière de progresser et de débloquer les classes. Au temps jouer directement à FF5 ou Bravery default si vous aimez avoir un système de classe dans un rpg (chose plutôt rare).

Pourquoi pas, du moins pour Bravery Default qui a l'air vraiment génial. Mais encore faut il avoir la console. Pour ce qui est de Dimensions, non c'est pas un sous FF V pour avoir retourné ce dernier un paquet de fois. Certes il n'innove que très peu, mais le système de job apparu avec FF3 et amélioré dans le 5 est ici encore meilleur. Clairement ceux qui veulent commencer un Final Fantasy en 2D peuvent se tourner vers le IV ou mieux, le VI qui ressort sur mobile. Mais pour les amateurs qui désirent un nouveau jeu dans la même veine, je trouve que c'est l'occasion idéale..

Message édité pour la dernière fois le : 11/12/2013 à 14:09

#7

Maglor
Garde

Sympa cette nouvelle rubrique !

Du coup ton test me conforte dans les quelques heures passé sur FF Dimensions du coup.
Le système de FFV mais plus poussé et donc en mieux !
Un bon vieux petit FF comme on les aimes du coup ?

Par contre le remake de FF VI sur mobile me fait peur ... Vu la tronche qu'ils ont foutu à Bartz pour le remake FF5 sur tablettes et mobile, j'ai peur pour le design des personnages.
#8

Shizam
Grand chevalier

Je n'ai ni tablette, ni smartphone, mais je me battrai pour que vous puissiez vous exprimer sur le sujet.

François Marie Enrouet, dit "V'Altaïr"...
#9

Elric
Chevalier

Vu que je viens d'acquérir mon premier smartphone et que je me demandais quels jeux (RPG ou stratégie) po(r)tables on peut trouver, en voilà une idée qui qu'elle est bonne cette nouvelle rubrique.
mille fois
#10

mophentos
Paladin

je suis exactement dans le même cas.

donc, c'est sure que je vais suivre cette rubrique avec intérêt.

Merci les Gob's

Message édité pour la dernière fois le : 12/12/2013 à 07:54

#11

Batman
Grand gobelin

le VI qui ressort sur mobile.

J'avais raté cette info ! Je suis heureux !
#12

pouicoss
Seigneur

le VI qui ressort sur mobile.

J'avais raté cette info ! Je suis heureux !

Ze suis heureux, E, R, E !

Pour le plaisir, un nouveau trailer ... Définitivement mon préféré. Quelle zic ... J'en chiale.



#13

AbounI
Grand gobelin

Bonne initiative que de traiter sur les mobiles.Y a matière à faire durer le sujet, et a éclairer pas mal de lanternes, d'autant que le support à le vent en poupe
Merci pouipoui, et tous qui se cachent derrière toi pour cette rubrique




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